A l'affiche Formule 1 Omnisport

Charles Leclerc : nouveau patron chez Ferrari ?

La saison de Formule 1 est actuellement sur pause pour les raisons que l’on connaît, mais pourrait bien reprendre début juillet ; nous vous en parlions la semaine dernière, aprés l’annonce de l’annulation du GP de France. Malgré tout, il s’est passé pas de mal de choses durant l’inter saison, notamment du côté de la Scuderia Ferrari. En effet, une petite révolution a eu lieu au sein de l’écurie la plus mythique du paddock : le quadruple champion du monde et indeboulonnable N°1, Sebastian Vettel, a été mis sur le même pied d’égalité que son jeune coéquipier, Charles Leclerc. Une situation et une décision qui n’est pas étonnante aux vu des résultats de la saison dernière, mais qui montre à quel point le jeune pilote monégasque a très vite réussi à se faire une place au sein de l’écurie au cheval cabré.

Une année 2019 décisive

Si Charles Leclerc est en passe de devenir le pilote N°1 chez Ferrari, aujourd’hui, c’est évidemment dû en partie à ses capacités de pilotes et à ses bons résultats acquis l’année dernière mais également en partie dû aux performances en dents de scie de son coéquipier depuis son arrivée, en 2014. En cinq saisons, Sebastian Vettel a pourtant eu l’occasion de devenir champion du monde à plusieurs reprises pour l’écurie italienne notamment en 2017 et 2018 (le dernier étant Kimi Räikkönen, en 2007), mais sa propension à craquer dans les moments importants ainsi que l’intransigeance et l’incroyable régularité dont Lewis Hamilton a pu faire preuve l’en ont empêché.

La saison dernière a, d’ailleurs, été un véritable calvaire pour le pilote allemand, ce dernier n’ayant remporté qu’une seule course (à Singapour) et ayant accumulé trop d’erreurs, en témoigne cet accrochage avec le pilote canadien Lance Stroll à la suite d’un tête à queue incompréhensible venant de la part d’un pilote de ce niveau, il finira d’ailleurs la course hors des points et prendra même un tour dans la musette par les premiers. Comble de l’humiliation, cet accrochage a lieu lors du Grand Prix d’Italie, à Monza, terre de Ferrari ; course remportée par… Charles Leclerc. Pour sa première saison dans l’écurie italienne, l’ancien pilote Sauber frappe un grand coup et montre qu’il est capable de gagner à Monza avec une Ferrari (chose qui n’était plus arrivée depuis 2010 et une victoire de Fernando Alonso). Cet événement est probablement l’élément déclencheur qui a fait basculer la balance du bon côté pour Charles Leclerc, au sein de l’écurie.

Voici les images de l’accrochage entre Vettel et Stroll

Cette victoire en Italie achevait une semaine extraordinaire sur le plan sportif, mais terriblement éprouvante d’un point de vue extra-sportif pour le pilote monégasque puisque la semaine précédente, il remportait la première course de sa carrière sur le circuit mythique de Spa-Francorchamps, en Belgique, dans des conditions très difficiles pour lui, car la veille, son ami, Anthoine Hubert, disparaissait dans un terrible accident, lors du GP de Formule 2.

Sa première saison chez Ferrari est également marqué par 10 podiums (un de plus que son coéquipier) et après une première saison encourageante où il nous aura gratifié de belles « batailles » notamment avec Hamilton, Verstappen ou encore Vettel, Charles Leclerc termine la saison devant son coéquipier et montre à Ferrari qu’il est capable de prendre le « lead » de l’écurie.

Classement final du championnat du monde des pilotes 2019/ Formula1.com

Leclerc et Vettel au même niveau. Vraiment ?

« Si l’année dernière nous avons parfois dit que Seb serait le premier pilote et Charles le deuxième, une année plus tard, ils seront au même niveau. »

Matia Binotto, Team Principal Ferrari, 2020.

Ces mots, signés Mattia Binotto, ne sont clairement pas des paroles en l’air. En marge de la présentation de la SF1000, début février, Ferrari a bien voulu faire comprendre qu’il n’y avait plus de hiérarchie préétabli et que les incidents de Singapour et surtout du Brésil (les pilotes s’étaient accrochés et avaient abandonnés) n’étaient plus que de l’histoire ancienne.

Image de l’accrochage entre Vettel et Leclerc lors du GP du Brésil

Mais en y regardant de plus près, on peut se rendre compte d’une chose : le vrai N°1 aujourd’hui, c’est Charles Leclerc ! Plusieurs éléments y contribuent.

Tout d’abord, comme dit plus haut, Sebastian Vettel n’a pas réussis à devenir champion du monde chez Ferrari, ce qui était pourtant l’objectif et ce pourquoi Ferrari l’a fait venir de chez Red Bull, il y a six ans, maintenant. La pression aura probablement été trop forte pour le pilote allemand même s’il ne faut surtout pas occulter l’incroyable hégémonie de Mercedes et le talent d’un champion hors du commun comme Lewis Hamilton.

Autre « point sensible » concernant Sebastian Vettel : son contrat se termine à la fin de la saison et les dernières rumeurs concernant une potentielle prolongation ne font clairement pas penser que Vettel est considéré comme l’avenir de l’écurie par Ferrari. En effet selon Auto Bild et La Gazetta dello Sport, l’écurie italienne souhaiterait prolongé le pilote allemand pour deux saisons supplémentaires (les rumeurs d’il y a quelques semaines faisaient état d’une prolongation d’une seule année seulement) mais avec un salaire drastiquement revu à la baisse, diminuant de moitié – passant de 25/30 M€/an à 12/15 M€/an – et qui serait proche de celui de Charles Leclerc. Ce dernier ayant d’ailleurs prolongé jusqu’en 2024 durant l’inter saison, preuve, s’il en fallait, que Ferrari compte désormais plus à l’avenir sur Charles Leclerc que sur Sebastian Vettel.

Enfin, outre ces histoires de contrat et de gros sous, il y a une petite information qui ne paie pas de mine et qui est sortie courant janvier : Ferrari s’est attaché les services du petit frère du pilote monégasque, Arthur Leclerc. Avec en ligne de mire une possible association des deux frères d’ici quelques années ? Nul ne sait, mais ce dont on peut est sûr, c’est que Ferrari compte indiscutablement sur le prodige monégasque pour les années à venir.

Charles Leclerc avec son frère Arthur/l’équipe.fr

(3 commentaires)

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :