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Qui succèdera à Lamar Jackson ? Les trophées NFL 2020 de la rédaction

La saison régulière 2020 a rendu son verdict. Avant de s’atteler aux playoffs, la rédaction NFL du CCS décerne ses trophées de la saison. Des meilleurs débutants au MVP, en passant par le moment le plus marquant de l’année.

Le moment marquant de l’année

Les fans des Chiefs sifflent… l’unité 

Tonyo : Plus de quatre ans après être resté assis pendant l’hymne américain, puis s’être agenouillé, en protestation contre les violences policières et oppressions raciales aux États-Unis, Colin Kaepernick est toujours sans emploi en NFL. 

Plus de quatre ans après, George Floyd, un énième homme noir est mort des mains d’un policier blanc. Une mort genou sur la nuque alors qu’il pleurait sa mère, en public, en plein jour. La mort de trop. Des millions d’Américains ont bravé les consignes sanitaires pour exprimer leur colère dans la rue et rejoindre la cause de Kaepernick.

Sous la pression des stars de la ligue, Roger Goodell s’est confondu en excuses, admettant le mauvais traitement de Kaepernick, sans toutefois mentionner son nom. Sous la pression de ses coéquipiers excédés, Drew Brees s’est confondu en excuses, acceptant que l’on puisse protester pendant l’hymne national. Sous la pression du pays et des sponsors, la NFL a mis en place des actions d’unité et de solidarité. 

Pour le premier match de la saison, joueurs des Chiefs et Texans se sont liés bras dessus, bras dessous, pour un moment de silence “dédié au combat pour l’égalité”. Un moment de silence sifflé par les supporters présents dans le stade. Pas d’hymne, pas de genoux à terre ni de poings levés. Du silence et un simple geste d’unité, mais des sifflets. Plus de quatre ans après, les États-Unis et la NFL sont encore loin, très loin du compte.

Comeback player of the year

JulienCyprienCorentinTonyoMarco
Alex SmithAlex SmithAlex SmithAlex SmithAlex Smith

Marco : Deux ans et sept jours. C’est le temps qui s’est écoulé entre l’horrible blessure d’Alex Smith en novembre 2018 et sa première victoire de retour à la tête de la franchise de Washington. Depuis, l’ancien numéro 1 de draft n’a tout simplement jamais perdu… Au point de mener son équipe jusqu’au titre de division et une première qualification en playoffs depuis 2015.

Avec ses 17 opérations à la jambe subies en l’espace de quelques mois, Smith aurait déjà été le favori pour remporter ce trophée, s’il n’avait posé ne serait-ce qu’un seul pied sur les terrains cette saison. En 2020, il aura fait bien, bien plus que ça.

Tonyo : Quand on frôle l’amputation, puis de ne jamais pouvoir remarcher, qu’on rejoue au football américain et qu’on mène son équipe en playoffs, on fait le comeback de l’année. Du siècle même. Simple.

Corentin : Même Terminator n’aurait pas fait un comeback aussi incroyable. Respect.

Entraîneur de l’année

JulienCyprienCorentinTonyoMarco
Kevin StefanskiBrian FloresKevin StefanskiAndy ReidKevin Stefanski

Cyprien : Peut-on donner un trophée de coach de l’année au leader d’une équipe qui ne fait pas les playoffs ? Oui, surtout qu’en on fait 10-6 avec les Miami Dolphins. Attention, ce n’est pas un manque de respect que de dire ça envers la franchise floridienne ! Seulement qui, au début de la saison, aurait imaginé un tel exercice pour les Fins ? Personne. Et cette surprise, ces résultats, on les doit en grande partie à Brian Flores.

Le coach à vocation défensive a réussi à magnifier un effectif pourtant sans grandes stars aux postes clés (EDGE) et surtout à fait preuve d’une inventivité dans ses schémas, dans ses appels tout en restant pragmatique, comme j’ai rarement vu de ce côté du terrain. Brian Flores s’est imposé comme un excellent coach, les Dolphins ont de beaux jours devant eeux avec un homme de cette trempe à sa tête.

Tonyo : Les quatre défaites sur les cinq derniers matches des Steelers ont fait perdre à Mike Tomlin l’avantage qu’il avait à la mi-saison. Brian Flores a fait un travail remarquable, mais sa décision de titulariser Tua Tagovailoa avant qu’il ne soit prêt, a sûrement coûté aux Dolphins leur qualification en playoffs. 

