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Millenials de Ligue 1, les pépites club par club (4/4)

Millenials de Ligue 1, les pépites club par club.

Ca y est. Les championnats se relancent, et avec eux les espoirs de voir son club de cœur briller de quelque manière que ce soit. Du côté de Marseille ou de Monaco, on veut retrouver l’Europe. Pour les fans Parisiens, on rêve toujours de la Champions League. Pour les Messins, comme pour les Brestois, l’objectif est de pérenniser le club en Ligue 1. Mais il existe dans le cœur de chaque supporter, ce petit espoir de voir un jeune du club émerger et s’imposer dans le 11 de départ. Le championnat de France, loué pour sa formation, va encore cette saison voir des « pépites » apparaître ou confirmer. Si certains clubs sont connus pour leurs formations, d’autres le sont moins. Mais, dans chacun d’entre eux, au moins un millenial (né au XXIe siècle) pourrai se démarquer. Dernier épisode du tour d’horizon (plus que subjectif) des 20 clubs qui composent notre tendre et chère Ligue des Talents.

Reims : Isaac Solet, comme son frère, au fur et à mesure.

Dans un effectif solide et fourni, c’est au milieu de terrain que le Stade de Reims paraît le plus léger. Et ça tombe bien. Isaac Solet (2001), frère d’Omar (Défenseur de l’OL, né en 2000), est un milieu récupérateur qui compte bien s’intégrer au groupe pro. Transféré l’hiver dernier de Laval, après une belle saison en U17/U19 Nationaux, Solet est aussi un international U17. Le français est un milieu récupérateur, droitier, suivi depuis ses 13 ans par le Stade de Reims, selon l’aveu du président Caillot. Conscient de ses limites, Solet prend les marches les unes après les autres, et va sûrement s’imposer comme titulaire du côté de la réserve Rémoise. Et si les blessures s’accumulent dans le milieu de terrain Rémois, il sera forcément en embuscade.

Rennes : Eduardo Camavinga, Prince Angolais de Bretagne.

En attendant sa nationalisation Française, Camavinga continue de prouver journée après journée. (Photo: LaVoixDuNord)

Pouvait-on sortir un autre nom ? Éclatant lors de la victoire Rennaise contre le Paris SG lors de la deuxième journée, son nom résonne aux quatre coins du royaume. Sa précocité étonne, fascine, intrigue. A bientôt 17 ans, Eduardo Camavinga (2002) vise sans problème une place de titulaire dans l’entre-jeu Rennais. Ses capacités, techniques et physiques, encensées par la presse au lendemain cette fameuse victoire, font de lui un profil à part dans l’effectif pro. Il est le seul milieu défensif de formation, et aura tout de même la lourde tâche de remplacer l’ex capitaine Benjamin André. Le calendrier du Stade Rennais, chargé cette saison avec l’Europa League, donnera le maximum de chances au jeune Angolais de progresser. Et avec lui, d’autres millenials pourraient éclore dans cette rotation, sous les ordres de l’excellent Julian Stéphan : Georginio Rutter, Yann Gboho, Sacha Boey, Da Cunha, etc. Et dans les années à venir, Noah Françoise a tout pour suivre les pas de Camavinga, voir de prendre sa succession.

Saint Étienne : William Saliba, le Forez, en attendant Londres.

Formé à Saint Etienne, le défenseur central né en 2001 entame sa deuxième saison en pro.(Photo:ASSE.fr)

Celui qui a longtemps animé le mercato estival anglais est finalement resté dans le Forez, une condition sine qua none pour le board stéphanois. Et même s’il s’envolera l’été prochain vers Arsenal (contre 30M d’euros), William Saliba (2001) est l’espoir à suivre côté Stéphanois. A tout juste 18 ans, le défenseur central d’1m93, il compte déjà 19 matchs pros. Lancé au départ comme latéral droit, il s’est imposé au fur et à mesure de la saison dernière en défense centrale aux côtés de Loic Perrin. Si son retour en Ligue 1 est retardé par une pubalgie, nul doute que la Ligue 1 aura encore le temps d’évaluer toutes les forces de Saliba : vitesse, jeu aérien, anticipation, relance, il est souvent comparé par les scouts Youtube auteurs des « Introduisez un nom – Incredible skills and tackles 2018/2019 » à Raphaël Varane. S’il doit continuer à apprendre, notamment dans son placement ou tout n’est pas encore parfait, Saliba doit se servir de cette saison avant de se lancer dans le grand bain du championnat Anglais.

