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Flashback : il y a 15 ans le CA Brive venait s’imposer à Toulouse

Le Stade Toulousain, leader du championnat, accueille le CA Brive ce week-end dans le cadre de la 14e journée du Top 14. C’est l’occasion pour le CCS de revenir sur la dernière victoire des Coujoux à Ernest-Wallon, il y a quinze ans de cela.

Le contexte

Le 18 novembre 2006, Cédric Rosalen marque 32 points à lui tout seul avec le RCNM face à Montauban, et Loïc Jacquet dispute son premier match sous les couleurs du XV de France. Dans le même temps, les Toulousains reçoivent le CA Brive dans le cadre de la 14e journée du Top 14. Le Stade Toulousain de Guy Novès est privé de quelques cadres qui affrontent les All Blacks avec le XV de France, pour l’habituelle tournée d’automne. Florian Fritz, Yannick Jauzion, Cédric Heymans et Jean-Baptiste Elissalde s’inclineront finalement 11-23 avec les Bleus. Malgré ces absences, les Rouge et Noir peuvent compter sur Vincent Clerc, Xavier Garbajosa, William Servat ou encore les jeunes Huget et Dusautoir pour espérer l’emporter face aux Corréziens. D’autant plus que les Brivistes connaissent un début de saison compliqué, ils pointent à la 13e place du classement au moment d’affronter le grand Toulouse.

Les Haut-Garonnais étaient venus l’emporter 9-24 en début de championnat à Brive, mais ils ont également connu la défaite à domicile face au Stade Français, donc ils ne peuvent plus se permettre de faux pas à la maison. Les Coujoux quant à eux se déplacent sans complexe, mais avec une petite idée derrière la tête, de créer l’exploit en cette période de doublon.

Les compos

La compo du Stade Toulousain à gauche, et celle du CA Brive à droite (Crédit : LNR)

Le Stade Toulousain présente une équipe supérieure à celle de Brive sur le papier, avec notamment un pack qui compte de nombreux internationaux. Derrière, les jeunes Huget et Médard sont entourés par Xavier Garbajosa et Vincent Clerc A noter la présence sur le banc stadiste de Maxime Mermoz, Yannick Bru et Yannick Nyanga. Du côté des Corréziens on peut s’appuyer sur des joueurs de talent dans la ligne arrière, comme Yves Donguy, Luciano Orquera ou encore Ludovic Valbon, pour faire la différence et espérer ramener un bon résultat de Toulouse.

La physionomie du match

Totalement décomplexés, les Coujoux entament très bien ce match et se montrent efficaces en concrétisant chaque incursion dans le camp toulousain par des points. Suite à une percée de l’ouvreur italien Luciano Orquera, Bolavocu inscrit un essai qui est transformé par le même Orquera. Contre toute attente, le CAB mène 0-16 à Toulouse après une demi-heure de jeu. Deux pénalités en fin de première mi-temps, puis deux autres au début du second acte permettent aux Rouge et Noir de revenir dans le match, malgré un drop de Dalla Riva pour Brive. A un quart d’heure de la fin, Gregory Lamboley inscrit un essai qui sera transformé et qui nous promet une fin de match à suspense, le score est de 19-19. Tandis qu’Orquera frappe à nouveau avec un essai transformé, Dusautoir réplique dans la foulée pour les Toulousains et Courent transforme, les deux équipes se retrouvent une nouvelle fois à égalité. Le dernier mot revient finalement au CAB, Johan Dalla Riva passe le drop de la gagne à la 77e minute, son deuxième de la soirée. Les Noir et Blanc tiennent leur victoire de prestige à Ernest-Wallon 26-29, un succès précieux dans leur quête de maintien.

M-T : 6-16. 13902 spectateurs.

Brive : 2E Bolavocu (27e), Orquera (70e), 2T et 3P (3e, 12e, 16e) d’Orquera, 2D de Dalla Riva (43e, 77e).

Toulouse : 2E Lamboley (65e) et Dusautoir (74e), 2T et 4P (33e, 38e, 50e, 56e) de Courrent.

Evolution du score: 0-3, 0-6, 0-9, 0-16, 3-16, 6-16 / 6-19, 9-19,12-19, 19-19, 19-26, 26-26, 26-29.

TOULOUSE : Huget; Clerc, Garbajosa, Kunavore, Médard; (o) Courrent (Mermoz 46e), (m) Delpech (Courrent 46e); Dusautoir (Nyanga 47e), Lamboley (Dusautoir 47e), Bouilhou (cap. Montauriol (70e); Brennan (Lamboley 47e), Millo-Chlusky; Poux, Servat (Bru 47e), Human (Clément 75e).

BRIVE : Dalla Riva; Bolavocu, Valbon, Bonetti (Hufanga 59e), Donguy; (o) Orquera, (m) Pejoine; Bonvoisin (cap.), Domingo, Forgues; Van Rensburg, Van Zyl (Beco 70e); Lemalu (Oliveirinha 50e), Campo (61e), Lafond.

Destins opposés

Malgré ce résultat inattendu, cela ne change rien au statut complètement différent des deux équipes. Le CAB est cantonné à batailler pour le maintien, tandis que le Stade Toulousain continue de jouer les premiers rôles en Top 14. Les Coujoux en mauvaise posture se voient dans l’obligation de changer de Président et surtout d’entraîneur, Michel Peuchlestrade (qui avait remplacé Tim Lane… le lendemain du succès de Brive à Toulouse) est remercié puis remplacé par Jean-Marie Soubira à la fin du mois de mars. Relégables à trois journées de la fin, les Brivistes parvenaient finalement à se sauver grâce à deux victoires cruciales, face à l’ASM dans le derby à Amédée-Domenech d’abord, puis à Narbonne, face à un concurrent direct au maintien lors de l’avant-dernière journée.

Le CAB s’imposait 21-42, assurait son maintien dans l’élite, et envoyait Narbonne en Pro D2.

Le Stade Toulousain, dauphin du leader parisien au classement, avait quant à lui gagné le droit de disputer une demi-finale de Top 14 au Stade Vélodrome, face à Clermont. L’aventure s’arrêtait là pour les Haut-Garonnais battus par l’ASM, grâce à un superbe exploit personnel d’Aurélien Rougerie notamment. Les Jaunards l’emportaient finalement 20-15 dans ce choc, avant de connaître une défaite cruelle en finale face au Stade Français de Radike Samo.

Roro enrhume Cédric Heymans, son concurrent au poste avec le XV de France.

Comme en 2006, le Stade Toulousain sera privé de certains de ses internationaux ce week-end au moment d’affronter le CAB. Ugo Mola pourra malgré tout compter sur le retour de Romain Ntamack pour pouvoir s’imposer face à Brive. Les Rouge et Noir, vainqueurs chez les Rochelais samedi dernier, sont en grande forme et font figure de grandissime favori au moment d’accueillir les Brivistes. Mais les Corréziens emmenés par Saïd Hirèche nous ont déjà surpris plus d’une fois depuis le début de la saison. Quinze ans après, les Coujoux seront-ils en capacité de s’imposer une nouvelle fois à Ernest-Wallon ?

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