Foot

Le Tour d’Europe du CCS: Ligue 1 (6e journée)

Une 6ème journée animée sur les pelouses françaises : un affrontement méditerranéen, un choc au sommet et des buteurs providentiels au programme. Nice et Angers gagnent encore, Bordeaux ne perd toujours pas, et Monaco ne parvient pas à prendre trois points, tout comme Saint-Etienne, cloué à une inquiétante 17ème place.

Une 6ème journée animée sur les pelouses françaises : un affrontement méditerranéen, un choc au sommet et des buteurs providentiels au programme. Nice et Angers gagnent encore, Bordeaux ne perd toujours pas, et Monaco ne parvient pas à prendre trois points, tout comme Saint-Etienne, cloué à une inquiétante 17ème place.

Le focus du week-end : Olympique Lyonnais – Paris Saint Germain (0-1)

Le premier choc de la saison se tenait se dimanche soir au Groupama Stadium. Les joueurs parisiens étaient avertis : ce n’est jamais facile pour eux dans l’enceinte lyonnaise. Toutefois contrairement aux saisons précédentes, les Lyonnais sont un peu déroutés en cette 6ème journée (2v/2n/1d). De leur côté, les Parisiens sont déjà installés dans le haut du classement. Mais sans Mbappé et Di Maria, on se dit que le Paris Saint Germain a des raisons de craindre une réaction d’orgueil des Lyonnais.

Les vingt premières minutes sont dominées par les parisiens. Neymar, Di Maria et Choupo-Moting se procurent des occasions sans réussite, tout comme Memphis (14ème) et Koné (18ème) dont les frappes flirtent avec le poteau de Keylor Navas, sans pour autant mettre en difficulté le portier parisien. Mais les compagnons de Thiago Silva ne laissent presque rien aux Gones. Près de 70% de possession et deux fois plus de passes pour le PSG en première mi-temps. Seule fausse note à la copie parisienne (ou plutôt à celle de l’arbitre Rudy Buquet), l’avertissement adressé à Abdou Diallo à cause d’une simulation flagrante de Moussa Dembélé. A la pause, les Lyonnais rentrent aux vestiaires sans avoir montré grand-chose. Pour les hommes de Tuchel, le constat est différent. Paris a une réelle emprise sur le match, mais malgré 13 tirs (dont 4 cadrés), ils n’ont toujours pas trouvé l’ouverture.

Au retour des vestiaires, les défauts lyonnais n’ont pas disparu. Les joueurs de Sylvinho semblent épuisés, à cours de forme et à cours d’idée. A l’image d’Houssem Aouar et de Memphis Depay, les créateurs lyonnais n’ont rien fait pour perturber l’arrière-garde parisienne. En manque d’inspiration devant, les Lyonnais ont été longtemps solides derrière même si les signes de friabilité ont commencés à se faire sentir. Et quand Marcelo (titularisé dans une défense à 3 avec Denayer et Andersen) est sorti, remplacé par Tete à la 73ème minute, c’en était fini. A quelques minutes de la fin du temps règlementaire, Di Maria et Neymar combinent dans la surface lyonnaise et d’une frappe du gauche, le brésilien trouve le petit filet d’Anthony Lopes (0-1, 87ème).

Les Parisiens s’imposent par la plus petite des marques. Une fois de plus, c’est Neymar qui vient délivrer le PSG dans les dernières minutes du match. Pour autant, la victoire parisienne n’a rien d’illogique. Les Lyonnais sont passés à côté de leur match. A l’image de plusieurs équipes ambitieuses de notre championnat, l’OL ferait bien de se bouger avant que les points perdus ne leurs fassent défaut. De leur côté, les Parisiens ont réalisé un match sérieux mais ont été en manque d’efficacité jusqu’à la 87ème minute. Le PSG est 1er de Ligue 1 ; Lyon 9ème.

Le fait marquant : Les Marseillais dégoupillent

Forts de 3 victoires en autant de rencontres, les joueurs d’André Villas-Boas espéraient bien poursuivre leur bonne série face à Montpellier. Dans un match animé que les Marseillais ont dominé de la tête et des épaules, Bouna Sarr a malencontreusement trompé son propre gardien sur un débordement de Florent Mollet. Menés, les Olympiens n’ont pas lâché, et Valère Germain a remis les siens sur le droit chemin. Mais cet affrontement méditerranéen a surtout été le théâtre d’une fin de match houleuse. Au total, 3 cartons rouges ont été sortis. Dans le temps additionnel, Jordan Ferri fait faute sur Radonjic. Dans la foulée il lui adresse une petite caresse au visage ce qui cause l’énervement de plusieurs Marseillais. Ferri est exclu logiquement, accompagné de Boubacar Kamara, sûrement pour des mots déplacés. Quelques instants plus tard, Dimitri Payet imite son coéquipier et est à son tour expulsé.

Dimitri Payet a du mal à contenir sa frustration, il est expulsé par l’arbitre
Source: Football 365

Marseille perd l’occasion de prendre trois points et se retrouvera privé de son jeune défenseur central ainsi que de son créateur offensif pour le prochain match. Un frein dans la progression marseillaise ?

Le MVP de la journée : Casimir Ninga (Angers)

C’est ce qu’on appelle l’efficacité. Dimanche après-midi au Stade Raymond Kopa d’Angers, les Angevins étaient à la lutte avec de décevants stéphanois. A la 69è minute, Stéphane Moulin sort Pierrick Capelle qui avait permi au SCO de recoller à 1-1. Pour le remplacer, Casimir Ninga entre sur la pelouse. Et en vingt minutes, l’attaquant tchadien a crucifié l’ASSE. 78ème minute, 84ème minute et 89ème minute. En à peine 11 minutes, il inscrit trois buts. Angers confirme ses bonnes dispositions pour la saison (2ème) tandis que Saint-Etienne plonge dangereusement dans les profondeurs du classement (17ème). Printant passera-t’il l’automne ?

Casimir Ninga s’est offert un doublé pour la plus grande joie de ses coéquipiers (ici Romain Thomas)
Source : LFP

Tous les résultats :

                Strasbourg 2-1 Nantes

                Marseille 1-1 Montpellier

Bordeaux 2-2 Brest

Metz 1-2 Amiens

Nice 2-1 Dijon

Nîmes 1-0 Toulouse

                Reims 0-0 Monaco

                Rennes 1-1 Lille

Angers 4-1 Saint-Etienne

                Lyon 0-1 Paris

24 buts marqués

                2 victoires à l’extérieur

                4 matchs nuls

                4 cartons rouges

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :