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Draft NHL : de 16 à 1, la meilleure franchise pour Alexis Lafrenière

Il y a deux semaines, la NHL passait un nouveau pallier dans son plan de retour au jeu avec la loterie du repêchage 2020, qui aura lieu à Montréal. Alors que Detroit, Los Angeles ou encore Ottawa possédaient les meilleures chances d’obtenir le premier choix, c’est une équipe encore indéterminée qui a tiré le gros lot. Comment est-ce possible ? La crise du Covid-19 a obligé la NHL a innové cette année avec un pré-tournoi pour accéder aux play-offs mélangeant 16 équipes qui avaient encore une chance de se qualifier en séries avant la fin prématurée de cette saison. C’est une de ces équipes-là qui aura la chance de sélectionner en première position d’ici quelques mois.

Un véritable « game-changer » pour ces franchises, qui entrevoient donc la possibilité de choisir Alexis Lafrenière, jeune espoir québécois unanimement vu comme le futur n°1 et dont beaucoup affirment qu’il est le meilleur prospect depuis un certain Connor McDavid. Parmi les 16 équipes encore en course, plusieurs sont en reconstruction, d’autres possèdent déjà un solide effectif et des ambitions de Coupe Stanley. De quoi rendre les mois à venir très intéressants. Bien qu’il n’existe pas de « mauvaises » franchises pour accueillir Alexis Lafrenière, talent générationnel qui fera, quoiqu’il arrive, le bonheur de l’heureuse élue, nous vous proposons un classement (subjectif) des endroits où il serait le plus intéressant de voir atterrir le jeune joueur de centre québécois.

@ Bleacher Report

16. Nashville Predators (35-26-8, 78pts)

Auteurs d’une saison intéressante sans être extraordinaire, les finalistes 2017 possèdent une ligne de centre bien fournie avec des joueurs expérimentés tels que Matt Duchêne, Kyle Turris, Nick Bonino ou encore Ryan Johansen. Evidemment pas de quoi priver Lafrenière d’une place de choix dans le line-up, mais le centre est loin d’être un poste de besoin pour les Predators, qui auraient plutôt besoin d’aide dans le top-4 défensif ou même dans les buts, Pekka Rinne prenant de l’âge et Juuse Saros n’ayant pas forcément les épaules pour prendre la suite du Finlandais. Opposés aux Coyotes de l’Arizona lors du tour préliminaire aux play-offs, les Predators font clairement partie de ces équipes ayant encore de légitimes ambitions d’aller chercher le titre dès cette saison. Alors, bien sûr, Nashville ne cracherait pas sur le premier choix de la draft, mais elle en a clairement moins besoin que de nombreuses autres équipes.

15. Carolina Hurricanes (38-25-5, 81 pts)

Avec Sebastian Aho, Teuvo Teräväinen et Andrei Svechnikov, les Carolina Hurricanes possèdent déjà l’une des meilleures premières lignes de la Ligue. Si on ajoute à cela Martin Necas, Vincent Trocheck, Dougie Hamilton ou encore Jaccob Slavin, on a là l’un des effectifs les plus jeunes et les plus forts de la Ligue. L’arrivée de Lafrenière serait un énorme coup pour les Hurricanes mais poserait, à terme, quelques problèmes (de riche) aussi bien en matière de temps de glace que de salary cap. Ce genre de problèmes, chaque franchise aimerait les avoir, mais l’équipe du capitaine Justin Williams serait peut-être plus inspirée de se renforcer avec des joueurs d’expérience (et un gardien ?) capables d’amener le noyau des jeunes sur le toit de la NHL. Le potentiel est déjà là.

