Grand Chelem Ils ont marqué la décennie Tennis Tournoi ATP

Ils ont marqué la décennie : Novak Djokovic, le Djoker sans concurrence.

En cette période creuse de l’activité sportive, confinement oblige, le Café crème sport vous propose de revenir sur les sportifs qui ont fait les années 2010. Si aucun classement ne vous sera proposé, l’idée est de vous proposer le gratin des athlètes de la dernière décennie. Domination, longévité, record, personnalité, tout les facteurs seront pris en compte. Aujourd’hui, le CCS vous parle de celui qui peut prétendre au titre de champion de la décennie.

Est il le plus grand sportif de la décennie écoulé ? C’est fort probable. Comme beaucoup, Novak Djokovic a régné sur son sport. Mais le serbe ne s’est pas contenté de dominer outrageusement sa discipline, il l’a fait au nez et à la barbe des 2 plus grandes légendes de l’histoire du tennis, Roger Federer et Rafael Nadal. Seul sur sa planète, Novak Djokovic aura certes connu quelques rares trous d’air, mais il reste le joueur majeur de la décennie la plus folle de l’histoire du tennis. L’autre avantage de Novak Djokovic, qui est indépendante de sa volonté, est d’avoir dominé d’un bout à l’autre de la décennie.

Commencé au troisième rang mondial, Novak Djokovic a achevé ces 10 longues années à la seconde place mondial. Sur les 520 semaines s’étant écoulé du 1er Janvier 2010 au 31 Décembre 2019, le Serbe en aura passé 488 dans le top 4 Mondial, et 280 sur le trône du tennis mondial, soit plus de 50% du temps. Il aura glané 15 de ses 16 Grand Chelem durant cette période, égalant les 15 majeurs remporté par Federer dans les années 2000.

L’acte fondateur de la domination Djokovic, il se trouve du côté de Belgrade, début décembre 2010. Chez lui, il offre 2 points à son pays, ainsi que la première Coupe Davis de l’histoire de la Serbie. A compter de ce jour là, Nole devient un nouveau joueur. De grand joueur de tennis vainqueur d’un grand chelem, il se métamorphose en légende du jeu, ainsi qu’en icône du sports Serbe. Dès 2011, il réalise le petit Chelem, réalisant une des plus belles saisons de l’histoire de l’ère Open. Il se qualifie pour le Masters avant Roland Garros, remportant 41 matchs consécutifs, échouant à une longueur du record de John McEnroe en demi finale de Roland Garros dans un match légendaire contre Federer.

Mais si 2011 est fantastique, la saison 2015 sera encore d’un meilleur accabit. 86 victoires pour 6 petites défaites, un nouveau petit chelem, 8 M1000 joué pour 6 titres et 2 finales, ainsi que des victoires sur Rafael Nadal à Roland Garros, puis, 1 mois après, sur Roger Federer à Wimbledon, devenant le seul homme de l’histoire à réaliser cet exploit, qui plus est, la même année. En revanche, il ne pourra rien en finale de Roland Garros, tombant contre Stan Wawrinka, dans un match qui restera comme la défaite la plus douloureuse de sa carrière, le privant d’un Grand Chelem non réalisé depuis 1968.

Le reste ? Il y’a tant à dire sur cette décennie folle du Djoker. Faute de Grand Chelem, nous parlerons évidemment de son « DjokoSlam », devenant entre Wimbledon 2015 et Roland Garros 2016, le premier joueur depuis Rod Laver à détenir simultanément les 4 titres du Grand Chelem.

Il restera également des joutes de légendes, notamment contre Nadal à Melbourne et New York, ou encore contre Federer à Roland Garros et à Wimbledon. Il y’aura un niveau de jeu probablement jamais atteint dans l’histoire, un jeu incroyablement complet, couplé à un physique et à un mental à tout épreuve. Il est le précurseur du tennis du futur, jouant les 2 pieds sur sa ligne et ayant réponse à tout les styles de jeux. Il a également su se relever de ses rares coup de mous, comme sa motivation cassé après le dernier titre majeur qui lui manquait, à Roland Garros, qui l’a vu vivre sa pire période de ces 10 années. Mais le reste, c’est aussi une image public. Grand champion, accessible, impliqué dans de nombreuse œuvre caritative, le serbe est certes dans l’ombre de Nadal et de Federer, mais il s’en accommode très bien, et il n’en reste pas moins un modèle pour de nombreux enfants, ainsi qu’un dieu vivant dans son pays.

Pour avoir su se faire une place médiatique et tennistique entre l’une des plus grandes rivalités de l’histoire du sport, il est impensable de ne pas faire de Novak Djokovic un des acteurs majeurs de ces 10 dernières années. Si ce n’est l’acteur majeur.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :