Café Crème Sport

Le Tailgate du CCS – Week 4 : Reid-Belichick, la bataille des druides

Le match à suivre : New England Patriots @ Kansas City Chiefs

C’est le match des génies du coaching, Bill Belichick face à Andy Reid. C’est le match du talent et des MVP, Cam Newton (2015) face à Patrick Mahomes (2018). C’est le match des dynasties, celle des Patriots, qui pourrait avoir pris fin, face à celle des Chiefs, qui pourrait avoir débuté. C’est la confrontation que les deux head coaches vont vouloir remporter plus que tout pour exposer leur domination à ce poste. Nous sommes seulement en Week 4 et ce match revêt déjà un enjeu incroyable, pour le leadership de l’AFC et pour de nombreux égos…

D’un côté, Kansas City a posé les premiers jalons de sa domination sur la conférence américaine en ne laissant absolument aucune chance à Lamar Jackson et aux siens, lundi soir. 517 yards pour KC contre 228 pour Baltimore, il n’y a pas eu débat. Jackson a été muselé quand Mahomes est resté libre. Les Ravens ont été surclassés à tous les niveaux, excepté la course, leur point fort où ils ont à peine surnagé. Outre les forces et faiblesses intrinsèques des deux escouades, c’était sans conteste une victoire d’Andy Reid sur John Harbaugh.

Source: ESPN

De l’autre côté se présente un ménage à trois en pleine lune de miel : Cam Newton, Josh McDaniels et Bill Belichick. Depuis son arrivée, Super Cam apporte aux Patriots une nouvelle énergie et un nouveau visage, qui devrait prendre son plein potentiel en cette Week 4. Comme si Bill Belichick préparait cette échéance depuis le début de la saison… On a fait courir Cam en Week 1, on l’a fait lancer en Week 2, on a utilisé des running backs polyvalents en Week 3, en faisant courir Cam essentiellement pour prolonger les jeux lorsque nécessaire. C’est donc certainement la palette complète que l’on devrait avoir dimanche, accompagné d’une défense dont le front seven (avec un Chase Winovich taille patron) est prêt à mettre la pression sur Mahomes et ses coureurs, et une secondary qui ne fera aucun cadeau au corps de receveurs.

Nico

Ils doivent confirmer

DK Metcalf, WR, Seattle Seahawks

Trois petites semaines de compétition et nous avons déjà l’action reine des bêtisiers de fin de saison. En ralentissant avant d’atteindre la end zone, après la réception d’une (nouvelle) passe divine de Russell Wilson, DK Metcalf a laissé le rookie Trevon Diggs revenir sur lui et lui enlever un touchdown cousu main.

Heureusement, les Seahawks ont fini par battre les Cowboys, et ce en grande partie grâce à leur receveur bodybuildé. Grâce à sa défense poreuse, Seattle nous a encore gratifié d’un match à rebondissements, en menant de 15 points, puis en encaissant 16 consécutifs, avant de finalement l’emporter sur un touchdown de… Metcalf. Ouf, Leon Lett a toujours le distinct honneur du plus beau touchdown manqué de l’histoire de la NFL

La boulette aurait valu un passage sur le banc à 9 receveurs sur 10. Metcalf est une exception parce qu’il commence à confirmer son potentiel exceptionnel. Il est un spécimen athlétique tout droit sorti d’un laboratoire. Il est toujours limité dans la variété des ses tracés, mais qu’importe lorsqu’on est plus rapide, plus grand et plus costaud que tous les defensive backs. Et maintenant que Pete Carroll et Brian Schottenheimer #LetRussCook, il s’avère être le parfait pendant de Tyler Lockett et la meilleure menace profonde de la ligue. Tout simplement.

En seulement 12 réceptions, il totalise déjà la bagatelle de 297 yards (3e de la ligue), soit 24,8 yards par réception (2e de la ligue) et 3 touchdowns (2e de la ligue). Des stats qui auraient été plus riches de 62 yards et un touchdown sans sa bévue de dimanche, ce qui aurait fait de lui le leader de la ligue dans les trois catégories. Avec son taux de réception extrêmement faible (54,55%), il jouit encore d’une incroyable marge de progression. Depuis trois matches, le seul joueur capable d’arrêter DK Metcalf est DK Metcalf lui-même. Pour peu qu’il gomme ses erreurs, il sera un prétendant au titre de joueur offensif de l’année et les Seahawks favoris de la NFC. 

Tonyo

Les Indianapolis Colts

Après un upset au premier match face à des Jaguars que l’on pensait en mode tanking, les Colts ont remis la marche en avant et redeviennent des candidats aux playoffs, et peut être plus. Le premier match catastrophique passé, Philip Rivers a trouvé son rythme et est utilisé en game manager, rôle qui lui va bien pour finir sa carrière. Les statistiques ne sont pas incroyables (794 yards, 3 touchdowns, 3 interceptions), mais il est précis (78,3% de passes complétées). Il a retrouvé ses bonnes habitudes avec un tight end comme meilleur receveur et deux deux running backs qui attrapent bien la balle. T.Y. Hilton semble être le seul receveur à avoir ses faveurs depuis la blessure de Parris Campbell. Les Colts gèrent bien l’horloge grâce à un jeu de course qui n’est pas forcément efficient, mais est bien utilisé.

L’attaque n’a donc rien de flamboyant, mais la défense est hermétique et c’est ce qui fait gagner les matches. Première défense de la ligue avec seulement 225 yards encaissés par match, elle a déjà créé six turnovers, compensant bien les trois interceptions lancées par leur quarterback. Même lors de la défaite initiale, les Colts n’ont encaissé que 241 yards. Cette défense s’articule autour du linebacker star Darius Leonard, déjà auteur de 26 placages. Le trade pour Buckner porte également ses fruits sur l’intérieur de la ligne avec moins de yards encaissés à la course. Justin Houston continue sur sa lancée de l’année dernière, qu’il avait terminée avec 11 sacks. Il en est déjà 2,5 cette année. 

Les prochains adversaires sont les Bears, les Browns, les Bengals et les Lions. De quoi engranger des victoires et de la confiance avant un enchaînement de sept matchs plus compliqués (Texans deux fois, Titans deux fois, Ravens, Packers et Raiders)

Corentin

Ligne offensive, Green Bay Packers

On ignore quelle mouche a piqué Aaron Rodgers. Est-ce la sélection de Jordan Love par ses dirigeants, le fait qu’il soit de nouveau en pleine possession de ses moyens physiques ou les louanges dressées chaque semaine à Patrick Mahomes, le nouveau joyau de la couronne NFL ? Peu importe finalement. Le quarterback des Packers a en tout cas décidé de rappeler au monde entier qui il était : le passeur le plus talentueux de l’histoire du jeu. 

Contrairement à Mahomes et Russell Wilson, bien aidés par leurs corps de receveurs, Rodgers ne dispose pas d’un panel de cibles des plus terrifiantes. Davante Adams, son meilleur atout, n’était pas sur la feuille de match contre New Orleans dimanche dernier et les Packers ont tout de même inscrit 37 points à la solide défense des Saints. Rodgers marche sur l’eau en ce début de saison et, à y regarder de plus près, sa ligne offensive aussi. 

Le pass rush des Saints avait généré six sacks lors des deux premières semaines, avant de se casser les dents contre les gros monsieurs en jaune et vert. La ligne de Green Bay n’a concédé qu’un seul sack à New Orleans et donné à Rodgers tout le temps du monde pour disséquer le backfield adverse. Le double MVP s’est donné à coeur joie de pratiquer son passe-temps favori : provoquer des hors-jeux avec des hard counts. Et quand les snaps ont eu lieu sans pénalité, la ligne a contrôlé le front 7 des Saints comme il le fallait sur les jeux de passe en play-action.

Le départ de Bryan Bulaga à l’intersaison pouvait laisser craindre le pire, il n’en est finalement rien. Si cette dynamique se poursuit et qu’Aaron Rodgers remporte un troisième trophée de MVP en fin d’année, il pourra remercier ses gros. 

Tonyo

Ils doivent rebondir

Jets-Broncos , l’Injury Bowl

Triste Thursday Night Football à venir. Entre des Jets qui frôlent le ridicule et des Broncos qui ont souffert de malchance en perdant leur quarterback titulaire et leur receveur n°1. Les deux équipes semblent promises à un bilan catastrophique en fin de saison, avec en ligne de mire le possible choix n°1 à la draft. Difficile dès lors de ne pas prendre Trevor Lawrence ce qui mettrait sur le carreau Sam Darnold et Drew Lock. 

Le premier n’a jamais réussir à franchir un cap après une première saison encourageante. Il est pourtant bien protégé mais ses cibles sont d’un niveau affligeant. Son meilleur receveur actuel est un joueur drafté au 6e tour en 2018 par les Patriots. Jamison Crowder, Breshad Perriman et Denzel Mims sont tous blessés. Le’Veon Bell l’est également, ce qui donne une équipe décimée. Le défense n’est pas là pour rattraper le coup avec la perte de Jamal Adams, le playmaker parti aux Seahawks.

Les Broncos s’étaient donnés les moyens à l’intersaison en draftant beaucoup de cibles pour Drew Lock et en faisant venir Melvin Gordon pour épauler Phillip Lindsay. Ils ont d’abord perdu Von Miller pour l’année avant le début de saison, puis leurs joueurs majeurs en attaque. Malgré ça, les Broncos se battent et perdent honorablement notamment contre les Titans et les Steelers. L’avenir semble meilleur du côté des Broncos même si la question du niveau réel de Lock est toujours un peu en suspend.

Ce TNF, qui voit s’affronter la pire attaque de la ligue contre la quatrième plus mauvaise, pourrait permettre à Jerry Jeudy de continuer à s’affirmer et de peut être voir Darnold remonter un peu la pente. Adam Gase pourrait il être le premier coach à être débarqué après une énième défaite ce soir ? On en vient presque à le souhaiter vu le niveau actuel des Jets.

Corentin

Daniel Jones, QB, New York Giants 

La blessure et l’absence de Saquon Barkley sont en tous points préjudiciables à la progression de Daniel Jones. Mais contre des 49ers encore plus décimés, le quarterback sophomore n’a pas réussi à marquer le moindre touchdown. Il n’a complété que 17 de ses 32 passes pour 179 yards et lancé une interception. Dire que ces stats sont indignes d’un 6e choix de draft serait un brin injuste envers Jones puisqu’il ne s’est pas sélectionné lui-même. L’incompétence de Dave Gettleman n’est pas de sa faute. En revanche, dire qu’il n’a toujours pas montré le niveau d’un quarterback titulaire en NFL est tout simplement factuel. 

Contre San Francisco, il ne s’est pas montré apte à garder les séries en vie et a manqué trop de cibles ouvertes. Sa lecture du jeu était défaillante au point qu’on puisse légitimement se demander s’il avait des problèmes de vue. En fin de première mi-temps, alors que les Giants étaient menés 6-13, Jones a lancé une passe téléphonée que Fred Warner s’est fait un plaisir d’intercepter et retourner dans le camp adverse. Ce qui aurait dû être l’opportunité pour les Giants d’égaliser s’est transformé en field goal pour les Niners, qui ont accentué leur avance au score.

