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Draft 2020 Sleepers : ces extérieurs qui peuvent surprendre la NBA (1/4)

La sueur coule sur le front des aficionados de la balle orange à l’approche des Finales NBA. Un nouveau sacre qui annonce également l’avènement de la saison prochaine. La valse des entraîneurs, le marché des agents libres et… la Draft 2020. Annoncé à la mi-octobre, puis repoussé en novembre, cet événement est encore un mirage et c’est peut-être ce qui le rend si intéressant à analyser. Après avoir vu ensemble les différents « gros prospects » de cette cuvée, attachons nous désormais à l’étude de ceux qui passent inaperçus. Ceux sur qui nous dirons dans 5 ans : « et dire qu’il a été sélectionné en 28ème position… ». Ceux que les spécialistes appellent les « sleepers » ou « dormeurs » de la Draft 2020.

LEANDRO BOLMARO

Date de naissance : 11 septembre 2000 – Classe : Internationale

Club : FC Barcelone (EuroLigue) – Bilan 2019/2020 : 22v/6d
Poste : Arrière/Ailier (#31)

Mensurations*
Taille : 201 cm – Poids : 83 kg – Envergure : 203,2 cm
(source : basketballrealgm.com)

Statistiques saison (Liga ACB & Euroleauge)
13 matchs joués (3 débutés) // 3,2 pts // 1 reb // 1,8 ast // 0,9 stl // 0,2 blk
11,2 minutes joués/match // 36,2% FG // 27,3% 3Pts // 83,3% FT // 1 Tov // 2 PF

Celui qui pourrait rester en Europe

Comme de nombreux prospects internationaux, Leandro Bolmaro a débuté sa carrière professionnelle très jeune. Après avoir fait ses armes avec le club de sa ville natale à Las Varillas en Argentine, Bolmaro s’est révélé à l’âge de 16 ans avec le Bahia Basket en première division du championnat argentin. Ses performances lors des Championnats d’Amérique du Sud U17 en 2017, dont un 25/3/5 contre l’Uruguay, lui a ouvert les portes de l’Europe et du FC Barcelone.

Bolmaro patiente avec l’équipe réserve du club barcelonais au cours de sa première saison en 2018-2019. La saison suivante, l’Argentin oscille entre la réserve et l’équipe sénior avec qui il dispute quelques minutes en Euroleague. Grâce à des éclairs de jeu, et avec la chance de pouvoir continuer à jouer au basket cet été, Bolmaro voit sa côte grimpée outre-Atlantique et décide de se présenter à la Draft 2020.  

Élancé mais sans une grande envergure, Bolmaro possède le corps d’un ailier frêle en développement. Ses capacités athlétiques sont décentes mais loin d’être élite. Il semble évident que l’Argentin devra renforcer son cadre par quelques séances intensives de musculation s’il souhaite tenir sur la longueur et consolider son rôle en NBA. Bolmaro compense ce déficit physique par une formidable capacité de changement de rythme et une conduite de balle développée pour quelqu’un de sa taille. Un constat qui explique pourquoi le FC Barcelone a choisi de l’utiliser comme gestionnaire de balle lors de ses apparitions. Bolmaro ne possède pas une vitesse élite mais il est capable d’endormir un adversaire, notamment les plus grands que lui, pour ensuite driver vers le cercle ou trouver un coéquipier démarqué. Sur le long terme, Bolmaro peut devenir une réelle menace sur les pick and roll s’il développe son tir. L’Argentin possède également une belle vision du jeu et une palette de passe déjà développée : lobes, passes croisés avec ou sans rebond, lecture rapide, projection dans le corner… Vif, altruiste et créatif, l’Argentin a les capacités de devenir le principal créateur en sortie de banc. Leandro Bolmaro étonne également par ses prouesses défensives. Toujours dans l’intensité, son jeu de jambes est rapide et ses mains toujours actives. Bolmaro a montré une belle persévérance dans le combat, que ce soit pour traverser ou contourner les écrans. Rares sont les jeunes joueurs qui possèdent une telle conscience défensive.

Mais, bien évidemment, Bolmaro possède ses zones d’ombres. D’abord, apportons un bémol sur ses capacités de gestionnaire et de défenseur extérieur : l’Argentin prend probablement trop de risques. Passes trop osées, tentatives d’interceptions aventureuses… C’est un point qui peut aussi bien le rendre séduisant, comme le desservir en vue de la Draft. Autre « drapeau rouge » : son tir extérieur. Et évidemment dans cette NBA qui s’écarte de plus en plus, c’est un secteur qui inquiète les scouts surtout pour un extérieur. L’utilisation du 3pts de Bolmaro a été diamétralement opposée entre l’équipe réserve et ses prestations avec les seniors. En Euroleague, l’Argentin prenait moins d’un tir à 3pts par match (0,83) contre un volume de plus de 6 tentatives par match avec l’équipe B. Dans le premier cas, il est plutôt logique que Bolmaro ne soit pas la première option tant il existe une hiérarchie établie au FC Barcelone. Dans le second cas, il se peut que l’Argentin ait forcé son volume de tir extérieur, jusqu’à l’épuisement peut-être, avec une réussite décevante de 28,1%. Et si c’était en Ligue ACB que Bolmaro ait trouvé son rythme extérieur ? Sur ses 9 rencontres, il prend 1,44 tirs à 3pts pour une réussite de 46,2%. Sa mécanique est plutôt bonne et il est probable que cette réussite s’améliore avec le temps. Enfin la question qui laisse les scouts dubitatifs est la suivante : quel poste en NBA pour Bolmaro ? Capable de driver une équipe comme un meneur mais pourrait-il tenir les meneurs athlétiques NBA en défense ? Taille d’un ailier, mais manque de longueur, un shoot extérieur peu fiable et des risques de ne pas tenir physiquement contre les ailiers NBA ? Il est probable que sa capacité à développer son corps et son tir puisse résoudre cette interrogation.

Chouchou du FC Barcelone, une hype en constante progression depuis son apparition avec l’équipe première des Blaugranas, Bolmaro est attendu en fin de premier tour de la Draft 2020. Ce qui l’empêche d’être un choix de loterie ? Quelques centimètres d’envergure et l’instabilité de son tir extérieur. Mais avec sa détermination et son intelligence de jeu, Bolmaro pourrait bien être le premier argentin à être sélectionné au premier tour depuis Carlos Delfino en 2003. Autre interrogation non sans conséquence : Bolmaro partira-t-il dès cette saison en NBA ?

HYPOTHÈSES DE SÉLECTION

🔹 FC BARCELONE (International) : Leandro Bolmaro vient de signer un contrat avec le Barça jusqu’en 2023. Fin août 2020, Bolmaro explique dans le média Gigantes : « Maintenant, je suis concentré sur Barcelone, la NBA viendra plus tard si c’est mon tour. Je suis encore très jeune et je veux jouer ici parce que je me sens très à l’aise ». Aux côtés de Mirotic, Abrines, Heurtel, Claver et tant d’autres, Bolmaro pourrait développer sa résistance physique et son QI basket pendant encore une année avant de faire le grand pas vers la NBA.

🔹UTAH JAZZ (Premier tour – 23ème place) : Avec son agressivité et ses talents de gestionnaires, Bolmaro serait une belle opportunité en cette fin de premier tour pour le Jazz. Il y a encore du travail pour l’Argentin, mais il peut déjà apporter de l’intensité en sortie de banc, notamment aux côtés d’un Jordan Clarkson.

🔹 PHILADELPHIE SIXIERS (Second tour – 34ème place) : Bien évidemment, si l’effectif des Sixers reste dans cet état (ce dont je doute), Elton Brand se jettera sur le meilleur meneur disponible avec son choix 21. Mais il se pourrait que les Sixers aient besoin d’un autre gestionnaire, capable de défendre, sur leur banc. Bolmaro coche toutes les cases.

***

TYRELL TERRY

Date de naissance : 28 septembre 2000 – Classe : Freshman

Université : Stanford Cardinal (Pac-12) – Bilan 2019/2020 : 20v/12d
Poste : Meneur (#3)

Mensurations*
Taille : 185 cm – Poids : 72 kg – Envergure : non-évaluée
(source : sports-reference.com)

Statistiques saison
31 matchs joués // 14,6 pts // 4,5 reb // 3,2 ast // 1,4 stl // 0,1 blk
32,6 minutes joués/match // 44,1% FG // 40,8% 3Pts // 89,1% FT // 2,6 Tov // 2,1 PF

Celui qui tir comme une superstar…

Originaire du Minnesota, Tyrell Terry fait ses gammes au lycée de DeLaSalle avec qui, il remporte trois fois le championnat d’État en quatre années. Lors de sa saison senior, Terry est nommé parmi les finalistes pour le prix Minnesota Mr. Basketball. Recruté comme joueur 4 étoiles par l’équipe de Jerod Haase, le Cardinal de Stanford.

Tyrell Terry était perçu comme un bon shooteur, capable d’exploits à longue distance, mais peu d’observateurs l’imaginaient comme un potentiel choix de premier tour avant ses débuts en NCAA. Après avoir réalisé deux double-double consécutifs (21pts/10reb & 20pts/11reb), il est élu freshman of the week de la Pac-12. Une récompense que Terry retrouve en février après avoir établi son sommet en carrière contre Colorado avec 27 points. Bien épaulé par l’Allemand, Oscar Da Silva, Terry conduit le Cardinal à une 7ème place de la Pac-12 avec un bilan équilibré de 9 victoires pour 9 défaites. Il est nommé dans le l’équipe première des freshmen de la Conférence. Alors qu’on s’attendait à le voir repartir une année supplémentaire avec Stanford, Terry annonce le 31 juillet qu’il laisse son nom pour la Draft 2020 où il gagne chaque jour en popularité.

Physiquement, Tyrell Terry est considéré comme « meneur de poche ». Mesuré à seulement 1 mètre 85, Terry est également très léger avec 72 kilos sur la balance. Ses jambes sont vraiment skinny, et la puissance dégagée par son corps inquiète pas mal d’observateurs. Ce corps « sous-développé » pose la question sur sa capacité à éclore en NBA, notamment d’un point de vue défensif. Le renforcement de son corps sera assurément la clé principale de son potentiel dans la grande ligue. Mais Tyrell Terry possède tout un arsenal offensif qui lui confère chez certains analystes, une place au premier tour, voir dans les choix de loterie. Et pour cause : Terry est un tireur d’élite sans contestation possible. Cette saison, il a rentré 40,8% de ses tirs extérieurs sur un volume de 4,9 3pts tentés par match. Même si sa mécanique est quelque peu inconstante, variant d’un tir à l’autre, avec le pied droit parfois trop avancé, sa libération très rapide est tout à fait impressionnante. Tyrell Terry possède également une grande polyvalence de tir pour son âge. Même s’il reste du travail en isolation, sa capacité à prendre position est excellente, tout comme sa rapidité dans l’exécution de ses tirs. Intelligent, Terry fait partie de ses joueurs « cérébraux » et agressifs capables de scorer sans ballon ou en sortie de dribble. En ce qui concerne la finition près du cercle, Terry n’attaque pas énormément mais se montre précis et agressif avec un joli touché et des finitions astucieuses. Un scoreur trois niveaux de grand talent, assurément le shooteur le plus pur de cette cuvée comme vous pouvez le constater sur sa shot chart.

Tyrell Terry short chart – saison 2019-2020

Comme mentionné plus haut, son physique sera son principal obstacle au niveau supérieur. S’il peut ajouter du muscle, Terry gagnerait en explosivité, notamment pour son premier pas, et ses capacités défensives. Dans l’état actuel des choses, il sera très difficile pour lui de contenir les meneurs NBA adverses. En plus d’être petit, il est encore trop maigre pour résister au contact (même au niveau universitaire). Il est fortement possible qu’il soit ciblé par les équipes adverses dès lors qu’il se trouve sur le terrain. Pourtant son jeu de jambes est rapide sur les extérieurs et il utilise bien son QI basket pour couper astucieusement les trajectoires. Mais il souffre énormément sur les écrans où il peine à retrouver son adversaire. Son handle n’est pas encore très développé, il perd encore trop souvent le contrôle, avec une palette peu étoffée et un dribble trop haut. Terry est aussi un bon passeur, pas élite, avec une belle vision du jeu (notamment sur les écrans) qu’il peut développer assez rapidement en NBA.

Tyrell Terry, sniper sur les trois niveaux possède un profil rare pour un joueur de son âge et il pourrait bien être très convoité lors de la prochaine Draft. Lui-même déclare qu’il s’inspire des meneurs shooteur élite tel que Curry, Young ou encore Mark Price. Interrogation majuscule : son physique. Peut-il renforcer son cadre ? Une question qui laisse planer un doute conséquent sur son potentiel de réussite en NBA. Il reste tout de même que Terry est formidable attaquant qui peut avoir un impact offensif immédiat dans la grande ligue. Gros potentiel offensif, grosses lacunes… L’éventail de sélection pour Terry est l’un des plus large de cette draft !

HYPOTHÈSES DE SÉLECTION

🔹 ORLANDO MAGIC (Premier tour – 15ème choix) : Du scoring en sortie de banc avec un peu de gestion ? Welcome to Disneyworld, Tyrell Terry !!! Le Magic pourrait bien tenter le coup en misant sur le meneur de Stanford pour compléter son backcourt bien triste en termes de production offensive. Avec la second unit, Terry pourrait avoir suffisamment de temps de jeu pour s’exprimer, même sur quelques séquences avec les titulaires. Reste à voir comment l’entourer pour limiter son impact négatif en défense.

🔹 OKLAHOMA CITY THUNDER (Premier tour – 25ème choix) : Avec les mouvements annoncés du côté du Thunder, notamment en ce qui concerne les meneurs Chris Paul et Dennis Schröder, OKC pourrait bien avoir besoin de rotation sur les lignes arrières. Si Terry tombe en fin de premier tour, le Thunder aurait un meneur scoreur de haut vol, à voir si Sam Presti est prêt à abandonner son idée de drafter les talents les plus athlétiques disponibles. Pour ça, Terry n’est pas le premier prospect qui nous vient en tête.

🔹 LOS ANGELES LAKERS (Premier tour – 28ème choix) : Difficile d’imaginer Terry tomber aussi bas dans la draft mais les incertitudes sur son physique ne garantissent rien sur son positionnement. Si Tyrell Terry est disponible, les Lakers pourraient bien tenter le coup pour apporter du scoring sur la ligne derrière. Attention tout de même : avec son déficit défensif, son temps de jeu pourrait bien être réduit pour sa première saison. Un petit passage en G-League n’est pas exclure non plus.   

***

DEVON DOTSON

Date de naissance : 2 août 1999 – Classe : Sophomore

Université : Kansas Jayhawks (Big 12) – Bilan 2019/2020 : 28v/3d
Poste : Meneur (#1)

Mensurations*
Taille : 188 cm – Poids : 83 kg – Envergure : 192,65 cm
(source : sports-reference.com)

Statistiques saison
30 matchs joués // 18,1 pts // 4,1 reb // 4 ast // 2,1 stl // 0,1 blk
34,9 minutes joués/match // 46,8% FG // 30,9% 3Pts // 83% FT // 2,4 Tov // 1,8 PF

Celui qui court aussi vite qu’un dragster

Superstar incontestable en Caroline du Nord grâce à son parcours exceptionnel en high school, Devon Dotson a écrit l’histoire de son école, Providence Day School localisée à Charlotte. Le meneur a inscrit 2607 points en quatre saisons, soit le plus haut total de l’école. Il remporte également deux fois le titre de joueur de l’année décerné par le Charlotte Observer. Au cours de sa dernière saison, il récolte 28,5 points, 6,8 rebonds et 5,1 passes en moyenne par match. Des stats qui lui donne le statut de recrue 5 étoiles selon les différents médias spécialisés.

Courtisé par les plus grandes universités du pays, Dotson décide de s’engager avec les Jayhawks de Kansas. Bien qu’il fût nommé dans la première équipe de freshmen de la Big-12 et la troisième équipe de la Conférence, Devon Dotson n’a pas confirmé le talent affiché en high school. Avec des moyennes de 12,3 pts, 3,7 rebs et 3,5 pad, Dotson avait tout de même élevé son niveau à la March Madness, conduisant les Jayhawks au deuxième tour du tournoi. Décidant de rester une année supplémentaire en NCAA, Dotson est devenu le véritable leader de son équipe lors de saison sophomore. Il conduit Kansas à la première place de la Big 12 (28-3), s’octroyant la tête de série n°1 en vue d’un tournoi NCAA 2020 qui n’aura jamais lieu. Terrible déception pour Dotson, les Hawks et le légendaire head coach, Bill Self, qui rêvaient d’un titre universitaire. Cette fois-ci, Devon Dotson maintient son nom pour la Draft 2020 où il est annoncé comme un choix tardif du premier tour ou au début du second tour.

D’un point de vue physique, Devon Dotson est un « petit meneur » d’1 mètre 88 avec peu de longueur, et une portée debout peu avantageuse (242cm). Doston apparaît ainsi comme l’extrémité la « plus courte » du meneur idéal pour la NBA. Si nous venons de voir qu’un joueur comme Tyrell Terry compense son déficit de taille par un tir de grande qualité, Dotson mise lui sur un niveau athlétique élite. Le meneur des Jayhawks est assurément le joueur le plus rapide de cette Draft. Capable de remonter le ballon et de transpercer une défense avec une vitesse vertigineuse, Dotson possède une grande puissance dans le bas du corps. Avec son cadre compacte, il utilise cette explosivité pour harceler les défenses par des attaques au cercle tranchantes, ne refusant jamais le contact. Grâce à cette capacité, Dotson provoque beaucoup de fautes comme l’atteste ses 5,7 lancers francs tentés par match. Son pouvoir de finition est très correct pour un joueur qui attaque aussi souvent le cercle, notamment avec sa main droite ou lorsqu’il arrive à créer une séparation en l’air avec son défenseur. Cette vitesse, Dotson l’exploite également bien en défense. Avec un jeu de jambes évidemment rapide et des mains très actives, le meneur de Kansas est un véritable cauchemar pour les meneurs adverses, surtout ceux qui semblent hésitant avec leur conduite de balle. Doté d’un sens aiguisé de l’anticipation, Dotson saute intelligemment sur les lignes de passes et force ses adversaires à se débarrasser rapidement du ballon. Même si sa taille l’handicape sur les switches et la contestation des tirs, Dotson est un défenseur très fiable que ce soit collectivement ou sur l’homme. Très bon manieur de ballon, Devon Dotson semble dribbler aussi vite qu’il court. Avec son centre de gravité bas, il est prend facilement de vitesse ses adversaires moins à l’aise avec leur jeu de jambes. Bon passeur, pas élite, Dotson excelle sur les passes verticales, bien avantagé par la présence d’un pivot aérien comme ce fut le cas avec la présence d’Azubuike dans la peinture des Jayhawks.

Mais quelques zones d’ombres accompagnent le profil de Devon Dotson. Premièrement, son tir extérieur. Au cours de sa saison freshman, Dotson tirait à 36,3% à 3pts sur 2,5 tentatives par match. Cette saison, son volume a augmenté avec plus de 4 tirs extérieurs tentés, pour une réussite de 30,9%. Plus de tirs, plus de déchets, c’est assez logique, mais on ne constate pas de réelles améliorations dans ce secteur. Une donnée qui inquiète les observateurs même si sa réussite aux lancers (83%) laisse envisager un potentiel correcte à 3pts. Autre interrogation : Dotson ne possède qu’une seule vitesse ? Nous ventons sa vélocité, mais il semble que le meneur de Kansas n’arrive pas à réguler son rythme, à changer intelligemment de vitesse. Toujours à bloc, Dotson peut parfois devenir incontrôlable, le menant à des choix difficiles ou des pertes de balles largement évitables. Cette saison, il a progressé dans ce domaine, maîtrisant de plus en plus sa vitesse et limitant les revirements. Mais il reste encore du travail. Enfin, apportons un petit bémol sur sa finition. Si en NCAA il parvenait à dominer physiquement ses adversaires dans la raquette, la donne sera tout autre en NBA. Dotson devra chercher à se renouveler pour ne pas tomber dans le piège des vétérans.

Superstar en high school, la hype autour de Dotson s’est évaporée dès lors qu’il a commencé son aventure universitaire. Après une première année compliquée, Dotson est devenu le meilleur scoreur de la meilleure équipe NCAA grâce à sa vitesse, son dribble et sa percussion. Grâce à sa ténacité, toujours survolté dans les grands moments, Dotson possède de nombreux atouts avoir un rôle en NBA. Reste à savoir comment évoluera son tir extérieur.    

HYPOTHÈSES DE SÉLECTION

🔹NEW-YORK KNICKS (Premier tour – 27ème choix) : De la hargne à New-York en sortie de banc ? Dotson est fait pour vous ! Avec un moteur et une vitesse impressionnante, le meneur de Kansas pourrait bien trouver un spot idéal dans la second unit de Thibs’. Son investissement défensif est une chose acquise, ne manque plus qu’un tir extérieur fiable pour devenir le chouchou du Madison Square Garden. Si Ntilikina vient à quitter le bateau des Knicks, Dotson possède le profil intermédiaire à la VanVleet qui pourrait bien séduire le coaching staff et toute la ville de New-York !

🔹MINNESOTA TIMBERWOLVES (Deuxième tour – 33ème choix) : Il y a de grandes chances que Dotson tombe au second tour de cette Draft 2020 en raison de cette hype passée, de son âge et de la densité de joueurs qui se présentent sur les lignes arrières. Le bon coup Dotson pourrait séduire les Wolves. Athlétique, hargneux, rapide et bon défenseur sur l’homme, Devon Dotson serait bien comme meneur de banc à Minnesota. Sur le backcourt remplaçant, le meneur des Jayhawks pourrait profiter de l’adresse extérieure de Malik Beasley pour exploiter ses capacités de pénétration.

🔹 SACRAMENTO KINGS (Deuxième tour – 35ème choix) : Intercalés entre les deux choix des Sixers, les Kings peuvent tenter le coup Devon Dotson pour renforcer le poste de meneur sur le banc, derrière De’Aaron Fox. Son tir extérieur est trop peu développé pour être un choix préférentiel de Phila. Sacramento doit renouveler le back-up de Fox, tenu par Corey Joseph et Yogi Ferrell. Avec sa vitesse, Dotson semble parfaitement adapté au jeu très rapide des Kings.

Retrouvez ici nos profils détaillés de la Draft NBA 2020 :

Precious Achiuwa
Tyrese Maxey
Tyrese Haliburton
Vernon Carey Jr.
Nico Mannion
Jaden McDaniels
James Wiseman
RJ Hampton
Onyeku Okongwu
Cole Anthony
Saddiq Bey
Obi Toppin
Isaac Okoro
Devin Vassell
Deni Avdija
Kira Lewis Jr.
Killian Hayes
Patrick Williams
LaMelo Ball
Aaron Nesmith
Josh Green
Théo Maledon
Isaiah Stewart

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