14. Florida Panthers (35-26-8, 78 pts)

L’arrivée du prospect le plus électrisant depuis Connor McDavid peut-elle suffire à faire venir du public au BB&T Center, qui sonne désespérément creux depuis plusieurs années ? On l’espère, mais il va sans dire que le marché des Panthers risque de se trouver rapidement un peu petit pour Alexis Lafrenière. Sportivement, son arrivée serait très intéressante car il formerait, avec Aleksandr Barkov, l’un des « 1-2 punch » les plus intéressants de NHL au poste de centre et que l’association avec son compatriote québécois Jonathan Huberdeau pourrait s’avérer létale. Cependant, il n’est pas interdit d’espérer voir Lafrenière arriver dans une ville déjà mythique plutôt qu’à un endroit où tout est à (re)-construire en termes d’image.

13. Winnipeg Jets (37-28-6, 80 pts)

On attendait un peu mieux des Jets de Winnipeg cette saison et c’est une surprise de les retrouver dans les équipes ayant besoin de passer par un tour préliminaire pour se qualifier en play-offs. Derrière l’excellente première ligne composée de Scheifele/Wheeler/Connor, l’équipe a eu du mal à trouver de la régularité. L’escouade défensive, largement affaiblie par le cas Dustin Byfuglien, est également un peu légère pour espérer aller jusqu’au bout, et c’est plutôt de ce côté-là que doivent se concentrer les dirigeants. L’arrivée de Lafrenière répondrait quand même à une autre problématique importante des Jets : depuis la draft du sniper finlandais Patrik Laine, le staff a du mal à trouver un joueur de centre complémentaire avec lui. Ce duo Lafrenière/Laine, complimenté par un Nikolaj Ehlers par exemple, est très intéressant sur le papier et a de quoi faire saliver les fans des Jets… et faire peur à toute la Ligue.

12. Minnesota Wild (35-27-7, 77 pts)

Le Wild du Minnesota est une équipe moyenne depuis trop longtemps. Jamais en queue de peloton mais jamais non plus aux premières places, elle se balade dans le ventre mou de la ligue, sans doute empêchée d’entrer en reconstruction totale par d’importants contrats qu’elle doit honorer envers ses stars vieillissantes (Parise, Suter, Dubnyk…). Le front office a fait le job avec l’arrivée de joueurs talentueux qui avaient besoin d’être relancés (Galchenyuk, Fiala) ou de vétéran en quête de temps de glace (Zuccarello). Drafter Alexis Lafrenière marquerait le début d’un renouveau tant attendu pour cette franchise qui a la chance de compter sur une fan-base passionnée.

11. Colombus Blue Jackets (33-22-15, 81 pts)

L’idée de voir Alexis Lafrenière revêtir l’uniforme des Blue Jackets est intrigante. De nombreuses pièces sont déjà en place (Werenski, Dubois, Jones, Atkinson…), la succession de Bobrovsky dans les buts a été parfaitement gérée grâce à l’éclosion d’Elvis Merzlikins, mais il manque un petit quelque chose aux joueurs du charismatique (et tempétueux) John Tortorella pour devenir de légitimes prétendants à la Coupe Stanley. Nul doute que le talent offensif de Lafrenière les ferait basculer dans cette dimension.

10. Arizona Coyotes (33-29-8, 74 pts)

Longtemps considérés (à raison) comme l’une des plus faibles équipes de NHL, les Coyotes ont montré des progrès intéressants cette saison. Si intéressants que leur projet leur a permis d’attirer dans leurs filets Taylor Hall, MVP en 2018. Alors bien sûr, l’ancien des Oilers et des Devils se retrouve free agent en fin de saison. C’est là qu’entre en scène Alexis Lafrenière. Si les Coyotes sont les heureux vainqueurs de la lotterie, nul doute que Hall réfléchira à deux fois avant de quitter l’Arizona alors qu’un potentiel futur joueur de concession vient d’y poser ses valises. Ce duo, complémentaire sur le papier, peut être la pierre angulaire sur laquelle les Coyotes, qui ont également trouvé en Darcy Kuemper et Anti Raanta un excellent duo de gardiens, pourront s’appuyer pour devenir des sérieux prétendants au titre.

