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Lakers 19/20 : le meilleur effectif de la carrière de LeBron James ?

Avant de parler preview, l'occasion est belle de revenir sur la Free Agency des Purple and Gold, autour de cette question : est-ce que cet effectif ne serait pas le meilleur que LeBron James ait connu dans sa carrière ?

Il est encore bien tôt pour dire des Lakers qu’ils sont les contender numéro 1 pour le titre NBA. Il serait bien audacieux d’affirmer même qu’ils sont les ultra-favoris pour succéder aux Raptors. Avant de parler preview, l’occasion est belle de revenir sur la Free Agency des Purple and Gold, autour de cette question : est-ce que cet effectif ne serait pas le meilleur que LeBron James ait connu dans sa carrière ?

Une profondeur d’effectif qu’il n’a jamais connu

Factuellement, l’effectif est (pour l’heure) composé de ces joueurs :

PG : Rondo – Cook
SG : Green – Bradley – Caldwell-Pope – Caruso
SF : James – Daniels – Horton-Tucker
PF : Davis – Kuzma – Dudley
C : Cousins – McGee

Comme le rapporte Chris Haynes, insider de Yahoo! Sports, les Lakers ont l’intention de faire démarrer LeBron James en poste 1, celui de meneur de jeu. L’idée, qui trouve ses fondements autour de deux aspects (le poste de PG est le moins fourni / James est le meilleur ball-handler de l’effectif), se justifie mais ce n’est ici pas le propos.

Cet effectif est ce que les américains appellent deep, c’est-à-dire profond. Le coach des Lakers, Frank Vogel, dispose d’un nombre conséquent d’options pour garder une constante pression sur l’adversaire :

  • 5 shooteur : Cook – Green – Bradley (ou Daniels) – James – Davis
  • 5 défenseur : James – Bradley – Green – Davis – McGee
  • 5 complet : James – Bradley – Green – Davis – Cousins
  • 5 rapide : Cook – Caldwell-Pope – Kuzma – James – Davis
  • 5 « clever » : Rondo – Bradley – Green – James – Davis
  • 5 « small-ball » : Rondo – Bradley – Caldwell-Pope – Green – James
  • 5 physique : James – Green – Kuzma – Davis – Cousins

Toutes ces possibilités sont, d’un point de vue tactique, une mine d’or pour le coaching staff des Lakers. Bien sûr, ces associations se font dans le courant d’un match mais avoir la possibilité de passer, en une à deux rotation(s), d’un cinq ultra-physique à un cinq qui « pue » le Q.I basket, c’est assez rare pour être souligné.

Enfin des shooteurs avec lebron aux lakers

L’an dernier, les Lakers se sont essayés dans la création d’un modèle de jeu contrecarrant celui des Warriors : apporter du ball-handling, du physique et de la pénétration à outrance. Au final, les Lakers ont arrosé à trois points, ce qui était leur évidente faiblesse et ça n’a pas manqué : les Angellinos étaient la 27e équipe NBA derrière l’arc l’an passé, avec un volume trop important.

Cette saison, hors de question de répéter un modèle qui n’a pas fonctionné. Ainsi, plusieurs shooteurs à bonne réputation ont rejoint la deuxième franchise la plus titrée de l’Histoire, où ont re-signé.

  • Quinn Cook (PG) : 42% à trois points en carrière
  • Danny Green (SG) : 45,5% à trois points en 18/19, 40,4% en carrière
  • Avery Bradley (SG, PG) : 36% à trois points en carrière, spécialiste du tir à 0°
  • DeMarcus Cousins (C) : 33% à trois points en carrière, fiable sur les spots à 60° et 90°
  • Anthony Davis (PF, C) : 33% à trois points en carrière, sur un faible volume (1,2 tentative en moyenne)
  • Troy Daniels (SG, SF) : 41% à trois points en carrière.

Le tableau est dressé. Les Lakers voudront shooter cette saison ? Ils le pourront désormais. L’avantage d’avoir ces profils, pour LAL, est d’apporter du spacing, dans la mouvance actuelle de la NBA. On imagine déjà du P&R entre LeBron James et Anthony Davis, avec la possibilité pour le « Chosen One » de ressortir sur les ailes à un Danny Green ou un Avery Bradley libre de tout marquage derrière l’arc…

LeBron : « ÉCARTEZZZZ »
Source Photo : Parlons Basket

Donc… est-ce le meilleur effectif avec lebron ?

À titre comparatif, il semble pertinent d’aller puiser dans l’Histoire sur les années où LeBron James a gagné le titre. Soit, en 2012, 2013 et 2016. Lorsqu’il a réalisé le back-to-back avec Miami, ses deux compères de choix (Dwayne Wade et Chris Bosh) ont donné un relief exceptionnel à l’effectif.
En 2012, hormis le Big Three, seuls des role players venaient agrémenter la profondeur de banc : James Jones, Mike Miller (shooteurs), Juwan Howard pour l’expérience, Joel Anthony, Ronny Turiaf pour jouer les éboueurs dans la raquette, Mario Chalmers et Norris Cole pour donner du rythme à la mène. Le plus important était peut-être un Shane Battier, joueur utile et intelligent des deux côtés du terrain.
En 2013, la présence d’un trio Rashard Lewis, Chris « Birdman » Andersen et surtout Ray Allen donnent un poids supplémentaire à la globalité de l’effectif. C’est d’ailleurs le Heat 2013 qui donne le plus d’adversité aux Lakers 2019/20. Ce Heat a plus d’expérience, mais des joueurs plus âgés en revanche. Pour comparer les expériences, aux Lakers, plusieurs joueurs sont d’ores et déjà bagués (Rondo, McGee, Cook, Green et bien sûr LeBron).

Sur le papier, LeBron James ne semble jamais avoir été aussi bien entouré pour aller chercher un titre NBA. Sera t-il donc le troisième joueur de l’Histoire à remporter une bague dans trois franchises différentes (et rejoindre ce club où sont membres John Salley et Robert Horry) ? L’avenir le dira, mais Rob Pelinka a fait le job pour donner le maximum de clés à Frank Vogel et à sa superstar pour répondre aux très hauts objectifs des Lakers. Messieurs, faites le jeu.

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