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Profil NBA Draft 2020 : Josh Green, un arrière australien frustrant

Évènements indissociables des sports aux États-Unis, les drafts sont le moteur du renouvellement perpétuel des grandes ligues sportives nord-américaines. Coup de théâtre, coup du destin, déceptions, interrogations… Les drafts sont des éléments essentiels de la culture sportive américaine. La reprise NBA ne fait désormais plus aucun doute. Les officiels ont ciblé la date du 16 octobre 2020 pour organiser la draft. L’occasion pour le CCS de se mobiliser pour vous proposer un profil détaillé des meilleurs prospects du pays. Sans hiérarchie particulière, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour connaître les futurs rookies, voire même les futures stars de la NBA.

JOSH GREEN

Date de naissance : 16 novembre 2000 – Classe : Freshman

Université : Arizona Wildcats (Pac-12) – Bilan 2019/2020 : 21v/11d

Poste : Arrière (#0)

Mensurations*
Taille : 198 cm – Poids : 95 kg – Envergure : 209 cm
(source : scooting report du 24 février 2020 – thestepien.com)

Statistiques saison
30 matchs joués // 12 pts // 4,6 reb // 2,6 ast // 1,5 stl // 0,4 blk
30,9 minutes joués/match // 42,4% FG // 36,1% 3Pts // 78% FT // 1,6 Tov // 2,4 PF

PROFIL

CONTEXTE D’ÉQUIPE

Il y a quelques temps, le CCS vous a proposé une fiche détaillée sur le meneur Nico Mannion, attendu au milieu du premier tour et coéquipier de Josh Green chez les Wildcats d’Arizona. Nous vous invitons donc à suivre le lien suivant si vous souhaitez plus d’informations sur la saison du programme dirigé par Sean Miller. En bref, la saison 2019-2020 devait être celle de la rédemption pour Arizona après deux saisons marquées par le scandale de corruption survenu en 2017. L’exercice débute de la plus belle des manières avec un run de 9 victoires consécutives. La suite est plus approximative avec notamment des difficultés dans les matchs de conférence. Les Wildcats terminent à la sixième place de la Pac-12 avec un bilan de 10-8, et surtout, ils sont hors du classement national à l’approche des tournois de conférence. La saison s’achève en raison de la pandémie sur une victoire d’Arizona sur Washington au premier tour du tournoi de la Pac-12. Le traumatisme du scandale de 2017 semble toujours présent à l’esprit de Sean Miller et les freshmans n’ont pas eu l’impact espéré. Aux côtés de l’attraction de l’année, Nico Mannion, on retrouve une autre recrue 5 étoiles, l’arrière Josh Green.

PARCOURS

Né à Sydney en Australie, Josh Green développe ses capacités physiques et sportives en pratiquant de nombreuses disciplines (neuf au total) dans sa jeunesse : athlétisme, natation, rugby et surtout le football australien. C’est peut-être la pratique de ce dernier, brutal et endurant, qui a façonné le physique de notre prospect du jour. À l’âge de 13 ans, il reçoit une offre de l’Académie des GSW Giants, franchise phare de l’AFL, mais brille également sur les parquets australiens, la balle orange entre les mains. Sous les couleurs de la King School de Sydney, Green joue avec les U16 et emmène son équipe aux championnats régionaux. Cette année-là, en 2013, sa famille déménage aux États-Unis, à Phoenix dans l’Arizona, contraignant Josh Green a abandonné le football australien. Il entame son parcours de high school à Moutain Ridge où il impressionne en compagnie de son frère Jayden. En deuxième année, il rejoint Hillcrest Prep et un certain DeAndre Ayton, toujours dans l’Arizona. Dans l’ombre du géant, Green parvient à tourner à 20,1 points de moyenne par match. Après un changement d’entraîneur mal apprécié, Josh Green rejoint IMG Academy en Floride pour ses deux dernières saisons. Impressionnant avec IMG, il revient régulièrement dans le top 25 des meilleurs joueurs de sa cuvée et décroche logiquement le statut de recrue 5 étoiles. Lors de saison sénior, Green conduit son lycée au championnat national. En final, il inscrit 19 points contre le champion en titre, La Lumière, et est élu MVP de la rencontre. Josh Green passe par toutes les étapes des prospects reconnus : deux participations au Nike Hoop Summit et une au McDonald’s All American 2019. Convoité par de nombreuses universités prestigieuses, Green décide de s’engager avec les Wildcats à l’automne 2018 et rejoint une autre recrue 5 étoiles, Nico Mannion. Sur le plan international, il choisit de défendre les couleurs australiennes et aspire à être sélectionné dans l’équipe première pour les prochains Jeux Olympiques. Star dès son plus jeune âge, comme son coéquipier Nico Mannion, Josh Green a peut-être déçu certains observateurs cette saison avec un manque de progression au niveau universitaire. Néanmoins, il reste un prospect convoité grâce à des qualités élémentaires et un potentiel certain.

