Omnisport

Formule 2/Formule 3 : où en sont les champions de demain ?

À partir de demain débutera, à Barcelone, le sixième weekend de Grand Prix de Formule 1 de cette saison si particulière… mais il s’agira également du sixième weekend de Grand Prix de Formule 2 et Formule 3. L’occasion pour nous de revenir sur ce début de championnat palpitant dans ces deux disciplines très intéressantes à suivre et où le suspens est bien plus présent.

Si vous n’êtes pas familier avec ces disciplines, sachez que les weekends de GP ne se déroule pas tout à fait de la même façon qu’en F1. En effet, en F2 et F3 il n’y a qu’une seule séance d’essais libre (de 45 minutes) et la séance de qualification se déroule dans la même journée que les essais libre, le vendredi et non le samedi comme en F1. Le lendemain se dispute donc la première course du weekend (la course principale), les points sont distribués de la même façon qu’en F1 (25 points pour le premier, 18 pour le second, 15 pour le troisième, 12 pour le quatrième, 10 pour le cinquième, 8 pour le sixième, 6 pour le septième, 4 pour le huitième, 2 pour le neuvième et 1 pour le dixième), à la différence près que le poleman remporte 4 points et le détenteur du meilleur tour en course gagne 2 points au lieu d’1 en F1. À noter que les courses principales font en moyenne près de 180 Km, soit environ entre 25 et 30 tours de pistes, selon le circuit.

Enfin, le dimanche a lieu la « course sprint », cette dernière ne dépasse pas les 120 Km et cette fois le système de point est différent. Seuls les huit premiers glanent des points (15 points pour le premier, 12 pour le second, 10 pour le troisième, 8 pour le quatrième, 6 pour le cinquième, 4 pour le sixième, 2 pour le septième et 1 pour le huitième) et le détenteur du meilleur tour remporte lui aussi 2 points. Cela dit, il n’y a pas de qualifications puisque les places sont déterminés selon le classement de la course principale avec inversion des huit premières places donc le huitième de la course principale partira en pole, le lendemain, le septième partira deuxième et ainsi de suite. En revanche, cette inversion des places n’est pas présente en F3. À noter, pour finir, que le vainqueur du championnat de Formule 2 ne peut pas y participer la saison suivante, ce qui explique en partie le fait que Nick De Vryes, vainqueur en 2019 et n’ayant pas eu de baquet en F1 soit parti du côté de la Formule E (Formule Électrique), cette année.

Formule 2 : une antichambre de haut niveau !

Cette année le plateau de la Formule 2 est une nouvelle fois très relevé avec notamment le vainqueur de la Formule 3 2019, le russe Robert Schwartzman, mais également d’autres anciens pensionnaires de F3 comme Christian Lundgaard (filière Renault), Yuki Tsunoda (filière Red Bull), Jehan Daruvala (filière Red Bull), Marcus Armstrong (filière Ferrari) ou encore Felipe Drugovich. À tout ce beau monde nous pouvons ajouter plusieurs pilotes déjà en F2, la saison dernière et qui, pour la plupart, visent sérieusement un baquet en Formule 1 d’ici deux ans, on pense notamment à l’actuel leader de F2, Callum Ilott (filière Ferrari) qui est en train de rouler sur ce championnat du monde de F2 avec déjà 106 points au compteur en seulement cinq weekends. Il devance au championnat Christian Lundgaard (87 points), un temps annoncé comme successeur de Daniel Ricciardo chez Renault la saison prochaine avant que ce ne soit finalement Fernando Alonso, ainsi que Robert Schwartzman (85 points), lui aussi faisant partie de la « Ferrari Driver Academy » et qui est également promis à un grand avenir.

Callum Ilott au volant de sa UNI-Virtuosi lors des qualifications en Hongrie (Reuters)

Mais au-delà des noms déjà clinquants pour certains, la chose la plus frappante de ce début de saison est la façon dont chaque pilote joue crânement sa chance. En effet, à chaque course nous avons droit à plusieurs dépassements dignes de la Formule 1, des stratégies déjà bien rodés et surtout une qualité de pilotage qui semble s’améliorer d’année en année.

Classement du top 10 de Formule 2 (Twitter @FIA_F2)

Au classement, comme évoqué plus haut, Callum Ilott domine les débats, mais les deux rookies, Christian Lundgaard et Robert Schwartzman n’ont pas dit leur dernier mot et ne sont pas si loin que ça du pilote britannique. Derrière, nous avons six pilotes qui se tiennent en 12 points, dont le fils de la légende Michael Schumacher, Mick Schumacher. Ce dernier réalise un début de saison plutôt moyen et s’est notamment rendu coupable d’une terrible erreur le weekend dernier lors de la course sprint : alors deuxième derrière son coéquipier, Robert Schwartzman, Schumacher a mal négocié son dépassement et a percuté son coéquipier à deux tours de l’arrivée ce qui a permis au japonais, Yuki Tsunoda de remporter la première course de sa carrière en Formule 2. Une collision évitable qui a coûté de gros points à son écurie, PREMA Racing, mais également au pilote russe. Preuve que le fils de la légende n’est pas encore prêt pour la F1. À noter que Giuliano Alesi (fils de Jean Alesi), seul français de Formule 2 cette année, occupe la seizième place du classement.

Formule 3 : l’attaque avant tout !

Si en Formule 2 on apprend avant tout aux pilotes à gérer leur pneus ainsi que les stratégies de courses, en Formule 3 le but est de tout de suite montrer ses qualités de pilotages, pour attaquer, mais aussi pour défendre sa position. Pour le moment deux pilotes se dégagent assez largement du reste du plateau. Il s’agit de l’habitué Logan Sargeant (déjà en F3 l’année dernière) et du rookie Oscar Piastri. Avec 106 et 105 points, les deux hommes dominent, pour le moment, cette saison de F3.

Classement du top 10 de Formule 3 (Twitter @FIAFormula3)

Derrière, comme en F2, un peloton se forme emmené par l’allemand David Beckmann. On retrouve en sixième place le seul français de Formule 3, Théo Pourchaire. Le jeune français membre de la Sauber Academy est le cadet de cette édition 2020 (il aura 17 ans dans une semaine) et montre pourtant déjà de très belles choses et a déjà remportés deux courses cette année.

Malheureusement pour eux, la grande majorité de ces pilotes n’arriveront probablement pas à atteindre le Graal, à savoir un baquet en Formule 1 et risque même de peu à peu tomber dans l’oublie au fil des années. C’est la dure loie du sport automobile, encore plus lorsque l’on s’approche du gratin. Cela étant certains de pilotes deviendront pilote en F1 un jour ou l’autre et qui sait nous avons peut être le futur Lewis Hamilton ou le futur Michael Schumacher, là… juste sous nos yeux !

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :