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Les Clippers de Tyronn Lue : ce qui a changé !

En septembre dernier, Doc Rivers était remercié par la franchise de Los Angeles après une élimination en demi-finale de conférence face aux Denver Nuggets. Un mois plus tard, Tyronn Lue, ancien champion NBA avec les Cavs de LeBron James, débarquait sur le banc afin d’apporter son expérience et son vécu de coach d’une équipe contender à des joueurs en manque cruel de confiance. Après quelques mois de compétitions, l’heure est à un premier bilan.

Un effectif reconduit et renforcé

Il était à prévoir que l’effectif des Clippers garde son ossature autour des deux All-Stars que sont Kawhi Leonard et Paul George. Néanmoins, il a fallu faire des ajustements afin de permettre à tout ce groupe de qualité de passer au niveau supérieur.
C’est ainsi que le 6th Man of the Year, Montrezl Harrell, a rejoint la franchise rivale de Los Angeles lors de la Free Agency. Idem pour Jamychal Green et Landry Shamet qui ont, quant à eux, fait leurs valises, respectivement pour Denver et Brooklyn.
A l’inverse, Serge Ibaka et Nicolas Batum ont fait leur entrée dans l’équipe pour apporter cette expérience qui a cruellement manqué dans les moments clés lors de la saison précédente.

Un bilan équivalent

Après 32 matchs, les Clippers possèdent un bilan positif : 24 victoires pour seulement 14 défaites. Au même stade de la compétition, sous Doc Rivers, le bilan était exactement le même. Ce bilan aurait toutefois dû être à l’avantage de Tyronn Lue. En effet, ses joueurs clés jouent davantage que la saison dernière.

Fini le load-management ?

Kawhi Leonard a été, depuis son passage chez les Spurs, préservé a de nombreuses reprises. Que ce soit sous Greg Popovich, sous Nic Nurse ou plus récemment sous Doc Rivers, il n’était pas rare de voir l’ailier manquer des matchs pour préserver une santé trop fragile. Le paternel d’Austin Rivers avait pu compter sur sa star lors de 23 rencontres sur 32 possibles. Cette saison, la donne semble changer. Coach Lue a pu (voulu ?) utiliser l’ailier 25 fois.
Il en est de même des minutes jouées. L’ancien de San Diego State reste sur le parquet 35 minutes par match quand il n’y restait que 32 la saison passée. L’autre figure de proue de l’effectif, Paul George, joue de son côté 4 minutes de plus.
A l’inverse, Lou Williams, multiple 6ème homme de l’année et dont l’apport en sortie de banc n’est plus à prouver, passe quant à lui 6 minutes de moins sur le parquet.
Cela dénote d’une volonté du coach de s’appuyer sur ses stars pour contrôler les rencontres et ne pas se faire piéger. C’est d’ailleurs très souvent que Tyronn Lue laisse une de ces deux têtes d’affiche sur le terrain lorsque l’autre récupère sur le banc.

Un tempo maîtrisé, une efficacité redoutable

Cette année, la formation californienne court beaucoup moins que l’an passé. Son PACE est de 97.8 contre 101.8 en 2019-2020. Cela s’explique par la composition du 5 majeur.
En effet, Pat Beverley est un très fort défenseur mais il n’est pas celui qui impulse un gros rythme aux attaques de son équipe. Il en de même de Nicolas Batum et Serge Ibaka qui ne sont pas des joueurs connus pour leur capacité à jouer en transition. Les systèmes sont donc plus longs… et plus efficaces.
Pour preuve, l’offensive rating est en nette hausse : 118.3 points pour 100 possessions contre 113.9 avec le Doc.
Si l’équipe prend autant de tentatives longue distance d’une saison à l’autre, les hommes de Lue convertissent 42% de celles-ci. Ce pourcentage en fait la meilleure équipe de toute la ligue depuis le parking.
Il en est de même pour les lancers-francs. 84% des tentatives font mouche. Une nouvelle fois, c’est le meilleur pourcentage de la NBA.
Enfin, cette efficacité redoutable s’explique par le faible nombre de ballons perdus. Los Angeles ne concède que 13.3 turnovers par match.

Des rôle players qui font la différence

L’effectif des Clippers possède l’un des rosters les plus complets de toute la NBA. Néanmoins, pour performer et viser le titre, les joueurs de L.A. ont besoin de rôle players à la hauteur des attentes. C’est clairement ce qu’il se passe cette année.
Pat Beverley, le pitbull défensif et meneur d’hommes hors pair réalise une saison de haut niveau. Lorsqu’il est sur le terrain l’équipe possède un différentiel de +16.6 points. L’an passé, ce dernier n’était « que » de +10.5 points. Il en est de même pour Nico Batum, qui, en tant que facilitateur de jeu, permet une différence de +11.3 points lorsqu’il est présent sur le parquet.

Tyronn Lue était attendu au tournant après sa signature chez les Clippers. Quelques mois plus tard, force est de constater qu’il a imposé une certaine philosophie. En opérant un certain nombre de changements dans le style de jeu de son équipe, il a créé une dynamique positive au sein de son groupe. Parviendra-t-il toutefois à offrir un titre à la franchise de Los Angeles ?

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