Ils ont marqué la décennie Les Douceurs du CCS Omnisport

Ils ont marqué la décennie : Mo Farah, le joyau de la couronne

En cette période creuse, confinement oblige, de l’activité sportive, le Café crème sport vous propose de revenir sur les sportifs qui ont fait les années 2010. Si aucun classement ne vous sera proposé, l’idée est de vous proposer le gratin des athlètes de la dernière décennie. Domination, longévité, record, personnalité, tout les facteurs seront pris en compte. Pour son troisième épisode, le CCS change de sport et traverse l’Atlantique pour parler d’une légende de l’athlétisme.

Sir Mohamed Farah. Un titre de noblesse, décerné par la reine d’Angleterre pour service rendu, qui en dit long sur l’impact d’un sujet britannique. Au vu de son palmarès, c’était une évidence que Mo Farah reçoivent cette honneur ultime. Le gamin de Mogadiscio a, en 10 ans, remporté tout ce qu’il était possible de gagner. Ultra dominant, charismatique, il est devenu au cours de cette décennie passé une véritable star des pistes.

«Fly Mo» avait 27 ans en 2010. Le début de l’âge doré pour un athlète de fond. Si il avait déjà montré de belles qualités en cross ou sur les tartans, il était difficile de voir en lui une future légende de son sport. En 10 ans, l’anglais à participé à 30 courses international, entre 3000 m et Marathon, entre championnat par équipe européen et Big Half, le semi marathon mythique se déroulant à Londres. Le bilan? 28 podiums, 23 victoires. Une domination le plaçant sans aucun conteste parmi les 5 plus grands fondeurs de l’histoire. Bien sur, c’est sur 5000 mètres et 10 000 mètres qu’il a écrit ses plus belles lignes. Admirable de résilience, possédant un finish ahurissant, il a du jouer yeux dans les yeux avec les coureurs de nation d’Afrique de l’Est, souvent en supériorité numérique lors des ultimes tours et jouant en équipe. Mais, très souvent, la pointe de vitesse et la science tactique du britannique avait raison de la concurrence.

Comme pour les autres athlètes de cette liste, c’est évidemment aux Jeux Olympiques que l’on marque l’histoire. Mais, lorsque vous avez la chance de participer à des JO à domicile, l’ampleur est encore plus grande. A Londres, en 2012, Mo Farah va être une des grandes stars des Jeux Olympiques. Arrivant en favori, il va devenir le 6ème homme à réaliser le doublé 5000m-10 000m. Sur les 2 courses, la même tactique, esseulé, il se porte en tête à la cloche grâce à une accélération violente et, irrémédiablement, au train, fait exploser tout les adversaires encore accroché à ses baskets. Une performance exceptionnelle qui n’est que le début de l’ère Mo Farah.

S’en suivront, 4 ans plus tard, un second doublé 5000-10 000, qui n’avait pas été réalisé aux JO depuis Lasse Viren en 1972-1976. Si sur 5000 mètres, il utilise la même tactique qu’à Londres, son chef d’œuvre olympique est son 10 000 mètres brésilien. Tancé comme jamais, il chute aux alentours de la mi course. Il revient et est attaqué très fortement par Paul Tanui. Le kenyan arrive en tête dans la dernière ligne droite, mais, au sprint, il ne peut résister à la pointe de vitesse de Farah. Imbattable, l’ogre anglais se retire donc avec 4 médailles olympiques.

Mais il y’a une vie en dehors des JO. 6 fois champion du monde, dont 2 doublés à Moscou en 2013 et à Pékin en 2015. En 2017, à Londres, si il remporte le 10 000 mètres, il fini sa carrière sur piste par une médaille d’argent sur 5000 mètres. Attaqué par 3 éthiopiens à la cloche, il perd quelques mètres et sa formidable dernière ligne droite ne peut le faire gagner, laissant l’honneur à Muktar Edris de devenir le 1er athlète à battre Mo Farah dans une grande compétition depuis…2011 et Ibrahim Jeilan, autre éthiopien, vainqueur sur la plus longue des 2 distances.

Mais quand on domine sur ses distances, la transition vers le marathon est naturel. Pour son premier, il signe une 8ème place à Londres en 2h08. Désormais spécialisé dans la discipline, il possède un record en 2 h 05 min 11 s, ce qui a fait de lui le recordman d’Europe jusqu’en décembre 2019. Recordman de Grande Bretagne de bon nombre de distance, il est également recordman d’europe du 10 000 mètres et…du 1500 mètres, discipline qu’il n’a jamais pratiqué en grand championnat, mais qui montre la vitesse de Farah, ainsi que son incroyable capacité à transformer tout ce qu’il touche en or.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :