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Les gestes marquants du basket #2 : le « fakedunk » de Wilt Chamberlain

Le basket nous manque, ce n’est un secret pour personne. Avant de voir la balle orange bondir et les joueurs fouler les parquets, le CCS vous propose une mini-série sur les mouvements iconiques du basket. Certains déplacements, certains tirs, font date dans l’Histoire et ont souvent été perçus comme indéfendables.

Deuxième épisode aujourd’hui avec le « Fakedunk » de Wilt Chamberlain

C’est quoi, le fakedunk ?

Autre époque diront bon nombre de suiveurs plus ou moins assidus du basket. Toujours est-il que Wilt Chamberlain, qui n’est pas le plus grand créateur de moves de l’Histoire du sport, a un mouvement signature si l’on peut dire. Ce fakedunk porte bien son nom puisque la traduction nous donne un « faux dunk » et c’est ce qu’il se produit.

Le fakedunk de Wit s’explique selon trois facteurs :

  • Il dépose le ballon dans le cercle via un léger finger roll (du toucher). Lorsque le bras est étendu de tout son long, les dernières phalanges viennent effleurer et caresser la balle pour la déposer dans le panier avec un risque minimum d’échec.
  • Comme Wilt était plus grand, plus athlétique et plus fort que tout le monde dans cette NBA d’un autre temps, les adversaires sont souvent venus à deux pour trapper ou au moins tenter de ralentir le géant de Phila ou des Lakers. Gêné dans sa course vers le cercle, le pivot n’est pas pour autant embêté pour déposer la balle au panier avec l’amplitude de ses bras. À défaut de pouvoir dunker à cause de la distance, ce fakedunk est une aubaine pour lui, lui permettant de ne pas avoir un shoot à 3m toujours difficile à jauger.
  • Dans les faits, Wilt pouvait souvent dunker. Mais, il l’a dit de son propre mot, « il ne voulait pas blesser ses adversaires » (provoc’ et/ou génie). Ce fakedunk est donc aussi un prétexte pour apporter un peu de douceur dans un monde qu’il a dominé sur bien des points.

Pourquoi c’est indéfendable ?

Trop grand, trop élancé, trop fort. C’est le constat d’échec qu’ont dû se faire bon nombre d’adversaires de Wilt qui ne pouvaient pas faire grand chose.

Il arrive souvent que dans ses fakedunk – du moins, ceux qui ont une trace vidéo -, Wilt enfonce son adversaire via son jeu de corps et en utilisant le dribble. Une fois que son vis-à-vis recule à cause du contact, Chamberlain effectue un saut qui le recentre vers le cercle, facilitant son fakedunk. Les procédés sont assez similaires avec ceux de Kareem Abdul-Jabbar et son skyhook, premier épisode de cette mini-série. La plus grande différence entre les deux gestes vient, bien sûr, dans l’éloignement du cercle pour l’un, dans le rapprochement pour l’autre.

Alliage de vitesse et de puissance, le fakedunk a besoin d’avoir un joueur physique capable d’être suffisamment fin pour permettre ce geste final plein de lucidité.

Une petite vidéo ?

Les exemples sont très rares, celui-ci est excellent. L’essentiel est de comprendre à quel point l’altitude vertigineuse où Wilt met le ballon rend ce fakedunk totalement indéfendable.

Le fameux fakedunk (crédit : NBA)

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode des gestes marquants du basket !

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