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Le PSG peut-il détrôner l’OL cette saison ?

Nous y sommes. Après plusieurs mois d’absence, la D1 Arkema est de retour, et ce n’est pas pour nous déplaire. Au menu cette saison, du jeu, de la combativité et des rebondissements. Si les filles de Metz et de l’OM sont contraintes d’évoluer en D2, la montée des Havraises promet du beau spectacle ! Mais s’il y a un combat à suivre cette saison, c’est celui entre Lyonnaises et Parisiennes, toutes deux favorites au titre de championnes de France. L’OL, sacré 14 années consécutives et vainqueur de la dernière WCL devra se méfier d’une équipe du PSG, bien rodée pour remporter sa première D1 Arkema. Alors, le PSG peut-il détrôner l’OL cette saison ?

Duels de postes et joueuses clés

Le combat au sommet entre les deux clubs se manifeste d’abord avec un duel de postes. Avec l’arrivée des Qataris, le club parisien a, depuis plusieurs années, étoffé son effectif. Entre joueuses d’expériences, pépites internationales et titi parisiennes, cette année plus que jamais, le PSG à de quoi rivaliser avec l’OL.

Force offensive

Offensivement, les Parisiennes n’ont pas de quoi rougir. Avec 60 buts marqués la saison dernière, elles ne comptent que sept réalisations de moins que leurs homologues lyonnaises. Marie-Antoinette Katoto, meilleure buteuse lors de la saison 19-20, est essentielle à l’attaque du PSG. Malgré son jeune âge, Katoto est réaliste devant le but et transforme les centres caviars de sa partenaire en sélection : Kadidiatou Diani. Sur le côté, Diani est vive, rapide, a la capacité de manger son adversaire directe en trois foulées, et d’éliminer les joueuses comme bon lui semble sur des dribbles . Jugez par vous-même.

Même si sur le papier, l’attaque lyonnaise semble plus expérimentée (Le Sommer, Kumagai, Majri), les jeunes parisiennes, à l’image de Katoto ont pris en maturité. En effet, celle que l’on jugeait avare d’efforts défensif, et friande d’exploit personnels a changé . Désormais, Marie-Antoinette se bat pour récupérer le ballon, fait jouer ses coéquipières et travaille beaucoup. L’attaque du Paris-Saint-Germain est tirée vers le haut et marque de plus en plus de buts.

Milieu de terrain et défense

Au milieu comme en défense, le PSG a de quoi rivaliser. Le milieu Geyoro/Formiga/Baltimore allie expérience et jeunesse. Un savoureux mélange qui, à l’image du milieu lyonnais, fonctionne à merveille. La qualité de percussion de Geyoro et Baltimore, additionnées à la qualité de passe et au physique de Formiga font plaisir à voir. Mais la blessure au tibia de Grace Geyoro et son absence lors des prochains rendez-vous parisiens affaiblit le milieu bleu et rouge. Alors, lors de la première journée de D1, Olivier Echouafni renouvelle son milieu en alignant Morroni, Kelhifi et Däbritz, charnière jeune et percutante. Arrivée l’année dernière, Sara Däbritz, habile techniquement, aime prendre a profondeur, comme en témoigne le centre sur Diani pour le premier but parisien ce week-end.

L’internationale allemande Sara Däbritz élément clé cette saison au PSG (Source : FranceBleu)

En défense, au vu de la charnière alignée lors des dernières confrontations, peu de changements sont à noter. Irene Paredes, capitaine de ces Dames, rassure toujours autant. Que ce soit dans des tacles précis, dans le placement ou sur une montée de balle, Paredes n’hésite à monter pour relancer le jeu rapidement, à l’mage d’un certain Thiago Silva. Sur le côté, Ashley Lawrence reste au top niveau. Arrivée en 2016, la Canadienne est constante dans ses performances. Un parcours très solide en WCL lui a permis de gagner l’entière confiance d’Olivier Echouafni. Enfin Paulina Dudek complète la charnière centrale aux cotés de Paredes. La jeune polonaise apprend beaucoup de sa capitaine et peut devenir à terme, une titulaire indiscutable.

Irene Paredes et Paulina Dudek, charnière centrale du PSG (Source : PSG.fr)

L’effectif du PSG cette saison : https://www.psg.fr/equipes/football-feminin/effectif

La montée en puissance du Paris-Saint-Germain

Au-delà de la richesse de l’effectif parisien ces dernières années, on observe plus récemment une réelle montée en puissance de l’équipe de la capitale. S’il y a quelques années l’OL semblait au-dessus de toute concurrence, le PSG fait désormais jeu égal. Comme évoqué précédemment, l’attaque Parisienne ne cesse de gagner en efficacité. Les jeunes joueuses Katoto, Diani, Nadim ou encore Huitema vont faire danser les défenses de D1 Arkema cette saison. On peut le remarquer lors de la première journée face à Guingamp. Diani auteure d’un triplé s’est jouée de la défense bretonne et témoigne, de la qualité offensive parisienne.

La complicité Diani/Katoto prometteuse cette saison. (Source : PsgFéminines)

Mais n’évoquer que les exploits offensifs serait assez réducteur lorsque l’on parle d’un collectif entier. En effet, nous l’avons vu lors des dernières confrontations du Paris-Saint-Germain, l’équipe fait preuve d’une combativité longtemps recherchée. En finale de Coupe de France par exemple, contre Lyon. Malgré une défaite aux tirs aux buts (4 t.a.b à 3) et un manque d’efficacité offensive, les Parisiennes se sont arrachées en défense afin de stopper l’armada lyonnaise. Irene Paredes (capitaine) et la Canadienne Ashley Lawrence ont tenu la baraque et ont prouvé que le PSG pouvait rivaliser avec la meilleure équipe d’Europe, Lyon. Et ce qui est rassurant, c’est que cet état d’esprit s’est retrouvé en demi-finale de Women’s Champion’s League cet été. Tout semblait réuni pour que la soirée soit rouge et bleue. Mais il aura suffi d’un coup de tête de Wendy Renard pour écarter le club de la capitale de la compétition.

La tête de Wendy renard efface les rêves parisiens (Source : MadeinFoot)

Qu’a-t-il manqué aux Parisiennes ? Du mental peut-être, de l’expérience sûrement. Après avoir réalisé un parcours sans fautes dans la compétition reine, les bleues et rouge sont tombées sur leur bourreau, adversaire direct en championnat. 

Si les Lyonnaises semblent intouchables depuis des années en Europe, le Paris-Saint-Germain travaille pour rivaliser. Progressivement, les Parisiennes s’imposent en Europe et peuvent désormais regarder les Lyonnaises dans les yeux. Cette année plus que jamais, les filles d’Olivier Echouafni peuvent aller chercher leur premier championnat de France et pourquoi pas, rêver d’être sur le toit de l’Europe. 

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