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Les pépites de Ligue 1, club par club (3/4)

Chaleurs d’août, incertitudes sur les diffusions, recrutements pas encore bouclés.. la saison de Ligue 1 reprend, et, comme à chaque fois, les jeunes joueurs viennent combler les manques de l’effectif. 43 joueurs nés en 2000 ou après étaient alignés sur les 7 matchs de la première journée, bel étendard pour la Ligue des Talents. L’occasion de faire un tour de France et de choisir, club par club, un joueur né en 2001 ou après (U20) qui peut exploser cette saison. Troisième épisode, de Monaco à Nîmes.

Retrouvez la partie 1 ici, et la partie 2 en cliquant ici.

Avant-propos : Cette série a déjà vu le jour l’an dernier. Sur les 20 joueurs présentés, 9 peuvent être considérés comme des réussites, 2 ont été sélectionnés avec les espoirs (Camavinga et Aït-Nouri). Ces deux-là ne seront donc pas présentés cette année, puisque trop « connus » aux yeux du grand public. On remercie aussi grandement le Formation FC, qui a gentiment accepté de prendre part à cette série d’articles.

Monaco : Strahinja Pavlovic, le 25e des 70 contrats pros monégasques

Strahinja Pavlovic arrive à Monaco, après avoir été acheté puis prêté à son club formateur la saison passée. (Crédits : Top Mercato)

Zagré, Badiashile, Millot sur le départ, Geubbels et Pellegri toujours sujets aux blessures, les choix en équipe première de Monaco parmi leurs dizaines de contrats pro sont limités. Strahinja Pavlovic possède au moins la « chance » que Monaco ait investi sur lui, qu’il soit une recrue. Qu’il faut donc rentabiliser. Avec Disasi à ses côtés (en cas de départ de Badiashile), le serbe a une carte à jouer. Les deux néo-monégasques pourrait former une doublette assez complémentaires. Tous deux culminant à plus d’1,90m, l’ancien Rémois pourra agir en couverture d’un Pavlovic dur sur l’homme, anticipant les mouvements et les passes adverses, et se placant en conséquence. Outre ses caractéristiques physiques et sa puissance vraiment hors du lot, le gaucher n’est pas un manche balle au pied. Capable de relancer proprement et sous pression, il peut être une véritable arme pour son coach, Niko Kovac.

Pourquoi c’est peut-être le bon moment ? Badiashile sûrement sur le départ, Maripan décevant et Jemerson fantomatique, la porte est grande ouverte. Dans une équipe monégasque en reconstruction, Pavlovic peut être l’une des pierres angulaires de ce renouveau.

Montpellier : Joris Chotard, confirmer les espoirs

Déjà une attitude de leader. (Crédits : Allez Paillade)

Un contrat pro prolongé, 3e joueur le plus jeune à disputer un match avec le MHSC, 23 matchs la saison passée … L’international U20 est un titulaire a part entière à la Paillade. Et pour cause, le natif d’orange brille dans les duels, ou il met beaucoup d’intensité, récupère beaucoup de ballons, tout en étant aussi très propre balle au pied. Dès la récupération de ballon, le montpelliérain se projette, joue vers l’avant, et fait parler sa qualité de combinaisons comme de passes longues. Avec des joueurs comme Téji Savanier, Jordan Ferri et Florent Mollet, le n°13 combine, créé du jeu, se donne à fond et ne compte pas ses efforts. Des qualités appréciées par son coach, qui a fait du joueur de bientôt 19 ans un homme de base de son 11.

Pourquoi c’est peut-être le bon moment ? Plus que le bon moment, c’est surtout le moment de confirmer. Confirmer ce que l’on a déjà vu, nous en montrer plus, gratter une sélection chez les espoirs. Chotard a le monde devant lui.

L’avis du Formation FC: L’une des révélations de la dernière saison de L1, son style et sa personnalité étaient très intéressants à suivre. Même dans ses propos, on sentait une certaine maturité, que le jeune Montpellier avait conscience que tout peut redescendre très vite, et il a appris à découvrir ce monde professionnel avec beaucoup d’humilité. Avec Savanier, Ferri, Le Tallec ou encore Mollet à ses côtés au milieu, il a de bons professeurs pour l’aider à aller voir plus haut. J’ai vu que Der Zakarian l’avait positionné en sentinelle contre Rennes lors du dernier match mais je le préfère en relayeur, où il peut plus facilement se projeter en phase offensive et harceler le porteur de balle lorsque son équipe n’a pas le ballon. Il vient d’être convoqué en équipe de France U20 et c’est totalement logique quand on regarde sa progression depuis un an.

Nantes : Gor Manvelyan, renouer l’équipe première et la formation

Gor Manvelyan la saison passée : 22 buts en 23 matchs de U19 et Gambardella. (Crédits : FC Nantes)

Le constat dressé par 20 minutes est édifiant : au FC Nantes, le gap entre l’équipe première et le centre de formation semble n’avoir jamais été aussi grand. Entre Christian Gourcuff et les différents formateurs, le dialogue semble être rompu. Mais qu’importe, s’il y a bien une chose qui peut tout renverser, c’est le football. Et ça tombe bien, Gor Manvelyan le pratique plutôt bien. Le 9 et demi formé à la Jonelière avait fait l’objet d’un article de notre part il y a quelques mois. Bien que l’effectif Nantais semble fourni à tous les postes, le profil atypique du Franco-Arménien le rend très intéressant. Capable de jouer n°10 comme second attaquant, il est le liant entre ses différents coéquipiers, tout en étant une menace par la passe, le dribble et la finition. Un vrai casse tête pour les entraîneurs adverses, qui ne savent comment cadrer le canari, disponible entre les lignes, en profondeur, recevant le ballon dans les pieds, décalant en une touche…

Pourquoi c’est peut-être le bon moment ? Parce qu’on ne peut passer à côté d’un joueur aussi complet, aussi efficace et aussi dangereux dans n’importe quelle phase de jeu. Le genre de joueur qui fait du bien à ton équipe.

Nice : Pedro Brazao, faire danser la Ligue 1

(Crédits : Trivela)

Deuxième Portugais présenté dans cette série, Pedro Brazao a tout pour être le pendant de Danny Pereira Da Costa. L’ailier Nicois est le prototype du joueur de côté technique. Entre ingéniosité, souplesse et agilité de corps et de cheville, capacité d’élimination lancé ou dans les petits espaces, le joueur né en 2002 a tout pour briller. Et, livré avec tout ça : une vraie patte sur coup franc, une belle qualité et un bon choix de centres, et une gestuelle inspirée par Neymar, ce qui permet d’obtenir une grande quantité de fautes. Bon, il faut le souligner, Pedro Brazao est un joueur perfectible : ses choix dans la construction du jeu, sa rapidité de choix (hésitations fréquentes dans différentes phases de jeu), et le petit Portugais devrai aussi moins chercher l’exploit individuel à certains moments.

Pour une présentation plus complète, on vous conseille l’excellent article de Trivela que vous pouvez retrouver ici.

Pourquoi c’est peut-être le bon moment ? Dans une équipe qui prend son temps pour attaquer la surface, Brazao peut être cette arme qui provoque balle au pied, obtient un coup franc ou un pénalty… En bref, être ce joueur de différences.

Nîmes : Adilson Malanda, renverser l’ordre établi

Spoiler : il y a peu de photos d’Adilson sur Internet. Celle-ci date de plusieurs années. (Crédits : ScoopNet)

Pas de compilations YouTube, pas de photos sur Google, pas d’articles sur lui -ou presque-… Assez rare pour les jeunes joueurs français, si épiés et scoutés ces dernières années. Pourtant, Adilson est un vrai bon joueur. Passé par Bastia, le croco, capitaine des U19, commence à apparaître en équipe première. Son profil de défenseur central replacé au milieu de terrain font briller « son intelligence et son sens du placement » selon son entraîneur en N2, Yannick Dumas. Le franco-congolais y fait parler son jeu de passe, entre jeu dans la largeur et passes vers l’avant. Avec un bon timing d’interventions défensives, ses tacles debout complètent sa palette physique, entre vitesse, appuis défensifs et orientation du corps.

Pourquoi c’est peut-être le bon moment ? Sa polyvalence pourra aider, mais c’est surtout ses qualités en sentinelle qui le feront briller : dans un milieu de terrain qui pourrai s’avérer fébrile, comme sur le dernier match où il n’a pas été parfait, l’équilibre que peut apporter Malanda ne peut être omis.

Quatrième et dernier épisode dimanche, Paris, Reims, Rennes, Saint Etienne et Strasbourg au programme.

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