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Profil NBA Draft 2020 : Aaron Nesmith, le plus adroit des prospects ?

Évènements indissociables des sports aux États-Unis, les drafts sont le moteur du renouvellement perpétuel des grandes ligues sportives nord-américaines. Coup de théâtre, coup du destin, déceptions, interrogations… Les drafts sont des éléments essentiels de la culture sportive américaine. La reprise NBA ne fait désormais plus aucun doute. Les officiels ont ciblé la date du 16 octobre 2020 pour organiser la draft. L’occasion pour le CCS de se mobiliser pour vous proposer un profil détaillé des meilleurs prospects du pays. Sans hiérarchie particulière, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour connaître les futurs rookies, voire même les futures stars de la NBA.

AARON NESMITH

Date de naissance : 16 octobre 1999 – Classe : Sophomore

Université : Vanderbilt Commodores (SEC) – Bilan 2019/2020 : 11v/21d

Poste : Ailier (#24)

Mensurations*
Taille : 198 cm – Poids : 96 kg – Envergure : 208,2 cm
(source : scouting report du 30 janvier 2020 – thestepein.com)

Statistiques saison
14 matchs joués //  23 pts // 4,9 reb // 0,9 ast // 1,4 stl // 0,9 blk
35,7 minutes joués/match // 51,2% FG // 52,2% 3Pts // 82,5% FT // 1,6 Tov // 2,8 PF

PROFIL

CONTEXTE D’ÉQUIPE

La Southeastern Conference (SEC) est un univers impitoyable pour les programmes en transition. Les Commodores de Vanderbilt le savent bien. Après les 17 années de Kevin Stallings à la tête de l’équipe (1999-2016), l’équipe située à Nashville a dû envisager une nouvelle direction afin de revenir sur les devants de la scène universitaire. Si la première année de Bryce Drew en tant qu’entraîneur en chef des ‘Dores était prometteuse avec un bilan de 19-16 et une qualification au tournoi NCAA. La suite est bien plus compliquée avec en point d’orgue la saison dernière où Vanderbilt n’a remporté que 9 petits matchs dont un terrible zéro pointé au sein de la SEC. Une saison 2019-2020 catastrophique, sauvée en apparence par la sélection de Darius Garland au 5ème rang de la dernière draft. Pour son salut, le programme engage l’ancien joueur NBA, 3ème choix de la draft 1995, double All-Star avec les Pistons : Jerry Stackhouse. Assistant chez les Raptors, entraîneur en chef en G-League puis de nouveau assistant chez les Grizzlies l’année dernière, Stackhouse hérite d’une situation bien complexe dans le Tennessee. L’effectif est particulièrement jeune avec seulement un senior, le pivot Clevon Brown, et pas moins de cinq nouvelles recrues. Parmi elles, seul Dylan Disu est considéré comme une recrue 4 étoiles. Derrière, on retrouve deux noms intriguant : Scottie Pippen Jr. et Kenyon Martin Jr. Deux fils de grands joueurs NBA, mais seul le premier enfile le maillot noir et or des Commodores, le second choisissant de s’entraîner pour la draft 2020 (sans grand succès, il faut l’avouer). Dans une telle situation, le programme de Vanderbilt n’affiche pas de sérieuses ambitions pour cette année. Pourtant, les garçons de Stackhouse surprennent en première partie saison grâce notamment à notre prospect du jour, le sophomore Aaron Nesmith. Il est bien épaulé par le junior Saben Lee et Scottie Pippen Jr. À la fin des matchs hors-conférence, affiche un bilan de 8 victoires pour 6 défaites. Malheureusement, les blessures ont enrayées le parcours prometteur de Vanderbilt. En décembre, leur meilleur intérieur Clevon Brown est déclaré out pour le reste de la saison. Le 11 janvier, c’est au tour de d’Aaron Nesmith de laisser ses coéquipiers suite à une blessure au pied… En leurs absences, Vanderbilt termine la saison sur un bilan peu reluisant de 3 victoires pour 15 défaites et termine à la dernière place de la SEC. Malgré tout, l’enthousiasme est de retour chez les ‘Dores avec une première année très encourageante pour Jerry Stackhouse. Il réussit tout de même à remporter ses deux derniers matchs de saison régulière avant une élimination au premier tour du tournoi de conférence contre Arkansas.

