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Quand les sportifs s’investissent en politique

À première vue, les sportifs et la politique n’ont pas grand-chose en commun. Pourtant, nombreux sont ceux, qui se sont investis dans la vie politique de leur pays. De la France, au Brésil en passant par le Libéria, qu’ils soient footballeurs, boxeurs ou encore champions d’échecs, le CCS vous parle de ces sportifs, qui ont marqué les esprits du monde politique. 

Les incontournables français

De nombreuses grandes figures sur sport tricolore ont vécu de belles histoires d’amour avec la politique. En 1986, Guy Drut, champion Olympique, champion d’Europe, et treize fois champion du monde du 110 m haies, s’engage avec le Rassemblement Pour la France (RPR, parti gaulliste). Il est élu député de la cinquième circonscription de Seine-et-Marne jusqu’en 1995, puis de 2002 à 2007 sous l’étiquette de l’UMP. Mais la plus belle prouesse politique du recordman est bien-sûr, sa nomination en tant que ministre de la Jeunesse et des Sport dans le gouvernement d’Alain Juppé. Jean-François Lamour, deux fois champion olympique et champion du monde d’escrime, devient, lui aussi, ministre des Sport de 2002 à 2007 sous Jacques Chirac. Mais la reconversion qui a le plus marqué les esprits est certainement celle du champion de judo, catégorie poids lourd… David Douillet ! Le premier quadruple champion du monde et double médaillé d’or aux Jeux olympiques se lance en politique en 2009. Il choisit de rejoindre l’UMP et devient, en septembre 2011, ministre des Sport. Néanmoins, ses débuts en politique n’ont pas eu la même reconnaissance que ses exploits sportifs. Et ce qui va faire polémique, c’est son autobiographie « L’Âme du conquérant », 1998. En 2009, les médias décortiquent son récit, et le public n’en retiendra qu’une phrase « On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes ! » Pour la subtilité et la délicatesse on repassera… 

David Douillet
(Photo : LesEchos)

Les grandes figures étrangères

Aller, direction le Brésil maintenant où la reconversion politique est un classique. Après de nombreuses années de dictatures, de nombreux gouvernements souhaitent que la légende du ballon rond, Pelé, prenne en main le ministère des Sports. Après avoir refusé à deux reprises ce poste, Pelé l’accepte finalement pendant la présidence de Fernando Henrique Cardoso le 1er janvier 1995.  Le buteur brésilien occupera ses fonctions jusqu’en 1998, année du projet de loi appelé « loi Pelé », qui permet, à l’image de l’Europe, aux joueurs de s’engager où ils le désirent. Mais à la différence des sportifs français, c’est à gauche de l’échiquier politique que Pelé s’est placé, en soutenant notamment, les manifestations de 2014 contre l’organisation du Mondial au Brésil. Au Libéria, c’est une immense figure du football qui s’est illustrée en politique. Il s’agit évidemment de George Weah. Après un premier échec en 2005, le premier africain à remporter le ballon d’Or se représente aux élections présidentielles en 2017. Et c’est la consécration. L’ancien footballeur est élu président de la République du Libéria. Mais en arrivant dans l’arène politique, George Weah était certainement loin de s’imaginer qu’il s’aventurait sur un terrain bien glissant. Le Libéria traverse en effet une grave crise économique, et de nombreux manifestants demandent la démission de l’ancien joueur du psg. La carrière politique de Weah est de plus en plus compliquée et ce dernier doit redoubler d’efforts pour tenter de répondre aux attentes de ses compatriotes. 

Le roi Pelé
(Photo : l’Internaute)

Ceux, dont l’engagement a créé la controverse

Si certains se sont illustré dans la vie politique de leur pays, d’autres, ont plutôt créé la polémique. Le champion d’échecs Garry Kasparov en est le parfait exemple. Considéré comme le plus grand joueur du XXe siècle, Kasparov est un fervent opposant de Vladimir Poutine. Il devient l’un des principaux animateurs du mouvement de l’Autre Russie. En 2008, Gary Kasparov est propulsé candidat à la présidentielle contre Poutine. Mais le champion d’échecs doit finalement renoncer en milieu de campagne à cause de la forte censure de la presse, de menaces et d’intimidations. Garry Kasparov choisit finalement l’exil aux États-Unis et a obtenu, en 2014 la nationalité croate. Enfin, controverse ou plutôt total flop pour le boxeur philippin Manny Pacquiao qui n’a pas attendu la fin de sa carrière pour se reconvertir. Député, acteur, basketteur et même chanteur, le philippin joue de sa notoriété et devient député de la province de Sarangani. Mais rien ne vaut la qualité plutôt que la quantité… En 2014, lors de son premier essai en tant que basketteur, le boxeur ne met pas un seul panier. Outre cette tentative malheureuse, Manny Pacquiao s’essaie au cinéma puis au chant, mais sans grand succès. 

Garry Kasparov
(Photo : Wikipédia)

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