9. Calgary Flames (36-27-7, 79 pts)

Les Flames semblent être un « fit » intéressant pour Lafrenière car ils font partie des rares équipes ayant un effectif capable d’aller loin en play-offs sans pour autant avoir un joueur ultra-dominant au centre. Backlund et Monahan sont deux excellents joueurs, mais Lafrenière pourrait s’imposer rapidement comme centre numéro 1 et profiter à ses côtés de la présence de stars telles que Johnny Gaudreau ou Matthew Tkachuk. Sans compter qu’il serait très intéressant pour la NHL de voir arriver une superstar à Calgary, histoire de rendre la fameuse « Bataille de l’Alberta » (qui oppose Calgary à Edmonton), l’une des plus grandes rivalités de la ligue, encore plus passionnante avec la naissance d’une concurrence entre Connord McDavid et Alexis Lafrenière.

8. Toronto Maple Leafs (36-25-9, 81 pts)

D’un point de vue purement sportif, les Leafs ne sont pas forcément le meilleur point de chute pour Alexis Lafrenière. Avec Auston Matthews et John Tavares, Toronto possède déjà deux superstars au poste de centre. Les priorités se trouvent plutôt dans le bottom-6 ou dans le fait de trouver un partenaire de qualité à Morgan Rielly sur la première paire défensive. Cependant, difficile de ne pas rêver de voir Lafrenière sous l’uniforme mythique des Leafs. Toronto, place forte du hockey nord-américain, est un théâtre à la mesure du talent du jeune québecois. Son repêchage peut également apporter une étincelle supplémentaire dans la rivalité avec les Canadiens de Montréal.

7. Vancouver Canucks (36-27-6, 78 pts)

Les pensionnaires de la Division Pacifique font partie des équipes les plus prometteuses de la Ligue, et l’arrivée de Lafrenière les propulserait sans doute rapidement vers les sommets. Le front office a enchaîné les excellents premiers tours de draft depuis quelques années (Petterson, Horvat, Hugues, Boeser…), tandis que le recrutement de joueurs dans la force de l’âge (J.T. Miller, Tyler Toffoli) donne un équilibre intéressant à l’ensemble de l’effectif. Assez pour en faire des prétendants au titre ? On se mouille : avec Lafrenière, oui.

6. New York Rangers (37-28-5, 79 pts)

Explosion de Mika Zibanejad, arrivée en grandes pompes d’Artemi Panarin, problèmes (de riche) au poste de gardien avec la triplette Georgiev/Shestyorkin/Lundqvist et finalement qualification pour le tour préliminaire… la saison 2019/2020 des Rangers de New York a été plutôt réussie et laisse présager de bonnes choses pour l’avenir. L’équipe de la Grosse Pomme, que beaucoup voient comme un véritable outsider pour la Coupe Stanley dès cette saison, serait complétée à merveille par un joueur de la trempe de Lafrenière. De quoi frapper un grand coup dans la terrible Division métropolitaine où les places en play-offs sont chères.

5. Chicago Blackhawks (32-30-8, 72 pts)

La plus grande dynastie des années 2010 (2010, 2013, 2015) est en bout de course, c’est un fait. Les artisans des titres (Toews, Keith, Kane, Saad, Crawford ou encore Seabrook) ont plus d’années derrière eux que devant eux, mais il leur reste encore beaucoup à donner, et cette saison l’a prouvé. D’autant plus que la jeune garde commence à frapper à la porte (Strome, Dach, Kubalik) ou s’est déjà imposée (DeBrincat) comme pièce importante. Alors, voir arriver Lafrenière sur les bords du lac Michigan pourrait permettre aux Blackhawks de très vite rebondir et de ne pas tomber dans les affres d’une longue reconstruction. Pour le Québecois, s’établir à Chicago, aux côtés de mentors qui savent comment gagner et devant un public passionné, est sans doute également une idée alléchante.

