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Le Tour d’Europe du CCS : Ligue 1 (10e journée)

La Ligue 1 Conforama est plus serrée que jamais. Avant cette 10e journée de championnat, les « gros » avaient l’opportunité d’enfin remonter au classement après des contre-performances inhabituelles. L’OM et Saint-Etienne l’ont fait, tandis que Monaco et son infernal duo Ben Yedder - Slimani gagnaient dans la douleur. L’OL de son côté n’y arrive toujours pas.

La Ligue 1 Conforama est plus serrée que jamais. Avant cette 10e journée de championnat, les « gros » avaient l’opportunité d’enfin remonter au classement après des contre-performances inhabituelles. L’OM et Saint-Etienne l’ont fait, tandis que Monaco et son infernal duo Ben Yedder – Slimani gagnaient dans la douleur. L’OL de son côté n’y arrive toujours pas.

Le focus de la semaine : Nice – Paris  (1-4)

Si les cadors de Ligue 1 patinent en ce début de saison, le PSG lui ne traîne pas. A l’Allianz Riviera vendredi soir, les Niçois recevaient des Parisiens confiants, en pleine répétition avant la troisième journée de Ligue des Champions. Mbappé, Neymar et Cavani ne figurent pas dans le onze titulaire, mais Icardi, Di Maria et Sarabia sont bien là. En face, Patrick Vieira aligne Dolberg et Claude-Maurice, deux recrues estivales qui entendent bien profiter de cet affrontement face à l’ogre de la capitale pour briller et enrayer la mauvaise série dont ils sont victimes depuis trois matchs déjà.

Paris domine l’entame de match. Les Niçois sont étouffés d’entrée et ne peuvent que subir les assauts des joueurs de Thomas Tuchel. Supérieurs dans tous les domaines, les Parisiens ouvrent le score après une longue course d’Angel Di Maria qui a profité de la montée des défenseurs centraux niçois. Seul devant Walter Benitez son compatriote, l’ailier parisien frappe du gauche et trompe le gardien (0-1, 15ème). Un beau but certes, mais que dire du second… 5 minutes plus tard, El Fideo est une nouvelle fois lancé sur le côté droit de l’attaque parisienne. La passe de Meunier semblait trop profonde mais d’un habile extérieur du pied gauche, Di Maria parvient à lober Benitez et double la mise (0-2, 21ème). La domination parisienne est totale, Nice ne parvient pas à cadrer le moindre tir et rentre au vestiaire logiquement mené de deux buts.

Un Di Maria de gala ouvre le score face à Nice
Source: Goal.com

La seconde mi-temps est plus partagée, les débats s’équilibrent au milieu de terrain. Lees-Melou et Dolberg butent à plusieurs reprises sur Keylor Navas, tandis que les attaquants du PSG continuent de solliciter Walter Benitez. Kurzawa et Marquinhos entrent en jeu, on se dit alors que le PSG est serein et se dirige tranquillement vers un nouveau succès. Mais après plusieurs tentatives infructueuses, les Aiglons trouvent enfin l’ouverture. Sur un centre venu de la droite, Marquinhos ne parvient pas à dégager le ballon proprement et Kasper Dolberg en profite pour glisser le ballon à Ganago qui envoie une praline sous la barre de Navas (1-2, 67ème). Il n’en fallait pas moins pour réveiller l’enceinte niçoise. Les supporters sentent bien que l’exploit est réalisable et poussent derrière leur équipe. Mais quelques minutes plus tard, un fait de jeu va anéantir les espoirs niçois.

A la 74ème minute, après un contact qui semblait anodin entre Paredes et Cyprien, l’arbitre arrête le jeu, ce qui entraîne a priori une réaction d’agacement du joueur niçois. Mr Letexier lui adresse alors un carton jaune, le second du match. Wylan Cyprien est exclu. Quelques instants après, l’arbitre est averti par le VAR et se dirige vers son écran. Après quelques secondes d’observation il dégaine un second carton rouge, à l’encontre de Christophe Hérelle, coupable d’un léger geste d’humeur à l’encontre de Leandro Paredes. A 9 contre 11, les joueurs du Gym ne peuvent plus lutter. D’autant plus que Kylian Mbappé a fait son entrée.

François Letexier expulse Wylan Cyprien, le début du calvaire niçois
Source: Nice Matin

A quelques minutes du terme, le jeune prodige français hérite du ballon aux abords du but niçois et ne se fait pas prier pour signer son retour à la compétition (1-3, 88ème). Enfin, moins de 5 minutes plus tard, il déborde côté gauche et sert Mauro Icardi qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans le but vide (1-4, 90+2ème).

La défaite est lourde pour les hommes de Patrick Vieira. Paris n’a pas volé son succès mais la double expulsion de la 75ème minute a du mal à passer. Nice a eu le droit d’y croire, tant la réaction au retour des vestiaires était convaincante, mais c’était sans compter sur ce fait de jeu. Au classement, l’OGC Nice est 11ème avec 13 points, mais l’homogénéité du classement donne peu de valeur aux chiffres bruts. Plus que ça, les Niçois restent sur 4 matchs sans victoire en Ligue 1. Le PSG domine toujours le championnat de la tête et des épaules et semble déjà sacré. Le plus important est en Europe pour les coéquipiers d’un Di Maria 5 étoiles.

Le fait marquant : L’effet Kombouaré à Toulouse ?

Alain Casanova parti, c’est à Antoine Kombouaré qu’a été confiée la mission de remettre le TFC sur le droit chemin. Alors qu’il avouait en conférence de presse qu’il ne suivait pas le Ligue 1 et le Tef’, Kombouaré n’a pas eu à attendre bien longtemps pour engranger trois points. Grâce à Yaya Sanogo et à Max-Alain Gradel, les Toulousains sont venus à bout du LOSC qui n’en finit plus de décevoir après son brillant exercice lors de la saison 2018/2019.

Antoine Kombouaré pose avec le maillot du TFC
Source:

Alors peut-on parler d’« effet Kombouaré » ? Il faudra plus de temps pour juger l’ancien coach parisien, mais indéniablement, il commence parfaitement son mandat. Mais le calendrier des Violets s’annonce très compliqué : Rennes, Lyon, Montpellier, Marseille, Nantes et Monaco arrivent pour leur poser des problèmes. Courage aux Toulousains, à la fois pour les rencontres à venir, et aussi pour les séances militaires de Coach Antoine.

Le MVP de la journée : Alfred Gomis (Dijon FCO)

Alfred Gomis, auteur d’une performance XXL contre l’OL
Source: Orange Football Club

Les Dijonnais peuvent remercier leur gardien de but. Face à l’Olympique Lyonnais, Alfred Gomis a réalisé un match brillant en rendant une copie parfaite. Un clean-sheet comme il en manquait du côté de la Bourgogne. Dans un match outrageusement dominé par les joueurs de Rudi Garcia (+ de 60 % de possession, 24 tirs à 6), le portier de 26 ans a repoussé les tentatives de Dembélé, Cornet et consorts. Dijon engrange son 9ème point de la saison et laisse Strasbourg lui prendre la place de lanterne rouge. Malgré un début de saison calamiteux, les hommes de Stéphane Jobard ne sont pas distancés.

Tous les résultats :

Nice 1-4 Paris

Lyon 0-0 Dijon

Toulouse 2-1 Lille

Angers 0-1 Brest

Metz 1-0 Nantes

Nîmes 1-1 Amiens

Reims 1-0 Montpellier

Bordeaux 0-1 Saint-Etienne

Monaco 3-2 Rennes

Marseille 2-0 Strasbourg

21 buts marqués

3 victoires à l’extérieur

2 matchs nuls

3 cartons rouges

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