Sélections nationales

Euro 2020 : Ce qu’on aurait aimé voir cet été

L’information est officielle depuis plusieurs jours maintenant, l’Euro 2020 de football qui devait avoir lieu cet été a été reporté à l’an prochain. Au grand damne des passionnés, il faudra donc patienter encore de longs mois pour voir les sélections nationales se disputer le titre détenu par le Portugal de Cristiano Ronaldo. Toutefois, on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qu’il aurait pu se passer dans les 12 stades européens si la compétition n’avait pas été impactée par la crise sanitaire mondiale connue actuellement.

L’information est officielle depuis plusieurs jours maintenant, l’Euro 2020 de football qui devait avoir lieu cet été a été reporté à l’an prochain. Au grand damne des passionnés, il faudra donc patienter encore de longs mois pour voir les sélections nationales se disputer le titre détenu par le Portugal de Cristiano Ronaldo. Toutefois, on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qu’il aurait pu se passer dans les 12 stades européens si la compétition n’avait pas été impactée par la crise sanitaire mondiale connue actuellement.

Le format de la compétition et les supporters

La première curiosité de cette compétition est évidemment son nouveau format. Il y a quatre ans déjà, une première innovation avait fait grand bruit : le passage de 16 à 24 équipes. Avec cette nouvelle formule, il était possible de se qualifier pour le premier tour à élimination directe en terminant troisième de son groupe. Cette année encore, ces dispositions avaient été confirmées. Mais une nouvelle innovation avait pointé le bout de son nez. Idée phare de Michel Platini, l’Euro dans toute l’Europe avait été annoncé. En effet, 12 villes hôtes ont été désignées à travers le Vieux Continent, dans 12 pays différents. Cette décision n’a pas manqué de faire parler. Et si tout le monde s’accorde à dire que beaucoup plus de supporters auraient eu l’occasion d’assister à une rencontre de l’Euro, certaines critiques ont également été formulées sur ce dispositif.

La carte des villes hôtes (Photo : RTL.fr)

Retrouvera-t-on l’ambiance « Euro » dans les villes d’un seul et même pays ? Les déplacements d’un pays à l’autre ne seront-ils pas trop éprouvants ? Les équipes jouant tous leurs matchs de poule à domicile sont-elles avantagées ? Les interrogations sont nombreuses et légitimes, et il aurait été intéressant d’y répondre dès cet été. Une chose est certaine, ce nouveau format sera dépaysant, et certains pays ne pouvant pas se permettre d’accueillir l’ensemble de la compétition pourront bénéficier d’un éclairage sur leurs structures, leur pays, et leur économie. La Roumanie, la Hongrie ou encore l’Écosse vont avoir l’occasion de recevoir des joutes européennes animées, et on imagine déjà la découverte de nouveaux chants de supporters faire le tour du monde.

L’état de forme des Bleus

La principale interrogation sportive du peuple tricolore était évidemment de savoir à quel niveau arriverait la sélection de Didier Deschamps. Ousmane Dembélé, Paul Pogba, Samuel Umtiti, Ngolo Kanté… Autant de champions du monde blessés au cours de la saison et dont on peinait à prédire le niveau au mois de juin. Nombreuses ont été les voix à s’élever pour clamer une nouvelle fois la bien connue « chatte à Deschamps », lui qui voit cette échéance s’éloigner un peu et lui donner un an de plus pour établir une liste de 23 joueurs en pleine forme. Mais il ne faut pas occulter la possibilité que le constat soit semblable (ou pire) l’an prochain. De plus, de nombreux joueurs commencent à approcher de leur fin de carrière et la perspective d’avoir une saison de plus dans les jambes n’enchante pas tout le monde. Cela laissera peut-être le temps à Olivier Giroud de confirmer son retour au premier plan à Chelsea, ou de trouver un nouveau club par exemple. Antoine Griezmann sera peut-être plus épanoui l’an prochain tout comme son coéquipier Samuel Umtiti ou encore son ami Florian Thauvin.

Toutefois, que se serait-il passé si l’Euro avait du se tenir cet été ? La chance aurait pu être donnée à d’autres, comme Wissam Ben Yedder, Houssem Aouar, Anthony Martial… Autant de joueurs qui devront réaliser un exercice 2020/2021 au moins aussi convaincant que l’actuel pour confirmer leurs bonnes dispositions. L’occasion manquée de découvrir des petits nouveaux donc, mais aussi d’assister à l’avènement de joueurs voulant rentrer dans l’histoire du haut de leurs 21 ans, comme Kylian Mbappé évidemment. La France entière l’imaginait déjà, terrassant l’Allemagne dès la phase de poule, ou écartant les Belges en demi-finale. Il faudra patienter pour voir le natif de Bondy faire vibrer Wembley lors du dernier carré. Cette attente permettra peut-être aussi au jeune Eduardo Camavinga de continuer sa progression fulgurante, même s’il aurait pu bénéficier de la méforme d’un Pogba ou d’un Kanté.

Martial retrouvera-t-il les Bleus pour l’Euro? (Image : CCS)

Les pépites de la saison européenne

Tout comme Eduardo Camavinga, d’autres pépites du foot européen avaient l’occasion de se révéler définitivement aux yeux du grand public cet été. Le premier de la liste : Erling Braut Haaland évidemment. Les 6 premiers mois de la saison à Salzbourg ont impressionné l’Europe, et ses premières semaines sous les couleurs du Borussia Dortmund ont placé son nom dans l’esprit de tous les amateurs de football. Avec 40 buts en 33 matchs, le prodige norvégien nourrit des espoirs de gloire internationale, tout comme ses coéquipiers Martin Ødegaard, Sander Berge et Kristoffer Ajer pour ne citer qu’eux (le CCS vous en parlait ici). Avec de tels talents, on peut légitimement imaginer que la sélection nordique parvienne à s’extraire des barrages, lors desquels elle sera opposée à l’Écosse, Israël et la Serbie, pour ensuite retrouver l’Angleterre, la Croatie et la République Tchèque dans le groupe D.

Coéquipier de Haaland à Dortmund, Jadon Sancho aspire également à briller au niveau supérieur. Dans une équipe d’Angleterre qui peine à être réellement enthousiasmante, l’ailier virevoltant du Borussia à une place à prendre aux côtés de Raheem Sterling et Harry Kane. Si son avenir fait les gros titres de la presse sportive anglo-saxone, ce n’est pas simplement pour savoir où il jouera l’an prochain, mais aussi pour savoir quel est réellement son niveau de jeu. Quoi de mieux qu’un Euro dont les ultimes matchs se joueront à Londres pour mettre tout le monde d’accord ? Les Anglais bénéficient d’un groupe abordable pour une sélection de cet acabit, et ils seront attendus au tournant lorsque les matchs à élimination directe viendront. Sancho pourra-t-il être l’homme fort des Three Lions ?

D’autres sélections regorgent de jeunes joueurs que le monde attend de découvrir : le Portugal de Joao Felix, l’Espagne et sa pépite Dani Olmo, le suédois Kulusevski… Autant de grands joueurs en devenir qui ne demandent qu’à briller en sélection. Et les fans de foot ne demandent qu’à les voir de plus près ! L’Allemagne également peut compter sur une jeune génération brillante, portée notamment par Kai Havertz. On ne sait plus où donner de la tête tant les talents sont nombreux.

Le renouveau des Pays-Bas et la revanche belge

Mais s’il y a bien une nation qui regorge de futurs cracks, ce sont bien les Pays-Bas. Tout d’abord, on retrouve les héros de l’Ajax Amsterdam de la saison dernière. Frenkie De Jong, transféré au Barca cet été, et Mathijs De Ligt parti à la Juventus de Turin sont les fers de lance d’une génération talentueuse et affamée. Après de longues années sans connaître les joies d’un parcours européen honorable, la sélection hollandaise a tout pour retrouver sa splendeur d’antan. Virgil Van Dijk, sans doute le meilleur défenseur du monde à l’heure actuelle, en est le patron, tandis que le Lyonnais Memphis Depay endosse avec réussite le rôle de leader offensif. Ces quatre joueurs de renoms encadrent des pépites tout aussi prometteuses. L’AZ Alkmaar en particulier pourrait être le principal fournisseur de la sélection nationale des Oranje, en raison de la qualité de ses jeunes footballeurs. Finalistes de la première édition de la Ligue des Nations, les Hollandais compte bien confirmer leur retour au premier plan.

Enfin, la dernière attraction que l’on peut noter, surtout en France, c’est la performance de la Belgique. En effet, les voisins des Néerlandais aspirent à enfin remporter un trophée international. Deux ans après leur demi-finale perdue face à l’Équipe de France, la sélection des Diables Rouges est motivée comme jamais. Portés par un Kevin De Bruyne étincelant, les Belges nourrissent de grands espoirs et compte bien le montrer. Romelu Lukaku retrouve du temps de jeu et de l’efficacité du côté de l’Inter Milan, tandis qu’Eden Hazard aura a cœur de faire oublier sa première saison en demi-teinte du côté du Real Madrid. Alors à quoi peut-on réellement s’attendre en ce qui concerne la Belgique ? S’ils ont un créateur hors-pair en la personne de KDB, un leader offensif en Hazard, et un roc dans les buts avec Thibaut Courtois, les Belges ont aussi quelques lacunes, et une nouvelle génération qui peine à réellement s’imposer. La génération dorée est vieillissante, oui, mais elle est aussi surmotivée. Attention à la Belgique, qui voudra offrir pour de bon une coupe à ses égéries.

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