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Les 5 plus grandes surprises de l’Histoire de la boxe #2 : Mike Tyson terrassé par Buster Douglas

Aujourd’hui marque la suite d’une série qui va vous raconter, en cinq éditions, les plus grands upsets de l’Histoire de la boxe. Le « noble art » est, lui-aussi, victime du modèle aléatoire du sport. C’est à dire qu’à tout moment, David peut battre Goliath et ainsi faire taire des pronostics qui, dans la boxe, sont vecteurs d’une énorme pression sur le favori. Pour l’outsider voire le sparring partner parfois, il s’agit de mettre en avant ses valeurs humaines pour ne pas être assommé par autre chose que la fureur du poing. Deuxième épisode aujourd’hui, avec un flashback qui nous emmène en 1990.

Douglas-Tyson : les états de forme en 1990

Buster Douglas, l’irrégularité… et puis Don King

Il est en boxe de ces affiches qui ne souffrent d’aucun suspens lorsqu’il s’agit de faire des analyses avant-combat. Cette affiche entre James « Buster » Douglas et Mike Tyson est un classique du genre. Qui donc est Buster Douglas en 1990 ?

Boxeur né à Columbus dans l’Ohio, Buster Douglas présente un physique flatteur aux débuts de sa carrière professionnelle en 1981. 1m92, 211cm d’allonge, les mensurations sont tout à fait convenables pour exister dans l’immense catégorie des poids lourds. Mais son début de carrière est, pour ainsi dire, irrégulière, et ce terme est tout sauf choisi au hasard. Sa carte de boxeur enfle modestement au fil des mois et ses adversaires sont tout aussi moyens. Il perd même par TKO face à un boxeur comme David Bey pour sa première en pro, lançant alors une carrière à la carte très faible (18-11-1). Les victoires restent une constante dans le début de carrière de Buster Douglas mais l’adversaire au bilan le plus flatteur jusqu’en 1984 – année qui marque une rupture pour Douglas – n’est autre que Steffen Tangstad, inconnu du grand public mais double champion d’Europe chez les lourds dans le courant des années 1980. Lors de ce combat, les deux protagonistes n’ont pas réussi à se départager sur leur niveau de boxe. Match nul. Peu à peu, la carrière du poids lourd américain devient banale et ne prend pas la tangente espérée.

Puis vient 1984. Douglas excelle dans l’irrégularité donc, jusqu’à son poids sur la balance. Il oscille entre 97kg et 117kg selon les témoignages et cet écart est incommensurable en boxe. Comment peut-on travailler tactiquement, comment peut-on asseoir un style et surtout comment peut-on durer en ayant des écarts de poids aussi béants que ceux-là ? Il semble impossible de voir Buster Douglas prendre une résolution pour le bien de sa carrière et pourtant, c’est un bonhomme bien connu du vaste monde de la boxe qui lui a offert une main tendue inespérée : le sulfureux Don King. Un jour, nous parlerons de Don King. Un jour… Le promoteur le plus connu de l’Histoire du noble art est dans le besoin dans cette année 1984. Un événement est organisé à l’hôtel Riviera de Las Vegas au soir du 11 Septembre, et le boxeur managé par le fantasque patriote américain n’a plus d’adversaire trois jours avant le combat. Ce boxeur, c’est Randall Cobb (carte de 24-3-0 avant le combat). Randall Cobb est un boxeur a la réputation et au standing supérieur à celui de Buster Douglas à cette heure de Septembre 1984 puisque l’américain a déjà été challenger pour une ceinture mondiale, c’était en 1982 dans un combat perdu face au grand Larry Holmes. Bref. Cobb se retrouve sans adversaire après le forfait de son opposant et ce, une semaine à peine avant l’événement. En boxe, quand on organise un événement et que l’on mobilise salle, télévisions, recettes, si un combattant déclare forfait, on doit retourner ciel et terre pour trouver un joker le plus cohérent possible et c’est de là que vient le salut de Buster Douglas. Ce joker, c’est lui. Don King le trouve, le contacte et le boxeur accepte. Trois jours avant le fight, Buster Douglas doit se préparer à rencontrer un boxeur qui lui est supérieur. Comment s’en sortir quand on a une préparation et une éthique douteuse comme la sienne ? D’une certaine manière, on peut croire que le boxeur de l’Ohio part au front, armé par ses seuls points. Pourtant, ce combat est un succès pour Buster Douglas, qui remporte une guerre de tranchée grâce au jugement (partagé) des décisionnaires.

