Foot Premier League

Les pépites de la Premier League, club par club (2/4)

Quelques jours après la reprise de la Premier League, nous vous proposons de partir avec nous, faire un tour du côté du Royaume de sa majesté pour y dénicher les pépites de demain… et d’aujourd’hui. La règle est simple, trouver un joueur de chaque club né en 2001 ou après et ayant des chances de se montrer dès cette saison avec les pros. Aujourd’hui, deuxième épisode de notre série. Nous continuerons notre tour de Londres (Crystal Palace, Fulham) puis nous irons un peu plus au nord faire quelques escales à Liverpool (Everton), Leeds et Leicester.

Retrouvez la 1ère partie, ici.

Crystal Palace : Brandon Pierrick, se faire une place dans l’ombre d’Eze, Zaha et Townsend

Brandon Pierrick après un triplé inscrit en U23, la saison dernière. (cpfc.uk)

Milieu offensif capable d’également jouer sur les côtés ou en soutien de l’attaquant, Brandon Pierrick (né le 10 décembre 2001) est, depuis cette saison, membre de l’équipe première après avoir joué quelques minutes en Premier League, la saison dernière. Adoubé par son capitaine, Luka Milivojevic, lorsque pour ses premières minutes joués en pro face à Norwich, le 1er janvier dernier et à peine entré en jeu, le jeune anglais parvient à être l’instigateur de l’égalisation dans les ultimes minutes d’un match très important face à un concurrent : « L’impact de Brandon dans les 10 dernières minutes a été excellent. Il a changé le cours du match, Brandon a créé l’occasion pour Wilf (Wilfried Zaha) de croiser pour Connor (Connor Wickham). » Ultra rapide, virevoltant balle au pied et doté d’une très bonne vision du jeu, Pierrick est dans la droite lignée de ses milieux offensifs/ailiers anglais de sa génération, capable de savoir tout faire et qui n’ont pas froid aux yeux.

Pourquoi c’est peut être le bon moment ? Malgré une concurrence accrue (Zaha, Eze, Meyer, Townsend, Schlupp voire Ayew), le temps de jeu du jeune anglais devrait probablement grimper, d’autant qu’un départ de Wilfried Zaha n’est pas à exclure et surtout, car lors de ses quelques apparitions, la saison dernière, il a souvent montré qu’il était capable d’être performant à ce niveau malgré son jeune âge.

Everton : Anthony Gordon, déjà promis à un grand avenir ?

Le jeune ailier des Toffees devrait voir son temps de jeu grimper cette saison. (The Atletic)

Dans un registre assez similaire, voici Anthony Gordon. Ce pur produit de la formation des Toffees, né le 24 février 2001, connaît déjà bien l’équipe première pour y avoir fait ses débuts le 18 décembre dernier en Carabao Cup face à Leicester. Depuis, il n’a quasiment plus quitté l’équipe pro et a même participé à chaque rencontre de championnat après le restart. Auteur de 24 buts et 9 passes décisives en 58 matchs avec les différentes équipes de jeunes d’Everton, l’international U19 anglais est un véritable poison pour les défenses. Provocateur et très bon dribbleur, Gordon ne rechigne pas à la tâche défensive pour autant, lui permettant ainsi de récupérer de nombreux ballons. Un temps approché par le Celtic Glasgow, l’ailier de 19 ans a finalement prolongé de 5 ans, le 1er septembre dernier et souhaite s’inscrire dans la durée avec son club de coeur : « Je suis ravi de signer et c’est une grande récompense pour mon travail acharné. » A-t-il déclaré à EvertonTV après sa prolongation.

Pourquoi c’est peut être le bon moment ? Dans un effectif qui compte finalement assez peu de vrais ailiers (Iwobi, Bernard et Richarlison étant des joueurs d’axe), les facilités à dribbler et à accélérer le jeu du jeune anglais pourrait être très intéressante pour Carlo Ancelotti d’autant que Gordon peut jouer aussi bien à gauche qu’à droite (même s’il est plus à l’aise à gauche).

Fulham : Jay Stansfield, artilleur en chef

Stansfield, prêt à marquer un nouveau but ? (Ian Tuttle/BPI/Shutterstock)

Sorti de l’académie d’Exeter (comme Ollie Watkins ou encore Ethan Ampadu), la pépite anglaise a très rapidement tapé dans l’oeil de nombreux clubs anglais, avant de finalement atterrir du côté de Fulham, en août 2019. Fin techniquement et doté d’un sens du but assez rare, cet attaquant longiligne (capable également de jouer n°10 ou ailier droit) a inscrit la bagatelle de 26 buts en 19 matchs avec les équipes de jeunes de Fulham, la saison dernière. Ses prestations lui ont même valu d’être appelé par Scott Parker, entraîneur de l’équipe première, à plusieurs reprises. Le 4 janvier dernier, lors du 3e tour de la F.A Cup, Fulham reçoit Aston Villa, les Cottagers s’imposent deux buts à un, mais à quelques minutes du terme, Parker décide de lancer dans le grand bain, le jeune Stansfield. Ce sont les premières minutes en pro de l’attaquant anglais qui connaîtra quelques jours plus tard les joies de la Championship, à tout juste 17 ans, puisqu’il disputera quelques minutes face à Charlton.

Pourquoi c’est peut être le bon moment ? On ne va pas se mentir, le temps de jeu du jeune avant-centre anglais ne risque pas d’être faramineux cette saison. Cela étant, alors que l’effectif de Scott Parker ne compte que deux avant-centre de métier (Mitrovic et Reid), Stansfield pourrait bien tirer son épingle du jeu lors des quelques minutes qu’il aura à sa disposition en coupes.

Leeds Utd : Joe Gelhardt, un mix entre Rooney et Messi

Gelhardt lors de sa signature chez les Peacocks, le 10 août dernier. (leedsunited.com)

Quand on voit jouer Joe Gelhardt, la comparaison saute aux yeux. Pas très grand, robuste, téméraire, techniquement au-dessus de la moyenne et avec un brin de vice, Gelhardt ressemble à s’y méprendre à la légende mancunienne des Three Lions que ce soit dans son jeu ou même dans sa posture et sa carrure. Cela dit, si le néo-Peacock partage beaucoup de similarité avec Wayne Rooney, il y a tout de même une chose qui diffère : son pied fort. En effet, Gelhardt est gaucher et lorsqu’on le voit partir à vives allures, dans des chevauchées interminables avec ses dribbles courts pied gauche, on ne peut pas s’empêcher de voir également en lui, du Lionel Messi. Les comparaisons paraissent démesuré, mais à tout juste 18 ans celui qui est arrivé cet été, en provenance de Wigan pour 1M €, possède toutes les qualités requises pour devenir à terme un joueur majeur de l’équipe entraîné par Marcelo Bielsa.

Pourquoi c’est peut être le bon moment ? Avant-centre de formation, sa facilité à éliminer son vis-à-vis et à trouver les bons angles de passes pour ses partenaires pourrait pousser Marcelo Bielsa à le faire jouer comme ailier droit. D’autant qu’avec Patrick Bamford et Rodrigo Moreno, la perspective de jouer dans l’axe semble bouché. Quoi qu’il en soit, il devrait avoir la possibilité de s’exprimer cette saison.

Leicester : Luke Thomas, profiter du départ de Ben Chilwell

Luke Thomas lors du restart. (Urban Fusions)

Joueur majeur de l’équipe U23 de Leicester la saison dernière, Luke Thomas (19 ans) a pleinement profité du restart et de la blessure de Ben Chilwell en fin de saison pour engranger un maximum de temps de jeu. Trois fois titulaires, lors des trois dernières rencontres de la saison, son entraîneur, Brendan Rodgers, n’a pas tari d’éloges envers son jeune latéral gauche : « Il est très équilibré, il a une bonne idée de sa situation et il a de vraies qualités. Il y aura beaucoup plus d’opportunités pour lui parce qu’il est un talent fantastique. » Bon centreur et contre-attaquant, Luke Thomas n’en reste pas moins un défenseur difficile à passer en un contre un. Son positionnement est également très prometteur bien qu’encore perfectible.

Pourquoi c’est peut être le bon moment ? Avec le départ de Ben Chilwell à Chelsea (pour ~50M €), Luke Thomas a une grosse occasion de s’imposer définitivement comme un joueur important pour Brendan Rodgers. En effet, Ricardo Pereira étant également blessé, Thomas devient de fait le 3e latéral du club derrière la recrue Timothy Castagne et l’autre jeune du club, James Justin.

Nous vous donnons rendez-vous mercredi, pour le prochain épisode. Nous continuerons notre tour d’Angleterre et nous resterons dans le nord de ce si beau pays puisque nous retournerons à Liverpool, avant de découvrir Manchester, Newcastle puis Sheffield.

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