PARCOURS

Originaire de Caroline du Sud, Aaron Nesmith effectue ses classes lycéennes dans sa ville natale à Charleston, au lycée de Port-Gaud. Dans l’anonymat, l’ailier mène son équipe au titre d’État de classe 3A lors de sa seconde année. Nesmith réitère cette performance deux fois, lors de ses deux dernières saisons à Charleston. Il passe sous les radars des grandes universités jusqu’à son année senior où il affiche des moyennes de 21 points, 4,5 rebonds et 1,8 passes par match. Malgré tout, Aaron Nesmith doit attendre de briller lors d’un tournoi organisé par l’American Athletic Union à Charlotte pour être contacter par des programmes de première division de NCAA. Il rejoint Vanderbilt avec une réputation de recrue 4 étoiles, classé 64ème au niveau national par 247sports et 69ème par ESPN. Plutôt discret derrière Darius Garland lors de sa première saison, Nesmith prend de plus en plus ses marques après la blessure du meneur des Cavs. Progressivement, il s’impose comme un scoreur précieux avec quelques performances remarquables comme son 24pts/14reb contre Auburn en février 2019. Nesmith termine cette première saison avec 11 points, 5,5 rebonds et 1,4 passes par match. Dès le début de deuxième saison, Naismith montre à tout le monde qu’il sera l’arme offensive numéro des Commodores. Premier match, le 6 novembre 2019 : 25 points dont 7 tirs longue distance. Quelques jours après, le 14 novembre, Aaron Nesmith inscrit 34 points avec notamment 4 tirs à 3pts en 39 secondes. Le ton est donné. L’ailier enchaîne les cartons offensifs pour porter les Commodores. Malheureusement, le 8 janvier, il se blesse au pied contre Auburn et doit renoncer à la fin de saison. En 14 matchs, Aaron Nesmith a inscrit 23 points de moyenne avec deux sommets à 34 points. Il a surtout marqué les esprits avec deux matchs avec 7  tirs extérieurs réussis et un où Nesmith a converti 8 tirs primés ! 5ème meilleur marqueur de Division I, l’ailier est également le meilleur marqueur du programme depuis Tom Hagan à la fin des années 1970’. Une énorme progression, une adresse extérieure exceptionnelle… Aaron Nesmith n’a cessé de grimper dans les big board  et les mock draft, flirtant parfois avec une place de loterie.  

DESCRIPTION DU JOUEUR

Physiquement, Aaron Nesmith possède des mensurations honnêtes, dans les standards des ailiers NBA. Avec un cadre bien rempli (1m98 pour 96kg) et une belle envergure de plus de 2 mètres 08, le sophomore des Commodores ne devrait pas trop souffrir physiquement lors de son passage au niveau supérieur. En revanche, on ne peut pas dire qu’Aaron Nesmith soit un grand athlète. Que ce soit verticalement ou horizontalement, il n’est pas très explosif comme l’illustre son premier pas un peu lent. Dans l’ensemble, Nesmith utilise bien sa force naturelle des deux côtés du terrain et son athlétisme ne sera pas un obstacle à sa réussite en NBA.
Ce qui rend Aaron Nesmith si spécial est évidemment son tir extérieur et son jeu hors du ballon en attaque. Au cours de sa saison sophomore avec Vanderbilt, il affiche un taux de réussite stratosphérique à 3pts de 52,2% avec un énorme volume de tir, plus de 8 par match (!). Nesmith combine une confiance déconcertante, ne se laissant pas distraire par des contestations, et une lecture du jeu impressionnante. Il est capable de prendre feu à tout moment et se sert très bien des écrans pour trouver les meilleures zones de tirs dans les défenses adverses. Sa mécanique de tir est vraiment belle, cohérente et efficace. En regardant quelques séquences d’Aaron Nesmith, on peut s’apercevoir du travail effectué son tir entre sa première et sa deuxième année. Son corps et ses muscles semblent avoir parfaitement mémorisés la gestuelle : bel équilibre, transfert d’énergie dans le bas du corps efficace, belle poignée… Bref, un tireur déjà élite. Dans les systèmes de Stackhouse à Vandy, Nesmith s’est révélé être bien plus qu’un joueur de catch-and-shoot. Il a réussi à s’exprimer sur des plans complexes à plusieurs écrans, des écrans croisés, des floppy, des pindownsLe garçon est intelligent, il comprend, intègre et exécute très les différents systèmes misent en place pour lui. Toutefois, les observateurs restent prudents sur ses performances puisqu’il n’a disputé que 14 matchs cette saison. En effet, il faut relativiser les chiffres déroutant d’Aaron Nesmith qui auraient sans doute baissé lors des matchs de conférence. Mais ce constat ne doit rien enlever aux qualités de shooteur du joueur des Commodores. Si Nesmith un excellent tireur en mouvement, il peine à créer son propre tir. Son handle sur les séquences en isolation n’est pas assez développé. Son manque d’explosivité et de diversité dans les dribbles lui font défaut ici. En revanche, en ce qui concerne la séparation du périmètre, Nesmith est plutôt adroit en jouant avec un pas de côté après une feinte, un cross arrière ou un step-back efficace. Dans les autres secteurs offensifs, Aaron Nesmith n’est pas aussi performant, voir même défaillant. Il n’est pas un bon finisseur, avec un toucher étrangement mauvais lorsque l’on voit ses pull-up. Son manque de détente verticale combiné avec son handle faible dans le trafic obligent Nesmith a se montré efficace uniquement sur des coupes en fond de ligne. L’ailier de ‘Dores n’est pas non plus un bon passeur. Il se contente de passes basiques et ses tentatives de passes un peu plus risquées se transforment souvent en revirement. Mais voilà, ce n’est pas son jeu, et Aaaron Nesmith le sait. Il connaît très bien son rôle et ses décisions tournent principalement autour de ses tirs extérieurs, toujours en mouvement.
De l’autre côté du terrain, Aaaron Nesmith est un solide défenseur d’équipe avec un QI basket élevé. Comme en attaque, il lit très bien les déplacements et traverse régulièrement les écrans adverses avec sa force. Nesmith n’est pas un grand protecteur de périmètre mais son positionnement est souvent bon. Il garde très bien son homme off-ball mais se laisse parfois endormir et a tendance à rester sur lui, oubliant les aides. Aaron Nesmith doit également travailler son jeu de jambes pour pouvoir tenir ses adversaires directs s’il ne veut pas être débordé facilement par de bons manieurs de ballon. Dans l’absolu, son manque d’athlétisme sera préjudiciable en défense au niveau suivant. En revanche, son impact ne sera probablement pas négatif, au contraire, puisqu’il utilise très bien son intelligence de placement pour couvrir les ailes. Il pourra aisément défendre sur des 2/3 voire même des petits 4.