DESCRIPTION DU JOUEUR

Comme à l’accoutumé, commençons par un coup d’œil sur le physique de notre prospect du jour. Josh Green possède des mensurations très intéressantes pour un arrière. Avec ses 1 mètre 98 pour 95 kilos, il possède un cadre très solide qu’il combine avec une belle envergure de plus de 2 mètres 09. Musclé et rapide, Green est un excellent athlète, taillé pour la défense et le jeu en transition. Selon certains analystes, il a peut-être pris trop de masse musculaire dans ses deux dernières années ce qui expliquerait son relatif manque de détente verticale. Si Green base essentiellement son jeu sur la force physique, il devra peut-être perdre quelques kilos de muscle pour gagner en verticalité afin de développer sa finition. Josh Green utilise ses atouts physiques pour exceller dans le secteur défensif. Sa rotation des hanches est très rapide, tout comme son footwork et ses réflexes. Des capacités qui se sont probablement développées en pratiquant de nombreux sports, comme le football australien. Dans un monde universitaire où la défense est rarement mise en valeur, Josh Greena su construire sa renommée grâce à une belle activité dans ce domaine. Avec 1,5 interception par match (leader d’Arizona), il a montré une vision du jeu et une appréhension des trajectoires intéressante notamment lorsqu’il s’agit de couper les lignes de passe. Très efficace en défense sur le porteur de balle, Green est capable de défendre sur les postes 1-2 et même profiter de son envergure pour gêner certains ailiers. Il sait quand et comment défendre le périmètre et peu aisément contraindre son adverse direct à se diriger dans une zone non-préférentielle. La combinaison entre son envergure et ses surprenants réflexes lui permet d’être très efficace dans la contestation des tirs. La rapidité de ses hanches et des pieds fait de Josh Green un excellent défenseur sur porteur de balle, encore plus dans la situation d’isolation. En ce qui concerne la défense off-ball, il y a encore du travail mais les perspectives de développement sont encourageantes. Sa défense sur pick and roll est encore un peu hasardeuse, mais le potentiel est réel grâce à ses excellents réflexes et ses mains actives. Green devra néanmoins travaillé sa concentration et son positionnement hors du ballon pour fournir des aides efficaces et éviter de perdre son joueur. Ses capacités et son potentiel défensif lui assureront des minutes en NBA, mais qu’en est-il de son jeu offensif ? C’est ici que les doutes s’installent.
Josh Green ne semble pas disposer d’un arsenal offensif développé, mais des pistes d’améliorations sont perceptibles. D’abord, pour son physique, Green est un piètre finisseur. Bien évidemment, il est capable de finir au contact, mais son toucher est clairement défaillant. Il a montré quelques belles choses avec son runner, mais près du cercle, son efficacité est très limitée. Ce sera sans contestation l’un des domaines où Josh Green devra le plus travailler. Autre secteur à améliorer en priorité : son handle. Pour un arrière, sa conduite de balle est largement perfectible. Un dribble haut, un contrôle de balle douteux, une palette technique basique… Si Green n’a pas été amené à conduire son équipe en raison de la présence de Nico Mannion à ses côtés, les rares séquences où il dirige n’ont pas été convaincantes. Ce handle incohérent est préjudiciable pour Green qui n’est pas encore en capacité de créer son propre tir. Un défaut qui refroidit grandement les franchises NBA. Pour l’instant, Josh Green est exclusivement un tireur de catch and shoot avec une réussite moyenne. Avec une réussite de 35% à 3pts cette saison sur presque 3 tentatives par match, Green n’est une menace extérieure assez fiable pour le moment. Mais il y a de quoi parier sur son tir. Au cours des 10 derniers matchs, plus à l’aise avec son rôle, Josh Green a tiré à 46% de loin. Sa lecture des écrans n’est pas optimale et son manque de vitesse dans sa mécanique de tir lui fait défaut. La forme de son tir est à travailler : les points d’élévation et sortie sont bons, mais son coude sort du cadre et le bas de son corps a tendance à s’évaser par moment. Mais il faut également intégrer le fait que son rôle offensif chez les Wildcats était essentiellement hors du ballon. En ce qui concerne son jeu de passe, Josh Green a montré de belles perspectives. Sans risque, il réussit bien à lire le déplacement et le positionnement de ses coéquipiers. Sa prise de décision est rapide mais son manque de toucher handicape la précision de ses passes. Vous l’aurez compris, en attaque, il y a encore pas mal de travail.  

