Cyclisme

TDF 2019 : A qui le Tour ?

Aujourd’hui et jusqu’à samedi, la montagne est de retour pour le plus grand plaisir des spectateurs et des hommes forts du peloton. Après un épisode pyrénéen qui a permis de resserrer les écarts entre les favoris, le suspens reste très présent pour cette fin de Tour de France.

Aujourd’hui et jusqu’à samedi, la montagne est de retour pour le plus grand plaisir des spectateurs et des hommes forts du peloton. Après un épisode pyrénéen qui a permis de resserrer les écarts entre les favoris, le suspens reste très présent pour cette fin de Tour de France.

Les prétendants à la victoire finale

Julian Alaphilippe, 1er du classement général

Habitué aux courses d’un jour et ayant eu le maillot jaune une grande partie de ce Tour de France, Julian Alaphilippe se retrouve dans une position inhabituelle, celle de jouer le classement général d’un grand tour. Lui qui a l’habitude de courir de manière plus libre et qui réalise la meilleure saison de sa carrière avec de nombreux succès (notamment Stade Bianche, Milan San Remo ou encore la Flèche Wallonne) peut encore rêver d’une victoire à Paris. Maillot jaune sur les épaules et avec une avance plutôt intéressante, on espère pour lui qu’il aura les mêmes jambes que le weekend dernier où il nous a encore une fois surpris. Son mental d’acier et son supplément d’âme maillot jaune sur les épaules seront ses atouts avant d’affronter les terribles étapes Alpestres. Cependant, son manque de référence sur trois semaines reste une inconnue et il devra se débrouiller seul dans les moments importants avec une équipe qui n’est pas taillée pour la haute montagne et où Enric Mas a été décevant dans les Pyrénées.

Geraint Thomas, 2e à 1’35 »

Le vainqueur sortant a montré quelques faiblesses durant le weekend pyrénéen, mais on ne doute pas qu’il sera meilleur pour cette fin de Tour. Retardé dans sa préparation avec une chute et un abandon sur le Tour de Suisse, le gallois est arrivé en petite forme sur ce Tour, mais nous a tout de même impressionné dans la Planche des Belles Filles. Entouré d’une équipe solide et ayant l’expérience des grands tours, il reste le leader de cette dernière et est toujours le mieux placé des favoris au général. Mais attention, son coéquipier Egan Bernal peut-il devenir une menace pour ses ambitions personnelles ?

Steven Kruijswijk, 3e à 1’47 »

Discret mais toujours placé, le néerlandais n’a pas caché ses ambitions en interview, il pense pouvoir gagner le tour. Réputé très fort durant les 3e semaines de grands tours, il pourra compter sur une belle équipe Jumbo-Visma qui réalise un tour exceptionnel jusqu’ici et qui est composé de solides lieutenants en montagne (George Bennett et Laurens De Plus). Sortant d’une belle saison 2018 (5e du Tour et 4e de la Vuelta), c’est peut-être l’année ou jamais pour Kruijswijk.

Thibaut Pinot, 4e à 1’50 »

Après avoir perdu beaucoup de temps lors l’étape menant à Albi, les rêves de victoire finale pour le français venaient de s’envoler. C’était sans compter sur son excellent weekend pyrénéen. Auteur d’un très beau chrono vendredi, il a ensuite montré qu’il était le plus fort en montagne en reprenant du temps sur tous ses adversaires et en s’offrant une victoire de prestige au Tourmalet. La confiance et la dynamique sont désormais de son côté et il pourra compter sur une équipe Groupama FDJ à la hauteur de son champion. Lui qui a déjà connu le podium en 2014 (3e) n’a plus rien à perdre et ne devrait pas se priver de nous régaler si les jambes sont présentes. Son plus grand ennemi est la chaleur.

Egan Bernal, 5e à 2’02 »

Le deuxième homme fort de la Team Ineos a montré tout le bien que l’on disait de lui. Malgré un contre-la-montre décevant, il a été solide en montagne et a été le dernier à suivre Pinot dans l’ascension du Pras d’Albis. Entouré d’une grosse équipe, il reste néanmoins derrière son coéquipier Thomas, ce qui pourrait le brider même s’il est dans un bon jour. A seulement 22 ans, celui qui sort d’une victoire sur le Tour de Suisse ne dispute que son 2e grand tour, est une carte maitresse pour son équipe en cas de défaillance de son leader.

Emanuel Buchmann, 6e à 2’14 »

C’est la grosse surprise de ce Tour. Même s’il sort d’un joli Critérium du Dauphiné où il a fini 3e, Buchmann affiche un niveau au-delà de ce que l’on pouvait imaginer de lui. Son meilleur résultat sur un grand tour n’est qu’une 12e place sur la Vuelta 2018. Cette année, il répond présent en suivant les meilleurs en montagne. Ce weekend alpin sera un vrai test pour lui. Celui qui avance discret et qui est moins dans la lumière médiatique a-t-il fini de nous surprendre ?

Le parcours

D’aujourd’hui à samedi, trois étapes seront au programme pour donner un nom au vainqueur de cette passionnante 106e édition du Tour de France. Le peloton va monter en altitude avec plusieurs cols Hors Catégorie (6).

Jeudi : grande étape alpestre de 207 km et 3 ascensions au programme :
Col de Vars (9km à 7.5%)
Col d’Izoard (14.1km à 7.3%)
Col du Galibier (23km à 5.1%)
Vendredi : étape plus courte que la veille avec 123km.
Samedi : arrivé au sommet de Val Thorens et ses 33.4 km d’ascension à 5.5%.

Alors, qui va remporter ce Tour de France ?

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