Symptomatique d’un début de carrière difficile pour le quarterback new-yorkais. En plus de l’interception, Jones a également perdu un fumble. Un de plus. En 15 matches, il a déjà commis 36 turnovers (interceptions et fumbles). Outre le cas de Josh Rosen, l’histoire de la NFL indique que l’heure n’est pas encore à la mise au ban pour Jones, son statut de draft aidant. Mais à l’ère de l’ultra précision des quarterbacks, où toutes les règles sont à l’avantage des attaques, perdre la possession plus de deux fois par rencontre est purement inacceptable. Charge à lui de corriger le tir. 

Tonyo

Vikings-Texans : un tournant dans leur saison

Un match entre équipe à 0-3 que tout oppose. L’une a son franchise quarterback, mais le fait jouer dans un désert sans talent. L’autre a du talent mais pas de chef d’orchestre.

Commençons par les Texans qui ont du affronter les Ravens, Chiefs et Steelers. On fait plus simple comme calendrier et la suite laisse présager un meilleur bilan. Tout dépendra finalement de ce match contre les Vikings. Être à 1-3 serait plus simple pour la suite de la saison. Deshaun Watson court toujours pour sa vie à chaque match. Il a été sacké 13 fois et lancé 3 interceptions. Il n’a aucun running game pour l’aider (moins de 200 yards en 3 matchs). Watson doit rire bien jaune quand il voit que Nuk Hopkins est actuellement le meilleur receveur de la NFL (356 yards). Lui doit distribuer le jeu et son receveur qui fait le plus de yards est différent à chaque match. Dans le même temps, David Johnson qui est arrivé en échange d’Hopkins cumule 200 yards en scrimmage et 2 touchdowns, mais seulement 3,8 yards par courses. Bilan, Houston est la 28e attaque de la ligue. La défense n’est pas la pour rattraper les choses. Aucun turnover provoqués, seulement 7 sacks, bon pour la 23e défense de la NFL.

Côté Vikings, Kirk Cousins commence mal l’année. Déjà six interceptions, moins de 60% de complétion. Justin Jefferson vient d’avoir son breakout game, laissant penser que les stats vont s’améliorer et les victoires arriver, mais le niveau de jeu affiché par le quarterback est quand même inquiétant. Il ne peut pas se plaindre de sa protection (7 sacks) et d’avoir un mauvais running game (146,7 yards par matchs à 6 yards par portée en moyenne). Les Vikings sont la 22e attaque de la ligue, indécent avec autant de playmakers. C’est clairement Cousins le maillon faible du côté de Minnesota et il va vite devoir progresser afin de remonter le bilan de son équipe. Le calendrier sera un peu plus simple lors des prochaines semaines et la défense devrait pouvoir aider à gagner des matchs, si leur QB arrête de distribuer les interceptions aussi vite que les complétions.

Corentin

Les Atlanta Falcons

Ô rapaces de Géorgie. Pauvres de vous ! Vous racés, volant au-dessus des lignes de chaux, vos proies entre les griffes, prêts à vous en délecter sans foi ni loi, seulement pour les laisser s’échapper et vous dévorer tout crus, alors même votre appétit commençait à se creuser. Ou autrement dit dans le jargon du sport nord-américain… de choke. 

Les Falcons ont bien joué lors de leurs trois matches cette saison et même carrément dominé les deux derniers, mais se trouvent à 0-3. Peut-être le signe que la franchise a besoin d’une profonde refonte du staff et de l’effectif. Contre les Cowboys et les Bears, ils ont à chaque fois compté au moins 15 points d’avance au dernier quart-temps. Respectivement les quatrième et cinquième fois, depuis 2016, que les Falcons ont perdu un match alors qu’ils menaient de 15 points ou plus dans les 15 dernières minutes de jeu. Aucune autre équipe n’a plus de deux défaites de ce genre sur la même période. 

Maillots immondes, manque de discipline, baisse de concentration, moments d’inattention et incapacité de conclure. C’est grave docteur ? Plutôt, quand il s’agit de gagner le plus de rencontres possible sur 16 tentatives. Les Falcons ne sont pas mauvais à proprement parler, mais contrarient leurs chances de qualifications en playoffs sans l’aide de personne. Depuis 1980, seules six équipes ont atteint les phases finales après avoir commencé la saison par trois défaites. Le sort de Dan Quinn dépendra entièrement de l’aptitude des Falcons à devenir la septième équipe à réaliser l’exploit. 

Tonyo

Les New Orleans Saints

Il a fallu une blessure de Michael Thomas pour se rendre compte du niveau actuel réel des Saints. L’homme aux 470 réceptions, 5512 yards et 32 touchdowns sur les quatre dernières saisons manque terriblement à l’attaque des Saints. Alvin Kamara est au four et au moulin : meilleur receveur de l’équipe, meilleur coureur également et 6 touchdowns inscrits. Emmanuel Sanders n’est plus le receveur qu’il était et n’arrive pas à trouver d’alchimie avec Drew Brees. 

Insuffisant malgré tout pour faire gagner des matchs, malgré une défense en progression qui arrive à provoquer des turnovers. Marcus Davenport doit revenir de blessure cette semaine et va enfin devoir prouver qu’il vaut le prix investi sur lui lors de la draft 2018. Il doit aider un pass rush en berne avec Cameron Jordan qui est double team à chaque jeu. Malcolm Jenkins est capable de passer à travers certains jeux mais il est le meilleur plaqueur de l’équipe actuellement juste devant le linebacker Demario Davis.

L’avantage des Saints, c’est leur calendrier accessible qui va permettre de regagner rapidement, surtout si leur receveur star revient de blessure. Il faudra qu’il soit à 100% s’il veut aider son attaque à s’améliorer. Il n’y a pas péril en la demeure, mais les Saints ont perdu la main sur les Bucs pour la première place de la division.

Corentin

Les pronos du CCS

La semaine dernière : Corentin (10/16), Cyprien (10/16), Nico (8/16), Tonyo (9/16).

CorentinCyprienNicoTonyo
Broncos @ JetsJetsJetsBroncosBroncos
Ravens @ WashingtonRavensRavensRavensRavens
Chargers @ BuccaneersBuccaneersBuccaneersBuccaneersBuccaneers
Seahawks @ DolphinsDolphinsSeahawksSeahawksSeahawks
Vikings @ TexansVikingsTexansTexansTexans
Saints @ LionsSaintsSaintsLionsLions
Browns @ CowboysCowboysBrownsBrownsCowboys
Jaguars @ BengalsBengalsJaguarsJaguarsBengals
Colts @ BearsColtsColtsBearsColts
Cardinals @ PanthersCardinalsCardinalsCardinalsCardinals
Giants @ RamsRamsRamsRamsRams
Bills @ RaidersBillsBillsBillsRaiders
Patriots @ ChiefsPatriotsChiefsPatriotsChiefs
Eagles @ 49ers49ers49ers49ers49ers
Falcons @ PackersPackersPackersPackersPackers
Steelers @ TitansSteelersSteelersSteelersSteelers

Les paris du CCS

Les paris sûrs :

Seattle Seahawks @ Miami Dolphins : Plus de 54,5 points inscrits (1,92 chez Unibet)

Comment ne pas faire confiance à Wilson ? 14 Touchdowns inscrits sur les trois premières semaines, 37 points marqués par match sur la période. Wilson va continuer sa campagne MVP chez les Dolphins, qui sont encore un peu tendres défensivement malgré seulement 4 touchdowns encaissés à la passe. De plus, le backfield de Miami devra vraisemblablement composer sans un de ses meilleurs joueurs, Byron Jones, légèrement blessé la semaine dernière. Les voyants sont aux verts pour que Wilson distille à DK Metcalf et Tyler Lockett les ballons dont il a le secret.

Surtout que du côté défensif de Seattle, c’est un petit peu la salsa du démon tous les week-ends. Ça s’amuse, ça court dans tous les sens sur le terrain, mais ça en prend plein les poches à l’arrivée : 86 points encaissés en 3 matchs. De quoi enorgueillir Ryan Fitzpatrick qui reste sur une prestation convaincante face aux Jaguars. En tout cas il paraît certain que le quarterback vétéran saura trouver des failles dans la défense poreuse des Seahawks qui, eux aussi, devront faire sans leur meilleur joueur du backfield défensif, Jamal Adams.

New York Giants @ Los Angeles Rams : Victoire des Rams de 14 ou + (1,85 chez Unibet)

Pas besoin d’épiloguer longuement pour vous convaincre de mettre votre PEL sur ce pari. Les Giants sortent d’un match contre l’équipe corpo des 49ers. Une défaite bien sûr, mais plus que le résultat c’est la manière qui inquiète. En effet, les Giants n’ont marqué que 9 petits points, tous sur Field Goal, ont subi pléthore de turnover, et Jones a été plus qu’inquiétant sur ce match. De l’autre côté du terrain, ce n’est pas mieux : 36 points encaissés, pas de pass rush, pas de couverture, pas d’équipe tout simplement. La stat la plus blessante étant que les Niners n’ont pas punté une seule fois face à cette défense. Supporters de la franchise New-Yorkaise, je compatis.

Et en face se dressent les Rams. Eux aussi ont perdu me direz vous. Oui, mais ils ont perdu les armes à la main sur un dernier drive dantesque de Josh Allen. Surtout que les Rams n’ont joué qu’une seule mi-temps, totalement dépassés par l’armada des Bills. Sitôt que la machine s’est lancée, par contre, la musique n’était plus la même. L’attaque des Rams est fluide, bien construite et exécutée à la perfection par Goff et consort. La défense n’est pas en reste non plus avec des jeunes joueurs aux dents longues et des superstars sur les postes clés… Bref la rouste arrive (encore) pour les bleus de la grosse pomme.

Le pari osé :

Cleveland Browns @ Dallas Cowboys : Marqueur de touchdown, Harrison Bryant

Une grosse côte à prévoir (non dévoilée) pour ce pari. Mais un pari qui pourrait s’avérer gagnant. Plusieurs variables nous permettent aisément de l’imaginer.

Premièrement la défense des Cowboys a encaissé 9 touchdowns à la passe depuis le début du championnat. Deux l’ont été par des tight ends. Les équipes qu’ils ont affronté n’ont pas hésité à cibler ces tight ends dans le jeu de passe, dans une zone au milieu de terrain qui fait défaut au Cowboys, la faute à la blessure de leurs linebackers titulaires Leigthon Van der Esch et Sean Lee. Mais aussi de leur rookie au poste, Azur Kamara. Tout cela oblige Jaylon Smith à jouer le pompier de service dans le milieu du terrain mais le joueur souffre en coverage depuis le début de la saison.

De l’autre côté on retrouve les Browns, sur une bonne dynamique après deux victoires et qui aiment jouer avec leurs tight ends. David Njoku s’étant blessé après le premier match c’est au rookie Harrison Bryant de le suppléer dans toutes les formations 12 personnel de Cleveland. Et la franchise de l’Ohio adore jouer avec deux TE sur le terrain. Aucun doute que Jaylon Smith se chargera d’arrêter Austin Hooper, la menace numéro 1 au poste pour les Browns, ce qui laisserait un peu d’espace pour notre jeune rookie. Le touchdown est possible pour l’ancien joueur de Florida Atlantic, mais le risque est présent, Bryant n’a été ciblé que 6 fois par Mayfield pour 3 réceptions. Cependant, cerise sur le gâteau, Bryant a marqué dans la Redzone la semaine dernière contre Washington. De quoi donner de l’espoir pour ce pari pimenté.

Cyprien

Exit mobile version