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Ligue 1 : ce qu’on a appris lors de la phase aller

L'année 2019 est passée, tout comme la première partie de notre championnat. Au terme des 19 premières journées de Ligue 1 Conforama, certaines équipes ont déçu, d’autres ont été égales à elles-mêmes, et d’autres enfin ont positivement surpris. Petit tour d’horizon des enseignements tirés et des attentes pour la seconde phase.

L’année 2019 est passée, tout comme la première partie de notre championnat. Au terme des 19 premières journées de Ligue 1 Conforama, certaines équipes ont déçu, d’autres ont été égales à elles-mêmes, et d’autres enfin ont positivement surpris. Petit tour d’horizon des enseignements tirés et des attentes pour la seconde phase.

Le PSG seul au monde

C’est une information dont peu de monde doutait, et rapidement, on a bien vu qu’une fois de plus, la bande à Tuchel allait dominer de la tête et des épaules notre championnat. Pas tant en termes de points, puisque les Parisiens ne comptent (que) 7 points d’avance sur l’OM. Les Parisiens comptent d’ailleurs un match en moins (reporté face à Monaco) qui pourrait faire passer leur avance à 10 points. C’est surtout dans le jeu que le PSG est plus fort. Malgré quelques matchs ratés, contre Dijon, Rennes ou Reims, Mbappé et ses amis s’amusent en Ligue 1. Quand les 4 stars offensives sont alignées, personne ne peut s’y opposer.

Homme fort du PSG de Tuchel, l’argentin Angel Di Mria est impérial (Photo : PSG Talk)

Le mercato hivernal devrait assurer une certaine stabilité dans l’effectif. Même si quelques gros noms sont annoncés partants ou potentiellement partants (Draxler, Kurzawa, Cavani), l’ossature de l’équipe ne sera pas impactée et le PSG filera vers un nouveau titre indiscutable en Ligue 1. L’occasion peut-être de voir quelques titis émerger. Kouassi a gratté du temps de jeu, on a aussi vu Aouchiche. 2020 sera-t-elle l’année du grand bain pour ces deux-là ? En tout cas ils sont là, et Leonardo n’hésite pas à leur parler, à les couver. Leonardo, sûrement le maillon qui avait tant manqué au PSG ces dernières saisons.

Des cadors terriblement irréguliers

L’OM version « Villas-Boas » réalise une belle première partie de championnat. Dauphin du PSG, le club de Marseille se relève d’une dernière année très difficile. Même en l’absence de Florian Thauvin, les Phocéens ont enchaîné les bons résultats et leur deuxième place ne souffre d’aucune contestation. Benedetto et Rongier font un bien fou au secteur offensif, à l’instar d’Alvaro Gonzalez qui a su redonner une certaine solidité à la défense. Payet est de plus en plus régulier, Radonjic marque enfin, et le Vélodrome festoie. Tout ce qu’on aime à l’OM.

Morgan Sanson et Valentin Rongier, le duo de milieux qui marche à l’OM (Photo : L’Equipe)

Mais derrière, c’est plus compliqué. Que ce soit l’OL ou l’AS Monaco, les concurrents directs de l’Olympique de Marseille sont à la peine. Après le licenciement de Sylvinho, les Lyonnais ont enrôlé Rudi Garcia pour redresser une situation inhabituelle pour le club du Rhône. Mais la mayonnaise n’a pas pris. De plus, les récentes blessures de Memphis Depay et Jeff Reine-Adélaïde vont poser de sérieux problèmes au staff et aux dirigeants. Même si les Gones ont peu à peu remonté le classement, ils ne totalisent que 26 points et une 12ème place très décevante. Avec 2 points de plus, les Monégasques siègent à une 7ème place miraculeuse aux vues de la pauvreté de leur jeu. Leonardo Jardim a longtemps été en sursis, et il a finalement été limogé samedi 28 décembre. Sans les arrivées de Wissam Ben Yedder et Islam Slimani, on peut légitimement penser que le coach portugais n’aurait pas passé le mois de septembre. Ces deux équipes n’ont pas le choix : en 2020, il faudra impérativement se surpasser pour se rapprocher au maximum d’un podium qui ne leur sera pas laissé libre.

Débarrassé de l’Europe, on avance mieux

Pas question de parler de Brexit, on parle bien de Ligue 1. Et en Ligue 1, Rennes et Lille sont là. On pouvait en attendre plus de leur part, c’est indéniable. Mais après 19 matchs (18 pour le Stade Rennais), ces deux équipes sont respectivement 3ème et 4ème de Ligue 1. La phase de poule d’Europa League a été catastrophique pour les Rennais (4ème avec 4 points), mais grâce à quelques succès de taille, notamment contre le PSG ou l’OL, les hommes de Julien Stéphan confirment leurs belles promesses de l’an passé. Il faudra compter sur eux. La saison des Lillois ressemble fort à celle des Rennais. La campagne de Ligue des Champions a été manquée, mais les résultats en Ligue 1 ont permis au club du Nord de rester dans la course au podium. Victor Osimhen est la grande révélation de l’attaque nordiste, et même si ses coéquipiers sont assez irréguliers, les Dogues vont avoir à cœur de rééditer leurs exploits de la saison passée. La blessure de Yusuf Yazici est un sale coup pour les Lillois, mais le mercato d’hiver leur permettra peut-être de trouver une solution alternative.

Renato Sanches monte en puissance avec le LOSC (Photo : France 3 Régions)

Un ventre mou très mou

Nice est 10ème, Bordeaux est 13ème, Saint-Etienne est 14ème… On a presque pas besoin d’en rajouter. Pour ces 3 clubs, cette saison aurait pu être celle de la confirmation. Mais il n’en est rien. Même si le classement est très resserré et qu’une victoire peut faire gagner 5 places, les signaux envoyés par ces clubs-là ne sont pas bons. Les investissements niçois mettent du temps à rapporter, à l’image du trio Ounas/Dolberg/Claude-Maurice qui prend ses marques très (trop) lentement. Toutefois, il est légitimement permis de s’attendre à du mieux en 2020 de la part des hommes de Patrick Vieira. En revanche, côté girondin, de sérieux doutes sont permis. La crise ambiante entre supporters et dirigeants peut inquiéter les suiveurs des Girondins de Bordeaux. Les relations tendues entretenues par les différentes institutions bordelaises révèlent les troubles d’un club historique de Ligue 1. Le rachat des parts de GACP par KingStreet est venu bouleverser une série de résultats plus que bons et a entraîné une dégringolade au classement. Que va-t-il se passer cet hiver ? On ne sait pas vraiment. A la fin du mois de janvier, les supporters bordelais y verront sûrement plus clair.

A Saint-Etienne enfin, les montagnes russes continuent. Durant deux mois, Ghislain Printant a pataugé. Après avoir plongé les Verts dans la zone rouge, le technicien corse a été balancé comme une vulgaire chaussette par les dirigeants stéphanois. Le bilan comptable était désastreux, les joueurs à court de forme, et les supporters déprimés. Intervint alors un évènement marquant : la nomination de Claude Puel. Quelques jours avant le Derby, Puel est intrônisé et prend en charge une équipe en plein doute. Mais l’impensable se produit et les Verts battent le rival lyonnais. S’en suivent une série de victoire et un nouvel espoir anime le peuple vert. Mais depuis la fin du mois de novembre, les résultats sont retombés et l’ASSE se retrouve 14ème avec 25 petits points pris.

Léo Dubois et Denis Bouanga lors du Derby au mois d’octobre (Photo : Le Progrès)

Des surprises et des désillusions

On n’aurait pas forcément misé sur Nantes et Rennes pour occuper les 5ème et 6ème places de Ligue 1. Et pourtant. Après le départ inattendu de Vahid Halilodzic et l’arrivé de Christian Gourcuff, les Canaris ont bien tenu le cap et ont rapidement accumulé les bons points. En battant successivement Rennes, Lyon et Nice, les occupants de la Beaujoire sont parvenus à accrocher une prometteuse 5ème place, juste devant les solides Rémois. Portés par Yunis Abdelhamid et Predrag Rajkovic, les Champenois n’encaissent pas de buts et prennent des points précieux. Même si elles venaient à descendre au classement en 2020 (ce qui n’est pas encore écrit), ces deux équipes ont montré de belles choses et s’affirment encore un peu plus comme des pensionnaires fiables de Ligue 1. On peut aussi mentionner Angers parmi les belles surprises. Après un début de saison tonitruant, les joueurs de Stéphane Moulin ont un peu marqué le coup. 8ème à la trêve, les Scoïstes pérennisent encore un peu plus leur histoire en Ligue 1 et c’est diablement mérité. Honorable mention au Montpellier de Michel Der Zakarian aussi, porté par un bon trio Delort/Laborde/Mollet.

Mais s’il y a des belles histoires, il y a aussi des cauchemars. Ceux de Nîmes et Toulouse sont particulièrement marquants. On a tendance à pardonner plus facilement les Crocos nîmois. Après un été mouvementé en interne et une succession de départs importants, les Gardois se battent honorablement avec leurs armes. Symboles de cette équipe, Paul Bernardoni et Anthony Briançon font ce qu’ils peuvent pour maintenir leur équipe à flot. Entourés par des jeunes pépites comme Zinédine Ferhat ou Kevin Denkey, les Nîmois ne vont rien lâcher pour aller chercher le maintien, ou au pire, la place de barragiste. En revanche, les motifs d’encouragement sont rares pour les joueurs du TFC. En difficulté sous les ordres d’Alain Casanova, les Toulousains ont sombré avec l’arrivée d’Antoine Kombouaré. En encaissant 39 buts, ils ne totalisent que 12 points (comme le Nîmes Olympique qui compte en match de retard) et une dernière place logique. Sur la sellette depuis quelques saisons, le Tef’ devra encore réaliser un exploit pour ne pas finir en Domino’s Ligue 2. On se demande bien qui pourra mener une nouvelle mission commando. Allô Pascal Dupraz ?

Les onze-types de la phase aller

Le classement à l’issue de la phase aller

(1 commentaire)

  1. Moi je me dit que le coach bordelais est intelligent et que ils seront présents en fin de saison, ainsi que Angers qui, avec son budget, est plus que méritant. Ces 2 équipes seront entre la 7è et la 9è position…

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