Comme Don King est un éternel opportuniste dans le monde de la boxe, il s’empresse de récupérer sous son aile le fringuant Buster Douglas et lui propose des combats de meilleure facture. Il bat alors l’invaincu Dion Simpson (17-0-0, 18-2-0 en fin de carrière) mais perd face à un autre invaincu ensuite, Jesse Ferguson (11-0-0, 26-18-0 en fin de carrière). Une autre défaite, cinglante, heurte Buster Douglas un peu plus tard, en 1987. Sa progression reste notable et significative entre 1984 et 1987 puisqu’il est promu à un rang de challenger pour la première fois de sa carrière dans un combat pour la ceinture vacante IBF* des poids-lourds, face à Tony Tucker alors invaincu en 33 combats. Le combat est un main-event, au Hilton de Las Vegas, et est remporté par le favori après un crochet droit au 10e round. Douglas est à terre, et emmène alors avec lui ses premières ambitions internationales. Les années suivantes sont plus difficiles d’un point de vue sportif, les adversaires redeviennent de vrais seconds couteaux avant 1990 et le combat face à la terreur Mike Tyson.

Mike Tyson justement, où en est-il en 1990 ?

Kid Dynamite, dis-nous comment tu vas en 1990 ? Il va très bien, merci pour lui. 37 combats, 37 victoires dont 34 par K.O. Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire en faisant ces recherches, quel bilan de mort de faim… Mike Tyson est donc dans son prime physique et mental, enchaîne les succès sans trop forcer si l’on en croit les stats, en travaillant comme un fou de boxe selon une réalité plus objective. Tous les cadors de la deuxième moitié des années 1980 ont dégusté sous le poids des frappes aussi dures qu’incessantes d’Iron Mike. Trevor Berbick en 1986, James Smith l’année suivante, Pinklon Thomas et enfin Tony Tucker pour l’unification. Tous, détenteurs d’une ceinture ou d’un titre de challenger officiel. Tous au firmament de leur carrière. Tous sont tombés, à des périodes diverses d’un combat de boxe mais la sentence est la même. Le nouveau patron des lourds, c’est Mike Tyson. Il ne tarde pas à confirmer et à prouver l’étendue de son talent sur le ring lors de l’affrontement au sommet, tant attendu, face à Larry Holmes en cette soirée du 22 Janvier 1988.

La soirée est grandiose, tous les cadors de la boxe sont dans les travées du Hall d’Atlantic City. Muhammad Ali himself est en tribunes, lunettes noires et attentif. Il est même honoré avant le combat, est invité à monter sur le ring pour être acclamé et est même convié à saluer les deux combattants du soir. Le GOAT, en fait. Don King, tout sourire et applaudissant sur le ring, se languit de constater qu’il est LE grand responsable de ce moment de légende. À titre informatif, Larry Holmes a battu Ali lors d’un combat totalement maîtrisé à Las Vegas un soir de 1980. L’air est aussi pur que rare autour du ring et, dans ce qu’il reste de lucidité pour les spectateurs en tribunes, une question se pose : comment Mike Tyson peut-il tomber ? Lors de ses 32 premiers combats, une statistique vient mettre tout le monde d’accord : Mike Tyson met en moyenne 3,5 rounds/match avant de terrasser son adversaire. Qui… Que… Quoi ? Oui, 3,5 rounds/match. Sur un échantillon plus que concret. Quel monstre. Bruce Buffer (déjà) lance les hostilités avec son légendaire « Leeeeet’s get ready to rumbleeeeee » et les dés sont jetés. Faites vos jeux. Dès les premières secondes, Mike Tyson démontre sa vitesse d’exécution tout bonnement hallucinante pour un lourd. Au final, la jeunesse de Tyson (21 ans) l’emporte sur l’expérience d’un Holmes sur le déclin (38 ans), qui n’avait pas combattu depuis deux ans. Ce main-event n’a duré que 4 rounds et a prouvé d’une la domination terrible d’Iron Mike, de deux la perfidie d’un Don King qui a envoyé Larry Holmes à l’abattoir contre 3,5 millions de $, une énorme somme pour l’époque.

Tyson est donc au sommet de son art en 1990, avant le combat. Le main-event tant attendu face à Evander Holyfield est annoncé, mais pour défendre ses ceintures, Iron Mike doit se représenter sur le ring dans un combat officiel. Le combat face à Holyfield est annoncé, la conférence de presse est faite mais il y a un dernier obstacle qui se dresse face au titan des poids lourds, il s’appelle Buster Douglas. Utilisons la métaphore, pourquoi pas, pour exprimer l’opinion public à l’époque : un hérisson en plein milieu d’une route face à un SUV qui arrive pleine bourre. La distribution des rôles n’est pas difficile à donner. L’écart est tel entre les deux protagonistes que Mike Tyson prend très à la légère la préparation de la rencontre.

Douglas-Tyson : un combat hors du temps

Tokyo, 1990. Le monde de la boxe prend un uppercut en plein visage. Mike Tyson est terrassé par Buster Douglas. Credit REUTERS/Kyodo (JAPAN)

Lors de la première édition de notre série sur les plus grands upsets de l’Histoire en boxe, nous sommes revenus sur la côte du combat entre Leon Spinks et Muhammad Ali. La côte pour le succès de l’underdog était de 10 contre 1 et déjà, on peut parler de pronostic outrageusement favorable à celui que tout le monde attend. Imaginez donc les attentes sur le combat entre Buster Douglas et Mike Tyson : la victoire de l’outsider est côtée à 40 contre 1 ! Pour être encore plus complet, une seule personne a misé sur la victoire de l’underdog américain. C’est dire la défiance envers Buster Douglas d’une part, la confiance envers la terreur de la boxe mondiale, d’autre part. Qui peut croire qu’après avoir terrassé Larry Holmes, après avoir battu successivement tous ces challengers préparés tactiquement et physiquement, qui peut croire que Mike Tyson puisse tomber face à un mur nommé… Buster Douglas ?

D’ailleurs, il suffit de voir le lieu du combat pour comprendre que le peuple d’Amérique ne croit que peu en un affrontement de légende. Le Japon ? Le Dome de Tokyo ? D’habitude, les promoteurs font le nécessaire pour que les événements de premier ordre aient lieu dans les grandes salles américaines tels que le MGM Grand ou le Madison Square Garden. Même la localisation du combat montre à quel point on donne une confiance aveugle à Iron Mike. Cette « représentation » du monstre de la boxe anglaise de l’époque vise dans ce contexte à promouvoir la boxe américaine à l’internationale moyennant grosses sommes et gros potentiel de diffusion. En tous points, le combat est bien ficelé par l’artificier Don King. On s’assure un succès tranquille face à un second couteau inconnu du grand public, dans un pays qui ne demande qu’à connaître le sport américain et a se découvrir une nouvelle idole.

