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Monaco et Jardim: je t’aime moi non plus

D’abord licencié et remplacé par Thierry Henry en octobre 2018, Leonardo Jardim a fait sa réapparition sur le banc de Monaco en janvier 2019, rappelé par Dmitri Rybolovlev. S’en suivront des résultats peu satisfaisants et un second licenciement toujours repoussé… jusqu’à ce week-end.

Un mariage qui termine en divorce, ce n’est pas nouveau. En France, le taux de divorce est de 45 %. Mais un second mariage, avec la même personne, avec qui on finit par divorcer de nouveau, ce n’est pas commun. Et pourtant, il s’agit de l’histoire de l’AS Monaco et de Leonardo Jardim.

Le 11 octobre 2018, l’entraîneur portugais est débarqué du Rocher, après un début de saison en dessous des attentes du club monégasque (1V, 3N, 5D). Thierry Henry prend alors sa place durant… trois mois et demi. 25 janvier 2019, nouveau coup de théâtre dans la principauté avec un retour fracassant de Leonardo Jardim. Un retour orchestré par Dmitri Rybolovlev, le président de l’ASM, qui avait été jusqu’à qualifier l’éviction du Portugais « d’erreur ».

Un maintien difficile à assurer

Au moment où Jardim reprend place sur le banc du Stade Louis II, Monaco est 19ème de Ligue 1 au coude-à-coude avec Guingamp, alors lanterne rouge du championnat. 23ème journée, le Portugais retrouve le Rocher pour la réception de Toulouse, qui se conclut par une victoire 2-1 grâce à des buts de Golovin et Fabregas. Ensuite, tout s’enchaîne bien. Un match nul (1-1) à Montpellier, cinquième du championnat et dans la course à l’Europe, suivi d’une victoire (1-0) contre Nantes, une autre 2-0 contre Lyon… Au total, Monaco réalise une très belle série de sept matches sans défaites. Jardim fait de l’effet et ça se ressent.

Mais la belle série va s’arrêter ici et les mauvaises habitudes vont reprendre avec une nouvelle série de sept matches sans victoire (4D, 3N). Après la défaite (1-0) face à Nîmes, des tensions commençaient déjà à resurgir dans la presse.

Monaco Matin indiquait que le manque de changement dans le onze de départ agaçait chez les Rouge et Blanc. Un membre du club avait notamment déclaré : « On vient d’enchaîner une mauvaise série de résultats et le onze de départ ne change pas. Quel est le message envoyé ? L’équipe ne fonctionne pas, mais strictement rien ne bouge. » Finalement, Monaco avait assuré le maintien deux points devant le barragiste et 18ème, Dijon.

Un début de saison à l’image de la fin de saison dernière

La trêve estivale n’aura pas fait du bien à l’AS Monaco. Une défaite 3-0 face à Lyon lors de la première journée, une seconde lors de la deuxième qui va s’avérer encore plus inquiétante à… Metz (3-0), récent promu de Ligue 2. Puis Monaco s’enfonce. En cinq matches, ils ne prennent que deux points et n’ont toujours pas gagné. Pourtant, les renforts du mercato d’été sont de poids : Ben Yedder, Slimani, Lecomte, Aguilar… Et l’argent dépensé est colossal : 135 millions d’euros.

L’épée de Damoclès plane au-dessus de la tête de Leonardo Jardim et selon Nice-Matin, en interne, on envisage déjà le licenciement du Portugais. Toujours selon le quotidien, un nom plaît aux dirigeants : celui de Claude Puel, qui a signé à Saint-Etienne au mois d’octobre dernier.

Dix jours plus tard, Monaco lance enfin sa saison à Louis II pour le derby de la Côte d’Azur. Les Monégasques s’imposent 3-1 contre Nice. La rupture n’est pas pour tout de suite, la relation continue. Puis Monaco enchaîne et gagne huit de ses douze matches, soit le troisième meilleur bilan du championnat entre la 7ème et la 19ème journée.

À la trêve hivernale, Monaco est septième, à un point du cinquième, Nantes, et peut rêver d’Europe la saison prochaine. Sans convaincre par leur jeu, les Rouge et Blanc prennent des points et c’est bien là l’essentiel.

L’élimination en Coupe de la Ligue, la goutte de trop ?

Deux matches contre Lille en quatre jours, une victoire et une défaite. Malheureusement pour Leonardo Jardim, avant d’infliger une correction (5-1) en championnat aux Lillois samedi dernier, il s’est d’abord fait éliminer par ces mêmes Nordistes en huitième de finale de Coupe de la Ligue le mardi d’avant (3-0).

Une défaite qui aurait définitivement scellé le sort du technicien portugais, car dans la presse locale, on annonçait d’ores et déjà son départ quel que soit le résultat du match de championnat face au LOSC. Le match nul face à Angers (0-0) la semaine d’avant n’aurait pas non plus aidé son cas.

Ce divorce va de nouveau coûter cher, très cher aux Monégasques, car comme lors de son précédent licenciement, le Portugais devrait toucher environ huit millions d’euros d’indemnités. Monaco et Jardim, c’est, je t’aime moi non plus, et comme le dit si bien le proverbe: « jamais deux sans trois ? »

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