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Course aux playoffs – Les Wizards vont devoir faire de la magie

Ce n’est plus un secret pour personne : la NBA est de retour. Le 31 juillet prochain, 22 équipes disputeront 8 matchs de classement in the House of Mickey Mouse, à Orlando. L’objectif est simple : établir une hiérarchie pour les dernières places qualificatives aux Playoffs. À l’Est, seuls les Wizards de Washington peuvent bousculer les plans du Magic et des Nets. À l’Ouest, l’équation est bien plus complexe. Les Grizzlies de Memphis tiennent la 8ème place de la Conférence depuis l’arrêt de la compétition le 12 mars dernier. Derrière, 5 équipes peuvent encore espérer décrocher le dernier spot pour les Playoffs : Portland, New Orleans, Sacramento, San Antonio et Phoenix. Face à cette situation inédite, le CCS vous propose d’évaluer les chances de qualification de toutes ces franchises en course pour les Playoffs. Aujourd’hui, place à la seule équipe de l’Est qui n’est virtuellement pas en playoffs à Orlando : les Washington Wizards.

WASHINGTON WIZARDS

SAISON RÉGULIÈRE

Voir Washington encore capable d’aller chercher les playoffs, c’est aussi constater que le niveau de l’Est est moins élevé que celui de l’Ouest. Avec un bilan très largement négatif (24 victoires pour 40 défaites), les joueurs de la capitale ne sont qu’à 6 victoires d’Orlando, 8ème de la conférence. Malgré ce bilan assez terrible,  la saison régulière des Wizards n’est pas si mauvaise que ça. Sur bien des points, le jeu proposé, ainsi que l’évolution de certains joueurs laissent penser qu’une énergie positive se dégage de cette équipe.

Tout d’abord, il y a le fait que Scott Brooks décide d’insuffler à ses joueurs un jeu résolument très offensif. L’attaque à outrance convient parfaitement à cette escouade, qui est la 12ème force offensive de la NBA, mais aussi la 5ème équipe en termes de pourcentage à 3pts cette saison. C’est simple, les sorciers n’ont été contenus sous la barre des 100 points que 5 fois cette saison. Un jeu très fluide, qui profite à beaucoup de joueurs adeptes de ce style de jeu. En premier lieu, Bradley Beal réalise une énorme saison. Véritable franchise player, il fait presque oublier aux fans l’absence prolongée de John Wall, blessé au tendon d’Achille et qui ne peut revenir avant la saison prochaine. Beal tourne sur des bases impressionnantes : deuxième meilleur marqueur de la saison avec 30,5 points par matchs, il permet aussi à l’attaque des Wizards de trouver son tempo. Important dans le jeu collectif, il distribue en moyenne 6,1 passes par matchs. Un franchise player avec en plus une très belle mentalité, qui soutient ses partenaires et les aide sur le terrain. Tous ces éléments rendent encore plus scandaleuse sa non-sélection pour le All-Star Game cette année.

Beal et Bertans sont les deux meilleurs marqueurs de Wizards cette saison (Crédits : newsbreak.com)

Outre Beal, d’autres joueurs profitent de ce style de jeu. C’est le cas de Davis Bertans. En sortie de banc, le Letton fait une grosse différence grâce à sa gâchette hors-paire derrière l’arc. Le sniper tourne à 15,4 points par match, à 42,4%  à 3pts ! Il trouve depuis son arrivée une réelle liberté et beaucoup de responsabilités dans cette équipe. Le rookie Rui Hachimura réalise une saison très honorable, malgré les blessures (13,4 ppg 6 reb). Solide aux rebonds et sur le jeu mid-range, il a quand même des progrès à faire offensivement et défensivement car un peu « soft » parfois. Le pivot Thomas Bryant est lui aussi très présent malgré une blessure. Une saison à 12,1 points et  6,8 rebonds à 59.9% au tir mais aussi avec des signaux très positifs sur le terrain. Il doit aussi progresser en défense pour se montrer plus dominant. Ish Smith, quant à lui, se fond parfaitement dans une équipe qui lui ressemble (10,5 ppg). Enfin, plusieurs autres joueurs profitent du système de Scott Brooks pour se montrer. C’est le cas de Troy Brown (9,7 ppg), Ian Mahinmi (7,4 ppg, 5,7 reb), Shabazz Napier (10,3 ppg), ou encore Moritz Wagner (9,5 ppg, 5,2 reb).

Mais forcément en NBA, l’attaque à outrance a ses limites. Washington est la pire défense de la ligue, avec 115 points encaissés par match. Une défense assez catastrophique, qui la raison principale des défaites rouge et blanche. Beaucoup trop souvent, les Wizards n’ont joué que d’un côté du terrain, en laissant les adversaires enchaîner les paniers beaucoup trop facilement. L’exemple parfait est sûrement la défaite contre Houston en octobre (158-159). Aucune défense, des transitions rapides  pour marquer en début de possession et un match sur un rythme particulier. Ce revers n’est pas le seul avec un tel score. En février par exemple, ce même schéma de marquer plus de point que l’adversaire, en mettant la défense sur un second plan, a faillit profiter aux Wizards contre les Bucks. Au terme d’un match disputé et de bonne qualité, Washington s’incline en prolongation malgré 55 points de Beal.

Pour la suite de la saison et pour espérer se qualifier en playoffs, Washington va devoir jouer son jeu et faire ce qu’il sait faire. Il est tout de même légitime de penser qu’en ayant une défense aussi fragile, les Wizards ne doivent pas non-plus trop se faire d’illusions. D’autant plus qu’en plus de Wall, Bradley Beal (épaule) et Davis Bertans (choix personnel) ne participent pas à la reprise.

SITUATION À LA REPRISE

24 victoires et 40 défaites, ça suffit aux Wizards pour se glisser dans la dernière bataille avant les playoffs. 9ème de la conférence Est, il faut que la franchise de la capitale fasse un quasi-sans-faute et espère 8 matchs compliqués pour Orlando ou les Nets. Ce qui peut sauver la ville de la Maison Blanche, c’est le barrage qui peut avoir lieu entre le 9ème et le 8ème de conférence, s’il y a moins de 4 victoires d’écart entre les deux franchises. À ce moment-là, Washington devra battre deux fois d’affilée le 8ème pour être qualifié en playoffs. En attendant voici les 8 matchs qui attendent les Wizards :

Au niveau des affrontements directs :

Phoenix : V 140-132

Brooklyn : V 113-107, V 110-106

Indiana : D 106-121

Philadelphie : V 119-113, D 125-108

Nouvelle-Orleans : –

Oklahoma City: V 97-85

Milwaukee : D 108-115, D 131-151, D 134-137

Boston : D 133-140, V 99-94

Aussi bizarre que cela puisse paraître, Washington a un bilan plutôt bon face à ses futurs adversaires. Seuls les Bucks et les Pacers n’ont rien laissé à la franchise de la capitale. À noter que les confrontations face à Milwaukee ont tout de même été intéressantes. Sinon, mis à part les Pelicans, qu’ils n’ont pas joué cette saison, les Wizards se sont imposés face à tous les autres. Dans un match très ouvert face aux Suns, en tout début de saison face au Thunder, dans la douleur face aux Celtics et aux Sixers, et par deux fois face aux Nets. Un coup d’œil dans le rétro qui peut donner des espoirs aux fans de la capitale, même si les enjeux ne seront pas les mêmes que lors de la saison régulière « classique ».

Sans Wall, mais aussi sans les deux meilleurs marqueurs de l’équipe cette saison (Beal et Bertans), les sorciers doivent s’inspirer du match contre le Heat le 30 décembre dernier. Lors de cette confrontation sans Beal, Wall et Bertans, les hommes de Scott Brooks s’étaient imposés (123-105) avec 25 points de Mahinmi, 29 de Jordan McRae et 28 de Garrison Mathews. Un véritable match référence qu’il faudra réitérer pour espérer avoir quelque chose à jouer en cette fin de saison.

LES SECTEURS CLÉS

✔️ Une attaque efficace

Peu d’équipes peuvent se targuer d’avoir une pace comme celle des Wizards cette saison. Une attaque foudroyante, rapide et efficace. Et même si les deux joueurs les deux meilleurs marqueurs des hommes de Scott Brooks ne sont pas présents à Orlando, il faut quand même s’attendre à une pluie de points dans la bulle. Le schéma de jeu du coach des sorciers y est pour beaucoup, prônant l’agression permanente et les shoots rapides. En plus, tout le monde marque chez les Wiz’, et cette fin de saison pourrait même profiter à certains joueurs, qui auront automatiquement plus de responsabilité et plus de tirs à prendre.

❌ Une défense catastrophique

Ça fait aussi partie du schéma de Scott Brooks. Portés vers l’attaque, les joueurs de la capitale en oublient de défendre. La dernière défense du pays risque aussi de prendre l’eau de toute part en Floride. En cause aussi, les progrès défensifs que doivent accomplir de jeunes joueurs comme Thomas Bryant ou Rui Hachimura. L’effectif de Washington n’étant pas majoritairement composé de gros défenseurs, l’équation devient vite compliquée.

🕵️ Le facteur X : Les jeunes au pouvoir

L’absence de Beal, Wall et Bertans donne beaucoup de responsabilités aux jeunes de l’effectif. Cités plus tôt Rui Hachimura et Thomas Bryant sont les fers de lance de l’équipe pour cette fin de saison. Troy Brown Jr a aussi son mot à dire et peut apporter quelque chose au scoring et au rebond. Garrison Mathews et Moritz Wagner montrent à certains matchs ce qu’ils sont capables de faire et accumulent de la confiance. Pour accrocher les playoffs, Washington n’a pas d’autres choix que de miser sur la jeunesse et la fougue.

CHANCES DE QUALIFICATION

Il serait présomptueux d’annoncer que les Wizards iront en playoffs cette saison. Entre les absences de Beal et Bertans, une défense catastrophique, un manque d’expérience et un retard plutôt conséquent, les espoirs sont minces. Et ce n’est pas la signature de l’ailier-fort Jarrod Uthoff qui va changer les choses. Pour Washington, il faut prier pour un enchaînement improbable de victoires, ainsi qu’une série noire d’Orlando pour espérer continuer la course.

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