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Preview – Trophées NBA : Le Sixième homme de l’année, les avis de la rédac’ basket

La NBA a repris ses droits le 22 Octobre pour notre plus grand plaisir. C’est l’heure pour le CCS de vous proposer les avis de la rédaction basket sur chacun des trophées individuels. Aujourd’hui, le trophée du meilleur sixième homme de la saison : le Sixman of the Year.

Le Sixième homme de Titouan

Son favori : Lou Williams (Clippers)
Lorsque qu’on parle de 6eme homme, le nom de Lou Williams vient automatiquement. Déjà 3 fois meilleur 6eme homme de la ligue, le shooteur fou vise un 4eme trophée, qui ferait de lui le recordman en la matière, titre qu’il partage actuellement avec Jamal Crawford. Certes, le concept de 6eme homme est vague. Sur ses 4 premières sorties, Lou Will joue en moyenne 31 minutes, mais commence sur le banc, ce qui le rend éligible. Monstre offensif, il a les clés du camions en attaque lorsque que les titulaires soufflent, et reste une arme redoutable lorsqu’il joue avec eux. Quelques rebonds, quelques passes, une bonne réussite au shoot, tout ça dans une équipe qui cartonne, et le joueur des Clippers fait figure de favori à sa propre succession.

👁️‍🗨️ Son outsider : Derrick Rose (Detroit)
Outsider, ou favori numéro 2 ? La limite est fine, mais nous avons pris le parti de mettre le plus jeune MVP de l’histoire dans cette catégorie. Pour plusieurs raisons. La principale est que, si Rose continue sur sa lancée de la saison passée et surtout sur celle de ce début de saison, on pourrait le retrouver très vite aux manettes d’une équipe des Pistons qui se cherche un scoreur dans le backcourt depuis 10 ans. Surtout, il faudra que la santé toujours précaire de D-Rose tienne le coup. On ne peut que souhaiter cela à un joueur qui, de slasher MVP à Chicago, s’est transformé en tireur d’élite de luxe depuis la saison dernière. Mais si le rythme continue et que le joueur de Detroit continue de sortir du banc, il a tout d’un gros candidat au titre de meilleur 6eme homme.

🎁 Sa surprise : Dwight Howard (Lakers)
Encore une fois, nous allons parler d’un joueur ayant été une superstar de la ligue. D12, le pivot le plus dominant du tournant des années 2010 est, cette saison, amené à sortir du banc chez un contender. Lui qui, avant cette saison, avait commencé 1043 matchs NBA sur ses 1044 joués, s’est vu sortir du banc 3 fois en 3 matchs. L’ancien multiple défenseur de l’année est conscient de son rôle, de ce qu’il doit apporter, et il est prêt à se donner à fond pour jouer les déménageurs sous le panier. Toujours frustre offensivement (on ne le changera pas maintenant) il n’empêche qu’il prend de la place et gère bien les pick and roll. Si l’intensité defensive revient, Superman a tout d’une possible surprise pour ce titre. Cela passera par une application de tous les instants et des efforts tout au long de la saison, mais si il continue à tenir ce rôle avec envie, il se pourrait qu’il soit dans la discussion en fin de saison.

Le Sixième homme d’Alex

Son favori : Lou Williams (Clippers)
Qui d’autre pour succéder à Lou Williams pour le trophée Lou Williams que Lou Williams ? Capable de prendre feu en quelques minutes, le vétéran des Clippers connait son rôle et ça lui convient à merveille. Véritable torche humaine en sortie de banc et faisant partie d’une des meilleures équipes de la ligue, Loulou a toute ses chances pour se succéder à lui-même. Le retour de Paul George redistribuera peut-être les shoots chez les Clippers mais Lou Will disposera toujours d’une vingtaine de minutes pour planter quelques pions dans la second unit. Valeur sûre.

👁️‍🗨️ Son outsider : Spencer Dinwiddie (Brooklyn)
Révélation dans l’étonnante équipe de Brooklyn la saison passée, Dinwidie avait assumé le rôle de leader d’attaque notamment après la blessure de Caris Levert. Cependant un certain Kyrie Irving est arrivé chez les Nets et propulse ce bon Spencer sur le banc. Un mal pour un bien pour le meneur au look des 80’s qui pourra mener la rotation de Brooklyn. Nul doute que Kenny Atkinson comptera sur Dinwidie et ce dernier lui rend bien en ce début de saison avec un peu plus de 15 points de moyenne en une vingtaine de minutes de jeu, en sachant que Kyrie Irving est en feu. Lorsque Uncle Drew baissera de régime, Dinwidie élèvera surement son niveau de jeu et se présentera comme un contender pour le trophée de 6th man of the year.

🎁 Sa surprise : Denis Schröder (OKC)
En difficulté lors du premier match de la saison, Dennis Schröder a considérablement élevé son niveau de jeu sur les deux suivants. Parfait contre les Warriors et face aux Rockets, Schröder assume son rôle d’energizer en rotation de Chris Paul en première mi-temps et profite d’un temps de jeu conséquent en fin de match, la plupart du temps au sein d’une ligne arrière small ball (CP3, SGA, Schröder) plutôt convaincante offensivement. La saison du Thunder dépendra grandement de l’avenir de ses cadres annoncés partants, mais si le meneur allemand continue sur ce rythme (22pts à 70% au shoot sur les deux derniers matchs) il faudra le considérer dans la course au trophée du sixième homme de l’année.

Le Sixième homme de Ben

Son favori : Spencer Dinwiddie (Brooklyn)
La saison dernière, le natif de Los Angeles a montré tout l’étendue de son talent en tant que meneur remplaçant d’une formidable équipe des Nets. Spencer Dinwiddie a parfaitement exploiter la chance laissée par Kenny Atkinson en sorti de banc derrière D’Angelo Russell. Il tournait à presque 17pts de moyenne avec 4,6 passes en 28 minutes par match. Cette saison, son rôle sera similaire avec l’arrivée de Kyrie Irving du côté de Brooklyn et son temps de jeu devrait encore augmenter. Dans une équipe avec plus riche en talent, il sera plus simple pour Dinwiddie d’exprimer ses capacités offensives, notamment en pénétration. Le numéro 8 des Nets est aujourd’hui, un sérieux candidat pour le trophée de sixième homme de l’année. Tout dépendra des résultats de son équipe et de sa capacité à tirer le meilleur de ses coéquipiers, notamment lorsqu’il sera sur le parquet aux côtés d’Uncle Drew.

👁️‍🗨️Ses outsiders : Lou Williams (Clippers)/ Montrezl Harrell (Clippers)
Comment ne pas parler des deux piliers de la rotation des Clippers ? Lou Williams a déjà remporté 3 fois le titre de meilleur sixième homme de l’année en 2015, 2018 et 2019. Redoutable attaquant en sortie de banc, Lou Will’ sera encore une fois en course pour ce trophée mais il est rare qu’un basketteur remporte trois fois de suite une distinction individuelle. Williams trouvera également un concurrent au sein de sa propre équipe en la personne de l’intérieur bondissant : Montrez Harrell. Avec une énergie débordante et une intensité qui failli jamais, le joueur passé par l’Université de Louisville aura lui aussi un rôle crucial dans le succès des Clippers cette saison. Mais voilà, les deux vont probablement se partager les votes et les lignes statistiques. Une situation qui peut leur coûter le trophée individuel de sixième homme de l’année.

🎁 Sa surprise : Goran Dragic (Miami)
Pour une surprise, c’est une surprise digne de notre cher et tendre Erik Spoelstra. Alors que nous attendions le retour du meneur slovène dans le cinq de départ du Heat, le coach emblématique de Miami a décidé de le faire jouer en sortie de banc. Tout naturellement, Goran Dragic devient, avec cette nouvelle disposition, un candidat sérieux au titre de sixième homme de l’année. Avec ses capacités d’organisateur et de scoring, Dragic sera le leader de la second unit de Miami. Un leader en or qui pourra faire très mal aux bancs adverses et rendre de très belles lignes statistiques. Le Slovène de 33 ans pourra ravir son premier trophée individuel si le Heat réalise une belle saison et se qualifie pour les Playoffs, avec les honneurs. Mais, la question est la suivante pour Dragic : restera-t’il sixième homme toute la saison ?

Le Sixième homme d’Olive

Son favori : Lou Williams (Clippers)
Il est clairement le favori à sa propre succession. Déjà triple vainqueur du trophée, Lou Will est l’essence même du sixième homme. Beaucoup de minutes en sortie de banc, un impact indéniable sur son équipe et des performances individuelles de haute volée, Lou est ultra favori pour un 4ème titre. Dans une équipe des Clippers qui vont effectuer une grosse régulière, la voie est toute tracée.

👁️‍🗨️ Son outsider : Derrick Rose (Detroit)
Auteur d’une magnifique saison l’an passé aux Wolves, D-Rose a débarqué cet été à Detroit. Avec un rôle de meneur en sortie de banc, il sera le leader de la second unit des Pistons. S’il maintient ses performances individuelles et permet à son équipe de gagner des matchs et d’accéder aux Playoffs, l’ancien MVP pourra prétendre de décrocher un deuxième trophée individuel dans sa carrière.

🎁 Sa surprise : Goran Dragic (Miami)
Repositionné en sortie de banc avec l’avènement de Justice Winslow en meneur titulaire, le slovène aura les clés du camion de la second unit. Avec ses qualités offensives et une certaine régularité, les performances individuelles seront au rendez-vous et dans une équipe qui visera les Playoffs à l’Est, Dragic aura des votes dans cette course du sixth man of the year.

Le Sixième homme de Clem

Son favori : Eric Gordon (Houston)
Il a déjà remporté ce titre en 2017 et prétend logiquement à succéder à Lou Williams si ce dernier n’est pas une nouvelle fois décoré par ce trophée. Le 5 majeur des Rockets, avec le duo Westbrook-Harden, sera trop fort offensivement si Gordon est aussi un starter. Pour les besoins des Rockets dans la durée d’un match, c’est mieux si Gordon sort du banc pour affronter la second unit adverse. Bref, parlons du joueur Gordon. Shooter très très sérieux derrière la ligne, il sait aussi attaquer le cercle, finir de près main droite et avoir même un peu de finger roll. Gordon est aussi un excellent défenseur du fait de ses appuis très solides et d’une manière plus générale de ses fondamentaux sur les déplacements. Son buste lui permet de résister assez bien aux contacts. Bref, Eric Gordon est au minimum un candidat très sérieux au 6th man. Pour moi, il est même favori.

👁️‍🗨️ Son outsider : Spencer Dinwiddie (Brooklyn)
Le backcourt des Nets étant bien fourni encore cette année, Spencer Dinwiddie sortira encore du banc et son profil de joueur élégant, bon finisseur au près grâce à ses longs segments sont de bons arguments en second unit. Souvent, les meneurs backup sont de petits gabaris explosifs capables d’apporter beaucoup d’énergie en peu de temps. Dinwiddie sort de ce cadre et apporte une certaine sérénité, lui qui peut apporter dans toutes les catégories statistiques du basket. En plus, il peut jouer poste 1 comme poste 2, où il peut faire merveille quand Irving attire les défenses sur lui. Il est un vrai candidat cette saison, d’autant plus si les Nets marchent fort comme nous l’avons pensé.

🎁 Ses surprises : Avery Bradley (Lakers)/ Derrick Rose (Detroit)
Encore deux candidats pour la surprise potentielle. Difficile de faire des choix… Mais les deux joueurs ont de vrais atouts à faire valoir. Pour le premier nommé, le Laker, il est pour l’instant starter mais Frank Vogel a d’ores et déjà annoncé que lorsque Rondo retrouvera les parquets, l’ex-grizzlies retrouvera une place sur le banc et entrera très probablement en premier dans les rotations, sûrement avec Howard. Ses qualités au shoot, en défense, pour courir entre les écrans des deux côtés du terrain lui permettent d’avoir l’espace pour agir. Il a aussi des qualités de playmaking. Dites… ne seraient-ce pas des prérequis pour être 6th man OTY ? Derrick Rose, lui, est dans ce rôle depuis maintenant deux ans et demi et pour lui, c’est une vraie résurrection. Offensif, il apporte un capital points/passe avec régularité et constance au fil des matchs avec Minnesota comme maintenant avec Detroit. Son apport est une bouffée d’air énorme pour les Pistons. Il s’agit peut-être du meilleur meneur back-up de NBA alors… il postule forcément, lui aussi. Et, on ne va pas se le cacher, on adore cette idée.

Le Sixième homme de Julien

Son favori : Lou Williams (Clippers)
Déjà double tenant du titre, Lou Will apparait comme le prétendant numéro 1 à sa propre succession. Devenu l’homme fort des Clippers après les départs de CP3, Blake Griffin et DeAndre Jordan, il a de par ses incroyables performances au scoring en sortie de banc, permis à l’autre franchise de LA d’accrocher les Play-Offs ces deux dernières saisons. Si la donne a changé cette année avec les arrivées de Kawhi et PG, il n’en reste pas moins que le rôle de Lou Williams restera majeur au sein d’une équipe candidate au titre suprême.

👁️‍🗨️ Son outsider : Spencer Dinwiddie (Brooklyn)
Spencer Dinwiddie est un joueur atypique. Après avoir galéré pour obtenir une place dans un roster (Détroit puis Chicago n’ont pas voulu de lui), c’est à Brooklyn qu’il atterrit en 2016. Bonne pioche, car c’est dans le quartier hype de NY qu’il va créer la sienne. Profitant des blessures de D’lo et Jeremy Lin, il s’impose comme un meneur de qualité capable de remonter la balle, d’être clutch et d’imposer son leadership s’il le faut. Récompensé l’an passé avec un joli contrat à 34 millions sur 3 ans, il a surtout démontré qu’il était un back up de haut niveau en suppléant LeVert et en étant dans la course au 6th man. Malheureusement une blessure en fin de saison l’a stoppé dans sa quête. Partie remise cette saison ?

🎁 Sa surprise : Derrick Rose (Detroit)
Il y a deux ans, Derrick Rose était un homme perdu pour le basket, lessivé mentalement et lâché par son corps, il s’est néanmoins refait une santé auprès de son ancien coach aux Bulls, Tom Thibodeau. Dans le Minnesota, D-Rose pointait à presque 19 points de moyenne en sortie de banc, de quoi en faire un candidat crédible au 6ième homme, au MIP et même au All Star Game, tant son come-back a généré une émotion que seule la NBA peut créer. Arrivé chez les Pistons cet été, il sera le fer de lance d’une seconde Unit maigre en talent et en expérience. A en jugé par ses prestations de début de saison, l’ancien MVP assume pleinement son rôle et si les petits bobos de la saison passée ne se réveillent pas, il y a de belle chance de le voir sacrer en fin de saison.

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