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Preview – Trophées NBA : Le Coach de l’année, les avis de la rédac’ basket

La NBA a repris ses droits le 22 Octobre pour notre plus grand plaisir. C’est l’heure pour le CCS de vous proposer les avis de la rédaction basket sur chacun des trophées individuels. Aujourd’hui, le trophée du meilleur entraîneur de la saison : le Coach of the Year

Le Coach de l’année d’Alex

Son favori : Brett Brown (Sixers)
Longtemps coach avec le pire pourcentage de victoire de l’histoire (équipe de branques pour sa décharge), Brett Brown est aujourd’hui à la tête d’une armada taillée pour jouer le titre NBA. Après trois ans de construction menée avec patience et intelligence, le Process semble arriver à son terme et les 76ers doivent désormais faire leurs preuves. Je vois Phily terminer premier de la conférence Est en s’approchant, voir en dépassant les 60 victoires, c’est pourquoi Brett Brown doit logiquement être dans la discussion au COY. Récompense qui viendrait récompenser un travail de longue haleine de la part de coach Brown.

👁️‍🗨️ Son outsider : Quin Snyder (Utah)
Au sein d’une équipe en construction depuis maintenant quatre saisons, Utah doit désormais prouver sa valeur et devrait gravir les échelons à l’Ouest pour se présenter en contender crédible pour le titre. Au delà des résultats c’est une équipe ultra solide défensivement et bien managée par Snyder qui possède une bonne réputation dans la ligue. Le groupe semble s’entendre à merveille et cela résulte en partie du bon travail du coaching staff en place depuis un moment. Petite piécette sur Snyder en cas de présence de Utah dans le Top3.

🎁 Ses surprises : Erik Spoelstra (Miami)/ Nick Nurse (Toronto)
Elle est loin l’époque des finales qui opposaient Popovich à Spoelstra mais le coach du Heat pourrait surprendre cette saison. Avec un Butler pas au top, la franchise floridienne est en bonne position en ce début de saison et le duo de rookie Nunn-Herro s’impose comme l’une les belles surprises de ce début de saison. En ajoutant à cela le grand Bam Adebayo, un retour de Dragic au premier plan et la capacité de Spoelstra à structurer tout ça on pourrait avoir un Heat qui se rapproche du Top5 à l’Est et le COY ne serait pas volé pour coach Spoelstra. Pour le second, il a connu la consécration dès sa première année en tant que head coach en NBA et doit maintenant confirmer après le départ de Kawhi Leonard. Pas vraiment d’attentes autour de ces Raptors qui ont déjà prouvé l’année passée, mais fort du basket collectif et bien rodé proposé par Nick Nurse, Toronto pourrait surprendre en s’immisçant dans le Top 4 à l’Est. Deux coach qui seront dans la discussion si leurs équipes respectives confirment les promesses de ce début de saison.

Le Coach de l’année d’Olive

Son favori : Brett Brown (Sixers)
Cette année, Brett Brown a une vraie chance de remporter une bague avec les Sixers qui possèdent, sur le papier, la meilleure équipe (meilleur starting five du moins) de la Conférence Est. Mais on a bien vu que ce n’était pas toujours suffisant et il va donc devoir inculquer la régularité à ses jeunes stars pour espérer dominer les débats en saison régulière. Ils ont potentiellement une marge d’une dizaine de victoires supplémentaires à aller chercher par rapport à l’exercice précédent (51-31). S’ils finissent 1er de la Conférence Est et que la barre des 60 victoires est atteinte il faudra forcément incorporer Brett Brown dans le débat pour le coach de l’année.

👁️‍🗨️ Son outsider : Mike Malone (Denver)
Les Nuggets ont surpris tout le monde l’an dernier et Malone était le concurrent le plus sérieux face à Mike Budenholzer. Le challenge qui se dresse devant le coach de Denver est très sérieux : tout mettre en place pour que les pensionnaires du Colorado puissent se maintenir dans les hauteurs de l’Ouest. Jamal Murray doit continuer de progresser, Jokic aussi, les jeunes comme Michael Porter Jr doit s’intégrer. Car les Nuggets auront besoin de profondeur, de collectif bien huilé pour titiller une nouvelle fois les hauteurs de la ligue. Si c’est le cas, il ne faudra pas s’étonner de voir Mike Malone être récompensé.

🎁 Sa surprise : Quin Snyder (Utah)
Depuis qu’il est arrivé au Jazz en 2014, Quin Snyder réalise un super boulot et a fait d’Utah une équipe très solide à l’Ouest. Mais cette saison, la franchise de Salt Lake City veut franchir un cap supplémentaire pour devenir un véritable candidat au titre et son recrutement durant l’été en est la preuve (Mike Conley , Bojan Bogdanovic). Quin Snyder est vraiment l’homme de la situation pour cela. À Utah, il n’a jamais eu à sa disposition un effectif aussi riche et il va réussir à en tirer le meilleur pour faire du Jazz un poids lourd de l’Ouest. Collectivement et des deux côtés du terrain, Utah sera très chiant à jouer et quand il faudra récompenser quelqu’un en fin de saison après la belle campagne du Jazz, c’est vers Quin Snyder qu’il faudra se tourner.

Le Coach de l’année de Ben

Son favori : Mike Malone (Denver)
Après avoir échoué aux portes des Playoffs en 2018, le board de Denver a, contre toute attente, décidé de faire confiance à l’ancien coach de Sacramento. Avec la même motivation de revanche que ses joueurs, Mike Malone a donné une réelle identité à la franchise du Colorado. Basé sur un collectif hors du commun dont le point de fixation et d’organisation est le pivot serbe Nikola Jokic, Denver propose un des jeu les plus séduisant de la NBA. Une identité un peu hors du temps qui a permis à Denver d’atteindre les demi-finale de la Conférence Ouest. Déjà en course pour ce trophée la saison dernière, Mike Malone aura pour objectif de faire aussi bien, c’est-à-dire 50 victoires minimum dans une conférence qui s’est encore densifiée. Attention, il devra trouvé les mots pour motiver ses troupes pour la saison régulière, eux qui se concentrent sur les Playoffs 2020.

👁️‍🗨️ Son outsider : Erik Spoelstra (Miami)
Le Heat de Miami est l’une de ces franchises que l’ont associe facilement à une figure d’entraîneur. Le deuxième coach avec le plus de longévité à son poste derrière Greg Popovich, Spoelstra possède cette année un effectif plus dense et motivé que la saison dernière. Il pourra surtout compter sur la recrue star des Floridiens : Jimmy Butler. Avec lui, Spoelstra pourra rêver d’un retour en Playoffs cette saison. Pour cela il devra faire des ajustements tactiques particuliers. Spoelstra a déjà commencé en choisissant de placer Goran Dragic sur le banc en ce début de saison. Le coach emblématique du Heat devra aussi faire confiance à ses jeunes talents : Nunn, Herro, Adebayo, Winslow, Jones Jr. Pour le moment, il réalise cette tâche à merveille. Objectif Playoffs, et si Miami accroche des places plus hautes, Erik Spoelstra sera dans la course pour le titre de COY.

🎁 Sa surprise : Monty Williams (Phoenix)
Serait-ce enfin le bon coach pour les Suns de Phoenix ? Depuis des saisons, la franchise de l’Arizona est au point mort et a même tendance à reculer… Mais voilà cette saison semble (encore) être celle de l’éclosion pour les Suns. La raison d’y croire à nouveau réside dans la nomination du nouveau coach : Monty Williams. Il a l’expérience et sait gérer de jeunes talents. Tout ce qu’il faut pour Phoenix. Deux autres paramètres viennent jouer en faveur des Suns. Le premier est un recrutement intelligent sur la free agency avec enfin l’acquisition d’un meneur/gestionnaire en la personne de Ricky Rubio et d’un vrai poste 4 capable de s’écarter, Dario Saric. Deuxième élément : la concurrence semble enfin être à la portée des Suns. Une place semble se libérer avec la chute des Warriors et le premier concurrent, Sacramento, est en grande difficulté. Les Suns en PO ? Ça sera très difficile, ce n’est que le début de la saison, mais s’ils y parviennent, Monty Williams peut entrer dans la discussion pour ce trophée.

Le Coach de l’année de Clem

Son favori : Quin Snyder (Utah)
Il faut suivre la logique que l’on s’est fixé… Comme j’ai pronostiqué le Jazz numéro 1 à l’Ouest cette saison, forcément, Quin Snyder est mon favori pour être coach of the year. Avec son 5 majeur ultra-complémentaire et sa capacité à donner des responsabilités à des joueurs de banc tout en sachant les faire progresser, Quin Synder dispose d’un effectif qui lui correspond et pour lequel il est capable de tirer le meilleur. L’effectif a peu changé, du moins, la base est toujours là et pour travailler dans la sérénité, il n’y a rien de tel. Alors… Au Jazz de jouer, à Quin Synder d’en être le chef d’orchestre.

👁️‍🗨️ Son outsider : Brett Brown (Sixers)
On parlait de 5 majeur avec le Jazz, parlons de celui des Sixers… Brett Brown sera sous le feu des projecteurs toute la saison et est dans un rôle assez bâtard. Le talent est tel aux Sixers que si Phili roule sur l’Est ce sera grâce au big five Simmons-Richardson-Harris-Horford-Embiid et si ça taupe… tout sera remis sur le dos de Brett Brown. Pour le moment, il fait un très bon travail puisque les 76’ers sont déjà premiers de l’Est avec un bilan parfait. Ses rotations sont d’ailleurs très bonnes jusqu’à aujourd’hui. Matisse Thybulle est utilisé dans un 5 polyvalent où il rayonne avec ses qualités d’anticipation, Korkmaz évolue avec des joueurs capables de pénétrer puis ressortir (ce qu’on appelle un close-out), ce qui lui permet d’avoir des solutions pour artiller longue distance… etc etc. Tout ça semble assez bien parti mais attention, dans les 82 matchs, les Sixers auront forcément un coup de mou.

🎁 Sa surprise : Franck Vogel (Lakers)
C’est assez compliqué mais pourquoi pas ? Après tout si les Lakers marchent fort dans cette conférence ouest démentielle, ce ne sera pas que grâce au duo James-Davis. Non non. La durée d’un match et l’adversité force les prétendants au titre à disposer d’un effectif dense, équilibré en qualité et aux role-players d’être mis dans les meilleurs dispositions pour exprimer leurs qualités. ça, c’est le travail d’un coach. Ainsi, Frank Vogel a une vraie carte à jouer et une vraie patte à donner à ces Lakers. Alors pour l’instant, les Lakers jouent beaucoup du P&R pour solliciter les intérieurs athlétiques, mais il y a quelques systèmes intéressants pour libérer du marquage un Bradley ou un Danny Green. On en redemande, avec plus de récurrence. Mais si la palette tactique est importante, c’est surtout sur la qualité des rotations qui fera de Frank Vogel un candidat crédible au titre de COY, ou non.

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