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Comment Thibs a redonné de l’intérêt aux Knicks ?

A l’heure où sont écrites ces lignes, nous sommes à presque un quart de la saison NBA et les New York Knicks ont un bilan quasi positif. Mieux, ils ont le 6e meilleur bilan de la conférence Est. Qu’est-ce qui a pu changer pour que cette équipe, tant décriée ces dernières saisons pour ses piètres performances, puissent désormais truster une place de playoff? Evidemment, on pense à l’arrivée de Tom Thibodeau. Mais jusqu’à quel point l’ancien stratège des Wolves et des Bulls impacte la saison des Knicks ? Voici quelques éléments de réponses. (image : BasketSession.com)

Enfin de la défense au Madison Square Garden

8e meilleur Defensive Rating de la ligue, 2e meilleure équipe au nombre de points encaissés par match. Vous pouvez vous pincer mais c’est bien réaliste, nous sommes en 2021 et les New York Knicks ont l’une des meilleurs défenses de la ligue. Que ce soit dans les chiffres ou dans le comportement et l’état d’esprit des joueurs, il ne fait aucun doute que Tom Thibodeau y est pour quelque chose. En atteste la déclaration de Julius Randle sur son nouveau coach : « On aborde chaque match comme si on allait le gagner. Même si c’est un duel délicat, on se met en tête que l’on va gagner ». « Tom Thibodeau est sur notre dos tous les jours. C’est un super leader. Il a un plan de jeu auquel nous croyons et on est concentré à chaque match. ».

Des joueurs concentrés, un coach avec un esprit de gagnant. Depuis combien de temps n’avons nous pas vu un tel état d’esprit dans les rangs New Yorkais ? L’ancien coach des Wolves fait fonctionner la raquette Randle/Robinson des deux côtés du terrains. La doublette de pivot Robinson/Noel est d’ailleurs dans le top 10 des meilleurs contreurs de la ligue. Il a même appris à Randle à défendre ! Bien-sûr tout n’est pas parfait à New-York, mais il y a clairement du mieux.

Elfrid Payton et RJ Barrett se battant pour le ballon. Du hustle chez les Knicks. Source : eu.app.com

Julius Randle en figure de proue

Une des meilleurs défenses de la ligue donc, mais également l’une des meilleurs équipes. Avec un bilan de 7 victoires pour 8 défaites, les Knicks sont actuellement 6e de la conférence Est. Evidemment, l’échantillon de matchs joués est faible et c’est à la fin de la saison qu’on fera les comptes, mais leur calendrier était loin d’être facile. Etre proche d’un bilan positif après avoir joué les Sixers, les Bucks, les Raptors, le Jazz, les Nuggets, les Nets, les Celtics et deux fois les Pacers en 15 matchs, peu de gens l’aurait parié. L’un des principaux artisans de ce bon début de saison? Sur le banc, coach Thib donc, mais sur le terrain, un nom ressort régulièrement de la feuille de match.

On parle évidemment de Julius Randle. En effet, l’ailier fort des Knicks est tout simplement injouable en ce début de saison. 9e meilleur rebondeur de la ligue, 11e meilleur passeur. Ses statistiques ? 22,9 points, 10,6 rebonds, 6,5 passes par match, à 35,7% à 3pts. C’est peu dire que Julius Randle est très bon sur ce premier quart de saison. Mais la question que se pose tous les fans des Knicks, c’est évidemment : Peut-il tenir comme ça? Les minutes pour s’exprimer, avec Thibodeau, il les aura (on y reviendra un peu plus tard dans l’article). Mais quid de son rôle à long terme? Le coaching staff de New York veut-il faire de Julius Randle son Franchise Player? Ou sert-il de rampe de lancement pour mettre la franchise dans une spirale positive avant de laisser les clés du camion aux plus jeunes? Avec le rookie Obi Toppin qui revient tout juste de blessure, il faudra surveiller l’évolution du rôle de Julius.

Julius Randle face à l’arrière des Raptors, Fred VanVleet. Source : Hoopshype.com

Les Playoffs, un objectif réaliste?

Julius Randle est ce qu’on pourrait appeler un joueur plancher. Avec lui en leader de votre équipe, vous savez ce que vous avez : l’assurance d’avoir un niveau suffisamment bon pour gagner quelques matchs. Mais en terme de plafond? De potentiel? Pas sûr que Julius en Franchise Player permette aux Knicks de jouer régulièrement les Playoffs. A commencer par cette saison. En effet, après un mois de janvier plus ou moins raisonnable, la franchise de New York va s’attaquer à un mois de février assez complexe. Les Clippers (31 janvier), les Blazers, le Heat (deux fois), les Pacers, les Warriors pour ne citer qu’eux…

Tom Thibodeau va-t-il réussir à adapter son coaching parfois jugé « archaïque »? (Source : actu mond)

On peut le dire. On a connu plus tranquille comme calendrier. A la sortie de ce mois de février, nous serons à la moitié de la saison et nous pourrons nous faire un avis beaucoup plus précis de ce que valent les Knicks. Pour résister à ce calendrier compliqué, on peut compter sur Thibodeau pour donner des minutes à ces joueurs clés. Et c’est bien là la plus grosse reproche qui est continuellement faite à coach Thib. Est-il capable de s’adapter à la NBA d’aujourd’hui, notamment au niveau des rotations ?

En effet, à l’heure du load management, s’il y a bien un coach qui ne dispose pas de ce mot dans son vocabulaire, c’est bien le stratège des Knicks. Preuve en est : Julius Randle et RJ Barrett sont les 2e et 3e joueurs à jouer le plus de minutes par match sur ce début de saison (37 et 36,9min/match).
« Qui veut aller loin, ménage sa monture ». Encore une expression inconnu pour Tom Thibodeau. Mais s’il ne veut pas « casser » ses jeunes joueurs, il devra éviter de répéter ses erreurs des années précédentes. Prendre soin de ses joueurs tout en gardant une dynamique positive, voilà le défi qui attend le coach des Knicks, lui qui a déjà réussi le premier pari du Front Office : remettre New York sous le feu des projecteurs.

Un début de saison en trombe de la part des New York Knicks. Peuvent-ils tenir la cadence? Vont-ils réussir à se qualifier, au moins pour le play-in tournament? Compliqué à dire tant la saison est encore longue. Quoiqu’il en soit, les Knicks sont définitivement l’une des belles surprises de ce début de saison. Eux qui étaient promis aux dernières places de la conférence, ce serait un mini exploit pour la franchise et un joli retour au premier plan pour Tom Thibodeau si la franchise New Yorkaise finissait dans le top 10 de la conférence Est. Le futur s’éclaircit pour les fans de l’une des franchises les plus mythiques de la NBA.

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