Auto / Moto Formule 1

L’undercut du CCS – #2 : Comment les pilotes utilisent leur volant ?

Après chaque weekend de Grand Prix de Formule 1, le CCS vous propose de traiter en détail une règle, une stratégie ou tout simplement un fait de course en rapport avec un événement marquant des essais libres, des qualifications ou de la course. Aujourd’hui, nous revenons sur le fonctionnement d’un volant de Formule 1 qui a mis à l’épreuve le jeune pilote britannique, Lando Norris, hier avant son abandon.

Un peu de contexte

Nous sommes au 25e tour de course (environ) lorsque les ingénieurs de chez McLaren reçoivent un message radio en provenance de leur pilote, Lando Norris, alors 3e de la course. Ce dernier commence à paniquer, car il ressent moins de puissance dans sa monoplace et voit se rapprocher dangereusement le pilote mexicain de chez Racing Point, Sergio Pérez. Si le malheureux pilote britannique a finalement dû abandonner près de 20 tours plus tard, il aura tout de même tout tenté pour éviter d’en arriver là. En effet, pendant ces 20 tours, le pilote McLaren a dû entrer tout un tas de combinaison dans son volant, après chaque virage (!), pour essayer de maintenir de la puissance dans sa monoplace.

Abandon de Lando Norris, hier, lors du GP de l’Eifel.

Mais alors à quoi servent ces véritables bijoux de technologie qui coûtent des fortunes et que les pilotes n’hésitent pas parfois à balancer sans vergogne, après un abandon ?

De véritables ordinateurs

Tout d’abord, il faut savoir que chaque volant est fait sur mesure par rapport aux demandes de chaque pilotes comme l’expliquait Nico Rosberg, il y a quelques années, lors d’une vidéo tournée pour la chaîne YouTube de Mercedes-Benz. Du grip des poignées aux emplacements des différents boutons, tout est aménageable pour que les pilotes soient le plus à l’aise possible, une fois à l’intérieur de la monoplace :

Ensuite, comme l’indique le champion du monde 2016, en début de vidéo, chaque volant coûte cher, très cher : entre 25 000 et 35 000€ et demande environ 80 heures de travail.

En plus de pouvoir se diriger (ce qui est le propre d’un volant), ces « moniteurs miniatures » permettent au pilote de changer de vitesse, les palettes de vitesses et d’embrayages étant placés à l’arrière de ceux-ci. Ces volants sont aussi de très bons informateurs quant à la situation sur la piste ou aux performances du pilote. En effet, grâce à plusieurs LEDs, le volant peut indiquer les différents drapeaux agités par les commissaires sur la piste (jaune, bleue, rouge, vert, noir) et grâce à l’écran central, le pilote peut recevoir des informations cruciales comme son régime moteur, le temps des autres pilotes ou encore la température de ses pneus.

Ce dernier peut aussi se révéler être important pour influer sur certains paramètres de la voiture comme l’équilibre des freins, que le pilote peut modifier ou encore paramétrer l’unité de puissance (ce qu’a fait pendant près de la moitié de la course, Lando Norris, hier).

Vous l’aurez donc compris, chaque pilotes doit, en plus de ses qualités naturelles de conduites, savoir monitorer à merveille son volant tout au long de la course pour tirer le maximum de sa monoplace tout en informant ses ingénieurs des potentielles soucis sur la voiture. Un travail éreintant lors de chaque weekend de course pour ces sportifs extraordinaires.

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