Brèves NBA

Les gestes marquants du basket #3 : le « Eurostep » de Manu Ginobili

Le basket nous manque, ce n’est un secret pour personne. Avant de voir la balle orange bondir et les joueurs fouler les parquets, le CCS vous propose une mini-série sur les mouvements iconiques du basket. Certains déplacements, certains tirs, font date dans l’Histoire et ont souvent été perçus comme indéfendables.

Troisième épisode aujourd’hui avec le « Eurostep » de Manu Ginobili

C’est quoi, l’eurostep ?

Tout d’abord pour réaliser un eurostep il faut être dans la vitesse, c’est à dire qu’il faut être en dribble et dans l’attaque du cercle. Il n’y a pas d’autre prérequis, puisqu’on peut être autant en sortie d’écran qu’en contre-attaque.

L’eurostep se veut être un exercice difficile car il faut être très vif dans le changement d’appui mais aussi très gainé pour garder le haut du corps dans l’équilibre vers le panier. Un mauvais gainage, et c’est un mauvais recentrage garanti vers le panier. Une fois ces constantes données, il y a le mouvement en lui-même à appliquer. L’eurostep est un move compliqué puisqu’il faut être rapide et surtout intelligent. Par le QI basket, l’eurostep s’impose. Il est la proie des arrières slashers et vifs pour éviter la couverture des pivots en deuxième rideau. Manu Ginobili l’a apprivoisé, démocratisé et même rendu indispensables pour bon nombre d’arrières (voire de pivots désormais… KAT, on t’embrasse) comme Harden, Beal ou anciennement Dwayne Wade – qui lui apportait une variante plus complexe encore en mettant le ballon au-dessus de ses épaules pour éviter la défense vicieuse l’ont pris en main.

Pourquoi faut-il être intelligent pour réaliser un eurostep ? Par la feinte d’un départ vers la gauche puis d’un recentrage vers la droite (ou inversement bien sûr), il s’agit de décentrer le pivot adverse du cercle et donc de créer une notion de retard sur l’attaquant, prenant-ici le dessus dans son mouvement. Il faut avoir, en fait, une excellente gestion de l’espace. Manu Ginobili l’a beaucoup utilisé puisqu’il n’avait pas la détente pour aller dunker sur des pivots, tandis qu’il a eu à coup sûr la malice et le finger roll pour rendre son eurostep indéfendable.

Pourquoi c’est indéfendable ?

Indéfendable est le mot puisque l’eurostep est à la fois déroutant et trop difficile à rattraper pour la plupart des pivots. Par le décalage vers un sens pour finir dans l’autre, avec la vitesse accumulée, il a été trop souvent impossible pour les forward de rattraper ce temps perdu. Au basket lorsque l’on vient en couverture, un pivot vient souvent contester en restant stoïque pour éviter la faute. Avec l’eurostep, un pivot devient un plot esquivé…

Trop rapide, trop vif, trop déroutant, cet eurostep.

Une petite vidéo ?

Les exemples pleuvent, étant donné que Manu est, peu ou proux, un contemporain de notre époque.

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