Elles ont marqué l'histoire du sport français Tennis

Elles ont marqué l’histoire du sport français… : Amélie Mauresmo

Depuis plusieurs semaines déjà, le CCS rend hommage aux femmes qui ont marqué l’histoire du sport français. Aujourd’hui, la tenniswomen Amélie Mauresmo est à l’honneur ! Titrée à vingt-cinq reprises en simple, la française possède un des plus beaux palmarès du tennis français. Retour sur la carrière de la championne. 

Début de carrière et éclosion

Née le 5 juillet 1979 à Saint-Germain-en-Laye, Amélie Mauresmo s’initie au tennis à l’âge de quatre ans. Largement inspirée par les années de gloire de Yannick Noah, elle atteint, seulement six ans après ses débuts, les demi-finales du tournoi des Petits As. Et rapidement, la jeune francilienne s’impose sur la scène nationale, puis internationale. En 1996, Amélie Mauresmo s’illustre à Roland-Garros junior face à la Britannique Meghann Saughnessy, et enchaîne quelques semaines plus tard en accédant au rang de numéro un mondial junior, à Wimbledon. Pourvue d’un physique athlétique, d’un jeu technique complet et d’un remarquable revers à une main, Amélie Mauresmo est considérée comme le plus grand espoir du tennis français. Et c’est en 1998, lors du tournoi de Berlin, qu’elle se fait remarquer sur le circuit professionnel. Alors qu’elle n’a que 18 ans, elle atteint la finale de la compétition face à l’Espagnole, Conchita Martinez. Le 31 janvier 1999, Amélie dispute sa première finale de Grand Chelem à l’Open d’Australie. Mais après avoir évincé la numéro un mondiale au tour précédent, la française s’incline finalement face à la Suissesse Martina Hingis. En 2003, après avoir remporté six compétitions, Amélie Mauresmo remporte la Fed Cup avec l’équipe de France. En gagnant tous ses matchs, Mauresmo balaye la concurrence et entre dans le top cinq mondial. 

Amélie Mauresmo en 2003 ( Source : NetPro)

Les jeux d’Athènes comme tremplin

En août 2004, Amélie Mauresmo participe aux Jeux Olympiques d’Athènes. En finale, elle ne parvient pas à prendre le dessus sur la Belge Justine Henin. Mais la saison 2004 se termine de la plus belle des manières. Avec cinq titres conquis dans la saison (à Rome, Berlin, Montréal, Linz et Philadelphie), Amélie Mauresmo devient le 18 septembre 2004, la première française à atteindre le classement de numéro un mondiale. Mais malgré tous ces titres, la française ne parvient toujours pas à remporter un tournoi du Grand Chelem. Après avoir remporté trois titres WTA, elle semble, à 26 ans, avoir trouvé les clés de la victoire. Et c’est peu de le dire ! Le 28 janvier 2006, Amélie remporte son Grand Chelem lors de l’Open d’Australie. En battant Justine Henin (6-1, 2-0), la française a pris sa revanche face à celle qui lui avait subtilisé la médaille d’or lors des Jeux d’Athènes. Sur sa lancée, Mauresmo remporte l’Open Gaz de France, le Tournoi d’Anvers et aligne une impressionnante série de quinze victoires consécutives. Le 8 juillet de la même année, elle remporte un second titre du Grand Chelem à Wimbledon contre Justine Henin (2-6, 6-3, 6-4).  Avec deux titres de Grand Chelem et un nouveau classement de numéro un mondiale, Amélie Mauresmo réalise ainsi la meilleure saison de sa carrière. 

Amélie Mauresmo remporte son premier Grand Chelem à Wimbledon en 2006 (Source : LeaderTennis)

Fin de carrière et entrée au Hall of Fame

Après la saison 2006, Amélie Mauresmo, qui semble avoir déjà tout gagné, connait des années plus compliquées. Lors de l’Open d’Australie 2007, elle perd rapidement son titre en 8e de finale face à Lucie Safárová. Un an plus tard, elle tombe dès le troisième tour de l’Open d’Australie. Après avoir fait l’impasse sur les Jeux de 2008, Amélie n’y arrive plus. En janvier 2009, à l’Open de Brisbane, la française se qualifie pour les quarts de finale. Elle crée la surprise en dominant la Serbe Ana Ivanović, alors numéro un mondiale. Pour la première fois depuis le Tournoi de New Haven, Amélie Mauresmo rejoint la demi-finale. Mais blessée, elle abandonnera face à Marion Bartoli alors qu’elle était menée 4-0. La saison 2009 est compliquée et Mauresmo n’y arrive plus. Le jeudi 3 décembre 2009, la Française annonce la fin de sa carrière. Fin de carrière de joueuse oui, mais Amélie va user de son savoir-faire pour le mettre au profit des plus jeunes générations. En juin 2014, c’est outre-Manche que la française s’illustre. Elle devient officiellement entraîneuse de l’écossais Andy Murray. En 2016 après deux ans de collaboration, Mauresmo quitte l’Écosse et revient en France afin d’y diriger l’équipe de France lors de la Fed Cup. Mais le point d’honneur de sa carrière a lieu le 22 juillet 2015 : Amélie Mauresmo entre au « Hall of Fame », parmi les plus grands noms du tennis mondial. Et plus qu’une consécration, c’est de la reconnaissance de ses pairs, dont la française est le plus fière. 

Amélie Mauresmo coach l’équipe de France lors de la Fed Cup (Source : VotreCoach)

Amélie Mauresmo a considérablement marqué l’histoire du sport français. Vice-championne des Jeux d’Athènes, elle est la Française la plus titrée en simple depuis les débuts de l’ère Open en 1968. Entrée au « Hall of Fame » du tennis depuis 2015,la française a contribué aux plus beaux exploits français du tennis féminin. 

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