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Houston, we have a problem !

On est le jeudi 12 novembre, il est 1h11 du matin en France, 19h11 à New York, quand la bombe tombe sur la twittosphère : Russell Westbrook veut quitter les Houston Rockets. Quelques jours auparavant, des rumeurs annonçant déjà que le meneur et son acolyte barbu étaient inquiets quand à l’avenir à court terme de leur équipe. Dans la foulée de l’annonce des velléités de départ du n°0 de Houston, des roles players montent au créneau en dévoilant au grand jour leur insatisfaction quand à leurs rôles/salaires respectifs dans l’équipe. Le CCS vous décrypte les dernières heures agitées que vit la franchise texane. (image : hoopshabit.com)

Les retrouvailles de deux vieux amis

Lors d’une Free Agency 2019 mouvementée, Kawhi Leonard a pris un malin plaisir à faire durer le suspense. Puis sa signature aux Clippers a fait tomber les dominos. Ainsi, Paul George demande son trade et est envoyé dans la foulée aux Clippers pour rejoindre The Klaw. A cet instant, Russell Westbrook a un peu plus de 30 ans et vient de se faire plaquer une deuxième fois en 3 ans… Malgré son attachement à sa franchise de toujours, il ne veut pas vivre une reconstruction et demande à son tour qu’on l’envoie dans une équipe compétitive. Ni une, ni deux, Sam Presti s’exécute et envoie son meneur aux Rockets en échange de Chris Paul et d’environ 250 picks de draft.

Mais du côté des fans des Rockets, c’est une très bonne nouvelle. Leur franchise se débarrasse d’un joueur vieillissant avec un (très) gros contrat et récupère un meneur sur-vitaminé en plein dans son prime. Au-delà de ça, le franchise player local, James Harden, retrouve l’un de ses meilleurs amis. En effet, les deux guards ont joué ensemble à OKC (où ils ont d’ailleurs atteint les finales NBA en 2012 avant de s’incliner face au Heat des Three Amigos). A cette époque, Harden n’était qu’un sixième homme de luxe et Westbrook qu’un jeune meneur virevoltant, seconde option de son équipe.

Russell Westbrook et James Harden sous le maillot du Thunder. Source : bardown.com

Playoffs 2020, l’échec de trop?

Si plusieurs questions se posent autour du jeu que va proposer les Rockets avec deux joueurs jouant essentiellement balle en main, The Brodie et The Beard répondront en mettant en avant leur entente et leur amitié sur et en dehors du terrain. Sous la houlette de Mike D’Antoni et des directives du GM Daryl Morey, les Rockets poussent le small-ball à son paroxysme pour jouer sur la vitesse létale en transition de Russell Westbrook et la capacité de drive de James Harden. On vous détaille tout ça dans un article paru précédemment sur le site : https://cafecremesport.com/2020/03/05/nba-russell-westbrook-nouveau-role-nouvelle-dimension/

Malgré des hauts et des bas, les Rockets terminent l’exercice 2019-2020 convenablement en finissant 4e de la conférence Ouest, derrière les deux intouchables équipes de Los Angeles et les toujours surprenant Denver Nuggets. Oui mais voilà, quand on n’a pas raté une seule campagne de Playoffs en 8 ans et qu’on a deux des 15 meilleurs joueurs NBA dans son effectif, on ne se contente pas de plusieurs éliminations au premier ou second tour. Malheureusement, les Playoffs 2020 ne vont pas déroger à la règles. Les Rockets vont se faire sortir au second tour des Playoffs, battus sèchement 4-1 par les Los Angeles Lakers. Bien que la franchise soit passée très près des finales NBA (deux finales de conférences, en 2015 et en 2018), il paraît difficile d’imaginer de meilleures performances pour les saisons à venir avec cet effectif là.

Russell Westbrook face à LeBron James lors des Playoffs 2020. Source : basketusa.com

Et maintenant?

Bien que le micro-ball des Rockets semblaient apporter des points positifs indéniables au jeu de la franchise texane, l’obsession pour l’isolation et la propension à garder la gonfle en main de la part du duo Westbrook-Harden rend le jeu de Houston très prévisible. Trop prévisible pour espérer aller loin en Playoffs. Daryl Morey et Mike D’Antoni l’ont bien compris puisque dès les Playoffs 2020 terminés, les deux hommes annoncent qu’ils ne rempileront pas chez les Rockets. Toutefois, sentant le vent tourné et avec l’arrivée d’un coach rookie en la personne de Stephen Silas, les deux stars de la franchise n’hésitent pas à partager leurs inquiétudes quand à l’avenir à court-terme de leur équipe.

Puis, dans la nuit de mercredi à jeudi, l’information tombe : « Rockets’ Russell Westbrook wants out of Houston, sources tell @TheAthleticNBA @Stadium. » La bombe est lâchée par Shams Charania himself, le Brodie veut partir de Houston. Après seulement une saison au sein des Rockets, le meneur de jeu veut déjà partir, probablement pour aller dans une équipe où il sera le véritable franchise player et où le jeu sera plus axé autour de ses qualités.

Si James Harden a, lui, annoncé qu’il resterait dans sa franchise (annonce fait par Shams Charania dans la foulée de celle au sujet de Westbrook), certains roles players important ont, quant à eux, déjà fait part de leur mécontentement vis-à-vis de leurs rôles au sein de l’effectif. En effet, plusieurs insiders de The Athletic ont rapporté que certains roles players seraient mécontent de leurs rôles mais également de la culture de la franchise qui serait trop centrée sur leur star et pas assez basée sur le collectif. Cela peut se comprendre quand vous devez vous coltiner chaque soir le meilleur attaquant adverse en défense tout en ayant la lourde responsabilité de rentrer vos tirs à 3pts sans même avoir toucher la balle au moins une fois avant.

Mais quelle alternative pour la franchise du Texas? Essayer de récupérer un autre All-Star en échange de Westbrook? Revenir à un basket plus classique avec un vrai pivot? Ou (re)trouver une identité défensive? Peut-être un peu de tout ça, mais quoiqu’il en soit, l’intersaison des Rockets risque d’être très mouvementée. Mais entre des roles players mécontents, un all-star qui souhaite partir, une flexibilité financière quasi-nulle et un nouveau coaching staff, Houston doit trouver une solution pour permettre à son franchise player de retourner en finales NBA. Toutefois, de son côté, James Harden doit peut-être se réinventer et se remettre en question s’il ne veut pas rejoindre Karl Malone, Charles Barkley et autres Allen Iverson dans le groupe des plus grandes stars non baguées de l’histoire de la NBA.

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