Départager Sean McDermott, Kevin Stefanski et Andy Reid est difficile, mais l’un d’entre eux n’a connu que deux défaites sur les 23 derniers matches, dont une avec Chad Henne au poste de quarterback. Il serait injuste de récompenser Stefanski et McDermott pour la médiocrité des Browns et des Bills avant qu’ils n’en prennent la charge, et de pénaliser Reid parce que son quarterback est un OVNI. Les Chiefs sont les champions en titre et la meilleure équipe de la saison régulière. La ligue leur appartient jusqu’à preuve du contraire.

Marco : Souvent, le trophée du coach de l’année est plus associé au récit global d’une saison plutôt qu’au meilleur travail de coaching de l’année. C’est évident, si le Paul Brown Trophy était vraiment remis au meilleur entraineur annuel, Bill Belichick aurait du mal à trouver de la place dans son armoire pour y ranger ses célèbres hoodies sans manches. Ainsi, pour être sacré, il faut alors avoir réalisé un travail tactique à la limite de la perfection (John Harbaugh, Sean McVay) ou mettre en avant le sauvetage express d’une franchise en perdition (Matt Nagy, Jason Garrett).

Cette année Kevin Stefanski est certainement le seul entraineur qui réunit les deux critères. Arrivé il y a moins d’un an à la tête de l’équipe de Cleveland, il a su remettre d’aplomb un Baker Mayfield à la limite de la dépression, et a pu naviguer entre les blessures de ses joueurs vedettes et les complication liées au coronavirus pour remporter un total de 11 matchs (soit plus que sept des neuf head coaches qui se sont succédés dans l’Ohio depuis 1999). Niveau symbole, l’ancien coordinateur de Minnesota est parvenu à briser la plus longue série de saisons sans playoffs encore active et à redonner le sourire à une fan base trop souvent emprise de désillusions. Stefanski devrait être le premier coach of the year de l’histoire à n’avoir jamais dirigé un seul training camp ou match de pré-saison. Chapeau.

Ken Blaze/USA TODAY Sports

Corentin : Que dire à part que le head coach mérite une statue devant le stade ? Pas de playoffs depuis 2002, pas de saison positive depuis 2007, pas 11 victoires depuis 1994 – suvie d’une défaite contre les Steelers en playoffs, tiens, tiens comme on se retrouve. Grâce à la 3e meilleure attaque au sol de la ligue et un Baker Mayfield plus à l’aise dans un rôle de game manager, les Browns ont réussi à se qualifier en playoffs dans la division la plus relevée de la ligue (trois équipes à 11 victoires ou plus).

Si Brian Flores avait réussi à qualifier les Dolphins, il y aurait pu avoir discussion. Mais ce qu’a fait Stefanski, en un an, une qualification en playoffs, là où 9 coachs ont échoué, est tout bonnement exceptionnel. S’il est difficile d’imaginer une victoire contre les Steelers au premier tour (ce qui ferait trois éliminations par les Steelers sur les trois derniers matchs de playoffs), pourquoi ne pas rêver pour les fans de l’Ohio.

Rookie offensif de l’année

JulienCyprienCorentinTonyoMarco
Justin HerbertJustin HerbertJustin JeffersonJustin JeffersonJustin Herbert

Marco : « Justin ! Tyrod ne peut pas y aller, tu rentres ! » Voici comment, à seulement 20 minutes d’un début de match contre les Kansas City Chiefs, la saison la plus prolifique de l’histoire pour un quarterback rookie a commencé, en deuxième semaine du championnat. Depuis, le numéro 6 de la dernière draft a fait taire tous ses détracteurs en écrasant record sur record dans le jeu aérien. Nombre de touchdowns à la passe (31), nombre de passes complétées (396), nombre de match au dessus des 300 yards (8), et la liste continue encore et encore…

Alors certes, Justin Jefferson a signé l’une des saisons rookies les plus impressionnantes de l’histoire du côté du Minnesota, mais c’est également le cas du passeur californien. Et ce, au poste le plus difficile de tous.

