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Plus talentueux, les Bleus s’imposent facilement en Italie (50-10)

En ouverture du Tournoi, le XV de France se déplaçait à Rome pour défier une Italie rajeunie, dont on n’attendait guère plus que de la résistance. Les Bleus se devaient de rentrer au pays avec une victoire bonifiée dans l’escarcelle et, au terme d’une rencontre plutôt maîtrisée, le contrat a été rempli. Grâce à 7 essais inscrits, la France s’est imposée sur le score de 50 à 10 et peut désormais se projeter sur ses prochaines échéances. (image : France Rugby)

Les XV de départ

Comme annoncé dans notre preview, Franco Smith et son staff ont fait le pari de la jeunesse. C’est ainsi qu’au coup d’envoi, le premier centre Ignacio Brex et le pilier gauche Daniele Rimpelli (prévu sur le banc, il a finalement démarré pour pallier le forfait de Traoré) fêtaient leur première sélection. Du reste, la composition italienne était assez classique, sur les bases de l’Autum Nations Cup, excepté Monty Ioane qui remplaçait Mattia Bellini, blessé.

Côté français, par rapport au groupe dévoilé, quelques surprises étaient à noter avec notamment la titularisation de Dylan Cretin, dont le profil de coureur-sauteur a été privilégié, et l’absence de Damian Penaud au coup d’envoi, qui faisait office de remplaçant au centre et à l’aile.

Un succès évident

Le début de match nous laissait sur notre faim. Supérieurs techniquement comme on pouvait s’y attendre, les Français brillaient par leur indiscipline, point noir du début de mandat de Fabien Galthié. Plusieurs fautes évitables auxquelles s’ajoutaient des erreurs inhabituelles, commises par une 3e ligne sur courant alternatif (le capitaine Ollivon et Cretin relativement décevants) et une charnière en manque d’automatismes (Dupont et Ntamack se trouvent les yeux fermés). En face, la Squadra Azzurra tentait de mettre de la vitesse. Le jeu sans ballon de Negri était intéressant et la vivacité du triangle arrière porteuse d’espoirs, mais le manque de munitions glanées en conquête combinée à l’imprécision de sa charnière plombaient l’équipe. Très réaliste, l’équipe de France rentrait aux vestiaires avec 21 points d’avance (3-24) avec des essais de Cretin (6′), Fickou (27′) et Vincent (30′) marqués sur des prises d’initiative remarquables de Dupont et Thomas, très en jambes cet après-midi.

Le second acte n’était que la suite logique du premier. Comme bien souvent, les Italiens ont craqué. Tenus à distance respectable durant les 40 premières minutes, ils furent dépassés par la suite. Manquant de ressources techniques, athlétiques et tactiques, ils n’ont pu faire illusion plus de temps et encaissèrent 4 essais supplémentaires par Dulin (49′), Dupont (53′) et Thomas (57′, 74′). Sans forcer, les Bleus, plus talentueux, prenaient le large sur des percées de ses trois-quarts, notamment d’un Matthieu Jalibert de plus en plus à son aise au fil de la rencontre. Avec 2 essais, dont un refusé à raison pour un en-avant de passe, l’Italie est parvenue à montrer un visage séduisant par intermittences. Varney, Ioane et Sperandio se sont montrés positivement. Hélas, le constat est souvent le même : cette équipe est trop limitée pour rivaliser avec les meilleures sélections sur 80 minutes.

L’homme du match

Il est certainement le meilleur demi de mêlée d’Europe, le meilleur de la planète pour certains, Antoine Dupont est désormais un joueur de classe mondiale et il l’a encore prouvé aujourd’hui. Ce n’est pas le meilleur match de sa jeune carrière (son entente avec Jalibert est perfectible) et il a envoyé quelques passes dans les chaussettes ou trop hautes en début de rencontre, mais il a une fois de plus posé son empreinte sur le match. Donnant le ton en défense, toujours présent au soutien offensif, le Toulousain s’est illustré par un essai et 4 passes décisives (3 pour Cretin, Vincent et Thomas et une au pied pour Fickou). Pas mal en 59 minutes (remplacé par Serin).

C’est un XV de France sérieux qui était à Rome aujourd’hui. Peut-être trop sensible à la pression dans un premier temps, ce qui s’est matérialisé par un grand nombre de fautes, il a assez vite dessiné le chemin vers une victoire significative (10-50) et peut maintenant se tourner vers son déplacement en Irlande dimanche prochain (16h). Victoire bonifiée, pas de blessés, le travail est fait.

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