Mike Tyson est donc mal préparé pour ce combat. Son mentor de toujours, Cus d’Amato, est décédé en 1988 et pour rester sous pression, il s’entoure de Don King dont la réputation n’est désormais plus à prouver. La force de ce duo avec d’Amato c’est que le meneur a toujours eu une emprise mentale sous son poulain, en effet Tyson a besoin d’être suivi, managé, canalisé peut-être pour utiliser le meilleur de son physique hors-normes. Sans son mentor, Tyson est dans le besoin et Don King n’a pas la personnalité pour y subvenir. Iron Mike se sépare même de ses coachs de l’époque et ne montre que peu d’assiduité aux entraînements, ce qui le rend peu à peu un tout petit peu vulnérable. Il n’est plus à prouver qu’en boxe, rien n’est à donner au hasard. Une préparation méticuleuse est la raison d’un chemin jalonné de succès. Mike Tyson arrive quatre semaines avant le combat à Tokyo, et fait parler de lieu pour diverses raisons, aucune n’étant vraiment à son avantage. Il occupe notamment ses nuits en invitant dans sa chambre d’hôtel une (voire plusieurs) travailleuses du sexe chaque soir, jusqu’au lendemain matin. Ce n’est pas une exclu made in CCS, le combattant himself s’en est vanté en conférence de presse d’avant-match. Celui qu’on annonce en début de dépression perd pied et ne s’en rend pas compte puisque la majeure partie de son socle n’est plus avec lui, licencié. Il se murmure même que Tyson a pris un très lourd K.O à l’entraînement par son sparring partner Greg Page, ancien champion WBA des poids lourds. Tyson n’est donc pas au mieux avant l’événement et Buster Douglas, lui, trouve dans un grand malheur une force insoupçonnée.

La mère de Buster Douglas décède, et ce, 23 jours avant le combat. Si Tyson perd deux ans auparavant son guide vers la boxe, Douglas perd lui quelques semaines avant l’affrontement le guide de sa vie. Très proche de sa figure maternelle, Buster Douglas est bien évidemment anéanti et trouve par le noble art – et la perspective de remporter le combat de sa vie « pour elle » – une force qui ne peut s’expliquer. Dans le même temps, le boxeur se sépare de sa femme qui a plus tard reçu le diagnostic d’un cancer en phsae terminale. Comment peut-on trouver la force de se battre dans un contexte personnel aussi dur ? Buster Douglas a su renverser les drames pour se renforcer et en étant plus fort que jamais. Ajoutons à cela l’important différentiel des physiques entre les deux boxeurs (1m78 et 180cm d’allonge pour Tyson – 1m92 et 211cm d’allonge pour Douglas) qui avantage clairement l’underdog, Tyson n’aimant pas d’ailleurs les physiques du type. James Smith, James Tillis, Tony Tucker et Mitch Green ont tous ces mensurations et cette grande allonge de plus de 205cm, tous ont été battus par Iron Mike mais à la faveur des juges. D’aucun n’ont été battus par K.O. Buster Douglas peut donc trouver son salut par son style de boxe et par cette lueur qui rôde au-dessus d’un visage meurtri.

Le combat

La foule est en liesse, 40.000 personnes attendent leur nouveau héros mais ne s’imaginent pas que Tyson n’a jamais été aussi faible qu’aujourd’hui. Le rapport de force n’a, au fond, jamais été aussi équilibré qu’en ce jour du 11 Février 1990.

Très vite, on se rend compte que le combat ne va pas durer 90 secondes, comme les pronostics se sont amusés à le penser. Buster Douglas semble fort et Iron Mike semble loin de sa superbe habituelle. Douglas est très fort au jab, ce qui lui permet de maintenir la distance avec un Tyson qui lui accuse trente centimètres en moins en allonge, rappelons-le. Un ennemi maintenu à distance, aussi dangereux qu’il soit, est un ennemi maîtrisé. Douglas est donc très fort au jab ce qui lui garantit d’être moins touché que prédit. En parallèle de ce jeu d’attaque tactique, l’underdog gère très bien sa défense main faible, sur le côté droit. Très tôt donc, Douglas verrouille plusieurs portes d’entrée pour les attaques de Tyson qui, trop vite désarçonné, se retrouve sans solutions. Comment faire ? Le champion n’a pas l’habitude d’être aussi dérangé et va rentrer dans un cycle de frustration au fil des rounds, au fil des coups manqués et des attaques infructueuses. Au cinquième round, un nouveau jab bien senti vient heurter l’oeil gauche d’un Tyson à côté de sa boxe. Son oeil gauche, justement, commence à sérieusement gonfler. Ce fait de combat, tout sauf anodin dans le noble art, va faire rentrer l’événement dans la 5e dimension. Préparez-vous.