Corentin : Meilleur receveur rookie de l’ère Superbowl avec 1400 yards, Justin Jefferson a fait ce qu’il avait promis : faire regretter à tous les GM de ne pas l’avoir choisi en receveur numéro 1. Si cette année la cuvée des receveurs à été exceptionnelle, Jefferson a su tirer son épingle du jeu. Après un départ timide (70 yards en deux matchs), il a explosé lors du troisième match des Vikings contre les Titans avec 175 yards. Il finit l’année avec sept matchs à plus de 100 yards et receveur numéro 1 de son équipe, devant Adam Thielen. Seulement deux drops et 112 de rating lorsqu’il est visé.

Justin Jefferson a fait son entrée par la grande porte dans la ligue et fera le bonheur de son futur quarterback pendant de nombreuses années. Après le bust Laquon Treadwell, on ne pensait pas les Vikings capables de trouver un successeur à Randy Moss. C’est fait et il a même dépassé le maître pour sa première saison. Solide.

Julien : Durant l’intersaison, les Chargers ont entamé leur reconstruction en tournant la page Philip Rivers, en poste depuis 2004, pour aller chercher le prometteur quarterback des Ducks d’Oregon. Et malgré des débuts difficiles, symbolisés par un bilan d’une seule victoire pour ses huit premiers matchs, le natif d’Eugene s’est offert une saison record pour un rookie. En s’attribuant notamment la marque du plus grand nombre de touchdowns lancés (31), celle du plus grand nombre de touchdowns marqués (36), du plus jeune quarterback à passer la barre des 30 touchdowns lancés, détrônant un certain Lamar Jackson (22 ans et 299 jours) et échouant de peu à obtenir le record du nombre de yards à la passe.

Si ses 10 interceptions montrent qu’il y a encore du déchet dans ses choix, il s’est malgré tout imposé comme un quarterback capable de porter une franchise vers une campagne de post season. Les cinq victoires sur les sept dernières rencontres de la saison en sont la preuve. D’autant que la malchance et le manque d’expérience ont pesé dans le bilan total de la franchise : cinq défaites par une possession d’écart. De quoi entrevoir l’avenir sereinement et prendre un maximum de plaisir avec Justin Herbert Leonard à la baguette.

Rookie défensif de l’année

JulienCyprienCorentinTonyoMarco
Chase YoungJeremy ChinnChase YoungChase YoungChase Young

Corentin : Si la NFL n’était que statistique, Chase Young n’aurait peut-être pas ce titre (Jeremy Chinn a eu une première année incroyable au poste de safety). En effet, il n’a attrapé le quarterback adverse « que » 7,5 fois cette année. Il a été ralenti par une blessure lors de la Week 3 et mis plusieurs matchs à retrouver son niveau physique. À ses côtés, Montez Sweat et Da’Ron Payne ont pu s’éclater et faire une belle année. Et quand ce ne sont pas les DL qui ont fini l’action, c’était la pression mise sur le quarterback qui conduisait à des interceptions (16 interceptions, 5e meilleur bilan de la ligue).

Quand on le voit sur le bord du terrain haranguer ses coéquipiers lors du match contre les Panthers, on peut voir que le garçon a vite pris de l’importance dans l’effectif. Si Washington est la 2e meilleure défense de la ligue et qualifié pour les playoffs, Chase Young n’y est pas étranger. Les quarterbacks de la NFC East vont vite se lasser de l’avoir sur le dos deux fois par an.

Andrew Harnik/AP

Julien : Si Washington est parvenu à arracher la NFC East et son ticket pour les playoffs par la même occasion, c’est bien grâce à sa défense, la 4e de la Ligue en termes de points encaissés (329). Bien entouré par Kamren Curl, Kendall Fuller, Montez Sweat, Jonathan Allen et Da’Ron Payne, l’apport du 2e choix de la draft s’est révélé déterminant. À la manière de Nick Bosa avec les 49ers l’an passé, il a transcendé une escouade défensive pourtant 27e au nombre de points encaissés en 2019.

Malgré sa jeunesse, le defensive end s’est imposé comme un leader sur et en dehors du terrain, révélant son leadership et sa maturité, tout en devenant un vrai poison pour les quarterbacks adverses. Preuve en est, il a été désigné capitaine de la Football Team, lors de la Week 16, en remplacement de Dwayne Haskins, coupé. Dès lors, Young n’a de rookie que le statut.

