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Pelicans : que leur manque-t’il pour s’envoler?

Après une nouvelle saison mitigée avec un bilan de 30-42 (dont 2-6 dans la bulle d’Orlando), les Pelicans sont attendus au tournant cet été. Construire une équipe pour gagner autour de Zion, Ingram et Holiday est la priorité de la franchise du réputé GM David Griffin. Plusieurs interrogations subsistent dans cette équipe entre la recherche d’un nouveau coach, la question du meneur et du pivot pour complémenter le trio Holiday-Zion-Ingram, et le nouveau contrat de ce dernier.

Quel coach pour les Pelicans ?

Deux types de candidats s’opposent chez les Pelicans. D’un côté, faire le choix d’un assistant qui n’a pas encore été head coach. Deux d’entre eux dont Dan Craig, assistant à Miami, sont pistés par la franchise. De l’autre côté, c’est le choix d’un coach expérimenté qui pourrait être fait. Le nom de Stan Van Gundy, ancien coach du Heat, du Magic de Dwight Howard et des Pistons jusqu’en 2018, est celui qui ressort le plus et qui est le favori pour le poste d’après les dernières rumeurs.

La plus belle moustache de la Ligue est peut-être de retour. Crédits : Getty Images.

Quelque soit le profil élu par David Griffin aux termes des entretiens qui ont lieu cette semaine, le nouveau coach devra composer avec un groupe de jeunes joueurs. Plusieurs talents sont à développer et polir comme Jaxson Hayes et Nickail Alexander-Walker. D’autres jeunes arrivant aux termes de leur contrat rookie, Lonzo et Hart notamment, auront à souhait de se mettre en avant en vue de la signature de leur nouveau contrat, tout comme Jrue Holiday qui a une option joueur à 27 millions pour la saison 2021-2022. Enfin, le développement d’une idendité autour du duo Ingram-Zion est la clé de la réussite de ce groupe et des Pelicans à l’avenir.

Ingram – Zion : un duo compatible ?

All-Star la saison passée et Most Improved Player, Brandon Ingram a passé un cap et a ressemblé à un véritable franchise player lors de certains matchs. Avec 24 points, 6 rebonds et 4 passes de moyenne, il n’aura pas volé la rookie max extension (150 millions sur 5 ans) qui logiquement l’attend cet été. Aux côtés de Zion, Ingram a eu un peu moins de ballons et de tirs mais sa production n’a été que peu impactée et la présence de Zion lui a aussi permis d’attaquer des postes 3 plus régulièrement que lorsqu’il était la seule menace sur l’aile pour les Pelicans.

Brandon Ingram et Zion Williamson ont planté 53 points à eux deux sur les Cavs ce jour-là. Crédits : Getty Images.

Surtout, les minutes partagées par Zion et Ingram on été très prometteuses pour les Pels. Le net rating (différence entre l’efficacité offensive et défensive sur 100 possessions de l’équipe) de +8,2 qu’ont Ingram et Zion ensemble en témoigne, ces deux-là peuvent être compatibles. Les soucis rencontrés par les Pels dans la bulle ont été plus profond qu’un simple manque de compatibilité entre ces deux-là, et si les bons joueurs les entourent à terme, ce duo peut s’annoncer destructeur à l’avenir.

Comment compléter le trio Holiday-Ingram-Zion ?

La bulle absolument désastreuse de Lonzo Ball a levé des interrogations quant à son fit et son avenir au sein de cette équipe au terme de son contrat rookie en 2021. Son shoot à trois-points, bien meilleur avant le hiatus (38 %) que pendant la bulle (17%) est l’élément clé pour lui permettre d’exister à côté d’un non-shooteur comme Zion et de slasheurs comme Ingram et Holiday. Si Lonzo venait à retomber dans ses travers, un trade pour réinstaller Jrue à la mène ou pour un meneur plus compatible et expérimenté pourrait voir le jour avant la trade deadline 2021.

5 points de moyenne sur la bulle, on en attendait tous plus de la part de Lonzo Ball.
Crédits : Lonzo Wire.

L’autre poste où des interrogations subsistent, c’est le pivot. Quel profil est complémentaire de Zion dans la raquette ? Zion n’apporte que peu de protection de cercle et une potentielle cible des Pels doit obligatoirement en apporter. De l’autre côté du terrain, la présence de Zion sous les cercles et de plusieurs joueurs comme Ingram et Jrue qui aiment attaquer le panier et dont la qualité de shoot restent à confirmer, font qu’ajouter un pivot ne sachant pas s’écarter serait de trop.

Ibaka aux Pelicans, un fit parfait? Crédits : Getty Images

Le profil de joueurs auxquels les Pelicans devraient s’intéresser sont donc dans la trempe de ce que Brook Lopez produit depuis qu’il est aux Bucks. Obtenir Myles Turner via un trade, peut-être plus autant souhaité dans l’Indiana après la saison All-Star de Sabonis, serait une belle opération pour les Pelicans qui ont de nombreux picks avec le trade de Davis aux Lakers. Thomas Bryant peut lui aussi être une cible bien que les Wizards ont peu de raisons de s’en séparer. Enfin, le choix le plus logique et probable serait la signature de Serge Ibaka avec les 10-15 millions que les Pelicans peuvent libérer pour cette free agency. Ce dernier comble les lacunes de Zion et apporte de l’expérience et de la qualité de shoot à cet effectif.

Une intersaison charnière attend les Pelicans qui doivent réussir à passer un cap et se mettre à viser les Playoffs, au risque de perdre Jrue Holiday l’été suivant. Le salut peut aussi bien venir du coach et des choix tactiques, que de la progression de ce jeune groupe ou encore de la signature d’un profil clé à associer au trio Holiday-Ingram-Zion.

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