Mike Tyson n’est pas du tout le seul à avoir pris ce combat à la légère. C’est tout l’échec d’un coaching staff très négligeant. Son « cutman » Taylor Smith, pourtant expérimenté, n’a pas pris le bon Enswell pour panser la plaie et réduire la progression de l’oedème. Pire encore, enfin plus étonnant encore, la glace n’est pas mise dans un gant en caoutchouc mais… dans un préservatif. C’est lunaire.

Mike Tyson revient donc sur le ring rafistolé comme un manchot réparerait un moteur de voiture. De son côté, Buster Douglas continue de réciter sa boxe à coup de jab et de quelques crochets bien sentis jusqu’au huitième round, qui, à une seconde près, aurait pu mettre à dos tous les doutes des deux premiers tiers de combat. Mike Tyson fait jouer son orgueil de champion et met à terre Buster Douglas sur un enchaînement dont lui seul a le secret. Après un clinch (le fameux « câlin »), Douglas est à portée de tir pour Tyson qui lui assène un uppercut terrible en plein menton. Le challenger est à terre et il faut attendre neuf secondes sur le décompte de dix pour que l’arbitre répète ses gammes devant un boxeur touché mais pas condamné. La preuve, la fin du round et la neuvième reprise vont totalement dans le sens du gaucher. Tyson fait tout pour mettre fin au combat, donne beaucoup d’énergie dans ses coups mais grâce à un joli jeu d’esquives et à quelques frappes en contre, les jeux s’équilibrent. Vient alors la fameuse dixième reprise.

Après donc cette neuvième reprise très éprouvante pour le champion, Buster Douglas commence ce dixième round avec l’intention d’en finir. Et il va tellement bien finir… Rien ne vaut l’apport de la vidéo pour le prouver.

Crédit vidéo : ESPN

Mike Tyson, amorphe et durement touché, n’arrive pas à remettre son protège-dents et essaye de se servir de l’arbitre pour se mettre debout, ce qui est interdit en boxe. L’arbitre met donc fin au combat, Buster Douglas bat Mike Tyson par TKO. Pour l’anecdote, c’est la première fois que le champion est à terre dans sa carrière professionnelle en combat officiel et il n’arrive pas à s’en relever. C’est donc officiel, Mike Tyson n’est pas/plus invincible.

L’underdog Buster Douglas a donc mis à terre l’alors invincible Mike Tyson pour ce qui est probablement l’un des upsets les plus inattendus de l’Histoire du sport. Passons les histoires de revanche négociées dès le cinquième round entre Don King et… Donald Trump, passons les réclamations de Don King pour faire destituer Buster Douglas. Souvenons-nous plutôt de l’interview en postgame du grand vainqueur et du désormais champion unifié des poids lourds, Buster Douglas (source : Eurosport) :

Pouvez-vous y croire ?
– Oui.
– Pourquoi est-ce arrivé ? 
– Parce que j’ai gagné.
Pourquoi avez-vous gagné ce combat…
Pour ma mère. Ma mère. Dieu bénisse son coeur. » 

« Pour ma mère », dit-il avant de s’effondrer, en larmes.

*L’IBF est une fédération internationale de boxe crée en 1983 qui donne des ceintures en toutes catégories. Lorsque vous avez la ceinture IBF, vous dominez la zone Est et Ouest de l’Europe, l’Océanie et l’Amérique latine (en gros) à travers le monde.

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