Foot Premier League

Débrief tactique : Fin de série pour Manchester United à Leicester

Leicester reçoit Manchester United à 13h30 pour entamer ce Boxing Day. Un match de qualité est attendue entre deux équipes en forme : 3 victoires en 4 matchs pour les Foxes et 6 victoires en 7 matchs pour Manchester United en PL. La bonne dynamique de ces équipes leur permet d’occuper la deuxième et la troisième du classement respectivement à 4 et 5 points de Liverpool. C’est un choc au sommet entre Leicester, qui réussit toujours bien contre les gros (victoire contre Tottenham il y a 6 jours) et United qui est la meilleure équipe de PL à l’extérieur (10 victoires d’affilée depuis mai dernier, record de PL à 11). L’entrée de ce Boxing Day est appétissante pour tout fan de foot, et même pour ceux qui ont trop mangé hier.

Les compositions d’équipes au coup d’envoi :

Leicester au coup d’envoi.

Brendan Rodgers a pu reposer ses joueurs depuis le match à Londres contre Tottenham il y a 6 jours et aligne donc son équipe type à une exception prêt : Marc Albrighton. L’ailier de 31 ans est préféré à Ayoze Perez pour la deuxième fois en deux matchs et apporte son expérience plutôt que la vitesse d’Ayoze. Rodgers s’attend à avoir la balle et avoir moins besoin de la vitesse de Perez et plus des qualités d’Albrighton.

Manchester United au coup d’envoi.

Côté mancunien, OGS aligne un onze pour le moins étonnant. La défense solidifiée par la présence de Lindelöf à droite et de Bailly en défense centrale pour couvrir les appels dans le dos de Vardy. Solskjaer préfère aussi Shaw à Telles et Fred à Pogba pour solidifier son collectif et faire le dos rond face à une attaque prolifique. Devant, Daniel James est titularisé pour la deuxième fois d’affilée en PL et était au repos il y a 3 jours contre Everton en Carabao Cup, comme ses compères Rashford et Martial. Bruno Fernandes, indispensable en 10, enchaîne quant à lui son troisième match en 6 jours.

Deux formations qui se neutralisent

Dès l’entame de match, on se rend compte que Leicester va avoir la possession et tenter de construire par les ailes pour centrer en profondeur vers Vardy ou trouver un relai en retrait avec Maddison. Seulement, Manchester est en place et les choix très défensifs de OGS sont payants. Les ailes sont verrouillées par Lindelöf qui monte peu et par Shaw à gauche. Dans l’axe Fred ratisse un maximum de ballons tandis que McTominay s’occupe d’un marquage à la culotte sur Maddison. Ce dispositif limite les options offensives de Leicester et oblige Vardy à tenter des appels dans la profondeur face à une ligne Bailly-Maguire basse. James Justin, auteur d’une belle première mi-temps, n’a d’autres choix que de tenter ces passes de 50m dans le dos pour Vardy qui n’ont pour l’instant pas fait mouche.

Fofana et Rashford au duel. (Crédits : Icon Sport)

Offensivement, les Red Devils proposent ce qu’ils ont l’habitude de proposer avec soit des contres fluides et rapides soit la balle à Fernandes et il doit créer le décalage. Fernandes a été capable du meilleur comme du pire dans cette première mi-temps. Pour le positif, il a réussi une déviation merveilleuse pour offrir le face à face du but à Rashford (23′). Mais, sa tentative de petit pont à 25m de son propre but face au pressing de Leicester offre la balle de l’égalisation à Barnes. Martial et James ont quant à eux été transparent pour la majorité de la mi-temps et doivent rebondir sous peine d’être vite remplacés. Côté Leicester, un changement Albrighton pour Perez devrait intervenir au plus vite.

Un peu de Leicester puis beaucoup de Manchester

Encore une bonne entame pour Leicester qui contrôle le ballon en se montrant plus dangereux sur les premières minutes. Seulement, OGS fait entre Pogba pour James et beaucoup de choses changent. Avec James, les Mancuniens jouaient quasiment à dix tant il a été mauvais. L’entrée de Pogba permet de densifier le milieu de terrain et de libérer Fernandes du duo Ndidi-Tielemans. Fernandes avec plus d’espace, Rashford repositionné plus dans l’axe aux côtés de Martial, plus de temps à la relance pour Fred, McTominay et Pogba grâce au surnombre au milieu, c’est ce qu’il fallait pour que Manchester se mette à dominer et multiplie les assauts sur le but de Schmeichel.

Jamie Vardy après le but du 2-2. (Crédits : Getty Images)

La faille va être trouvée par Cavani, entrant à peine, pour Fernandes et le but du 2-1 est marqué. Ce but montre tout le bien que le changement tactique a fait à l’équipe car il libéré Cavani qui décroche ET Fernandes dans l’axe grâce à la présence de Pogba marqué par Ndidi. Ce but a forcé Rodgers a faire (enfin) un changement offensif avec l’entrée déterminante de Perez. Décisif quatre minutes après son entrée, Perez sert Vardy et sauve Leicester d’un défaite bien engagée. Perez n’a par contre pas réussi a donné la victoire aux siens sur une dernière occasion sur coup franc (93′)

Les onzes au coup de sifflet final :

Le onze de Leicester à la fin du match.

Seul changement côté Leicester, l’entrée de Perez (80′) poste pour poste pour Albrighton après le but du 2-1 de Manchester.

Le onze de Manchester à la fin du match.

Quant à OGS, il a décidé de vite passer en 4-1-2-1-2 après la bonne entame de Leicester en deuxième mi-temps en faisant entrer Pogba pour James (54′). La blessure de Lindelöf l’a obligé à faire entrer Tuanzebe poste pour poste à la 65e. Cavani est entré dix minutes plus tard en pointe pour Martial.

Les clés du match

Les flops du match

Daniel James : Était-il vraiment sur la pelouse? Inexistant en attaque, peu incisif au pressing et ayant remporté 10% de ses duels et réussi 63% de ses passes, il a logiquement été remplacé par Pogba, changement qui a changé la donne pour les Red Devils, non pas par la performance de Pogba mais par la sortie du fléau Daniel James.

Albrighton : 20 ballons perdus et 0/6 aux centres, Albrighton n’a pas pesé offensivement. En dix minutes, Perez a été plus dangereux que l’Anglais en 80 minutes. Cependant, Albrighton a été solide au pressing et sur les replis défensifs, ce que Rodgers voulait en le titularisant et donc tout n’est pas à jeter dans sa performance du jour.

Rashford : On demande à un 9 de marquer et il l’a fait. On ne peut donc pas parler d’un match raté pour Rashford. Mais on peut parler d’un match médiocre tant il aurait dû offrir la victoire à Manchester cet après-midi. Convertir une seule occasion franche sur trois (deux face à face et une tête sur un caviar de Bruno) n’est pas suffisant et l’attaquant anglais a ensuite disparu à l’entrée de Cavani.

Les choix forts

Rodgers : Auteur de bons choix d’avant match permettant à Leicester de faire jeu égal, il aurait ensuite pu voir son équipe sombrer en ne s’adaptant pas au changement de dispositif de Solskjaer. Il a fait l’erreur d’attendre le but adverse pour changer quoi que ce soit, et bien qu’elle soit bonne, l’entrée de Perez aurait du s’effectuer plus tôt si Rodgers voulait gagner le match.

Solskjaer : Des choix très défensifs payant avant le match. OGS a décidé de se reposer sur un bloc solide et sur le talent de Fernandes. Il a été lucide sur son erreur en sortant James tôt dans le match et en changeant de dispositif. La blessure de Lindelöf lui coûte potentiellement la victoire tant Tuanzebe a été mauvais. L’entrée de Cavani est intervenue au bon moment et a permis à Man Utd d’entrevoir la victoire.

L’homme du match

Le duo Fred-McTominay : Que dire de ces deux hommes? Un match parfait de la part des deux catcheurs de Solskjaer. Maddison muselé par Scott, des relances bien senties, un volume de jeu incroyable pour Fred, ils ont tous les deux brillés. Leur performance aurait même dû être la base d’une victoire mancunienne si les erreurs individuelles avaient été évitées derrière pour Manchester (celle de Tuanzebe sur le marquage de Vardy et celle de Fernandes sur le premier but.) Leurs stats sont énormes : 13 tacles réussis avec 5 interceptions et une seule fois dribblé à eux deux sur les 90 minutes.

Fred et McTominay. (Crédits : Manchester United FC)

Ce Boxing Day débute de la meilleure des manières avec un très beau nul entre deux forces majeures de la Premier League cette année. Le nul est un résultat logique et n’arrange personne dans la course au titre, mais solidifie la place de ces deux équipes dans le top 4 anglais. Rendez-vous désormais à 18h30 pour le prochain choc de ce 26 décembre avec Arsenal-Chelsea, match de la peur pour les Gunners invaincu à domicile le Boeing Day depuis 1987.

Source de la photo de couverture : Eurosport.

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