Cyprien : La facilité voudrait que Chase Young soit le DROY. Mais sortons des sentiers battus et attardons nous sur le cas de Jeremy Chinn le linebacker/safety hybride de la défense des Panthers. Dans une classe de draft résolument défensive du côté de la Caroline du Nord, il était le troisième choix de la franchise à la toute fin du second tour. Bien en a pris à la franchise au gros chat, Chinn ayant assuré un rôle de patron dans la défense (très) jeune des Panthers. Remplacer au pied levé Luke Kuechly, il fallait le faire.

Chinn a fini l’exercice avec des statistiques incroyables : 117 plaquages, 2 plaquages pour perte, 5 passes défendues, 1 interception, 2 fumbles forcés, 2 fumble recouverts et 2 touchdowns défensifs. Bref un joueur avec un impact fort sur son équipe le tout traduit par des chiffres. Banco.

Joueur offensif de l’année

JulienCyprienCorentinTonyoMarco
Derrick HenryTravis KelceDerrick HenryDerrick HenryDerrick Henry

Tonyo : Davante Adams, Travis Kelce, Stefon Diggs… Tous auraient pu remporter la distinction dans une année normale, mais Derrick Henry est une anomalie. Dans une ère où les running backs sont censés être interchangeables et les attaques axées autour du jeu de passe, Henry est l’alpha et l’oméga des Titans. 

Une deuxième saison consécutive à plus de 300 courses, numéro 1 de la ligue en touchdowns et en yards au sol ainsi qu’une entrée dans le club des coureurs à plus de 2000 yards sur une saison… Henry n’est pas seulement le joueur offensif de l’année, il se construit une carrière de Hall of Famer. Ses concurrents ne sont plus ses contemporains, mais les records et les livres d’histoire.

Marco : « 2 000 rushing yards ? In this economy ? »

Corentin : Derrick Henry avec la barre des 2000 yards.

Seulement le huitième jour à franchir cette mythique barre dans l’histoire de la NFL. Dans une ligue tournée vers le jeu de passe, la performance est incroyable. Espérons lui une meilleure suite que CJ2K (Chris Johnson) qui avait franchi cette barre des 2000 yards, déjà avec les Titans, avant de ne plus jamais dépasser les 1400 yards.

Cyprien : Le choix logique est effectivement celui de Derrick Henry et je pense qu’il l’aura. Cela dit, Travis Kelce mérite tout comme lui son petit trophée. Le tight end (je répéte, le TIGHT END) à battu le record de yards à la réception pour son poste (précédemment détenu par George Kittle) avec 1416 yards. Ce qui le place deuxième de la catégorie tous postes confondus derrière Stefon Diggs. Ajoutez à cela 11 touchdowns et n’en jetez plus. Le MVP devrait échapper à Mahomes, mais il fallait récompenser l’attaque tout feu tout flamme de Kansas City. Pourquoi pas par le biais de Travis Kelce ?

Joueur défensif de l’année

JulienCyprienCorentinTonyoMarco
T.J WattT.J. WattT.J WattAaron DonaldAaron Donald

Tonyo : J’ai pu écrire en début de saison que Patrick Mahomes était le meilleur joueur du monde. C’est probablement le cas, mais la différence avec Aaron Donald est absolument marginale. Et à ce stade respectif de leurs carrières, Donald est largement en avance en termes de statut historique.

Ce troisième titre de défenseur de l’année le placerait au niveau de Lawrence Taylor et J.J. Watt en haut du classement des joueurs les plus récompensés. Ajoutons Reggie White, Mean Joe Greene, Ray Lewis et Deion Sanders et nous avons la liste des joueurs qui peuvent (possiblement) prétendre avoir été de meilleurs défenseurs que Donald.

T.J. Watt, Xavien Howard et Myles Garrett sont de sérieux candidats, mais même sans sortir sa meilleure saison, Donald a simplement été meilleur. Comme Lionel Messi dans l’autre football, ses saisons banales restent exceptionnelles. Il est encore premier de la ligue en pressions totales (96), avec 20 unités de plus (!) que le deuxième Shaquil Barrett. Il est le meilleur pass rusher de la ligue, le meilleur défenseur contre la course et les Rams ont la meilleure défense. Cessons les débats qui n’ont pas lieu d’être.  

Corentin : Difficile de tourner le dos à Aaron Donald tant il est complexe d’être un rusher à l’intérieur de la ligne (beaucoup plus de doubles blocks), mais T.J. Watt qui sort déjà de deux grosses saisons a poussé encore plus loin. En 15 matchs : 15 sacks, 2 fumbles forcés, 1 interception et une belle collection de placages pour perte (23, soit 43% de ses placages . La défense des Steelers avec ou sans lui n’est pas du tout la même. Donald peut se targuer d’être à la tête de la meilleure défense de la ligue, mais T.J. permet aux Black and Yellow d’être troisièmes de la ligue. S’il n’a pas encore atteint les 20,5 sacks sur une saison ni inscrit de touchdown offensif comme son grand frère J.J. Watt, le cadet mérite que l’on s’attarde sur lui tant il est dominant et régulier. Il faudrait un double trophée tellement Donald et lui le méritent.

Marco : À force d’être le meilleur joueur sur le terrain chaque dimanche, Aaron Donald pourrait subir le syndrome Belichick et voir les titres de Défenseur de l’année lui passer sous le nez par simple apathie des votants. Donnons-lui son troisième trophée en carrière avant qu’il ne soit trop tard. Personne ne le mérite plus que lui.

MVP 🏆

JulienCyprienCorentinTonyoMarco
Aaron RodgersAaron RodgersAaron RodgersAaron RodgersAaron Rodgers

Corentin : Rodgers avait-il vraiment besoin de receveurs à la dernière draft ? Il a Davante Adams, son jumeau au poste de receveur. Les deux se comprennent sans se regarder et les defensive backs ont souvent un temps de retard.

Jordan Love doit être à la fois heureux d’apprendre de ce qui se fait de mieux au poste de quarterback et triste de savoir qu’il n’est pas prêt de voir le terrain avec un tel talent devant lui. Rodgers a envoyé un message à son staff en plus de celui envoyé à la ligue. Suffisant pour gagner une bague ?

Tonyo : Dans une ligue où la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain, et encore moins de l’année suivante, dire que Patrick Mahomes sera un candidat au MVP chaque saison qu’il finira sur ses deux jambes paraît étonnamment sûr. Ce qui rend plus facile de donner celui de cette année à Aaron Rodgers qui, lui, s’approche de la fin. 

Mais cette récompense va au-delà du sentimentalisme, elle est méritée. Comme mentionné plus tôt, la NFL appartient aux Chiefs jusqu’à preuve du contraire et Rodgers a été au-dessus de Mahomes sur l’ensemble de la saison, particulièrement la deuxième partie. Son ratio touchdowns/interceptions (48/5) est ahurissant et son match contre Tampa Bay est la seule performance médiocre à son actif cette saison.

Personne n’a marqué plus de touchdowns totaux que lui (50) ni eu une meilleure évaluation (121,5). Il a battu le record de Drew Brees du meilleur taux de complétion jamais enregistré (70,7%) et est devenu le cinquième quarterback de l’histoire de la NFL à avoir le meilleur taux de touchdowns lancés (9,1%) ainsi que le plus faible taux d’interceptions (1,0%) sur une même saison… À force de nous entendre dresser les louanges de l’alien des Chiefs depuis deux ans, celui qui était Mahomes avant Mahomes a répondu avec la meilleure saison de sa carrière. Fallait pas le chercher.  

Getty Images/TNS

Marco : À chaque fois qu’Aaron Rodgers a été exclu des dix premières places du top 100 annuel des joueurs NFL, il a répondu avec un titre de MVP. Cette année ne déroge pas à la règle. Avec 48 touchdowns à la passe (cinquième meilleure performance de l’histoire) et un sentiment de domination sans pareille dans une NFC particulièrement chaotique, le chef d’orchestre de Green Bay pourrait bien égaler Brett Favre en remportant son troisième trophée de joueur de l’année.

Cyprien : Vous l’aurez compris, notre vote pour le MVP est unanime. Je ne vais donc pas m’épancher sur le sujet, juste vous dire qu’en terme de statistiques avancées, notamment d’EPA/play et de pourcentage de complétion au-dessus des attentes (CPOE) Aaron Rodgers est premier. Depuis que les EPA existent, tous les quarterbacks premiers dans la catégorie on reçu le prestigieux trophée (sauf en 2015 avec l’élection de Cam Newton, 8e en EPA).

Pour tous le reste, sur les statistiques brutes et l’analyse, il vous suffit de lire les lignes de mes compères qui résument aussi ma pensée.

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