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Getafe: Le nouvel Atlético?

Triomphant de l’Ajax d’Amsterdam en seizièmes de finales et étant dans la course pour une qualification en Ligue des Champions dans le championnat Espagnol, le Getafe de Bordalàs impressionne et est l’une des équipes de cette saison 19/20. Comment, ce club de banlieue entend se faire une place à Madrid entre le Real et l’Atletico ?

Triomphant de l’Ajax d’Amsterdam en seizièmes de finales et étant dans la course pour une qualification en Ligue des Champions dans le championnat Espagnol, le Getafe de Bordalàs impressionne et est l’une des équipes de cette saison 19/20. Comment, ce club de banlieue entend se faire une place à Madrid entre le Real et l’Atletico ?

Un Renouveau incarné par le Général Bordalàs

Alors que Londres fait office de ville d’Europe possédant le plus de clubs pros en Europe (5 en Premier League, 4 en Championship, 2 en League One et 1 en League Two), une autre capitale européenne se démarque de plus en plus niveau ballon rond. Et cette ville, c’est la capitale espagnole qui compte déjà les Merengues du Real, les Colchoneros de l’Atletico, doivent aujourd’hui faire face au Deportivo Leganes mais surtout au Getafe CF. Et si les Azulones réalisent leur meilleure saison des années 2000 (5è de Liga, Huitièmes de Finale d’Europa League), l’équipe du sud de Madrid revient de loin. A l’issue de la saison 2015/2016 et d’une avant dernière place en Liga, Getafe descendra en Liga Adelante. C’est donc à ce moment là que le club de Getafe va prendre une dimension de grand club espagnol. Et la décision la plus importante fût certainement de confier l’équipe première au « Petit Mourinho » José Bordalas. Alors que le natif d’Alicante est devenu champion de D2 espagnole avec le Deportivo Alaves, le club basques, des suite d’une nouvelle ambition sportive, choisi de se séparer de son entraineur. En quête d’un nouveau challenge, José Bordalas va donc choisir d’accepter le projet madrilène et de rester dans l’anti-chambre de la Liga. Et le tacticien a eu le nez creux puisque depuis que les madrilènes sont remontés en Liga (2016/2017), Getafe s’est toujours maintenu sans grandes difficultés. Mieux encore, l’équipe a toujours fini dans le top 10, avec une 5ème l’an dernier qui leur permet de jouer une coupe d’Europe pour la troisième fois de son histoire. Pour parvenir à ses fins, l’entraineur s’appuie sur des principes bien loins de préjugés que l’on peut avoir sur le football espagnol.

Entre Cholismo et Armée Romaine

Lorsque Diego Simeone reprend les Rojiblancos de Madrid en 2011, les principes de grinta, de courses permanentes et de sens du sacrifice donnent lieu à la naissance du Cholismo. L’équipe de Bordalas s’appuie sur des principes similaires pouvant se résumer à la maxime « un pour tous et tous pour un ». L’ancien attaquant international espagnol Alfonso Perez décrit le jeu de Getafe comme « Une solidarité qui devient essentielle dans leur tactique, surtout sur le plan défensif. Sur le terrain, j’ai l’impression que les joueurs ne s’arrêtent jamais de courir et d’aller au charbon (…) Getafe, c’est le sacrifice dans l’unité. » Ainsi, José Bordalas résume les principes de son équipe comme « Une façon de jouer liée à la structure des armées romaines. Elles montraient qu’en étant liées et en avançant ensemble dans la même direction, on était plus fort. À moins d’avoir un alien comme Messi à Barcelone, une équipe doit ramer dans la même direction sinon c’est difficile. Le groupe doit être uni, c’est l’une des vertus permettant d’avoir les meilleurs résultats ». Le général Bordalas s’appuie donc sur un 4-4-2 à plat laissant volontiers la possession à ses adversaires. Néanmoins, lorsqu’il s’agit d’aller au pressing, et d’harceler les adversaire, la légion madrilène possède des soldats de grandes qualité. Entre les deux revanchards Jaime Mata et Jorge Molina devant, le double pivot de chiens fois Mauro Arrambari – Nemanja Maksimovic et les cotés ou Curcurella et Nyom, les ailiers, peuvent permuter avec Oliveira et Suarez, leur latéraux, Les équipes qui ont affronté les Azulones sont souvent tombé sur un casse-tête insolvable. En démontre la double confrontation face à l’Ajax qui a littéralement fait disjoncter les partisans du « beau jeu » comme Ten Haag ou l’ex ajacide Frenkie De Jong. Finalement, le Getafe de Bordalas est l’antithèse du football du possession qui est décrit comme « le beau football ». Néanmoins, en étant pragmatique et conscient de ses forces, Getafe propose des prestations loin d’être ennuyantes. Une preuve qu’il est possible de miser sur des valeurs mentales et de les transposer sur le terrain avec une organisation travaillée et sans tomber dans la facilité du « tous derrière ».

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