Sans aucun doute, Aaron Nesmith est le meilleur shooteur pur de cette cuvée. Grâce à son excellente science du placement et des déplacements, l’ailier de Vanderbilt possède un rôle et un profil bien définit qui donnent de précieuses certitudes aux franchises NBA. Une vision du jeu qui fait également de lui est un solide défenseur d’équipe. Des secteurs très développés, mais d’autres défaillants. Son dribble semble être la principale source d’inquiétude par rapport à son plafond potentiel. Nesmith sera-t-il un shooteur unidimensionnel ? Peut-être, mais s’il parvient à travail ce secteur comme son tir entre la première et la deuxième année, il pourra clairement surprendre la NBA.  

✔️ FORCES

  • Shooteur élite.
  • Toujours en mouvement.
  • Très belle mécanique.
  • Adresse extérieure.
  • Excellent déplacement hors du ballon.
  • Belle vision du jeu.  
  • Lecture, compréhension et exécution des systèmes.
  • Bon défenseur d’équipe.
  • QI basket élevé.
  • Bon cadre pour un ailier NBA : taille/poids/envergure.
  • Bon rebondeur.
  • Bon dribble pour s’écarter du périmètre.
  • Connaît son rôle.
  • Capable de prendre feu.

FAIBLESSES

  • Manque d’athlétisme et d’explosivité.
  • Mauvais finisseur en mouvement.
  • Mauvais passeur.
  • Dribble défaillant en isolation et en transition.
  • Détente verticale, vitesse.
  • Jeu de jambes à travailler.
  • Unidimensionnel ?
  • Plafond restreint.
  • Seulement 14 matchs disputés cette saison.  

PRÉDICTION DRAFT 2020

Premier tour (places 15-25)

Hypothèse : #17 – Boston Celtics

Avec le choix des Grizzlies, Boston pourrait bien saisir l’opportunité de sélectionner Aaron Nesmith aux alentours de la 15ème place. De la défense d’équipe, du shoot extérieur, des systèmes à la Brad Stevens… Le feat semble idéal. Dans la second unit des C’s, Nesmith aura une place toute trouvée aux côtés d’un Marcus Smart par exemple. Mise à part le meneur bulldog, le scoring sur le banc des Celtic’s est plutôt défaillant et Nesmith pourrait bien servir de deuxième option offensive dans ces conditions. Et surtout, il semble vraiment avoir une mentalité compatible avec Boston.

NOTE DU CCS

Shooteur élite, le sophomore de Vanderbilt n’a cessé de surprendre et de grimper dans les projections de draft. Aaron Nesmith est l’un des seuls prospects à proposer des garantis certaines pour le premier tour avec un tir extérieur bien développé, des déplacements épatants et une défense collective intéressante. Il connaît son rôle et le rempli à merveille. Bien évidemment, son potentiel est loin d’être le plus élevé de cette draft, mais pour une équipe qui vise le titre, Nesmith pourra apporter, dès sa première année, une qualité de tir certaine.

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