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Comment le Real Madrid a dominé le Barca?

Barcelone 1er, Real 2e, seulement 2 points d’écarts entre les deux équipes. L’occasion pour les premiers de s’envoler, pour les seconds de reprendre la première place. Le Real, avec 1 match nul et 2 défaites sur les deux derniers matchs, tentait de se relever, et le Barca cherchait à oublier le match nul -dans les deux sens du terme- contre le Napoli en milieu de semaine. Le Real l’a finalement emporté 2 à 0, et nous allons vous expliquer comment et pourquoi.

La bataille des 4-4-2, vraiment ?

Côté Real, Ramos et Varane protègent le but de Courtois, Carvajal et Marcelo, préféré à Mendy, occupent les ailes. Ils auront face à eux le tryptique Messi-Griezmann-Vidal, les deux premiers étant censés être les deux attaquants de pointe. Au milieu, la bataille fera rage entre Arthur, De Jong, Busquets qui font face à Casemiro-Kroos-Valverde. Isco sera chargé de soutenir Vinicius et Benzema, même si, comme pour le Barca, il est possible de les voir évoluer à 3 devant en 4-3-3 selon les phases offensives et défensives. Dans tous les cas, Piqué, Umtiti, Alba et Semedo tenteront de détruire les attaques adverses, même si Ter Stegen reste le dernier rempart.

Une première mi-temps à l’avantage Barca.

Dans les faits, le Barca défendait bien en 4-4-2, tandis que le Real affichait un 4-5-1. Valverde, du côté de Alba, défendait l’aile droite, tandis que Vinicius occupait l’aile gauche. Sur les 15 premières minutes, le Real se montre un peu plus dangereux que le Barca. Ces derniers, comme souvent ces derniers temps, faisant preuve de possession stérile. Le Real, quant à eux, jouent à fond les seconds ballons, contre-pressent et mettent 1 ou 2 fois à mal les catalans. A l’instar de Naples en milieu de semaine, le 4-5-1 du Real semble bien bloquer les possibilités de passes et les espaces. De plus, le Real prend des risques à la relance – ou Kroos est précieux, comme Isco- et tente de monter le ballon en cherchant le dos des latéraux. Sur ces phases là, les décrochages de Benzema permettent de créer des espaces et de monter la balle très rapidement. Mais, comme souvent, personne ne prend la place de Benzema, et les centres ne trouvent pas preneurs. A partir de la 30e, le rapport de forces s’inverse, et le Barca se montre très dangereux. Le Real recule, et le Barca parvient enfin à trouver de la profondeur. Si bien que, avec plus d’adresse, Arthur et Messi auraient pu ouvrir le score lors de leurs faces à faces respectifs. Le Real gère mal la profondeur, et les catalans en profitent.
De manière générale, le Barca aurait mérité de mener au score, mais n’as été réellement dangereux qu’un quart d’heure. Alors que le Real avait bien commencé et ne concédait presque rien, une mauvaise gestion de la profondeur les a mis en difficultés, alors qu’ils n’ont pas réussi à concrétiser leurs nombreux centres.

Zidane et ses hommes jamais inquiétés.

Benzema, homme clé de l’attaque madrilène. (Photo: RealMadrid)

Le début dela 2e mi-temps nous donne quelques indications: le Real est à nouveau à la recherche d’un bloc haut. Pour la première fois depuis la 25e, ils s’installent dans le camp Barcelonais. Ces derniers ne vont pas réussir à ressortir la balle, notamment à cause du contre pressing madrilène. Le bloc du Real amène beaucoup d’hommes dans le camp du Barca, ce qui permet de créer des décalages. Les catalans vont subir, subir, sans craquer. Benzema est l’élément central de l’attaque madrilène, créant par ses mouvements des décalages ou des espaces. Ces phases des possessions vont amener le but madrilène: après une longue période de possession, Kroos trouve Vinicius dans le dos de Semedo. Le brésilien, invisible jusqu’ici, n’est pas attaqué et Piqué couvre mal son but, ce qui offre à Vini l’opportunité de frapper -et donc-, de marquer.
Le Real va alors rentrer dans une phase de maîtrise, gardant le ballon tout en étant moins nombreux offensivement, et en empêchant toujours autant les Barcelonais de sortir. Et c’est là que se trouve le problème de Barca. Seul une passe laser de Busquets ou un exploit de Messi auraient pu permettre de ressortir. Et quand cela n’arrive pas… le match stagne, et le score s’alourdit même grâce à Mariano dans le temps additionnel, sur un exploit individuel de l’Espagnol.
Dans l’ensemble, le Real a donné l’impression, comme souvent, de ne jamais flancher ou presque. Bien que Courtois ait été déterminant, Zidane a su corriger le tir à la mi temps et canaliser des Barcelonais qui n’ont jamais su rétorquer.

Les clés du match.

Le contre pressing madrilène a étouffé les Barcelonais, qui n’ont pas su profiter de leurs phases de possessions pour être dangereux les rares fois ou ils ont pu ressortir.
Zidane a su donner la confiance aux joueurs d’aller chercher les Barcelonais plus haut, de conserver la balle. Benzema, Isco, Kroos ont beaucoup échangé, décroché et ont créé beaucoup de décalages.
Benzema est monstrueux. Décrochages, jeu en une touche, décalages, courses vers l’avant, déplacements sans ballons, il est l’avant centre que Sétien aimerai faire de Griezmann.
Courtois et Ter Stegen se sont livrés une bataille à distance, perdue par l’allemand qui a été délaissé par sa défense.
Zidane a su s’inspirer du travail de Naples cette semaine sur le 4-5-1 défensif, tout en étant beaucoup plus créatif offensivement.

Le Barca de Sétien souffre toujours des mêmes maux: manque de créativité offensive, de mouvements autour du ballon. Les milieux « latéraux », Vidal et Arthur, n’ont pas su assurer défensivement en laissant les latéraux en infériorité numérique. Zidane a su mettre à mal les faiblesses barcelonaises, en appuyant énormément du côté de Semedo avec Vinicius. Il a aussi su bloquer les forces des catalans, notamment avec Valverde sur le flanc droit chargé de bloquer Alba. Si le Barca aurait pu marquer dans le dernier quart d’heure de la 1er mi temps, ils n’ont jamais été dangereux en dehors de cela. Messi, Griezmann, De Jong sont mal utilisés, et quand l’exploit n’est pas là, les résultats ne suivent pas. Sétien a encore de grands défis à relever, et le résultat, le fond de jeu entrevus ce soir ne sont -hélas- pas motifs d’espoirs.

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