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NHL – Conférence Ouest : quel bilan dresser à mi-parcours de la saison régulière ? (2/2)

La saison régulière de hockey sur glace arrive à son tournant en Amérique du Nord. En NHL, les quinze équipes de la Conférence Ouest ont déjà toutes disputé une quarantaine de matchs sur les 82 possibles. L’occasion pour le CCS de revenir sur cette première partie de saison riche en enseignements et de tirer quelques conclusions avant le rush final pour les Playoffs. Des surprises, des confirmations et des déceptions… Comme chaque année, le monde des gladiateurs sur patins à glace nous livre son lot de sensations fortes.

Le 25 janvier 2020 se déroulera le Match des Étoiles à Saint-Louis. Un match qui réunit les hockeyeurs les plus performants de ce début de saison en fonction de leurs Divisions. Alors que les votes ne sont pas encore arrêtés, le CCS vous propose ses propres lignes de départ pour vous donner quelques indications sur la forme actuelle des joueurs de NHL.

Conférence OUEST

🏒 DIVISION PACIFIQUE
Vegas, Arizona et Vancouver brillent. San José explose.

Connor McDavid et Leon Draisaitl forment le duo le plus productif de la ligue.

Il s’agit probablement de la Division la plus indécise de NHL cette saison. Les franchises ont toutes disputé plus de 40 matchs et pour l’instant, les cinq premières se tiennent en 5 points. Vegas mène la danse avec 50 points, derrière on retrouve les Coyotes à 48 points, et enfin trois équipes à 46 points : les Canucks de Vancouver, les Oilers d’Edmonton et les Flames de Calgary.

Les Golden Knights de Las Vegas tirent pour l’instant leur épingle du jeu, en compagnie des surprenants Coyotes de l’Arizona. Vegas peut toujours compter sur ses attaquants vedettes qui accumulent les points cette saison : Mark Stone (40 pts), William Karlsson (33 pts), Reilly Smith (33 pts) et Jonathan Marchessault (31 pts). A la tête de cette attaque, c’est surtout l’ailier gauche Max Pacioretty qui réalise probablement son meilleur début de saison en carrière. Au bout de 43 matchs, l’ancien Canadiens tourne à 16 buts, 25 assistances. S’il continue comme ça et joue l’intégralité de la saison, Pacioretty pourra aspirer à battre son record de point en saison (67 en 2014/2015). Si Vegas n’est que la 15ème équipe défensive de la Ligue, elle peut toujours compter sur son gardien Marc-André Fleury qui réalise encore une saison de haut vol avec un pourcentage de 91,3% de tir arrêté. Du côté de l’Arizona, c’est l’inverse. La défense est le point fort de cette équipe qui a échoué aux portes des séries l’année dernière et qui compte bien s’y accrocher cette année. Trois défenseurs montrent la voie pour les Coyotes avec chacun une spécialité et surtout de la régularité. Tous trois ont disputé 42 matchs et ont une évaluation moyenne positive. Le vétéran Alex Gollgoski a déjà inscrit 23 pts cette saison, Jakob Chychrun en compte 18 et surtout affiche 20 pertes de palet provoquées à seulement 21 ans, et Oliver Ekman-Larsson est à 17 pts tout en délivrant 75 mise en échec pour seulement 24 minutes de pénalité. Efficace et complémentaire la défense d’Arizona. Si on ajoute à cela une paire de gardien sûre et rassurante. En tête, c’est évidemment Darcy Kuemper : 3ème meilleur gardien en termes de % de sauvetage (92,9%) et 2ème dans la catégorie de la moyenne de but encaissé par match (2,17). Impressionnant et surtout, déterminant dans la réussite de son équipe. De l’autre côté de la glace, ce sont deux jeunots qui assurent : à 23 ans, Connor Garland est le meilleur buteur de son équipe avec 14 réalisations et confirme son potentiel pour sa deuxième saison dans la Ligue. A ses côtés, c’est l’ancien de Chicago, Nick Schmaltz qui assure avec 25 assistances et 7 buts. Après deux saisons galère, l’ailier droit semble bien parti pour emmener sa franchise en Playoffs.

Derrière les deux franchises américaines, on retrouve trois équipes canadiennes qui se livrent une belle bataille et comptent bien gagner leur accès direct aux séries. Avec 6 joueurs au-dessus des 25 points, l’ère post « Frère Sedin » semble prendre la bonne direction du côté de Vancouver. Les Canucks peuvent évidemment se reposer sur leur jeune talent Elias Petterson, auteur de 18 buts et 23 assistances cette saison. A ses côtés, Brock Boeser continue sa progression et reste pour le moment leader de son équipe en assistances avec 26 aides délivrés. 11ème meilleure attaque et 9ème meilleure défense, les Canucks sont la belle surprise de cette saison. Du côté d’Edmonton, les saisons se suivent et se ressemblent. Le meilleur duo d’attaquants de la Ligue est toujours esseulé chez les Oilers. Connor McDavid domine la NHL en termes de points avec 64 unités (22 buts, 42 aides) en 42 matchs. Encore une fois, le numéro 87 semble bien parti pour passer la barre des 100 points. A ses côtés, on retrouve encore et toujours Léon Draisailt qui affiche des stats folles lui aussi : 23 buts et 39 aides, avec 62 points, il est deuxième au classement des meilleurs pointeurs de la Ligue. Il semble difficile pour eux de faire encore mieux pour Edmonton et une qualification aux séries sera encore cette année difficile pour la franchise canadienne. Une restructuration de la défense et de la rotation offensive semble plus que nécessaire si les dirigeants des Oilers ne veulent pas voir leurs deux pépites prendre le large. Enfin, les Flames de Galgary sont la troisième équipe en lutte pour une place qualificative aux Playoffs. Pour l’instant 5ème de la Division, les résultats des Flames sont un peu décevant au regard de la saison dernière. Et pour cause, les stars de Calgary semblent en difficulté sur ce début de saison. Que ce soit l’emblématique capitaine Mark Giordano ou les deux attaquants vedettes Sean Monahan et Johnny Gaudreau… Ils sont tous les trois en dessous de leurs standards. Les derniers cités affichent leurs plus bas % en réussite au tir. Seul l’ailier gauche Matthew Tkachuk semble fournir une belle saison avec ses 15 buts et 21 assistances. Il faudra rapidement se reprendre pour les Flames vu la concurrence dans la Division Pacifique cette saison.

Côté déception, ce sont évidemment les Sharks de San José qui nous viennent tout de suite à l’esprit. Finaliste de la Conférence Ouest la saison dernière, défait par les futurs Champions, les Sharks connaissent une première partie aussi compliquée que décevante. A l’instar des Flames, les stars de San José sont mal au point. Les attaquants sont en manque de réussite comme Logan Couture ou Thomas Hertl qui, bien qu’ils soient les leaders de leur équipe au point, n’ont pas la même efficacité que la saison dernière. Même constat pour les vétérans Joe Thornton et Patrick Marleau. Si une attaque en berne peut souvent être sauvée par une défense costaude, c’est loin d’être le cas pour les Sharks. Ils étaient la force de San José la saison dernière : Erik Karlsson et Brent Burns sont méconnaissables. A eux deux, ils ont déjà perdu 100 rondelles cette saison. Le premier affiche une évaluation de -12 et le second de… -23 ! Les Sharks possèdent le troisième pire différentiel de la Ligue après les cancres du New Jersey et de Detroit. Sauf un run improbable dans cette deuxième partie de saison, les Sharks ne feront pas les séries cette saison.

Les Étoiles de la Division Pacifique

🏒 DIVISION CENTRALE
Les Champions de Saint-Louis confirment, Nashville explose

Saint-Louis et Colorado écrasent la concurrence dans la Centrale.

Les Blues surfent sur leur victoire lors de la Stanley Cup 2019 ! A l’instar de leurs adversaires dans leur Division, les Bruins de Boston, Saint-Louis domine la Division Centrale sans concurrence. Derrière deux équipes se disputent la deuxième place, l’Avalanche de Colorado et les Stars de Dallas. Ensuite, Winnipeg est bien placé en embuscade et reste pour le moment la première équipe de la Conférence Ouest au repêchage. Comme pour la Métropolitaine, le niveau de la Division Centrale est très dense : toutes les franchises sont au-dessus des 40 points.

Comme les saisons dernières, ce n’est pas l’attaque qui brille du côté de Saint-Louis mais bien la défense. Seulement 14ème au rang des meilleures attaques, les Blues sont 4ème en défense avec seulement 104 buts concédés. Les artisans de la victoire en Finale font toujours leurs jobs devant avec notamment cinq joueurs au-dessus des 30 points et quatre ont inscrit au moins 10 buts : David Perron affiche une marque de 40 pts (16b + 24ast), Ryan O’Reilly, Brayden Schenn et Jaden Schwartz tournent tous à 34 pts avec pas moins de 17 buts pour le numéro 10 des Blues. L’autre joueur à atteindre les 30 pts n’est autre que le capitaine Alex Pietrangelo avec ses 10 buts et 21 assistances. Toujours efficace, il affiche la meilleure évaluation de son équipe avec jolie +11 en 24 minutes disputées en moyenne par match. Les Blues peuvent surtout compter sur leur paire de gardien qui n’en finit pas de dérouter les attaques adverses. Jordan Binnington est co-leader (avec Frederick Andersen – TOR) au classement du nombre de victoire pour un gardien et affiche un jolie 92,1% de tir arrêté. Jake Allen affiche le deuxième meilleur taux de sauvetage avec un magnifique 93,1% de tir arrêté. Il est également le 3ème gardien de Ligue a encaissé le moins de but par match (2,19 b/match). Avec une telle défense, les Blues sont sans aucun doute, déjà, des candidats à leur propre succession. Derrière Saint-Louis, Colorado et Dallas sont tous les deux à 50 pts. L’Avalanche, 3ème meilleure attaque de NHL, se repose essentiellement sur un joueur qui réalise une saison (encore) sensationnelle : Nathan MacKinnon. Avec ses 24 buts (3ème) et ses 34 aides (6ème), MacKinnon semble bien parti pour enfin passer la barre des 100 pts en saison lui qui a échoué à un point la saison dernière. Du côté des Stars, c’est la défense qui brille. La 2ème meilleure défense de la Ligue avec 103 but concédés met en place un jeu robuste avec de l’agressivité et encore et toujours, un solide gardien en la personne de Ben Bishop. A 33 ans, le natif de Denver affiche un pourcentage de tir arrêté de 92,6% de tir arrêté et surtout il se montre décisif dans les grandes rencontres comme lors des deux matchs contre Colorado où il réalise 41 arrêts (le 28 décembre) et 37 le 5 novembre. En défense, on retrouve également le jeune espoir Miro Heiskanen qui confirme son excellente saison l’année dernière. Avec 22 pts et un +/- de +10, le finlandais de 20 ans s’impose comme un élément essentiel de l’effectif des Stars. En attaque, le jeu de Dallas tourne toujours autour de l’excellent Alexander Radulov qui a inscrit 12 buts et délivré 15 aides pour une évaluation de +14, la meilleure de son équipe. Après un mois d’octobre très compliqué (4-1-9), Dallas s’est bien rattrapé en novembre avec une très belle fiche de 8-2-3. Les Stars peuvent clairement retrouver les séries cette saison.

Derrière, Winnipeg ne compte que 3pts de retard sur les Stars et l’Avalanche. Mais les Jets ne sont pas les seuls à frapper aux portes des séries : Minnesota compte 43pts alors que les Predators de Nashville et les Blackhawks de Chicago sont à 42pts. Les Jets peuvent compter sur un trio d’attaque de plus en plus redoutable au fil des saisons. Mark Scheifele (44pts), Patrick Laine (39pts) et Kyle Connor (38pts) dirigent d’une main de maître les attaques de Winnipeg. Malheureusement, ces trois sont un peu esseulés, ce qui explique la 16ème place des Jets au classement des meilleures attaques. Avec le talent qu’ils ont devant, les Jets peuvent et doivent faire mieux. Derrière, Neal Pionk et Josh Morrissey assurent comme toujours et le gardien Connor Hellebuyck éclabousse la Ligue de son talent. Avec 3 blanchissages, Hellebuyck est sans aucun doute l’un des grands artisans de la réussite de Winnipeg et devra conserver cette forme si la franchise souhaite retrouver les séries cette année encore. Pas trop de neuf du côté de Chicago et de Minnesota. Respectivement emmenés par Patrick Kane (51pts) et Eric Staal (32pts), les Blackhawks et le Wild ont du mal à exister dans cette Division très dense où les adversaires réguliers sont plus que redoutables. Il semble peu probable que ces deux franchises parviennent à accrocher une place pour les séries éliminatoires, mais sait-on jamais…

Avec les Sharks de San José, les Predators de Nashville sont la grosse déception de ce début de saison. Premier de la Division Centrale l’an passé, les Preds sont en déroute pour le moment. Une déroute à relativiser au vu du haut de niveau de la Centrale, mais il n’en demeure pas moins que Nashville est largement en dessous des attentes. Deux éléments mettent en lumière les difficultés de Nashville. Le premier est plutôt étonnant. Les Predators sont la 9ème attaque de la Ligue et pourtant ce sont deux défenseurs qui sont en tête du nombre de point dans cette équipe. Ryan Ellis compte 28 pts, mais c’est surtout Roman Josi qui semble être l’arbre qui cache la forêt. Le Suisse réalise une excellente saison avec 14 buts et 27 aides, il est bien parti pour battre son record personnel de points inscrit en une saison. A côté, les attaquants comme Filip Forsberg, Matt Duchene ou Nick Bonino sont en difficulté. A eux trois, ils totalisent 38 réalisations… Trop peu pour des talents comme les leurs. Même le défenseur Mattias Ekholm n’a pas la même influence sur la défense des Preds. L’année dernière son évaluation était de +27, sur ce début de saison, le Suédois est à -1. D’ordinaire lorsque Nashville ne va pas bien, c’est le légendaire gardien finlandais Pekka Rinne qui sauve les meubles. Mais cette saison, le portier des Predators est lui aussi en difficulté. Il affiche, pour le moment, son pire pourcentage de tir arrêté en carrière et passe pour la première fois sous la barre des 90% avec un triste 89,3%. Même si le vainqueur du Trophée Vézina 2018 affiche 3 blanchissages, il est clairement en dessous de son réel niveau. Une lueur d’espoir pour Nashville qui peut espérer le retour en forme de son gardien et peut-être réaliser une grosse série de victoires en 2020 pour accrocher une place aux séries. Si les trois équipes en tête semblent intouchables, la course au repêchage s’annonce mouvementée à l’Ouest.

Les Étoiles de la Division Centrale

En route pour les Playoffs

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