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Kobe Bryant : quelle est sa meilleure saison en carrière ?

Un an. Un an déjà que Kobe Bryant s’est envolé vers les cieux pour ne jamais revenir. En ce triste anniversaire, on revient au CCS sur différentes interrogations que l’on peut avoir lorsqu’on porte un regard sur l’oeuvre globale de Kobe. Et l’une de ces interrogations n’est d’autre que savoir quelle est la meilleure saison de la carrière du Black Mamba. Entre ses 35 points de moyenne en 2006, son seul MVP en 2008, ses meilleurs Playoffs en 2009 ou sa saison la plus complète en 2010, plusieurs saisons de Kobe sont éligibles au titre de « meilleure saison de sa carrière ». Toutes différentes, on va voir quels arguments peuvent faire pencher la balance en faveur de l’une ou l’autre.

Bien sûr, la carrière de Kobe ne se résume à ces quatre saisons. De nombreuses saisons doivent être mentionnées en préambule comme la saison 2000/01, au milieu du threepeat, où Kobe tourne en 28,5 points, 6 rebonds et 5 passes ou la saison 2002/03 où il atteint pour la première fois les 30 points de moyenne avec ses meilleures moyennes au rebond (6,9), à la passe (5,9) et aux interceptions (2,2) lors d’une même saison. La saison 2006/07, similaire dans le style à la saison 2006, ne fait pas le poids face à cette dernière à cause du manque de succès collectif et des stats légèrement en deçà.

2005/06 : Kobe indéfendable mais seul

62 et 81. Ces deux nombres sont emblématiques dans la carrière de Kobe car il représente la folie de sa meilleure saison statistique. Cette saison-là, Kobe s’amuse des Mavs avec 62 points en trois quart-temps contre 61 pour l’équipe entière des Mavs le 20 décembre 2005. Seulement, Phil Jackson décide de ne pas le laisser jouer le quatrième quart à cause de l’écart conséquent en faveur des Lakers. Ce n’est que partie remise pour Kobe, qui déclare qu’il aura une opportunité de faire encore mieux à nouveau dans la saison. Et seulement un mois plus tard, le 22 janvier 2006, il va exterminer les Raptors avec 81 points marqués en 41 minutes et 56 secondes. Deuxième meilleure performance de l’histoire au scoring pour Kobe ce soir-là. Une performance gravée dans les mémoires comme une des meilleures de l’ère moderne et comme l’emblème de sa saison hors norme.

Pourtant, Kobe n’a pas joué que deux matchs en 05/06. Il en a joué 80 en régulière (deux absences pour suspension) et 7 en Playoffs. Il a marqué 27 fois plus de 40 points sur ses 80 matchs de régulière et n’est tombé que trois fois sous les 20 points (dont 11 points contre les Raptors lors de la première confrontation!). Cette saison folle de régularité au scoring lui permet de poster des moyennes de 35,4 points, 5,3 rebonds, 4,5 assists et 1,8 interceptions à 45% au shoot, 34,8% à trois points et 85% aux lancers pour 56% aux tirs réels. Des stats hors-normes qui ne lui ont malheureusement pas valu un MVP puisque les Lakers ont fini 6ème de l’Ouest. Le MVP 2006, Steve Nash, va d’ailleurs participer à la remontée des Suns au premier tour, menés 3-1 par les Lakers, pour envoyer Kobe Bryant en vacances en 7 matchs (4-3 Suns).

2007/08 : Kobe enfin MVP

Après une saison 2007 décevante (42-40 en bilan et défaite 4-1 au premier tour contre les Suns), les Lakers récupèrent un renfort de choix en la personne de Pau Gasol pour palier aux velléités de départ de Kobe via un trade contre Derrick Rose. Le Black Mamba va être délesté d’un poids sur ses épaules avec l’arrivée de Gasol et l’équipe est bien meilleure. Les Lakers finissent avec 57 victoires pour 25 défaites. Kobe remporte ainsi son premier MVP avec des moyennes de 28 points, 6 rebonds et 5 passes.

Heureux et fier de son premier MVP, qu’il aurait pu (voire dû) remporter plus tôt dans sa carrière, Kobe sait que ça reste seulement un accomplissement individuel, bien que ce soit le plus grand d’entre eux. Et sa soif de titre est à son paroxysme depuis l’arrivée de Gasol car Kobe entrevoit la possibilité de retrouver le trophée Larry O’Brien. Après des Playoffs solides et faciles à l’Ouest pour le Mamba, auteur d’un superbe 32-6-6 à 51% au tir, ses Lakers retrouvent enfin Boston en Finales, le rival historique. La défense de Boston sera trop dure à surmonter pour Kobe et les Lakers qui s’inclinent 4-2 après un Game 6 épouvantable et des Finales discutables de la part du Mamba à un petit 40% au shoot.

2008/09 : Ses meilleurs Playoffs

Revenchard et se sachant capable de mener les Lakers au titre, Kobe entame la saison 2009 dans un état d’esprit conquérant. 21-3 : c’est le bilan des Lakers, partis pour aller chercher la première place de l’Ouest après 24 matchs. Et la première place, ils l’auront en finissant en 65-17 derrière un Kobe qui joue moins de minutes (36 par matchs) mais qui est toujours aussi bon en 27-5-5. Une fois le meilleur bilan verrouillé et le MVP donné à LeBron James plutôt qu’à Kobe, les Lakers s’en vont à nouveau vers les Finales NBA.

Mais des obstacles vont se dresser sur la route des hommes de Phil Jackson. Les Rockets, déterminés sans Tracy McGrady, poussent les Lakers en 7 et Kobe se fend d’un pauvre 14 points au Game 7, heureusement suffisants pour passer des Rockets à bout de souffle. Au tour suivant, les Nuggets de Carmelo Anthony vont donner du fil à retordre aux Lakers. Mais pas à Kobe, qui va vivre sa meilleure série de Playoffs en carrière face à Denver dans un duel exceptionnel face à Carmelo (que je vous recommande vivement) en 6 matchs. Un 34-6-6 de Kobe à 48% au shoot plus tard, les Nuggets sont dans le rétroviseur et les Lakers s’avancent contre le … Magic, qui a disposé des Celtics sans Garnett puis des Cavs du MVP LeBron James. Après une belle bataille en 5 matchs, les Lakers sont champions derrière le sillage d’un Kobe MVP des Finales (32-6-7,5 pour le Mamba), qui a enfin réussi sans le Shaq à ses côtés.

2009/10 : Kobe sur le toit du monde

Qu’est ce qui est plus dur que de gagner un titre NBA? En gagner un deuxième d’affilée. Les Lakers sont attendus comme l’équipe à battre et à abattre en 2010 alors que, de l’autre côté des Etats-Unis, Kevin Garnett, de retour de blessure, veut ramener Boston en Finales. Régulière classique pour Kobe en 27-5-5 qui mène les Lakers à 57 victoires tout en finissant 3ème du MVP. Plus régulier dans ses performances et mature dans son jeu, le Kobe qu’on voit cette année-là a trouvé l’équilibre parfait pour jouer avec ses coéquipiers, défendre dur et rester un scoreur exceptionnel.

C’est cette version ultime de Kobe (en qui se présente en Playoffs pour disposer du Thunder et du Jazz avant de retrouver les Suns en Finales de conférence. Cette série va devenir une des séries emblématiques dans sa carrière par ses stats (34-7-8 à 52%) comme par le leadership et le niveau de jeu du Mamba face à des Suns accrocheurs. Et enfin, les Finales tant attendues arrivent. La revanche de 2008 entre Lakers et Celtics, véritable choc ultime du basket à l’époque. Boston prend le Game 2 à Los Angeles pour revenir à 1-1 puis les Lakers vont prendre un match à Boston pour récupérer l’avantage du terrain. 3-2 Boston après 5 matchs, les Lakers à la maison pour deux matchs en connaissant la mission : gagner deux matchs en ne laissant aucune miette à Boston. Au match 6, dans le sillage d’un Kobe solide et dans ses standards, les Lakers ne tremblent pas. Mais au Game 7, ils vont trembler. Car Kobe est dans le dur au shoot, et bien que présent au rebond comme en défense, il ne pèse pas autant qu’il le voudrait sur le match et les Celtics mènent de 4 points à l’entame du dernier quart. Kobe marque alors 8 des 30 points des Lakers sur le dernier quart-temps et offrira une passe décisive à Ron Artest à trois points pour cimenter le succès des Lakers. Avec un sprint au buzzer pour récupérer le ballon du match et réaliser une célébration iconique sur la table de marque, Kobe est ensuite gratifié d’un deuxième MVP des Finales (29-8-4 de moyenne) pour conclure sa saison la plus aboutie en carrière.

Une des plus belles carrières de l’histoire de la NBA donne logiquement lieu à plusieurs des plus belles saisons individuelles de l’histoire de la NBA. Toutes différentes dans ce qui les rend exceptionnelles, ces saisons de Kobe en sont uniques et montrent tous les aspects de sa personne entre son talent, sa résilience, sa mentalité de vainqueur hors norme et sa capacité d’adaptation incroyable. Un grand champion auteur de grandes saisons, c’est aussi ce qu’on retiendra du Black Mamba.

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