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Bundesliga : Pourquoi Nkunku doit-il intégrer l’Equipe de France ?

Dauphin de Bundesliga avec 41 points, le RB Leipzig se rend dimanche à l’Allianz Arena dans l’espoir de récupérer sa place de leader, perdue contre M’Gladbach (2-2), samedi dernier. Pour y parvenir les « Taureaux » comptent sur leur colonie de « Franzosen », dont parmi eux, Christopher Nkunku. L’ancien parisien explose depuis ses débuts en Allemagne, passant d’un statut de Supersub à celui d’un élément incontournable du système de jeu de Julian Nagelsmann. De quoi se permettre de rêver de l’Equipe de France ? Elément de réponse.

Dauphin de Bundesliga avec 41 points, le RB Leipzig se rend dimanche à l’Allianz Arena dans l’espoir de récupérer sa place de leader, perdue contre M’Gladbach (2-2), samedi dernier. Pour y parvenir les « Taureaux » comptent sur leur colonie de « Franzosen », dont parmi eux, Christopher Nkunku. L’ancien parisien explose depuis ses débuts en Allemagne, passant d’un statut de Supersub à celui d’un élément incontournable du système de jeu de Julian Nagelsmann. De quoi se permettre de rêver de l’Equipe de France ? Elément de réponse.

De Titi parisien à révélation de Bundesliga

Né à Lagny-sur-Marne, dans la banlieue parisienne, Nkunku rejoint le Paris Saint-Germain à l’âge de 13 ans. À l’instar de Kimpembe et Augustin, il est intégré dans l’équipe première par Laurent Blanc en 2015, où il fait ses débuts en Ligue des Champions contre le Shaktar Donetsk, à 18 ans seulement. En 4 saisons, il totalise 77 apparitions, en étant pleinement intégré dans la rotation d’Emery puis de Tuchel, malgré une concurrence féroce parmi les M’Bappé, Neymar et autre.

Nkunku avec Kylian M’Bappé au Paris Saint-Germain (Photo : Getty image)

Cependant, le milieu de terrain international français espoir a pris la décision audacieuse de quitter son club d’enfance l’été dernier, espérant peut-être suivre les traces d’un autre ancien parisien qui s’est épanoui en Allemagne, Kingsley Coman. Grâce au talent de Nagelsmann, il est rapidement devenu un atout clé des Rotten Bullen. Lors de sa signature, le directeur sportif, Markus Krösche, déclarait avec enthousiasme « ses capacités correspondent très bien à notre identité de jeu ». Actuellement 3ème meilleur passeur de Bundesliga, le français est décisif toutes les 109 minutes au total et est devenu un titulaire indiscutable.

« Je suis assez content étant donné que c’est une nouvelle ligue pour moi. Même si je sais que je pourrais faire beaucoup plus. Je pourrais toujours améliorer mes statistiques, il y a toujours des situations dans les matchs ou j’aurais pu prendre une meilleure décision. Mais je suis très satisfait étant donné que c’est ma première saison, ou plutôt mes premiers mois ici ».

Une intégration fulgurante qui s’explique tout d’abord par son habitude de côtoyer une équipe très cosmopolite au Paris Saint-Germain. Et d’autre part par le fait qu’à Leipzig, il a retrouvé ses coéquipiers de l’Equipe de France espoirs, Upamecano, Konaté et Mukiele.

Elément incontournable de Julian Nagelsmann

Si Nkunku se satisfait de son nouvel environnement, son entraineur Julian Nagelsmann est tout aussi ravi. Polyvalent, le français est la recrue estivale la plus utilisée par l’ancien boss d’Hoffenheim. Véritable couteau suisse, Nkunku a occupé 5 positions différentes depuis ses débuts. Présenté comme un box to box capable d’évoluer en N°10 ou ailier, Nagelsmann ne le fixe pas à une seule position. L’objectif étant d’employer ses facultés techniques en fonction de l’adversaire pour créer des déséquilibres. « Il correspond parfaitement à l’ADN du club en tant que jeune joueur à fort potentiel, qui peut encore progresser » déclare son coach.

Positionnement de Nkunku en Bundesliga sur ses 19 apparitions (Source : Transfermarkt)

Aujourd’hui, Nkunku joue dans un rôle similaire à celui de Julian Brandt à Dortmund. Ayant débuté comme ailier, il se révèle terriblement efficace au milieu de terrain, où sa capacité à casser des lignes est idéale pour amener de la verticalité, mais pas au détriment de ses qualités de dribbleur qui reste son atout numéro 1 en raison de son centre de gravité bas et de son explosivité. Malgré un physique plutôt « smart », il sait utiliser ses capacités techniques afin de toujours s’orienter dans le sens du jeu, à la manière d’un Marco Verratti, son ex-coéquipier. Un facteur qui lui permet de remporter en moyenne, 46 % de ses duels. Surtout c’est dans sa vision du jeu que l’ancien parisien s’est réellement développé.

« On m’a dit que je devais travailler sur mon instinct de tueur, parce que parfois je ne tente pas ma chance ou risque de rater une occasion. C’est important. Je vise à travailler là-dessus parce que les joueurs offensifs doivent être décisifs ».

Le passage de Nkunku du PSG vers Leipzig, marque un changement d’identité. Ailier virevoltant, il est aujourd’hui un créateur offensif, comme le prouve ses statistiques en club. (Source : Transfermarkt)

Avec 88 % de passes réussies et 9 passes décisives en Bundesliga, il a su adapter son jeu aux exigences du système de Nagelsmann, devenant un créateur, plutôt qu’un finisseur. Partisan d’une formation en 3-4-1-2ou d’un 4-4-2, l’entraineur Allemand, l’attend dans un rôle légèrement en retrait d’un duo d’attaquant, en complément du Suédois Emil Forsberg, option principale dans ce secteur. Comme il l’a déjà démontré avec Paris, il doit créer des différences pour aboutir à un geste décisif, soit par le tir, soit par la passe.

Des qualités indispensables à l’Equipe de France ?

Impliqué dans 24 % des buts de son équipe en Championnat, Nkunku sait que son principal défaut, reste son jeu sans ballon. Rigoureux et exigeant dans ce compartiment, son entraineur actuel l’aide à progresser petit à petit. De quoi envisager une intégration future à l’Equipe de France A ? Avec un couloir gauche occupé actuellement par Blaise Matuidi toujours aussi jutant mais vieillissant et face au retrait de plus en plus prononcé de Thomas Lemar, Nkunku apparait comme une option relativement crédible à l’avenir.

Sa polyvalence lui permettant de s’exprimer à pratiquement tous les postes du milieu et de l’attaque, à la manière de Sissoko, est primordial afin de séduire Didier Deschamps. L’expérience acquisse en Allemagne et auparavant au PSG, lui permet de s’adapter à tous les systèmes imaginables à l’heure actuelle. Capable de se projeter dans une équipe jouant la contre-attaque, grâce à sa vitesse et sa percussion, il peut également se muer en gestionnaire dans une formation qui garde la possession et lui permettre de créer des espaces. La concurrence et le haut niveau sont par ailleurs son quotidien depuis ses 18 ans, de quoi le rendre imperturbable pour une potentielle intégration au groupe des Champions du monde.

Enfin, le Titi parisien est un excellent tireur de coup de pied arrêtés. La majorité de ses passes décisives proviennent d’ailleurs de ces corners et coup francs. De quoi le rendre plus séduisant vis-à-vis d’un Dimitri Payet pas encore retraité international mais possédant des caractéristiques similaires.

Si son arrivée en Equipe de France n’est pas à l’ordre du jour, Nkunku doit appréhender des échéances toutes aussi importantes pour son club. Encore en course en Ligue des Champions et à la lutte en Bundesliga avec le Bayern, Dortmund et Mönchengladbach pour le titre, une fin de saison en boulet de canon pourrait lui offrir un ticket de moins en moins improbable pour l’Euro 2020 avec les Bleus.

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