Strasbourg : Mohamed Simakan, Rendre à son coach la confiance qu’il lui donne.

La saison dernière, Strasbourg a brillé. Qualifié pour les tours préliminaires d’Europa League, le Racing est toujours en lice et devra valider sa victoire lors du match aller face à Francfort. Lors de ces matchs préliminaires, un jeune joueur a disputé ses premiers matchs en pro : Mohamed Simakan (2000). Au sortir d’une saison 2018/2019 blanche, après une grave blessure lors des matchs amicaux avec le groupe pro lors de l’été 2018, Simakan est revanchard. Polyvalent, pouvant jouer axe droit ou latéral droit, il commence à devenir un des premiers noms cochés dans le groupe par Thierry Laurey. Ses (très) nombreuses qualités vont d’ailleurs forcer ce dernier à se creuser la tête : grand, rassurant, et avec une forte capacité à rester debout, il sera utile en défense centrale. Dans le même temps, son abatage, sa capacité à jouer en une touche de balle et ses nombreuses projections peuvent être intéressants dans un rôle de piston droit en cas de départ de Kenny Lala, ou en doublure. Doucement, et sur la pointe des pieds, Simakan pourrait être une des belles surprises de la ligue des talents éditions 2019/2020.

Toulouse : Adil Taoui, Dans l’ombre de Gradel.

On le sait, le Téfécé s’est mis dans la tête de donner à ses Pitchouns la place en équipe première : Issa Diop, Alban Lafont, Alexis Blin ou Jean-Clair Todibo peuvent en témoigner. Cette saison, plusieurs millenials y auront encore droit, et il y a fort à parier que parmi eux se trouvera Adil Taoui (2001). Ailier gauche de formation, après une saison complète en jeunes et en N3, ponctuée par de nombreux buts, il a cet été été suivi par plusieurs clubs européens, parmi lesquels le Borussia Dortmund. Et sans temps de jeu cette saison, Taoui regardera forcément si l’herbe est plus verte ailleurs. Casanova n’as pas pu passer à coté de cet ailier travailleur, explosif, technique et impeccable devant le but. Sa capacité à créer et se créer des espaces est soulignée par ses formateurs, au centre de formation Toulousain comme au pôle espoir de Chateauroux d’où il est issu. Seulement, l’aile gauche du Téfécé est occupée par Max-Alain Gradel. Ce dernier, capitaine et leader du club de la ville rose, jouera certainement le rôle de mentor au jeune Adil. Mais ce dernier n’est pas obligé d’attendre que Gradel cède sa place, et pourrai aussi jouer devant,en n°9, poste qu’il a aussi pas mal occupé la saison dernière. Et une attaque Dossevi/Said, Taoui et Gradel, ça pue le foot quand même…

La Ligue des talents porte bien son nom. Au moment ou je rédige ces dernières lignes, seuls 5 clubs de Ligue 1 sont déficitaires sur les transferts. Bilan : +200M de bénéfice sur les transferts de l’ensemble des clubs. Notre championnat va encore, cette année, être scruté, observé, et, l’été prochain, pillé. Si certains des joueurs de notre liste ont déjà bouclés des transferts à venir, d’autres ont aussi besoin de temps, et avis à tous les coachs de Ligue 1 de prendre soin de nos talents, de ne pas les griller trop vite, et de suivre les paroles de Julian Stéphan à l’égard de Camavinga : « Je vais lui parler pour qu’il puisse grandir dans des conditions de sérénité ».

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