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Draft 2020 Sleepers (3/4) : ces extérieurs qui peuvent diviser

Poursuivons notre tour d’horizon des extérieurs susceptibles d’être sélectionner en fin de premier tour ou en début de deuxième lors de la draft NBA 2020, prévue pour le 18 novembre. Après avoir vu ensemble les différents « gros prospects » de cette cuvée, attachons nous désormais à l’étude de ceux qui passent inaperçus. Ceux sur qui nous dirons dans 5 ans : « et dire qu’il a été sélectionné en 28ème position… ». Ceux que les spécialistes appellent les « sleepers » ou « dormeurs » de la Draft 2020.

CASSIUS STANLEY

Date de naissance : 18 août 1999 – Classe : Freshman

Université : Duke Blue Devils (ACC) – Bilan 2019/2020 : 25v/6d
Poste : Arrière (#2)

Mensurations*
Taille : 198 cm – Poids : 87 kg – Envergure : 200,5 cm
(source : basketballrealgm.com)

Statistiques saison
29 matchs joués // 12,6 pts // 4,9 reb // 1 ast // 0,7 stl // 0,7 blk
27,4 minutes joués/match // 47,4% FG // 36,0% 3Pts // 73,3% FT // 1,9 Tov // 2,2 PF

Celui qui peut voler

Les Blue Devils sont rares cette année, et c’est assez exceptionnel pour être souligner. Après avoir placé deux freshmen sur le podium l’année dernière, l’université de Duke est loin de réitérer cet exploit cette saison. Même si le bilan collectif est très honnête avec un bilan de 25-6 (dont un 15-5 en ACC), aucune des recrues stars de l’équipe ne s’est réellement démarquée. Wendell Moore et Matthew Hurt ont brillé de manière trop épisodique et le pivot Vernon Carey Jr. s’incruste dans les différents big boards qu’en raison de son profil atypique dans cette draft de guards. Vous pouvez d’ailleurs consulter sa fiche ici. Dans ce roster sans grande expérience, l’extérieur Cassius Stanley a réussi à s’imposer comme un maillon essentiel de la réussite de son équipe, notamment en compagnie du meneur Tre Jones.

Cassius Stanley est l’un des freshman les plus vieux de cette cuvée, puisqu’il vient d’avoir 21 ans en août dernier. Natif de Los Angeles, Stanley a fait ses armes à la Harvard-Westlake School avant de déménager pour l’école désormais célèbre de Sierra Canyon. Il mène son équipe à deux championnats d’État avec notamment un bilan de 32-3 lors de sa dernière saison avec des moyennes de 17,8 pts, 6,2 rebs et 2,9 passes par match. Évalué comme recrue 4 étoiles, classé dans le top 40 selon les médias spécialisés (Rivals, ESPN, 247Sports), Cassius Stanley s’engage avec Duke. Au cours de sa seule saison avec les Blue Devils, il a récolté en moyenne 12,6 points, 4,9 rebonds et une passe par match pour obtenir les honneurs de l’ACC All-Freshman. Décryptage.

« Celui qui peut voler… » un titre loin d’être anecdotique. Cassius Stanley a battu le record de saut vertical d’un certain Zion Williamson en établissant la marque de 118,5 cm (!). Avec ses 1 mètre 98 bien rempli par 87 kilos de muscle, Stanley est un athlète élite remarquable, rapide et puissant. Un profil très bien adapté au style de Coach K à Duke où les athlètes de haute voltige peuvent s’illustrer dans un jeu de transition bien huilé. Sans réelle surprise, ses qualités athlétiques lui permettent d’exceller dans deux secteurs. D’abord, Cassius Stanley est un excellent rebondeur pour son poste. Il a montré de réelles capacités à s’imposer dans la raquette, plus haut que tout le monde, avec une belle lecture des trajectoires. Résultat : Stanley est peut-être l’un des meilleurs rebondeurs offensifs de cette cuvée. En moyenne, il a capté 1,9 rebonds offensifs cette saison soit 7,6% des rebonds disponibles ce qui le classe au 19ème rang de l’ACC, devancé uniquement par des intérieurs. Deuxième secteur : son efficacité en transition. Menace aérienne sur les lobs, capable de postériser presque n’importe qui, bonne maîtrise du corps, capable de pousser le ballon, Stanley ajoute aussi un flotteur honnête même si toujours en développement. Sa vitesse, son explosivité peuvent très bien se combiner avec sa capacité de rebondeur. En open court, Cassius Stanley a été impressionnant avec 1,29 point par possession de transition [88ème centile].

À côté de son athlétisme impressionnant, Cassius Stanley reste assez brut dans les autres domaines. Néanmoins, certains secteurs sont prometteurs. En premier lieu, chose qui ne sautait pas aux yeux durant son passage en high school, Stanley a montré des belles perspectives en tant que menace extérieur : 31 tirs à 3pts rentrés sur 86 tentés, soit un pourcentage de 36% plutôt honnête. Plus impressionnant encore, Stanley a inscrit 1,31 point dans les situations de catch and shoot sur demi-terrain, ce qui le classe dans le 93ème centile de NCAA ! Sa réussite dans le corner droit est impressionnante. Sa mécanique est solide mais elle reste très incohérente, surtout en sortie de dribble. Créant très peu de situation pour lui-même, cantonné au rôle de C&S sur demi-terrain et de dragster en open-court, Cassius Stanley doit encore travailler son dribble même s’il possède un premier pas explosif pouvant lui servir de base pour son développement. Défensivement enfin, Cassius Stanley possède les qualités athlétiques pour devenir un bon défenseur extérieur, sans aucun doute. Sa vitesse de déplacement latéral est impressionnante et il peut gêner un grand nombre de meneurs notamment en sautant sur les lignes de passes. Mais tout son jeu défensif manque de cohérence. Le joueur de Duke n’utilise pas encore au maximum ses qualités physiques, se chercher encore, et manque de vision du jeu hors du ballon. En 1v1 cette saison, il a accordé 0,70 point par possession [58ème centile].

Cassius Stanley est déjà un athlète élite même s’il peut encore renforcer son cadre. Il a prouvé qu’il était un excellent joueur de transition, implacable sur la finition en plus d’être un très bon rebondeur pour son poste. Si Coach K l’a utilisé en 3 cette saison, Stanley n’est probablement pas assez long pour défendre beaucoup d’ailiers NBA. Ses aptitudes sur catch-and-shoot sont prometteuses et sa verticalité peut séduire un grand nombre de franchises. En revanche, son plafond interroge à l’image de sa capacité à créer pour lui-même. Stanley peut être un bon coup en début de second tour.

HYPOTHÈSES DE SÉLECTION

🔹 LOS ANGELES LAKERS (Premier tour – 28ème place) : Et si Cassius Stanley retournait à Los Angles, son état natal ? Capable de défendre et de rentrer des tirs extérieurs, le tout avec un athlétisme impressionnant, Stanley pourrait bien s’éclater du côté de LA. Difficile d’obtenir des minutes tant qu’il ne sera pas fiable en défense, mais avec un peu de travail, l’arrière de Duke peut très bien se faire une place sur le banc des Lakers.

🔹WASHINGTON WIZARDS (Second tour – 37ème place) : Il y a des grandes chances que Cassius Stanley glisse au milieu du deuxième tour. Dans ce cas, une franchise comme Washington pourrait bien tenter le pari avec l’arrière de Duke pour apporter des options offensives sur le banc. Performant en transition et dans les situations de C&S, il peut très bien jouer aux côtés de Troy Brown Jr. sur le banc des Wiz’.

🔹 CHICAGO BULLS (Second tour – 44ème place) : Avec son athlétisme de haut niveau, Stanley a le profil pour séduire le nouveau coach des Bulls, un certain Billy Donovan, adepte des joueurs capables de fracasser les arceaux. Entre ses mains, l’arrière de Duke peut espérer développer son jeu défensif et se faire une place durable dans la rotation. C’est le choix de notre rédaction.

***

CASSIUS WINSTON

Date de naissance : 28 février 1998 – Classe : Senior

Université : Michigan State Spartans (Big Ten) – Bilan 2019/2020 : 22v/9d
Poste : Meneur (#5)

Mensurations*
Taille : 185 cm – Poids : 83 kg – Envergure : 195,6 cm
(source : sports-reference.com)

Statistiques saison
30 matchs joués // 18,6 pts // 2,5 reb // 5,9 ast // 1,2 stl // 0 blk
32,7 minutes joués/match // 44,8% FG // 43,2% 3Pts // 85,2% FT // 3,2 Tov // 2 PF

Celui dont le cerveau est une arme…

Comment ne pas apprécier Cassius Winston ? Fan de basket universitaire, fan de belles histoires (et parfois tristes), fan des emblématiques Spartans ou tout simplement fan du jeu… Le meneur de Michigan State a tout pour vous séduire. Cassius Winston commence à marquer les esprits avec le lycée jésuite de Détroit, sa ville natale, avec qui il remporte le championnat d’État en 2016 lors de son année senior. Grâce à ses prestations, Winston remporte le prix de Mr. Basketball of Michigan, rejoignant les Glen Rice, Chris Webber ou encore Shane Battier avant lui.

Reconnu comme recrue 4 étoiles par les médias spécialisés, Cassius Winston s’engage avec Michigan State, comme une évidence. Le meneur reste quatre saisons avec les Spartans, accomplissant une carrière universitaire plus que remarquable. Il a disputé 139 matchs et en a commencé 108. Sans aucun doute, il restera dans l’histoire comme l’un des meilleurs joueurs d’un programme pourtant chargé de légendes. Winston a récolté en moyenne 14,2 points, 2,7 rebonds et 6,4 passes décisives en carrière sous le maillot vert et blanc des Spartans. Sous les ordres du légendaire Tom Izzo, coach de Michigan State depuis 1995, Winston & co. atteignent le tournoi NCAA chaque année, remportant le titre de Champions de la Big Ten à trois reprises. L’année dernière, les Spartans se sont hissés dans le Final Four du tournoi NCAA. Winston a partagé le parquet de l’East Lansing avec Miles Bridges, Jaren Jackson Jr. ou encore Nick Ward. Si sa première année est difficile avec seulement 5 matchs débutés, Winston s’est rapidement imposé comme le pilier des Spartans. Il remporte de nombreuses distinctions individuelles dont le trophée de meilleur joueur de l’année 2019 en Big Ten. Bien qu’il soit pressenti pour la draft après une riche saison 2018-2019, Cassius Winston décide de revenir à Michigan State pour consolider son héritage en partant à la quête du titre universitaire. La pandémie en décidera autrement. Surtout, la dernière année universitaire de Winston est marqué par un terrible drame personnel : le suicide de son frère Zacchary en novembre dernier. Quelques heures après, Cassius foule les parquets contre Binghamton. L’occasion pour nous de saluer sa mémoire.

Pour bien débuter notre portrait du meneur des Spartans, il faut avant tout vous présenter ses caractéristiques physiques. C’est ici que se trouve les plus grandes faiblesses de ce prospect. Sous-dimensionné en comparaison avec les standards NBA, Winston mesure seulement 1 mètre 85 et ne compense pas ce déficit par un niveau athlétique développé. En conséquence, Winston n’est pas un joueur très rapide, manque d’explosivité, de détente et de mobilité. Des failles qui l’empêchent de se frayer un chemin vers le cercle, limite ses capacités de finisseur et font de lui un réel poids mort en défense. Le souci est que pour un joueur de 22 ans déjà, le physique est difficilement perfectible. Même avec un gros travail de musculation, sa taille ne bougera. Défensivement donc, Winston sera probablement négatif toute sa carrière. Les meneurs athlétiques peuvent finir sur lui car il peine à arrêter les pénétrations et il peut aussi perdre l’équilibre sur la défense des écrans,. En revanche, ses mains actives et son esprit lui permettent d’être un défenseur d’équipe plutôt honnête. Âge avancé et physique sous-dimensionné : deux éléments qui font chuter son nom pour la draft.

À côté de ces défauts apparents, Cassius Winston possède de nombreuses qualités pour un meneur de jeu qui peuvent presque atténuer ses lacunes physiques. Des qualités « immatérielles ». Le Spartan possède une vision du jeu élite lui permettant de gérer l’attaque de son équipe, lire et déstabiliser la défense adverse. Grâce à un handle développé (mais pas élite), Winston excelle dans l’organisation, notamment dans la lecture des pick and roll. Excellent gestionnaire grâce à une très bonne maîtrise des changements de rythme, il est probablement l’un des meilleurs passeurs universitaires sur les deux dernières années. Cette saison, il a battu le record de passes décisives de la Big Ten avec 890 caviars distribués en quatre ans. Le plus impressionnant reste à venir. En plus de ces capacités presque « attendues » pour un meneur, Cassius Winston est l’un des tireurs les plus polyvalents de cette draft. Création pour lui-même, pour ses coéquipiers, tir à 3pts en mouvement, à l’arrêt, en sortie d’écran, finition astucieuse… Bref, sa palette de tir est très diversifiée en plus d’être terriblement efficace. Winston a utilisé 2/3 de ses possessions sur des écrans pour marquer 0,91 points [84ème centile] sur P&R. On continue : bien qu’il ait le ballon entre les mains la plupart du temps, Winston marque 1,40 point sur catch-and-shoot [97ème centile (!)]. Il affiche un très bon 43,2% à 3pts sur 5,6 tentatives par match. Impressionnant. Bien évidemment, en transition et près du cercle, Winston souffre de ses lacunes physiques. Chiffre le plus évocateur, son scoring moyen sur transition : 0,86 points par possession sur transition [25ème centile]. Autre qualité « immatérielle » précieuse pour son avenir en NBA : son leadership. Meneur d’hommes, voix forte dans les vestiaires, relais du coach sur le terrain… Même après l’épisode tragique qu’il a connu, Winston a toujours montré l’exemple pour ses coéquipiers. Une qualité rare.

Malgré des dimensions physiques loin des standards NBA et un niveau athlétique médiocre, Cassius Winston est un joueur terriblement séduisant. Doté d’un QI basket très développé, il est un passeur intelligent et une menace offensive très polyvalente. Sa gestion des pick-and-roll est particulièrement impressionnante tout comme son pouvoir de création et sa lecture du jeu. La question reste la suivante : comment son jeu va-t-il se transposer au niveau supérieur ? Winston apporte de nombreuses garanties à l’équipe qui le sélectionnera et il est certain qu’il peut jouer un rôle en NBA.

HYPOTHÈSES DE SÉLECTION

🔹 BOSTON CELTICS (Premier tour – 30ème choix) : Le vert lui va si bien. Intelligent et capable de presque tout faire offensivement sur un terrain, Cassius Winston pourrait bien séduire Brad Stevens. Si le Spartan confirme ses aptitudes offensives au niveau supérieur, il pourrait même s’imposer comme un sérieux concurrent ou complément à Brad Wanamaker sur le banc des C’s. A voir comment Winston peut gommer ses lacunes défensives…

🔹 PHILADELPHIE SIXERS (Second tour – 34ème choix) : Comme presque tous les meneurs, Cassius Winston serait très bien du côté de Phila ! Scoreur et organisateur très compétent, il possède aussi un véritable leadership qui ne ferrait pas de mal au banc des 76ers. Son profil peut très bien s’adapter au collectif de Phila même s’il semble que l’effectif risque de changer avant, pendant ou après la draft…

🔹 NEW ORLEANS PELICANS (Second tour – 39ème choix) : Un peu d’expérience du côté de NOLA ? Il est vrai que l’idée est tentante lorsqu’on voit le parcours universitaire de Cassius Winston. Du haut de ses 22 ans, le meneur des Spartans ferait presque figure de vétéran chez les Pels. Surtout, il pourrait profiter de son excellente vision du jeu pour bénéficier des écrans d’un Zion ou d’un Favors. Derrière Lonzo, la place de meneur back-up n’est pas encore fixe et Winston pourrait bien s’imposer rapidement en Louisiane.

***

JAHMIS’US RAMSEY

Date de naissance : 9 juin 2001 – Classe : Freshman

Université : Texas Tech Red Raiders (Big 12) – Bilan 2019/2020 : 18v/13d
Poste : Arrière (#3)

Mensurations*
Taille : 193 cm – Poids : 88 kg – Envergure : 198,2 cm
(source : sports-reference.com)

Statistiques saison
27 matchs joués // 15 pts // 4 reb // 2,2 ast // 1,3 stl // 0,7 blk
31,2 minutes joués/match // 44,2% FG // 42,6% 3Pts // 64,1% FT // 2 Tov // 2,2 PF

Celui qui peut devenir pyromane

Avec pas moins de 10 départs à l’intersaison, dont celui de Jarett Culver, l’exercice 2019-2020 de Texas Tech ressemblait à une remise à zéro. Parmi les nombreuses arrivées, celle d’un prospect énigmatique : Jahmi’us Ramsey. Pas spécialement attendu pour la draft 2020, le freshman a rapidement montré tout l’étendue de son talent, notamment offensif, pour être considéré comme une sérieuse option dans cette cuvée pour le moins aléatoire.

Le parcours de Ramsey en high school est assez chaotique, lui qui a changé trois fois de lycée en quatre ans. Jahmi’us dispute sa saison junior dans la prestigieuse école floridienne, l’IMG Academyavant de rejoindre son État d’origine, le Texas et le lycée de Duncanville pour sa dernière saison. Grâce à ces performances, son lycée remporte son championnat. Considéré comme une recrue 5 étoiles par le média 247Sports et 4 étoiles par Rivales et ESPN, Ramsey reçoit de nombreuses offres de prestigieux programmes comme Memphis ou Oregon. Il choisit finalement de rester dans son État natal en s’engageant avec Texas Tech. Sous les ordres de Chris Beard, Jahmi’us profite d’une grande liberté en attaque qui lui permet de faire l’étalage de son talent offensif. Il partage le scoring avec TJ Holyfield et Kyler Edwards dans cette équipe un peu brouillonne et tire son épingle du jeu en étant 14 fois meilleur marqueur des Red Raiders en 27 matchs disputés. Principale arme offensive de son équipe, Ramsey est nommé dans l’équipe des freshmen de la saison en Big 12 et dans la seconde équipe de la même conférence. De joueur à suivre à un potentiel choix de premier tour, Jahmi’us Ramsey a fait du chemin. Décryptage.

Physiquement d’abord, Jahmi’us Ramsey est un arrière solide aux dimensions correctes, proches des standards NBA. 1 mètre 93 pour 88 kg, le cadre est costaud mais il manque un peu de longueur. Son corps est bien affûté, avec des larges épaules, un bon athlète sans pour autant être élite. Ramsey possède un premier pas explosif (sans être létal) et s’est montré vraiment intéressant dans les courses en transition avec une belle pointe de vitesse en open-court. Surtout, Ramsey vient tout juste d’avoir 19 ans, l’un des plus jeunes joueurs de cette draft, synonyme d’un beau potentiel physique. Si aujourd’hui l’arrière des Red Raiders est considéré comme un choix tardif de premier tour c’est notamment en raison de ses aptitudes offensives. Scoreur sur les trois niveaux, Ramsey presque autant marqué en créant son propre tir que sur réception ou en attaquant le panier cette saison. Regardez sa belle short chart ci-dessous. Son tir, notamment à 3pts, semble en constante amélioration depuis ses années en high-school. Bien que, comme beaucoup de freshmen, il ait connu des trous d’airs, il a réussi à se démarquer offensivement de la concurrence. Jahmi’us a obtenu la majorité de ses opportunités de scorer sur pick-and-roll et en isolation, il a réalisé un très bon travail sur des situations off-ball. En se déplaçant constamment et de manière intelligente, Ramsey est devenu un véritable poison difficile à contenir. La preuve étant sa réussite sur catch-and-shoot puisqu’il score 1,27 point sur ces situations [91ème centile]. Jahmi’us a fait preuve d’une belle régularité dans ce domaine avec un relâchement haut et rapide. Cette saison, il nous a laissé un joli échantillon d’évaluation avec 60 tirs à 3pt rentré sur 141 tentatives, soit 42,6% de réussite extérieure. En revanche, sa finition est loin d’être parfaite avec seulement 1,02 point inscrit près du cercle sur demi-terrain [34ème centile]. Il manque encore de diversité dans sa finition. De même, son efficacité en sorti de dribble est encore largement perfectible. Il affiche un maigre 0,67 point inscrit sur ce genre de situations [32ème centile]. Enfin, de manière presque incompréhensible, Ramsey est loin d’être un maître aux lancers. Il affiche un inquiétant 64,1% de réussite cette saison. Autre aspect qui limite son potentiel dans l’esprit des scouts : sa vision du jeu. En plus d’avoir un handle à développer, Ramsey a tendance à jouer avec des œillères, oubliant ses coéquipiers parfois mieux placé que lui. Est-ce lot des grands scoreurs ou bien la démonstration d’une volonté de se montrer lors de sa première année, ou simplement une mentalité trop individualiste ? L’avenir nous le dira.

En défense, Jahmi’us a encore beaucoup de travail. Sa jeunesse est certes un argument qui peut l’excuser, mais il doit vraiment améliorer sa concentration et exploiter ses aptitudes physiques pour être utile à son équipe. Ramsey anticipe bien sur les lignes de passes comme l’atteste ses 1,3 interceptions par match cette saison, mais il a tendance à se jeter un peu trop par moment. Si sur l’homme, il exploite bien son jeu de jambes, il a encore beaucoup de travail sur la défense collective, hors du ballon.

Comme son prénom, Jahmi’us Ramsey est un prospect intriguant à bien des égards. Passé un peu sous les radars lors de l’intersaison, l’arrière de Texas Tech a montré de réelles capacités à scorer notamment en C&S. Un scoreur unidimensionnel ? Peut-être. Certes, Ramsey doit encore travailler principalement en défense, sur le dribble et dans la finition, mais il est encore très jeune. Nous sommes curieux de voir ce qu’il peut donner sur le long terme, comme plusieurs franchises. Difficile d’évaluer son potentiel, mais le pari se tente pour une équipe à la recherche de scoring en sorti de banc.

HYPOTHÈSES DE SÉLECTION

🔹MILWAUKEE BUCKS (Premier tour – 24ème choix) : Avec un remaniement attendu dans l’effectif des Bucks, il se peut que des joueurs extérieurs comme Matthews ou autres puissent quitter le Wisconsin. Un scoreur polyvalent comme Ramsey pourrait être très précieux en sortie de banc pour les Bucks même s’il est encore jeune. Néanmoins, si Jahmi’us continue sur cette courbe de développement il pourrait bien être un élément clé du succès de Milwaukee la saison prochaine.

🔹BOSTON CELTICS (Premier tour – 27ème choix) : Un arrière à développer pour Brad Stevens ? Encore un ? Devant l’insatisfaisante saison de Roméo Langford, il se peut que les C’s optent pour une nouvelle pépite à développer. Déjà scoreur, Ramsey pourrait développer son esprit collectif à Boston et pourquoi pas prendre le chemin d’un joueur vraiment utile en sortie de banc pour une franchise prétendante.

🔹 DALLAS MAVERICKS (Deuxième tour – 31ème choix) : Un bon tireur en C&S, ça intéresse qui ? Les Mavs évidemment ! Avec un joueur comme Doncic, le profil de Ramsey pourrait totalement correspondre aux systèmes de Carlisle. S’il devra assurément développer son jeu défensif, sa dimension de scoreur complète parfaitement les qualités du prodige slovène. De plus, l’arrivée de Ramsey permettrait aussi de rajeunir les ailes et de permettre à Seth Curry de souffler davantage.

Retrouvez ici nos profils détaillés de la Draft NBA 2020 :

Draft 2020 sleepers (2/4) : Grant Riller, Isaiah Joe, Desmond Bane

Draft 2020 Sleepers (1/4) : Leandro Bolmaro, Tyrell Terry, Devon Dotson

Precious Achiuwa
Tyrese Maxey
Tyrese Haliburton
Vernon Carey Jr.
Nico Mannion
Jaden McDaniels
James Wiseman
RJ Hampton
Onyeku Okongwu
Cole Anthony
Saddiq Bey
Obi Toppin
Isaac Okoro
Devin Vassell
Deni Avdija
Kira Lewis Jr.
Killian Hayes
Patrick Williams
LaMelo Ball
Aaron Nesmith
Josh Green
Théo Maledon
Isaiah Stewart

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