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NFL : Ce qu’il faut retenir des Play-Offs ?

L’affiche du SuperBowl LIV est désormais connue. Après 3 semaines de Play-Offs intenses et riches en spectacle, elle opposera les Chiefs de Kansas City aux 49ers de San Francisco. Une opposition inédite pour la 100ème saison de l’histoire de la NFL. Alors que l'ébullition monte doucement à moins de 10 jours de l'événement, retour sur les faits marquants cette post-season, pleine d'enseignements.

L’affiche du SuperBowl LIV est désormais connue. Après 3 semaines de Play-Offs intenses et riches en spectacle, elle opposera les Chiefs de Kansas City aux 49ers de San Francisco. Une opposition inédite pour la 100ème saison de l’histoire de la NFL. Alors que l’ébullition monte doucement à moins de 10 jours de l’événement, retour sur les faits marquants cette post-season, pleine d’enseignements.

Des Scénarios renversants

Le spectacle a été au rendez-vous dès le Wild Card week-end. Avec trois victoires à l’extérieur en quatre rencontres, la post-season a démarré fort. Les Patriots et les Saints, pourtant favoris, se sont fait sortir dès le premier tour dans des matchs à suspense. Conséquence, le tableau des PO s’est considérablement ouvert pour entrevoir une potentielle surprise au SuperBowl. D’autant que les Titans (6ème de conférence), bourreaux de la bande de Tom Brady, se sont également offert le scalp de la meilleure équipe de saison régulière, les Ravens de Baltimore (14-2). Une chute successive des principaux favoris qui laissait craindre le pire pour ceux encore en lice.

Résultats des PlayOffs NFL 2019 (Source : Sporting News)

Si les surprises ont été à l’honneur en AFC, les scénarios rocambolesques l’ont été tout autant. Le Houston – Buffalo était au premier abord, l’affiche la moins sexy du Wild Card Week-end. Et l’avance de 16-0 en faveur des Bills à 20 minutes de la fin, n’a rien arrangé. Pourtant Houston parvient à renverser la situation grâce à Deshaun Watson et remporte le match en Overtime (22-19), inaugurant une série de Comeback plus fou les uns que les autres. Et les spécialistes en la matière se trouvent dans le Kansas. Affrontant ces mêmes Texans, les Chiefs remontent eux un handicap de 24 points après seulement un quart temps pour finalement s’imposer 51 à 31. Les coéquipiers de Mahomes remettant ça une semaine plus tard contre les surprenants Titans pour décrocher leur premier ticket pour le SuperBowl depuis 50 ans.

En NFC, la forme physique des équipes ainsi que la dynamique en saison régulière ont fait respecter la logique dans l’ensemble. Hormis l’élimination des Saints, il n’y a pas eu de surprise. Seattle et Minnesota se heurtent aux défenses efficaces des Packers et des Niners. la Franchise de San Francisco démontrant ensuite qu’elle n’a pas fini meilleur bilan de NFC pour rien et écrase les fébriles coéquipiers d’Aaron Rodgers pour se hisser au SuperBowl pour la première fois depuis 7 ans.

La fin d’une ère ?

Ainsi, pour la première fois depuis 2002, ni Peyton Manning, ni Ben Roethlisberger, ni Tom Brady n’ont disputé le Divisional Round (deuxième tour des PlayOffs). Une première à laquelle se joint Drew Brees, éliminé comme Brady dès le Wild Card week-end. Les questionnements vont bon train depuis, sur la suite de la carrière des deux Quaterbacks quarantenaires. Si tout semble indiquer que les deux futurs Hall of Famers seront de nouveau de la partie en septembre prochain, quid de leur niveau et de leur tunique pour le kickoff de la saison 2020 ? Une passation de pouvoir est d’ores et déjà à prévoir, à la vue des performances du trio Lamar Jackson, Patrick Mahomes et Deshaun Watson, qui s’impose comme celui de l’avenir.

Passation de pouvoir entre Mahomes et Brady ? (Photo : Insider Sport)

Certes le premier n’a pas réussi à répondre aux questionnements sur sa capacité à porter ses Ravens en Play-Offs, mais nul doute qu’il y parviendra à l’avenir. Un chemin que Watson a emprunté avec ses Texans. Si Houston ne connaitra pas encore cette année, un Championship Games, c’est sur Watson que les espoirs se portent pour y arriver dans le futur. L’exemple à suivre étant celui de son adversaire du Divisional Round, Patrick Mahomes. Le QB des Chiefs s’est révélé exceptionnel jusqu’à présent et connaitra son premier SuperBowl dans 10 jours, le premier d’une longue série ? Attention cependant aux trentenaires Wilson et Rodgers qui n’ont pas dit leur dernier mot, loin de là mais qui ont souffert du manque de soutien sur les lignes offensives pour retrouver le SuperBowl.

Certes le renouvellement est déjà pleinement amorcé, car sept des douze qualifiés n’étaient pas présents l’an dernier. C’est encore plus vrai dans la conférence NFC, qui connaitra avec San Francisco, son sixième représentant différent sur les six dernières saisons disputées. Une dynamique qui s’explique par l’arrivée récente d’une nouvelle génération de Head coach comme Matt Lafleur à Green Bay, Mike Vrabel à Tennessee ou Kyle Shanahan à San Francisco dont le credo se porte surtout sur le jeu de course et la défense.

Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort

Une projection vers l’avenir qui s’est déjà vérifiée au rayon des performances individuelles. Lamar Jackson a réalisé la performance historique, d’aligner plus de 300 yards à la passe et 100 à la course au cours d’un même match de PO. Insuffisant cependant pour mener son équipe des Ravens à la victoire contre les Titans. En cause trois turnovers qui ont couté cher à son équipe. À l’inverse, Mahomes confirme ses prédispositions à dominer la NFL. MVP en 2018 -l’un des plus jeunes de l’histoire depuis Dan Marino- Mahomes a cette fois su porter les siens vers le rendez-vous final du SuperBowl.

Malgré leurs entames de match ratées -menés 24-0 par Houston puis 10-0 par les Titans- les Chiefs ont pu compter sur leur prodige pour inverser ces situations en un temps record. Il ne lui a fallu que 15 minutes pour réaliser le plus grand Comeback de l’histoire de Kansas City, pour finir par s’imposer par 20 points d’avance contre les Texans. Du jamais vu à ce niveau et une ligne de stat en conséquence sur ces deux matchs (46/70, 615 yards, 8 TD, 106 yards à la course, 1 TD). Si les QB sont à l’honneur, leurs compères du jeu de course n’ont pas été en reste.

Les Titans ont été l’épouvantail de ces play-Offs et pour cause, Derrick Henry, s’est révélé inarrêtable en alignant près de 200 yards de moyenne contre les Pats et les Ravens. Un total lui permettant de rentrer dans le top 10 des meilleures performances au rushing dans l’histoire des PO depuis 1990. Ce dernier s’est même permis d’inscrire un Touchdown à la passe contre Baltimore. Moins efficace contre les Chiefs, il s’est fait voler la vedette par un autre RB, Raheem Mostert. L’ancien des Bears, qui n’avait inscrit que 8 TD en saison régulière, a transpercé la défense des Packers de toute part lors du NFC Championship Games en finissant par quatre fois dans la Endzone de Green Bay. Accumulant au passage 222 yards à la course, soit la deuxième performance de l’histoire des PO sur un match. Pas anodin quant on sait que le jeu au sol est l’une des forces des Titans et des Niners cette saison.

Entre opposition de style et renouvellement générationnel, ces PlayOffs 2019 ont été d’un très bon cru. Pour finir, cette campagne verra s’affronter deux équipes explosives à l’identité bien déterminée. Qui de San Francisco et sa muraille défensive ou de Kansas City et son génial Quaterback triomphera à Miami ? Réponse le 2 février prochain.

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