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Le Quart-temps du CCS – Week 2 : Russell Wilson en mission

Après chaque semaine, les rédacteurs football américain du CCS reviennent sur les faits marquants des matches disputés en NFL. Un MVP, les tops, les flops et le point sur les rookies. La revue des troupes après les batailles, c’est le Quart-temps du CCS.

Le MVP de la semaine

Russell Wilson, QB, Seattle Seahawks

Le CCS aurait pu parler de la performance de Dak Prescott, premier quarterback de l’histoire à lancer pour 400 yards et inscrire 3 touchdowns à la course. Mais, ne pas mettre Russell Wilson MVP cette semaine, après la très belle première semaine qu’il a déjà réussie, aurait été indécent tant il domine son sujet. Au moment de citer les meilleurs quarterbacks de la NFL, la plupart citent Mahomes, Jackson, Brady, Rodgers et Wilson ne vient souvent qu’après. Pourtant, il porte son équipe à bout de bras malgré une ligne offensive très souvent en dessous de ce que l’on peut attendre pour un QB de ce calibre. Wilson s’y est habitué et sa capacité à s’échapper de sa poche pour lancer en mouvement ou courir font de lui une arme redoutable. Il suffit de lire les déclarations de Bill Belichick à son sujet, la semaine avant le match, pour se convaincre du talent du garçon :

À lui seul, il rend meilleure l’attaque mais aussi l’équipe des Seahawks qui, sans lui, n’aurait sûrement pas atteint autant de fois les playoffs. 100 touchdowns à la passe sur les trois dernières saisons (seulement 23 interceptions), déjà neuf en deux matchs cette année : Russ est inarrêtable ! Tout ça avec des bons receveurs sans être des tops (Tyler Lockett est le seul à dépasser les 1000 yards sur la saison ces mêmes trois dernières saison) et en ayant subi 142 sacks en 48 matches (presque trois par rencontre). Après ce bref exposé des statistiques des dernières saisons, revenons au sujet du jour, la rencontre contre les Patriots pour le Monday Night Football.

Tout commence comme dans un cauchemar. Troisième jeu du match, Wilson ajuste une passe pour son tight end Greg Olsen. Malheureusement, ce dernier ne contrôle pas la balle, la dévie et celle-ci retombe dans les mains de Devin McCourty, le cornerback de New England. Pick-6, les Patriots mènent 7-0 au bout d’une minute de jeu. Wilson ne se démonte pas et mène un magnifique drive de 13 jeux et 75 yards, qu’il conclue sur une passe en mouvement pour Lockett. New England repasse devant et après un échange de punts, Wilson envoie une bombe de 55 yards sur Metcalf pourtant bien couvert par le DPOY 2019, Stephon Gilmore. Mi-temps sur le score de 14-14.

Dans le 3e QT, Wilson montre à nouveau sa faculté à éviter les sacks et gagner les yards à la course. Quand un quarterback est en confiance, il tente des passes osées. Wilson envoi une nouvelle passe de 38 yards pour un touchdown de David Moore (déjà 4 TD de plus de 20 yards cette année) et Seattle repasse devant. Cette passe avait 6,3% de chance d’être complétée selon NGS, égalant le record de Wilson établit lors de sa passe pour Lockett en Week 5 2019. Quelques minutes plus tard, il conclut un drive de 5 jeux et 52 yards pour donner de l’air à Seattle (28-17). Il termine son récital par un drive de 9 jeux et 62 yards qui se finit en touchdown à la passe pour Carson, juste avant d’être sacké par Chase Winovich. Wilson a été incroyable lorsque la défense des Patriots l’a mis sous pression, inscrivant 4 touchdowns et lançant pour 140 yards. UNSTOPPABLE. Score Final : 35-30 Seattle.

Wilson affiche un rating de 140 sur 2 matchs, 88,5% de passes complétées (+13,9% par rapport à la complétion espérée, leader en NFL), 610 yards, 9 TD, 1 interception. En red zone, le quarterback de Seattle affiche un 8/8, 82 yards et 5 touchdowns. Létal ! Avec un QB d’un tel niveau, les Seahawks peuvent se prendre à rêver, même s’il faudrait un peu mieux verrouiller en défense (986 yards encaissés) dans cette NFC West très relevée.

Corentin

Les tops de la semaine

Les Arizona Cardinals

Les Cards sont à 2-0 et c’est un petit événement. Ce n’est que la sixième fois depuis le déménagement de la franchise en Arizona, en 1988. La dernière fois c’était en 2015, lorsque Carson Palmer et Bruce Arians envoyaient des bombes à tire-larigot. Palmer était alors un candidat très sérieux au MVP. Cette saison, Aaron Rodgers, Lamar Jackson et Russell Wilson ont pris le meilleur départ pour la distinction individuelle, mais Kyler Murray n’est pas très loin. Le quarterback miniature a lancé pour 287 yards, un touchdown et couru pour 67 yards et deux touchdowns dimanche, contre Washington.

Pardonnez ce poncif à la con, mais un vent nouveau souffle à Glendale. La Football Team avait surpris son monde en battant les Eagles lors de la première journée. Les Cardinals les ont balayés sans la moindre difficulté (30-15), en deuxième semaine. Une victoire propre, sans bavure, comme doivent le faire les bonnes équipes. 

La NFC West est la meilleure division de la ligue et c’est en grande partie du fait de la progression des Cardinals. Avec l’accumulation de blessures du côté de San Francisco, le trône est libre de roi. Murray jour bien, DeAndre Hopkins joue bien, la défense joue bien. Les matches à venir ne sont pas des plus difficiles, alors Arizona pourrait très bien ne pas s’arrêter là. 

Le duo Kareem Hunt et Nick Chubb, RB, Cleveland Browns

La paire de running backs de Cleveland a littéralement marché sur l’eau et la défense des Bengals lors du Thursday Night Football. Après ses errements dans les appels de jeu de la Week 1 contre les Ravens, Kevin Stefanski a décidé d’utiliser ses coureurs. Et quelle merveilleuse idée, surtout quand ils sont du niveau de ces deux-là ! Kareem Hunt est allé chercher 86 yards en 10 courses pour 1 touchdown (8,6 yards par courses) et Nick Chubb a couru 22 fois pour 124 yards et 2 touchdowns (5,6 yards par course). Stefanski a eu l’intelligence de les utiliser dans différentes formations pour semer le doute dans l’esprit de la défense : formation, single back, pistol… Tout y est passé et avec brio.

Kareem Hunt en formation single back pour le touchdown

Les deux coureurs ont même gagné 131 yards après le premier contact, ce qui n’était jamais arrivé depuis la création de cette statistique en 2009 par ESPN. L’an passé, les Browns n’ont pas eu 200 yards à la course un seul match. Cette année, c’est chose faite dès la Week 2. À 2 yards près, ils ont autant couru que les Pats, leader à la course en Week 1.

Nick Chubb dans ses oeuvres

Nico

Harrison Butker, K, Kansas City Chiefs

Il est totalement injuste que les Chiefs aient à la fois l’attaque la plus terrifiante de la ligue et celui qui est peut-être le meilleur kicker du monde aujourd’hui. Dimanche, ladite attaque la plus terrifiante a eu du mal développer son football pendant trois quart-temps, et n’a pas réussi à marquer le moindre point en prolongations. Heureusement, Butker était là. Il a inscrit deux field goals de 58 yards, dont le game-winner, pour permettre à son équipe de l’emporter. 

Depuis deux ans, on ne cesse de noter qu’être punter pour l’équipe de Patrick Mahomes est le métier le plus aisé du monde. Un kicker du niveau de Butker, en revanche, est un atout de taille pour Andy Reid. Sur 4e et 1 en prolongation, l’entraîneur des Chiefs n’a pas hésité à l’envoyer pour une tentative à 53 yards. Quand, après une pénalité pour faux départ, le coup de pied s’est transformé en tentative à 58 yards, idem. En cas d’échec, les Chargers auraient eu une excellente position de départ et assez de temps sur l’horloge pour remporter le match. Les Chiefs ont tout de même fait montre d’une confiance aveugle pour leur botteur. 

Butker ne les a pas déçus. Les champions en titre sont bien loin de leur vitesse de croisière et sont quand même à 2-0. Il faudra aller les chercher.

Tonyo

Cam Newton, QB, New England Patriots

Voici l’homme qui a été présenté pendant toute l’intersaison comme un quarterback moyen, voire mauvais, un égoïste, une diva, un athlète incapable de s’adapter à un quelconque système ou culture, un homme qui pollue les vestiaires… Et on assiste depuis son arrivée à Boston à l’extrême inverse ! Ce qui s’est passé dimanche soir était tout simplement magistral. Il a manqué un rien pour que Super Cam et son escouade remportent le match face aux Seahawks.

Pour reprendre une phrase célèbre, « nous n’avons pas perdu ce match, nous avons juste manqué de temps ». Cam a brillé, a étincelé, et tout son entourage en a profité. Avec 397 yards, il est le 3e meilleur lanceur de cette Week 2 ! Pas besoin d’avoir de stars au poste de receveur avec ce garçon. Il est capable de bouger, le temps que ses receveurs fassent la différence avec leur vis à vis. Il leur a distillé ses lancers si bien que les trois principaux receveurs ont entre 6 et 8 réceptions pour des passes de 9 à 22,4 yards de moyenne par receveur.

Ses passes pour Edelman étaient divines, d’une précision chirurgicale. Le receveur finit le match avec 179 yards à la réception et 22,4 yards de moyenne par réception. Il n’y a pas eu plus fort dimanche. À titre de comparaison, il n’y a pas un match l’an passé où Tom Brady avait gagné autant de yards à la passe. Ajoutons à cela sa capacité à courir et scorer par le rush et nous avons le cocktail explosif d’un quarterback MVP en 2015. Si l’on considère que nous ne sommes qu’en Week 2, qu’il n’a pas encore les automatismes d’un QB établi avec sa franchise et que Josh McDaniels va pouvoir encore étoffer son playbook sur mesure pour son maître à jouer, l’avenir pourrait bien être radieux à New England.

Nico

La rivalité Seahawks-Patriots

On attendait beaucoup de la rencontre au sommet de cette deuxième semaine, au point que le CCS en fasse son match à suivre. Ni Seattle, ni New England ne nous ont déçus. À ce stade embryonnaire de la saison, les deux équipes peuvent être très contentes de leur situation et du niveau de jeu qu’elles affichent. Les Seahawks ont arraché la victoire à grâce l’incroyable efficacité de Russell Wilson, ses 288 yards et cinq touchdowns à cinq receveurs différents, et leur défense sur la ligne d’en-but. Les Patriots ont des trous béants aux postes de receveur et de tight end, mais Cam Newton prouve une nouvelle fois que, lorsqu’il est en bonne santé, il n’a pas besoin de beaucoup (voir ci-dessus).

Les Patriots et les Seahawks se sont affrontés cinq fois depuis 2008 et ne se sont jamais quittés sur un écart supérieur à sept points. Voilà deux franchises modèles, aux entraîneurs légendaires et aux quarterbacks exceptionnels. On en redemande.

Tonyo

Les flops de la semaine

Les blessures

C’est une véritable avalanche de blessures qui s’est abattue sur les joueurs en cette 2e journée, au point de voir cinq starters des 49ers quitter le terrain. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, ces blessures concernent de nombreux joueurs phares des franchises. Christian McCaffrey, Nick Bosa, Saquon Barkley, Drew Lock, Jimmy Garropolo, Courtland Sutton… Certains sont désormais out pour plusieurs semaines voire pour le reste de la saison (la liste des blessés les plus importants ici). Les cartes pourraient déjà être rebattues pour certains !

Nico

Les New York Jets

Leur jeu de passe est nul. On peut lui trouver toutes les circonstances atténuantes et excuses du monde, mais Sam Darnold, malgré des actions parfois exceptionnelles, reste l’un des plus mauvais quarterbacks de la ligue. Leur jeu de course est putride. Derniers en yards par tentative en 2019, les Jets n’ont couru que 52 yards en Week 1 et 104 en Week 2. Leur défense contre la passe a concédé 312 yards et deux touchdowns à Josh Allen…

Reste leur défense contre la course, supposément un point fort, après avoir fini deuxième en yards concédés par tentative en 2019. Et bien dimanche, ce point fort s’est fait humilier comme peu d’équipes le seront cette saison. Raheem Mostert leur a mis 80 yards dans la figure… SUR LE TOUT PREMIER JEUX DU MATCH. On en pleurerait presque si ce n’était pas aussi comique.

