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Draft NFL 2021 : Azeez Ojulari, chasseur de têtes

La draft, cet événement annuel qui permet aux franchises du sport américain de se renouveler. La NFL ne déroge pas à la règle et le 29 Avril prochain, une nouvelle classe de joueurs sortant de l’université sera repêcher et rentrera dans la grande ligue. Entre, choix judicieux, coup du sort, déceptions, le tout saupoudré d’un soupçon de chance, cette année sera encore une fois l’apogée de l’intersaison. Le CCS se mobilise pour vous préparer au mieux à la prochaine draft avec la présentation de profils détaillés des plus gros espoirs mais aussi des bons coups que l’on pourrait trouvé plus tard dans l’événement. Sans hiérarchie particulière, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour connaître les futurs rookies, voire même les futures stars de la NFL.

Azeez Ojulari

Bilan 2020

Bilan équipe  : 8-2

Georgia a réalisé un bilan honnête cette saison. Perdant seulement contre les deux mastodontes de la SEC : Alabama et Florida. Mais même dans la défaite, Georgia a su se battre à chaque fois que l’équipe était sur le terrain. La force majeure des Bulldogs, celle sur laquelle l’équipe s’est appuyée cette saison, c’est bien sa défense. Cette défense a seulement permis aux deux équipes citées plus haut, de marquer plus de 25 points dans un match. Azeez Ojulari, simple redshirt sophomore au début de la campagne universitaire, a su tirer son épingle du jeu au milieu de cette défense dominante. Plutôt discret lors de ses premières années à la faculté il a explosé véritablement en 2020 en devenant le spécialiste pour aller chercher le QB adverse. C’est probablement, le joueur qui a le plus grimpé dans les boards tout au long de l’année. Rien d’étonnant au vue de ses capacités.

Statistiques individuelles : 31 plaquages – 8.5 sacks – 4 fumbles forcés – 1 fumble recouvert – 2 passes défendues.

Ojulari a définitivement apposé sa patte sur les fiches statistiques du football universitaire cette saison. Il noircit toutes les lignes, impressionnant pour un joueur qui était seulement catégorisé comme un simple pass rusher. Au moment de son recrutement en sortie de Lycée en 2018, il était bien vu, comme un joueur 4 étoiles, 144ème national, 10ème à sa position et 18ème dans toutes la Géorgie, sa terre natale. Son éclosion était donc attendue et a eu lieu cette année. Assez impressionnante pour que le joueur fasse une croix sur ses deux dernières années d’éligibilité fac et se présente à la draft. Une draft, par ailleurs, sans réel prospect premium pour son poste. Une aubaine pour un joueur jeune, plutôt brut mais avec un fort potentiel le tout à un poste recherché. Il ne reste plus qu’à voir où Azeez sera repêché maintenant.

Forces

  • Athlétisme :

La qualité principale d’Ojulari est physique. Plus que ça, c’est LE physique. En effet, le pass rusher est très athlétique, endurant, rapide, plutôt puissant. Ce physique qu’il a façonné depuis longtemps, fait partie de ces choses qui ne se coach pas. A niveau égal entre deux joueurs, les équipes NFL voudront toujours repêcher le joueur le plus physique des deux. Ojulari part avec quelques longueurs d’avance face à beaucoup d’autres prospects de la classe sur ce point.

Ici, Azeez Ojulari (#13 Blanc) réalise un play typique de son jeu. Rapidité sur l’extérieur, « Dip and Rip » (l’épaule s’abaisse pendant qu’avec ses bras il casse la garde du OT), contournement et sack. Tout cela est possible grâce à ses qualités ahtlétiques au dessus de la moyenne.

  • Explosivité :

Le premier pas d’Azeez est léger mais diablement rapide. Il arrive le plus souvent à battre son adversaire simplement au Top départ du jeu par le QB. Comme un lion en cage, comme un sprinter dans les startings block, au coup de feu, il fond sur sa proie et personne n’est assez rapide pour l’arrêter la plupart du temps.

Copie conforme du play précedent contre Alabama cette fois. Le OT Alex Leatherwood ( #70 Bordeaux) est complétement battu par Ojulari sur un « Dip and Rip ». Le premier pas de Ojulari fait toute la différence dés le début de l’action.

  • Agilité :

Ojulari est un joueur « flexible » on peut dire. Il est capable d’éviter les joueurs, de se glisser dans des trous de souris et de changer de direction facilement. Tout cela grace à un travail de hanche fluide, pas à la portée du premier venu.

Ici contre Tennessee, Ojulari contourne le Tackle avec un angle très bas, preuve de son extrême agilité. Il complète par un sack. La capacité d’Ojulari de baisser son épaule à l’extrême pour éviter les blocks est incroyable.

  • Lecture :

Le joueur de Georgia n’est pas qu’une boule de muscles, de tendons et de nerfs, il a le mérite de comprendre le jeu. Il ne se fait pas abuser sur les « read options » ou les blocks cachés de la ligne pour ouvrir des espaces. Il est aussi capable de réaliser des lectures efficaces quand sur certains jeux il descend en couverture. En bref, il comprend ses assignations défensives.

Sur cette action, contre Bama, Ojulari ne mord pas à la play action, patiente, lit les ouverture dans la OL adverse et prend l’intervalle pour mettre la pression sur Mac Jones le Quarterback adverse. Belle répetition de la part du numéro 13.

  • Polyvalence :

En NFL, la meilleure position pour Ojulari devrait être celle d’Outside Linebacker côté fort du jeu. De par ses qualités physiques et mentales, il est capable d’être bon en couverture de passe sur certains schémas tout en s’appuyant sur sa principale force le pass rush.

Faiblesses

  • Se débarrasser des blocks adverses :

Une fois que l’OL adverse lui pose les mains dessus, Ojulari est souvent battu. Un gros travail technique l’attend pour se défaire de ce gros défaut qui le bride sur le pass rush et le run stop.

  • Variété des moves/Technique de main :

Ce point est lié au précédent mais il se devait d’être soulevé. Techniquement, Ojulari est plutôt moyen. Hormis le speed rush qui ne demande pas de technique, un chop (mouvement du bras du bas vers le haut pour éviter que l’on vous pose les mains dessus), et un rip, sa palette est vide. En travaillant sa technique de main, ses moves de pass rushers, Ojulari pourra devenir une vraie menace défensive complète.

  • Longueur des bras :

Malheureusement pour Ojulari, il possède un défaut qui ne se coach pas. Une particularité physique qui le freine : ses bras ne sont pas assez longs. En tant que pass rushers, la longueur des bras est importante pour tenir en respect les OL adverses, garder une distance maximale avec lui et donc pouvoir opérer dans un espace plus grand. Cette petite particularité chez Ojulari va vraisemblablement beaucoup le desservir.

Prédiction draft 2021

Fin de premier tour – début de second tour (20 – 50)

Une équipe qui sera intéressée : Tennessee Titans

Cette saison la défense des Titans a été méconnaissable. Alors que depuis 4 saisons c’était cette même escouade défensive qui portait la franchise du Tennessee, en 2020 elle a coulé. 4439 yards encaissés à la passe (29ème) et surtout seulement 19 sacks (30ème), incroyable. L’ajout d’Ojulari ferait vraiment sens, il apporterait du talent à cet effectif, notamment sur la ligne de LB qui en manque grandement. Il serait automatiquement un titulaire dans cette équipe et montrerait beaucoup plus que la majorité des joueurs cette saison chez les Titans.

La note du CCS : Tier B

Azeez Ojulari vaut-il un premier tour ? Peut-être pas. En termes de niveau actuel, même un second tour ressemble à un pari, mais en termes de talent, de plafond, alors oui Ojulari est tout en haut. Sa position de pass rusher lui permettra de truster les premières places de la draft. Mais attention, de par son côté très brut, polyvalent et système dépendant il ne faudra pas se tromper pour les équipes de la ligue. Le coaching et la patience seront les maîtres mots avec lui ou sinon, le joueur pourrait se transformer en flop mémorable.

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