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TDF 2020 : Le puy Mary, ça va barder !

Le peloton se dirige aujourd’hui au puy Mary pour une étape qui s’annonce palpitante. Du dénivelé, de la tension, et une montée finale difficile attendent les coureurs lors de ces 194 kilomètres de course. Une étape particulière pour le grimpeur Romain Bardet, l’enfant de la région.

Les choses sérieuses reprennent dès aujourd’hui sur la route du Tour de France. Fini l’interlude post Pyrénéen qui a permis au peloton de contempler le centre ouest de l’hexagone, une région peu souvent desservie par le Tour . Après 13 jours de course, il entre dans une dernière partie de Grande Boucle qui s’annonce aussi décisive que terrifiante. Ce vendredi, les hommes du Tour de France vont en direction de puy Mary, avec une étape qui s’annonce très éprouvante pour les organismes.

Nous ne sommes pas encore dans les Alpes, mais le peloton va monter en altitude lors de son treizième jour de course. Cette étape, que l’on peut qualifier de moyenne montagne, affiche un dénivelé positif total de 4 459 mètres. Menant le peloton au cœur du Massif Central, ce ne sont pas moins de sept cols ou côtes qui seront escaladés par les protagonistes du Tour de France 2020. Postée deux jours seulement avant l’arrivée au Grand Colombier, difficile d’imaginer les favoris du classement général se livrer une grande bataille. Pourtant, l’enchaînement du Col de Néronne (3,8 km à 9,1 %) et la montée finale du Puy – Mary Pas de Peyrol (5,4 km à 8,1 %) dans les 15 derniers kilomètres pourraient donner des envies au plus costaud du peloton. On l’a vu lors de la neuvième étape menant à Laruns, quelques kilomètres de forts pourcentages peuvent donner des idées aux coureurs et du spectacle aux téléspectateurs.

Un parcours très vallonné entre Châtel-Guyon et Puy Mary Pas de Peyrol. (Photo : letour.fr)

Parmi les favoris, on pense évidemment au jeune Slovène Tadej Pogacar. Dynamiteur de course récompensé par une victoire d’étape à Laruns devant son compatriote Primoz Roglic, il n’hésitera pas à se montrer offensif s’il a les jambes, comme il l’a récemment déclaré au journal L’Equipe. Si la forme est présente, on peut aussi imaginer un Romain Bardet actif dans cette étape. Le natif de Brioude est un régional de l’étape et connaît très bien cette montée du Pas de Peyrol. Une ascension aux pourcentages finales dantesques qui pourraient créer des différences. La dernière victoire d’étape de Bardet sur le Tour remonte à 2017 et avait vu le coureur d’AG2R La Mondiale finir en costaud dans les terribles pentes de l’altiport de Peyragudes devant Uran et Aru. Un profil qui pourrait convenir aux qualités de Romain Bardet, lui qui a déjà fini 3e de Liège-Bastogne-Liège et 2e des championnats du monde sur route de Innsbruck avec dans le final une côte de 2,8 km à 11 %.

D’autres Français ont des atouts pour se mettre en évidence. On pense naturellement à Julian Alaphilippe. L’explosif coureur de la Deceuninck Quick Step trouve dans cette étape un profil répondant parfaitement à ses qualités de puncheurs. Thibaut Pinot, auteur d’un passage pyrénéen très compliqué, peut lui aussi sortir son épingle du jeu pour s’offrir une victoire de prestige sur la Grande Boucle.

Du dénivelé, très peu de plats et des pourcentages dantesques. Cette 13e étape a tout pour nous concocter un formidable apéritif avant de voir dimanche le peloton entamer un copieux épisode alpestre.

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