Avec des capacités physiques intéressantes et une intelligence défensive prometteuse, Josh Green possède le profil pour séduire certaines franchises NBA. Mais beaucoup de secteurs sont encore à améliorer, principalement en attaque. Son toucher et son dribble sont les principaux secteurs à travailler. Et toute sa réussite potentielle en NBA se base là-dessus. Sa solidité défensive le maintien comme un choix du premier tour, mais globalement, sa côte est un plutôt en baisse depuis son arrivé en NCAA. L’équipe qui le sélectionnera sait à quoi s’attendre avec lui dans l’immédiat et connaît également ses principaux points de développement. Reste à voir si Josh Green sera capable de briser son plafond de verre offensif.  

✔️ FORCES

  • Athlétique.
  • Force et rapidité.
  • Bonne envergure.
  • Excellente défense sur porteur de balle.
  • Hanches, pieds et mains rapides.
  • Excellents réflexes.
  • Bon défenseur d’équipe dans l’ensemble.
  • Tireur extérieur décent, surtout sur catch-and-shoot.
  • Passeur rapide.
  • Polyvalence défensive.
  • Très bonne lecture des lignes de passe.
  • Assez bon rebondeur.
  • Bon potentiel.

FAIBLESSES

  • Mauvais toucher, mauvaise finition.
  • Conduite de balle.
  • Incapable de créer son propre tir pour le moment.
  • Pas une bonne utilisation des pick-and-roll.
  • Mécanique de tir lente, à développer.
  • Adresse au tir à améliorer.
  • Détente verticale.
  • Défense off-ball perfectible.

PRÉDICTION DRAFT 2020

Premier tour (places 15-25)

Hypothèse : #22 – Denver Nuggets

Avec son potentiel choix numéro 22, récupéré en provenance de Houston, Denver pourrait bien tenter le coup Josh Green. Ses capacités défensives sur les extérieurs seraient les bienvenues pour épauler Jamal Murray ou plutôt Monte Morris sur la second unit des Nuggets. En développant son secteur offensif, Josh Green pourra parfaitement s’intégrer dans le jeu collectif de Denver et avoir un rôle important en catch-and-shooter. Un élément supplémentaire pour le backourt des Nuggets qui devrait gagner des minutes rapidement grâce à sa défense.

NOTE DU CCS

L’Australien Josh Green a revu ses prétentions à la baisse pour la draft 2020. Comme son coéquipier Nico Mannion, Green souffre de la saison décevante d’Arizona et devra faire ses preuves lors des workouts pour séduire les équipes NBA. Solide défenseur, très bon physique mais un ensemble offensif encore incohérent même si le potentiel est là. Longtemps considéré comme un lottery pick, Green devrait probablement descendre dans le dernier tiers de la draft mais il a le profil de celui qui peut faire regretter les franchises qui n’ont pas voulu miser sur lui. Il ne faut pas négliger non plus son utilisation chez les Wildcats qui a peut-être inhibé certains aspects de son développement…

Retrouvez ici les derniers profils de la Draft NBA 2020 :

Precious Achiuwa

Tyrese Maxey

Tyrese Haliburton

Vernon Carey Jr.

Nico Mannion

Jaden McDaniels

James Wiseman

RJ Hampton

Onyeku Okongwu

Cole Anthony

Saddiq Bey

Obi Toppin

Isaac Okoro

Devin Vassell

Deni Avdija

Kira Lewis Jr.

Killian Hayes

Patrick Williams

LaMelo Ball

Aaron Nesmith

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