A l'affiche NFL

Joyeux anniversaire à… Peyton Manning (44 ans)

Aujourd’hui, mardi 24 mars, souhaitons un excellent quarante quatrième anniversaire à celui qui s’est imposé comme l’un des meilleurs quarterbacks de l'histoire de la NFL : Peyton Manning.

En ces jours de confinement, l’actualité sportive est proche du palmarès collectif de Dan Marino. L’occasion pour le CCS de réviser son éphéméride et de se focaliser sur ces sportifs qui fêtent leur anniversaire dans les jours à venir. Toujours en activité, à la retraite ou partis trop tôt, nous choisissons des joueurs ou joueuses qui ont marqué la mémoire collective du sport.

Aujourd’hui, mardi 24 mars, souhaitons un excellent quarante quatrième anniversaire à celui qui s’est imposé comme l’un des meilleurs quarterbacks de l’histoire de la NFL : Peyton Manning.

Peyton Manningc’est quoi ?

C’est tout d’abord une affaire de famille. Archie Manning, le père, a été l’un des quarterbacks vedettes des New Orleans Saints, dans les années 1970. Eli, le frère cadet, drafté en 2004 et jeune retraité, a occupé le même poste aux New York Giants durant 16 saisons. Avec eux, il remporte deux Super Bowl, en 2008 et 2012. Sa première bague de champion, il l’a décroche un an après son frère ainé, auquel il a également succédé au palmarès de MVP de la finale. Même s’il ne se sont jamais affrontés au Super Bowl, les deux frères se sont retrouvés face-à-face à trois reprises, pour ce que les médias américains ont surnommé le « Manning Bowl ». A chaque fois, Peyton l’a emporté face à son jeune frère.

C’est une carrière incroyable avec les Indianapolis Colts. Drafté en 1998 en première position, il fut titulaire dès ses débuts, disputant 208 de saison régulière (227 en comptant les séries éliminatoires) jusqu’en 2011, indéboulonnable. Dans le même temps, il devient le plus grand joueur de l’histoire de la franchise, en remportant 8 titres de division, 2 titres de conférence et un Super Bowl, décroché en 2007, face aux Chicago Bears (29-17). Sur le plan individuel il marque également l’histoire. A l’issue de la saison 2009, il est nommé MVP pour la quatrième fois (2003, 2004, 2008 précédemment), une première dans l’histoire. Il efface Brett Favre (3 trophées de MVP) et relègue loin au palmarès Joe Montana (2) ou Steve Young (2), entre autre. Cependant, la même année, il s’incline face à l’un de ses principaux rivaux, Drew Brees, au Superbowl XLIV (31-17). Indisponible durant la saison 2011 à cause de ses problèmes au cou, qui le gêne depuis quelques années, il devient indésirable aux yeux de sa franchise de toujours. Alors qu’ils viennent de lui signer un nouveau contrat mirobolant, les Colts s’en séparent à l’intersaison 2012.

C’est enfin un retour incroyable à 35 ans, alors que l’on croit Manning perdu pour le football. Désireux de continuer, il choisit de se lancer un nouveau défi, aux Denver Broncos. Choix payant, conseillé par la légende locale, John Elway, il enchaine les succès avec la franchise du Colorado. Preuve en est avec une saison 2013 de très haute facture, marquée par 55 touchdowns, qui lui permet de remporter un cinquième titre de MVP et de viser une deuxième bague. Cependant, même à la tête de l’attaque la prolifique de la ligue, il s’incline lourdement au Superbowl XLVIII contre les Seahawks de Seattle (43-8). Partie remise, deux ans plus tard, à 39 ans et malgré des statistiques nettement en baisses, il remporte le très symbolique Superbowl 50 contre les Carolina Panthers 24-10). Mettant ainsi fin à une carrière très riche, notamment en record (55 au total) dont celui d’avoir battu l’ensemble des 32 franchises de la ligue, d’avoir lancé pour 71 940 yards à la passes ou encore d’avoir obtenu la performance parfaite de 158,3 à quatre reprises.