Mon amour pour Kyle Shanahan est sans commune mesure, mais son génie n’y est même pas pour quoi que ce soit ici. Pas de trick play, pas d’invention démentielle. Un simple running back sweep, comme apprennent à l’exécuter des collégiens de 12 ans, et les Jets n’ont rien vu venir. Mostert n’a pas été ne serait-ce qu’effleuré sur ses 80 yards.

Ensuite, la cascade de blessures énumérée par Nico a commencé pour les Niners. Sans son quarterback titulaire Jimmy Garoppolo, San Francisco a plus ou moins joué la montre toute la seconde mi-temps. Dans ce contexte, que 31 autres équipes trouveraient favorable, ceci est arrivé :

3e et 31. Les Niners n’avaient là pour seul objectif de donner la balle à Jerick McKinnon pour écouler 40 secondes supplémentaires sur l’horloge, avant de punter. Les Jets, concentrés sur la partie droite du terrain, ont laissé tout le loisir à McKinnon de glaner 55 yards. Je pense personnellement qu’il est important d’insister encore une fois qu’il s’agissait d’une 3e et 31. 3e et 31 !

Les Niners ont joué sans George Kittle, Richard Sherman et Dee Ford, puis perdu Garoppolo, Mostert, Nick Bosa, et Solomon Thomas au cours de la rencontre. Les Jets ont quand même perdu 31-13. Adam Gase et son staff doivent remercier tous les dieux du monde que le propriétaire Woody Johnson soit trop occupé au Royaume-uni à être un goujat aux penchants racistes et sexistes. Autrement, ils pointeraient déjà tous à Pôle Emploi.

Tonyo

L’attaque des Minnesota Vikings

À l’image des statistiques de leur quarterback Kirk Cousins, les Vikings ont livré dimanche soir une piteuse prestation. Ils n’ont tout simplement pas existé, particulièrement en attaque, où le play calling n’a pas du tout semblé inspiré. Des courses dans la boîte face à un pass rush agressif, où seul le talent et l’improvisation de Dalvin Cook pouvait faire la différence, des tentatives de big plays sur Adam Thielen, même lorqu’il était couvert par deux défenseurs… Au final, Minnesota n’a été en possession de la balle que 21:35 contre 38:25 pour les Colts. Il se sont faits confisquer le ballon et n’en ont rien fait lorsqu’il était en leur possession. Kirk Cousins ne complète que 5 passes à plus de 10 yards, Minnesota a eu moitié moins de 1st downs qu’Indianapolis et Cousins a rendu la balle trois fois sur interception. L’attaque aérienne a été bi-directionnelle et beaucoup trop prévisible pour la défense adverse.

Nico

Tyrod Taylor, QB, Los Angeles Chargers

Dès lors que les Chargers ont sélectionné Justin Herbert avec le 6e choix de la dernière draft, il n’a plus plané le moindre doute sur le futur de Tyrod Taylor. Il est devenu un quarterback titulaire par intérim. Bien présent sur la feuille de match dimanche, Taylor a finalement quitté ses partenaires dès l’échauffement, à cause de douleurs à la poitrine. Anthony Lynn a beau avoir indiqué qu’il resterait titulaire tant qu’il serait à 100%, la performance de son jeune dauphin contre les Chiefs rendra la décision difficile. 22/31, 311 yards, un touchdown à la passe, un autre à la course. Pour ses débuts surprises chez les professionnels, Herbert rend, pour le moment, mon évaluation de ses perspectives en NFL absolument caduque. Il a bien lancé une vilaine interception, mais s’est montré à la hauteur de la tâche tout le reste du match.

Si ce match marque bien la fin de son mandat de titulaire, on ne peut que ressentir de la peine pour Taylor. Ce serait la troisième fois qu’un rookie lui passe devant. En 2017, il avait été renvoyé sur le banc au profit de Nathan Peterman, en dépit du fait qu’il menait les Bills vers leur première qualification en playoffs depuis 1999. À Cleveland l’année suivante, il devait assurer l’intérim en attendant que Baker Mayfield soit prêt. Une commotion et un comeback des Browns orchestré par Mayfield plus tard, Taylor a dû céder son poste dès la Week 3. Un scénario qui pourrait donc une nouvelle fois se répéter en 2020. À 31 ans, sa dernière chance d’être titulaire en NFL vient peut-être de s’envoler.

Tonyo

Les rookies de la semaine

James Robinson, RB, Jacksonville Jaguars

Les dimanches se suivent et se répètent pour James Robinson. Le running back, un peu undersized (1,75 m), n’avait pas convaincu les scouts NFL lors du processus pré-draft. Direction donc, les undrafted. Et au petit jeu des chercheurs de pépites, les Jaguars ont, semblerait-il après deux semaines, réussi un gros coup. Le coureur floridien a rempli la feuille de stats : 102 yards et un touchdown en seulement 16 courses, devant une défense des Titans solide, mais hagarde. Grâce (en partie) à lui, les Jaguars ont cru faire sensation une deuxième fois, mourant à trois petits points dans ce duel de division. Leonard Fournette est donc définitivement enterré dans le nord de la Floride, un nouveau petit prince prend la relève. Espérons pour Jacksonville que son règne soit bien plus long et prospère que pour son prédécesseur.

Mekhi Becton, OT, New York Jets

Un deuxième nom qui revient coup sur coup, semaine après semaine. Les doutes étaient grandes en sortie de college : « n’est-il pas trop brut ? », « son développement va prendre du temps », « c’est juste un monstre physique, il ne sait rien faire d’autre »… Que nenni, Becton montre à tout le monde, en ce début d’année, qu’il a le niveau pour jouer en NFL. Ce dernier est la lueur d’espoir dans une attaque des Jets moribonde. Il est surtout très vite devenu le meilleur ami de Sam Darnold. C’est facile, ce week-end il n’a laissé personne approcher son copain Sam. Les verts ont trouvé leur bodyguard.

Chase Claypool, WR, Pittsburgh Steelers

JuJu Smith-Schuster dans le slot, Diontae Johnson en speedster… Et si les Steelers avaient, eux aussi, trouvé la pièce manquante pour une attaque totale ? Chase Claypool est grand, fort, mais aussi très beau. Si cette dernière caractéristique ne lui sert pas en match, en revanche, les deux premières lui ont permis d’inscrire un touchdown de 84 yards ce week-end. Big Ben lance par-dessus l’épaule de Claypool qui bat en pur 1 contre 1 le cornerback et s’en va marquer. Un scénario qu’on devrait revoir plus d’une fois avant la fin de la saison.

Justin Herbert, QB, Los Angeles Chargers

Justin Herbert était tranquille avant le match contre les champions en titre. Le rookie pouvait regarder et s’émerveiller de Patrick Mahomes pendant 60 minutes. Et puis, tout bascule. Tyrod Taylor se blesse, Justin est propulsé starter. En deux temps et trois mouvements, il se retrouve dans l’obligation de découper l’attaque de Kansas City. Mais Justin il est cool, alors il prend ça bien. Sans pression, il explose un linebacker rouge au passage et il fait douter l’hégémonie naissante des Chiefs. 311 yards, un touchdown à la passe, un touchdown à la course, une petite interception et un paquet de sueur déversé pour les supporters rouge et blanc à la fin du match. Les Chargers perdront quand même au final, mais en prolongations, après une bien belle bataille menée par Justin Herbert.

Antoine Winfield Jr., S, Tampa Bay Buccaneers :

Papa était reconnu dans la NFL, mais le petit Winfield veut se faire un nom seul. Le safety des Buccaneers est bien parti pour se faire une place de choix dans l’effectif de Bruce Arians, après seulement deux matchs. Ce week-end, sa copie était parfaite : 11 placages, un sack et un fumble forcé viennent noircir la feuille de statistiques de l’ancien Golden Gopher. Un jeu tout en vitesse et en déplacement, intelligent pour un joueur jugé un peu petit (1,77 m) avant son arrivée dans la grande ligue. Un style qui n’est pas sans rappeler un safety de la même veine : Budda Baker. Winfield connaît un bon début de saison, il faut continuer ainsi pour s’envoler vers les sommets maintenant.

Cyprien

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