4. New York Islanders (35-23-10, 80 pts)

Le départ de John Tavares a laissé un grand vide chez les Islanders. Lafrenière a (largement) de quoi le remplir et de refermer définitivement le traumatisme du départ de l’ancien capitaine dans le cœur des supporters. Surtout qu’il pourra compter sur le génial Matthew Barzal pour porter avec lui les responsabilités. A leurs côtés, on peut imaginer des joueurs comme Beauvillier, Lee ou encore Pullock et Devon Toews pour créer un noyau capable d’être rapidement un véritable prétendant au titre.

3. Pittsburgh Penguins (40-23-6, 86 pts)

Meilleure équipe de la NHL à ne pas être qualifiée directement pour les séries éliminatoires, Pittsburgh pourrait voir Lafrenière sous son maillot la saison prochaine. Pourquoi est-ce si intrigant ? Tout simplement car le Québécois pourrait trouver en Sidney Crosby, capitaine des Penguins et surtout superstar régnant sur la NHL depuis près de 15 ans, un mentor idéal. En plus d’être souvent comparé à son glorieux aîné pour son style de jeu, le Québécois partage un autre point commun avec le triple vainqueur de la Coupe Stanley : ils ont tout les deux évolué au niveau junior à l’Oceanic de Rimouski, en LHJMQ. L’histoire serait donc très belle. Et, pendant quelques années, les passionnés de hockey pourraient profiter d’une équipe alignant Crosby, Malkin et Lafrenière sur ses trois premières lignes.

2. Edmonton Oilers (37-25-9, 83 pts)

La situation d’Edmonton est finalement assez comparable à celle de Pittsburgh : une équipe déjà compétitive, une superstar (McDavid) avec laquelle Lafrenière pourrait apprendre, un centre de deuxième ligne presque aussi fort (Draisatl)… Tout cela à une (grosse) différence près : les Oilers n’ont rien gagné avec ce noyau. Pire, ils ont du mal à se dépêtrer d’une image de losers qui leur colle à la peau. L’arrivée de Lafrenière changerait-elle quelque chose ? On ne peut évidemment pas encore le dire, mais en même temps, si la venue d’un tel joueur n’est pas susceptible d’enfin envoyer les Oilers sur le toit de la NHL, c’est qu’ils sont une cause perdue. McDavid/Draisatl/Lafrenière dans le même alignement, c’est en tout cas l’assurance d’un concentré de talent comme jamais vu dans la NHL moderne.

  1. Montréal Canadiens (31-31-9, 71 pts)

Les Habs n’ont plus gagné la Coupe Stanley depuis 1993. Pire encore, l’équipe dirigée par Marc Bergevin ne semble pas en mesure d’être un prétendant crédible dans les 2/3 ans (voire plus diront les mauvaises langues) à venir, alors que sa « fenêtre de tir », matérialisée par les dernières bonnes années de ses superstars Carey Price et Shea Weber, se réduit petit à petit. La franchise la plus mythique de NHL, qui peut compter sur des fans ultra-passionnés (mais pas très patients), a absolument besoin d’un coup de boost. Encore plus quand ce coup de boost est Québécois. Lafrenière, né à Saint-Eustache, est un fan des Habs depuis sa plus tendre enfance. Les Habs, eux, ont désespérément besoin d’un « franchise player » capable de refaire rêver des partisans de plus en plus impatients.

L’histoire serait évidemment très belle, même si Lafrenière serait immédiatement sous pression dans ce marché où il est difficile de grandir à l’abri. Mais le talent du Québécois parle pour lui et s’il y a bien un joueur capable de répondre aux attentes, c’est lui. D’autant qu’il ne sera pas seul dans sa mission de redorer le blason du Canadiens : le front office a su réunir de nombreux prospects très intéressants pour les années à venir (Suzuki, Romanov, Primeau, Kotkaniemi…), tandis que des tauliers tels que Gallagher, Danault ou Domi sont des coéquipiers avec lesquels il est bon de partir en guerre. Il faudra bien ça.

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