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Pourquoi l’OL féminin rafle-t-il tout en France et en Europe ?

Vainqueur du classement final de D1 ce lundi, l’Olympique Lyonnais remporte son quatorzième titre consécutif de Championnes de France. Avec huit Coupes de France, six Champions League et un Mondial des Clubs, l’OL est l’équipe féminine la plus titrée du monde. Tandis que les gros clubs européens misent de plus en plus sur leurs filières féminines, le club olympien a été précurseur dans de nombreux domaines. Mais pourquoi l’OL féminin rafle-t-il tout en Europe ? 

Un président rapidement engagé dans la section féminine 

Si l’OL féminin est ce qu’il est aujourd’hui, c’est en partie grâce à Thierry Braillard, maire adjoint de Lyon chargé des sports depuis avril 2001. Alors que les grands clubs d’Europe restent focalisés sur leur équipe masculine, à Lyon, on veut voir des femmes jouer au foot, et faire de leur passion, leur métier. Braillard est donc l’un des premiers à miser sur le football lyonnais féminin. Mais alors que seuls 50.000 euros sont alloués pour faire évoluer la section féminine, T. Braillard doit batailler pour imposer ses idées. Après plusieurs échanges avec le président de l’OL, la consécration arrive en 2004. Déjà propriétaire de la section masculine, Jean-Michel Aulas rachète la filière féminine du FC Lyon. « Et quand on connaît Jean-Michel Aulas, ce n’est pas banco pour être champion de France, mais banco pour être le premier club français à devenir champion d’Europe en masculin et en féminin » avait précisé Braillard. La volonté est là : devenir le premier club féminin européen. Même si la fusion FC Lyon-OL reste encore pour certains, de l’opportunisme, rapidement, Aulas prouve sa réelle volonté. Dès 2004, alors qu’il entraînait le FC Lyon depuis trois ans, Farid Benstiti est nommé entraîneur du nouvel OL féminin. Même si à l’époque, l’équipe féminine de Montpellier commence à prendre un peu son envol, le club Rhodanien semble avoir toutes les cartes en main pour devenir la plus grande équipe d’Europe. 

L’équipe du FC Lyon (Source : SoFoot)

Des joueuses, des stars

Après avoir largement investi du côté féminin, « JMA » doit faire de l’OL, la vitrine du football féminin européen. Même si le centre de formation est riche de jeunes talents, le recrutement de stars internationales serait un objectif pour faire grandir le club. En 1993 déjà, Irina Grigorieva est la première internationale recrutée au FC Lyon. Une dizaine d’années plus tard, des joueuses de toutes nationalités défilent dans le club français. En 2005, six internationales américaines -Aly Wagner, Hope Solo, Christie Welsh, Jilian Nicks, Danielle Slaton et Lorrie Flair-rejoignent l’OL. Si les joueuses américaines bénéficient de leur expérience dans le pays du soccer féminin, Aulas compte bien sur elles pour aider à grandir, mûrir, et gagner des titres. La venue de joueuses de classe internationale est non seulement intéressante d’un point de vue sportif mais aussi, et surtout, d’un point de vue médiatique. 

Alex Morgan signe à l’OL en 2016 (Source : LyonPeople)

En 2016, Aulas réussi un coup de maître. La superstar de l’USWNT, Alex Morgan signe à Lyon. Alors que trois ans plus tôt, Megan Rapinoe avait, elle aussi, fait partir de l’effectif Rhodanien, Aulas se pose en véritable recruteur de stars. Des stars internationales oui, mais l’OL a aussi permis aux joueuses françaises, de devenir des icônes du football français. À l’image d’Amandine Henry, Wendy Renard, Sarah Bouhaddi, Eugénie LeSommer ou Camille Abily, l’Olympique Lyonnais a fait évoluer nos joueuses françaises. Arrivées pendant l’ascension du club, elles ont pu surfer sur la vague OL pour devenir indispensables à leur club et à la sélection tricolore. 

Eugénie Le Sommer, Amandine Henry et Wendy Renard sont devenues des icônes du football (Source : Jnews Foot)

Un effectif équilibré

Les efforts de la direction Rhodanienne sur le recrutement portent rapidement leurs fruits : le projet est séduisant et les titres commencent à venir. Et plus les années passent, plus l’équilibre de l’effectif semble parfait : un savoureux mélange de jeunes joueuses françaises, ajoutées à de grandes stars internationales. En 2007, les Lyonnaises remportent leur premier championnat de France. Avec trois étrangères dans son effectif, Farid Benstiti allie à la perfection, joueuses d’expérience et jeunes pousses. Le plus fort dans tout ça, c’est que cela fait maintenant quatorze ans que cela dure. « C’est comme une Ferrari sur laquelle il n’y aurait qu’une roue à changer chaque été. Les bonnes joueuses restent super longtemps à Lyon. En même temps, c’est dur de quitter ce club, rien que quand on voit le niveau des oppositions à l’entraînement. Depuis plus de dix ans, on n’a jamais senti une baisse de niveau. » avait déclaré Élodie Thomis au média 20 Minutes. Avec des recrutements stars comme Alex Morgan, et plus récemment, Ada Hegeberg, Lucy Bronze ou Dzenifer Morozsán, l’effectif de l’OL est constant et le projet de jeu est le même depuis 2004 : être le meilleur club d’Europe. En 2011 après leur première Women’s Champions League (WCL), compte dans son effectif sept joueuses formées au club. Le centre de formation olympien est efficace et permet à des joueuses comme Amel Majri (alors âgée de 18 ans), de faire ses premiers pas dans le monde professionnel. Huit ans plus tard, la recette reste la même. De l’expérience, de la jeunesse et des stars internationales pour remporter une sixième WCL et faire de l’OL, une équipe toujours plus redoutable. 

L’effectif lyonnais lors de la finale WCL 2017 face a PSG ( Source : Wikipédia)

L’Olympique Lyonnais féminin est la meilleure équipe d’Europe. C’est l’un des permiers clubs d’Europe à avoir pris la dimension du football féminin. Grâce à un président toujours plus investi, l’institution lyonnais a pu bâtir son empire. Entre recrutement de stars internationales et parfait équilibre dans l’effectif, le club Rhodanien semble invincible et laisse peu de place à ses adversaires. Mais depuis 2020, c’est outre-Atlantique que l’empire olympien fait parler de lui. En effet, le club a investi au sein de la franchise du Seattle Reign FC afin de le rebaptiser « OL Reign ». Un accord entre Aulas et le club de Seattle afin d’étendre le plus possible, l’hégémonie lyonnaise. 

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