La carrière de Peyton Manning en stat (Source : Touchdown actu)

Mon souvenir de Peyton Manning : Thanksgiving 2004 contre Détroit

En cette saison 2004, Manning est au sommet de son art. MVP en titre, le sheriff est intenable et semble en capacité de faire le back-to-back. Malgré une défaite in extrémis face à son rival de toujours, Tom Brady, lors de l’opening night de la saison, Manning mène les Colts de victoire en victoire (7-3). Déjà auteur d’une incroyable performance quelques semaines auparavant contre les Packers avec 5 touchdowns à la clé, il reste sur quatre matchs de suite avec au moins 4 touchdowns à la passe, record qu’il partage à ce-moment là avec Dan Marino. Thanksgiving étant une fête qui se célèbre autour d’une bonne dinde, il ne déroge pas à la règle en découpant les Lions de Détroit. L’addition est lourde pour ces derniers, une défaite 41-8 et une feuille de stat quasi parfaite pour Manning : 23/28 au lancé, 6 touchdowns à la passe en moins de trois quart-temps, Reggie Wayne, Marvin Harrison et Dallas Clark étant là pour en profiter. Il établit dès lors son record personnel (qu’il battra en 2013 en lançant 7 touchdowns contre les Ravens) et dépasse Dan Marino.

« Quand il sera à la retraite, on comparera tout le monde à Peyton Manning, c’est certain« , déclare un Stokley admiratif après le match. Pour éviter l’indigestion, Manning ne l’a d’ailleurs pas terminé, sortant à la fin du troisième quart et laissant sa place à Jim Sorgi, ainsi que la possibilité d’égaler (ou dépasser) le record de touchdown à la passe au cours d’un match (7). Peu importe, il termine la saison avec un total de 49 TD, 4557 yards, seulement 10 interceptions pour une évaluation record de 121,1. Suffisant pour décrocher un deuxième trophée de MVP. Malheureusement, la finalité collective n’est pas au rendez-vous et Brady prend une nouvelle fois le dessus en série éliminatoire (20-3). Manning est intercepté 4 fois ce jour-là et confirme ses difficultés à survoler les playoffs.

Qu’est-ce que le sport retient de Peyton Manning ?

Tout au long de son parcours, Manning porte l’image d’un homme qui n’est pas des Big Game. En début de carrière, ses échecs en playoffs étaient un thème récurent. Et au Super Bowl gagné par les Colts, il a rendu une fiche de 25/38 pour 247 yards, 1 touchdown et une interception, pour une évaluation honnête de 81,8 face à la défense, réputée solide, des Bears. Mais rien de flamboyant. Il s’est par ailleurs incliné face à Brees au Superbowl en 2010 (88,5 d’éval contre 114,5 au Saint) puis à une connu une déconvenue en 2013 face aux Seahawks, lors de son 3ème rendez-vous. Enfin sa bague gagné avec les Broncos est surtout dû à la solide performance défensive de ses coéquipiers. Pourtant il parait indiscutable qu’il figure dans la courte liste des prétendants au titre de meilleur quarterback de l’histoire. .

Pour cause, il est incontestablement le meilleur joueur de l’histoire des Colts. Et pour cela Peyton Manning a été immortalisé par la franchise. Depuis le 7 octobre 2017, une statue trône à proximité du Lucas Oil Stadium. Son numéro 18 a également été retiré, il est le premier joueur des Colts version Indianapolis à obtenir cet honneur. Enfin il a été intronisé au Ring of Honor de la franchise. C’est évidemment très mérité pour Peyton Manning, qui a joué 13 saisons sous les couleurs d’Indianapolis. Sélectionné par les Colts avec le premier choix de la Draft 1998, Manning a fait de cette franchise une place forte de l’AFC dans les années 2000. MVP à quatre reprises avec Indianapolis, il a guidé son équipe à 11 qualifications en playoffs, deux participations au Super Bowl et un titre de champion. Son court, mais intense, passage au Broncos a révélé sa capacité à gagner quelque soit le contexte, surtout à 35 ans.

Sa formidable éthique de travail y est à l’origine. Son jeu, son sens de l’anticipation et sa connaissance des tactiques sont unanimement salués par ses pairs. Passeur excellent dans les zones courtes et intermédiaires, il se distingue par sa mécanique physique bien huilé qui combine jeu de jambe, taille et vision du jeu pour faire de la poche son terrain de jeu. Enfin sa personnalité et sa classe en ont fait un des visages incontournables de la NFL depuis plus de 20 ans. En 2016, grâce à ses nombreuses et réputées apparitions dans les spots TV (notamment avec son frère et son père), il restait deuxième au classement du merchandising de la ligue derrière Brady. Leur rivalité a favorisé l’expansion économique de celle-ci au travers de leurs 17 duels, à la manière de Nadal et Federer dans le tennis.

Laisser un commentaire

%d bloggers like this: