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Volley: Une ferveur populaire qui ne fait pas l’économie

Le volley n’est pas le sport qui rencontre le plus de ferveur populaire. Mais au-delà des clichés, les ambiances pendant les matches sont fantastiques et les suspporters des clubs savent se montrer au rendez-vous. Cependant, ce sport ne rencontre ni un engouement médiatique. A tel point que les droits TV ont du mal à trouver acquéreur. (Photo NR, Mickaël Pichon)

Tours. Samedi 7 mars. 18h59. Ce soir là, le Stade Poitevin Volley Beach se déplace en Indre et Loire. Septième au classement, ils affrontent le leader, au palmarès bien garni. Pour l’occasion les supporters n’ont pas hésité à faire les 107 kilomètres qui séparent les deux villes pour supporter leurs protégés. Dès l’annonce, dans la salle on entend que. A coup de tambour, de cris et de clapets, le ton est donné. Pourtant, malgré les belles ambiances retrouvées dans des salles comme ce samedi soir, avec des supporters qui donnent plus de voix que les locaux, le Volley est souvent un sport mis de côté.

Salle Robert Grenon pour Tours-Poitiers. Photo Rémy SAVARIT

Les droits TV, bien loin des strass et des paillettes

On connaît tous les grandes rencontres internationales de Volley. Les Tournois de Qualifications Olympiques, les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde, d’Europe, enfin bref tout ce qui touche à Earvin Ngapeth, ou plus globalement à la Team Yavbou, le surnom donné à cette équipe de France. D’ailleurs, celui qui avait été formé à Poitiers, avait expliqué le pourquoi du comment de ce surnom dans les colonnes du Figaro, une nouvelle identité apparue après avoir passé quatre sets au Brésil un soir de novembre 2013: « Des potes à moi m’ont dit avant le match, que les Brésiliens, il fallait les Bouillave. » « Yavbou » est donc tiré du verlan « bouillave ».

La Team Yavbou en 2017 après avoir remporté la Ligue Mondiale. Photo AFP

Mais cette ferveur médiatique qu’a connu l’équipe de France, l’a moins été pour la Ligue A de volley, le plus haut niveau national de ce sport. Détenus par la Chaîne l’Equipe depuis 2015, les droits TV de cette compétition ne vont progressivement plus rentrer dans les plans, au même titre que la Ligue A féminine. En 2017, ils feront même le choix de diffuser en différé ces rencontres. A ce jour, les droits sont détenus par la chaîne télévisée du Comité National Olympique et Sportif Français, prénommé « Sport en France ». Très peu connue du grand public, elle est pourtant facilement accessible sur internet, puisqu’elle est accessible sur différents bouquets. Un peu de visibilité, mais beaucoup de difficulté pour la trouver, car, en juin 2018, la Ligue Nationale de Volley décide de lancer une consultation afin d’acquérir les droits TV. Faute de diffuseur, elle va ensuite décider de lancer sa WebTV pour retransmettre tous les matches de championnat. Un système ayant, afin de permettre la mise en place du challenge vidéo, qui est estimé à 30 000 € par club. A titre d’exemple, voici les tarifs qui étaient proposés aux internautes (chiffres tirés de médiasportif.fr):

  • Abonnement Ligue A Masculine : 7 € 99 par mois ou 39 € 99 par saison
  • Abonnement Ligue A Féminine : 4 € 99 par mois ou 19 € 99 par saison
  • Abonnement Ligue B Masculine : 4 € 99 par mois ou 19 € 99 par saison
  • Abonnement 3 Championnats (LAM, LAF et LBM) : 9 € 99 par mois ou 49 € 99 par saison

L’ambiance, le coté extraordinaire de ce sport

Même si aujourd’hui, le volley est un peu en retrait médiatiquement, certainement par la force économique des choses, il n’est pas mis de coté par les fans de ce sport, qui savent se transcender pour emmener leur équipe jusqu’à la victoire. Ce sport n’a pas que des mauvais côtés. Un travail de tous les instants, que ce soit grâce aux tambours, aux drapeaux, ou juste par le son de leurs voies en chœurs ou de leur mains qui se tapent à l’unisson pour faire raisonner un clapping presque aussi magnifique que celui des Islandais.

La communion entre les joueurs de Poitiers et leur public après la victoire face à Tours. Vidéo France 3 Poitou-Charentes

C’est ce qui se passe ce samedi 7 mars dans cette salle Robert Grenon. Les supporters de Poitiers sont présents, une centaine à avoir fait le déplacement et à s’être réunis dans un parcage qui leur était réservé. Mais malgré ça, la salle faisait presque salle comble avec 2 786 personnes, même si les visiteurs trouvaient le moyen de donner plus de voix et de conduire leur équipe à la victoire (ndlr, Poitiers a remporté la rencontre trois sets à deux).

Le Volley, c’est aussi la petite musique entre chaque points. Celle qui fait danser le public. Ce soir là, ce grand complexe ne déroge pas à la règle. Les musiques se succèdent et ne sont jamais les mêmes. Le rythme du match monte en puissance petit à petit et les points deviennent de plus en plus disputés. Entre plongeons, sauvetages au filet, blocages, réceptions spectaculaires, et joueurs qui détruisent les panneaux publicitaires après un surplus de lancé, le volley reste malgré tout un sport spectaculaire, que ce soit de part son ambiance ou par son jeu. Au même niveau qu’une ambiance au sein d’une salle de basket.

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